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Les Tests et leur emploi - compte-rendu ; n°1 ; vol.31, pg 1037-1054

De
19 pages
L'année psychologique - Année 1930 - Volume 31 - Numéro 1 - Pages 1037-1054
18 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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2° Les Tests et leur emploi
In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 1037-1054.
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2° Les Tests et leur emploi. In: L'année psychologique. 1930 vol. 31. pp. 1037-1054.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1930_num_31_1_30104LBS TESTS ET LEUR EMPLOI 1037
2° Les Tests et leur emploi l
1588. — N. LEVITOF. — Quelques facteurs de variation dans les
résultats des tests. - R. Se. Tr., II, 2, 1930, p. 197-218.
Important travail de critique psychométrique. L. a choisi pour sa
recherche le test de substitution (remplacer les chiffres d'un texte
par les lettres d'un code) qui permet de construire de nombreuses
formes équivalentes. En appliquant ce test sous différentes formes
et dans des conditions variées à 96 sujets des deux sexes de 13 à 19 ans,
il a cherché à déterminer l'influence des facteurs suivants : Difficulté
du problème, Exercice, Fatigue, Stimulants variés. Il a constaté que
la difficulté n'était pas fonction du nombre de signes à substituer,
les résultats étant meilleurs par exemple, quand il y a neuf signes au
lieu de trois à substituer. La corrélation avec l'intelligence générale
est très faible, l'épreuve ne serait pas significative de ce point de vue.
Avec la vitesse de copie la est au contraire élevée comme
on pouvait s'y attendre. En répétant l'exercice avec des clés changées,
les résultats s'améliorent par exercice. Cependant on peut déceler
assez facilement la fatigue, les résultats moyens étant toujours
moindres après qu'avant les classes. Parmi les divers stimulants, la
promesse d'une récompense matérielle est le plus efficace, puis la
concurrence individuelle ou par groupe, enfin l'idée que l'exercice
est le dernier à faire. Il y a d'ailleurs une très forte corrélation (de 0,67
à 0,95) entre les épreuves avec et sans stimulation. L'étude détaillée
des résultats a permis, en combinant deux à deux les caractères
d'éducabilité et de fatigabilité forte, moyenne et faible, de déterminer
neuf types différents de sujets, qui auraient une certaine importance
selon L. pour la caractérologie, et dont l'utilisation pourrait rendre
de réels services en O. P. M. F.
1589. — J. M. LAHY. — Notation automatique des résultats de
quelques tests psychomoteurs. — R. Se. Tr., II, 1, 1930, p. 5-17.
Trois tests sont étudiés : celui du tourneur (dissociation des mou
vements des deux mains) un test de traçage et un test de poinçon
nage. Ces tests ne sont pas nouveaux, et en particulier pour le pre
mier. L. a déjà publié des résultats de recherches le concernant. Mais
jusqu'à présent le dépouillement des résultats était long et minut
ieux, ce qui rendait l'application de cette épreuve en série, prat
iquement impossible. Une nouvelle technique consistant surtout
dans l'enregistrement automatique par compteurs électriques des
temps et des erreurs, permet maintenant de confier l'application du
test à des aides peu entraînés. Ce perfectionnement a donné à l'auteur
la possibilité d'appliquer le test du tourneur et celui du traçage à des
groupes importants de sujets, et il fournit dans son travail l'étalon
nage décile de ces deux tests portant chacun sur mille sujets. On s'y
reportera utilement, ces deux épreuves étant parmi les plus employées
dans les examens d'O. P. M. F.
1. Voir aussi les n°* 1486, 1511. 1038 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
1590. - P. CATTELL. - Comparability of IQ'S obtained from
different Tests at different IQ levels (Comparaison entre les QI
donnés par des tests et les QI de niveaux différents). — S. and S. —
29 mars 1930, p. 437-442.
L'A. expose les expériences faites sur plus de 300 enfants avec les
tests de Binet, Dearborn, Haggerty, Myers et Otis ; publie les résul
tats obtenus ; en donne des graphiques et des tableaux statistiques ;
et conclut :
1. Les 2 QI médians de deux tests peuvent être utilement com
parés l'un avec l'autre, mais dans les points extrêmes, on obtient des
résultats très divergents.
2. Un test peut donner un coefficient de corrélation élevé en pre
nant comme critérium le QI ou l'âge mental, et, cependant, aux
points extrêmes il varie de beaucoup avec le critérium.
3. On ne peut juger de la confiance à accorder à la standardisation
d'un test par les seuls coefficients de corrélation et les médians : il est
nécessaire d'étudier les niveaux de plusieurs QI.
4. A côté des grosses erreurs de variation des tests collectifs, on
n'a rien trouvé qui put indiquer que tous ceux-ci aient donné une
rangée de QI plus étendue que celle du Stanford-Binet. Les uns
peuvent l'avoir plus large, les autres égale, ou plus étroite. L. B.
1591. - H. HETZER et L. KOLLER. - Vier Testreihen für das
zweite Lebensjahr {Quatre séries de tests pour la deuxième année).
— Z. für Ps., GXVII, 4-6, 1930, p. 257-306.
Cette série continue celle des tests pour bébés publiés en 1928.
L'enfant est suivi de trimestre en trimestre au moyen de tests de
développement ; on a cherché à saisir les fonctions caractéristiques
de chaque phase. On considère quatre aspects essentiels : 1° Maîtrise
du corps (se tenir debout, grimper sur une chaise) et plus tard, maît
rise de soi (obéissance à un ordre, patience, persévérance, précaut
ions) ; 2° Maîtrise de matériaux concrets (compréhension d'images,
attention aux dessins, couleurs, observation d'une construction
faite par un autre, jeux avec des dés, baguettes, etc.) ; 3° Comporte
ment social, avec ou sans l'aide du langage ; 4° Mémoire (souvenir
d'un objet enfermé depuis un certain temps dans une boîte, consta
tation de sadisparition).
Les tests sont combinés de façon à pouvoir être réussis dans la
proportion de 75 % par les enfants normaux de l'âge correspondant.
Chaque enfant essaye les tests de son âge, ceux de l'âge précédent et
de l'âge suivant. Chaque épreuve correspond à 9 jours d'âge mental
à ajouter ou à retrancher, selon qu'elle est réussie ou non. P. G.
1592. - N. CHATTERJEE. - Mental Test of a Bengalee Girl
(Test mental appliqué à une fillette bengali). — Ind. J. of Ps.,
V, 3-4, 1930, p. 185-195.
Utilisant la méthode de Baldwin et Stecher qui font des expériences
sur de très jeunes enfants, Ch. rapporte les résultats de tests appli
qués à une fillette de 6 ans, pour démontrer que, contrairement à ce
que l'on pense, certains tests peuvent être appliqués à des enfants
jeunes. LES TESTS ET LEUR EMPLOI 1039
A) Perception et mémoire : 1° Mémoire visuelle, des bouteilles ran
gées et frappées suivant un ordre variable que le sujet doit reproduira
exactement ;
2° Mémoire des images ; le sujet doit reconnaître sur une grande
carte les images qu'il a vues précédemment.
B) Association et langage ; habileté à reconnaître, comprendre,
reproduire un son.
Nommer des couleurs, des objets familiers, ou des animaux repré
sentés sur des gravures ; ranger des images suivant les catégories
d'objets représentés.
C) Notion de poids, nombre, temps ; classer des cylindres de poids
différents, compter des bâtonnets, les yeux fermés, répondre à quelques
questions simples portant sur des moments différents. J. M.
1593. - GRACE ARTHUR. - A Point-Scale oî Performance Tests
(Une échelle en points de tests non-verbaux). — I. Clinical Manual
(Manuel clinique). — In-8 de 82 pages, New- York, 1930.
Grâce à un subside de 5.000 dollars du Commonwealth Fund, l'au
teur a pu réaliser un étalonnage assez large d'une échelle mentale
n'utilisant que des tests non verbaux, et présentée sous deux formes
équivalentes, qui sont décrites en détail dans ce petit manuel.
On trouve dans les tests les cubes de Knox et les dessins colorés
à reproduire avec un jeu de cubes, de Kohs, les labyrinthes de Porteus
et divers types de Form-Board (Seguin, Pinther, Knox), le manneq
uin de Pintner, et les complètements de dessins de Healy.
Les règles de notation et les normes obtenues aux divers âges sont
indiquées, avec une table permettant de traduire en âge mental (de
6 à 22 ans), — ce qui permet la détermination du quotient d'inteïli-
gence — les valeurs en points obtenues.
Dans un second volume, la technique de l'étalonnage numérique
de l'échelle doit être indiquée plus en détails.
L'emploi, à un an d'intervalle, des deux formes de l'échelle chez
535 écoliers, entre 6 et 16 ans, a permis de comparer la variabilité du
quotient d'intelligence obtenu dans les deux déterminations, l'écart
probable ayant varié, dans l'ensemble, suivant les âges, de 4,52 à 8,45
(le quotient unitaire étant représenté par 100).
Cet utile travail permet de se servir de l'échelle en question comme
d'un instrument bien mis au point. H. P.
1594. — P. EIGLER. - The Kohs block design test (Le test de des
sins de Kohs). - Child Development, I, 1930, p. 341-342.
L'auteur a examiné 29 enfants de l'Institut pédologique de John
Hopkins, dont l'âge était compris entre 2 ans 4 mois et 5 ans 3 mois.
Pas de réussite au-dessous de 3 ans ni chez les 2 enfants de 5 ans ;
deux des enfants de 3 ans ont obtenu dans l'échelle de Kohs 17 et
19 points, 10 (sur 17) de ceux de 4 ans ont obtenu de 2 à 55 points.
H. P.
1595. - J. FRICKX. - Le test P. V. du Dr Simon (IIe Partie). -
Bui. Of. Or. pr., IX, 38, 1930, p. 22-34.
Reproduction intégrale du Test P. V. II* Partie, avec un barème 1040 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
de correction qui rendra service, car on ne le trouve qu'assez rare
ment. Il y aurait eu intérêt à y ajouter les résultats étalonnés par
âge, ce que l'auteur n'a pas cru devoir faire. Il a appliqué ce test à
170 enfants de 11 à 15 ans d'écoles primaires de Bruxelles. De cette
application il pense pouvoir conclure que le test ne doit être appliqué
qu'à partir de 13 ans et pourrait convenir jusqu'à 18 ans, ce qui
semble un peu étonnant en raison de la facilité relative de certaines
épreuves. Il a essayé de le faire appliquer à temps limité (une heure).
Le nombre assez grand de sujets n'ayant pas fini dans ce temps rel
ativement long, lui fait penser qu'il y a lieu de conserver la technique
indiquée par Simon (temps illimité). M. F.
1596. - Mme OU-NI-LIN. - Les tests d'intelligence de Binet-
Simon revisés et appliqués en Chine. — R. Se. Tr., II, 3-4, 1930,
p. 443-461.
Les tests de Binet ont pénétré jusqu'en Chine ; mais il a fallu les
adapter aux connaissances et habitudes de la jeunesse chinoise.
C'est donc une échelle presque nouvelle que nous présente ce travail
de l'une des auteurs de cette adaptation. La revision adoptée après
de nombreux essais comprend 65 questions, dont les 11 premières
permettent un examen réduit, rapide. Ces questions à côté d'un cer
tain nombre provenant directement ou après transformation de
l'échelle Binet, en renferme d'autres adaptées des échelles américaines,
et quelques-unes originales. Le dessin est souvent employé au lieu
de la question orale. L'intérêt principal de la tentative réside dans
le fait qu'au lieu de la notation indiquée par Binet les auteurs de
cette revision ont adopté le principe de l'échelle T de Me Call (ou
échelle Terman-Thorndike) qui évalue les résultats en unités équi
valentes à 0,1 de l'écart-étalon de la dispersion obtenue pour les en
fants de 12 à 13 ans, cet étalonnage ayant été fait sur 1.400 enfants.
Une table de correction permet immédiatement de trouver les co
rrespondances pour tous les âges de 3 à 18 ans. Ce procédé offre l'avan
tage d'employer des unités de mesure, qui sont égales pour toute
l'étendue de l'échelle, ce qui n'était pas le cas pour l'échelle Binet,
comme on le lui a souvent reproché. De plus, en Chine, une série de
tests scolaires ont été étalonnés en même temps que cette échelle
d'intelligence, dont les résultats ont été également évalués sur une
échelle T. On peut ainsi très aisément comparer de façon tout à fait
valable les résultats d'un même enfant.
Ce travail fait le plus grand honneur à l'activité des psychologues
chinois dans le domaine de l'application ; sa valeur ne peut nous sur
prendre personnellement après avoir eu le plaisir de connaître et
d'apprécier l'auteur comme élève de l'Institut de Psychologie de l'Uni
versité de Paris et de l'Institut National d'Orientation Professionn
elle. M. F.
1597. - M. L. WILLIAMS. - The growth of Intelligence as Mea-
sured by the Goodenough Drawing Test {La croissance de V intell
igence mesurée par le test de dessin de Goodenough). — J. of appl.
Ps., XIV, 3, 1930, p. 239-256.
W. a repris l'étalonnage des tests de dessin de Goodenough et a LES TESTS ET LEUR EMPLOI 1041
calculé les résultats sur une échelle absolue, d'après la méthode de
Thurstone (les unités de mesure étant basées sur la variabilité des
résultats) .
M. a obtenu ainsi une courbe de croissance à pente progressivement
plus lente, et des courbes parallèles pour les trois catégories de sujets
(les avancés, les normaux et les retardés scolaires). D. W.
1598. — N. D. LEVITOV. — Lotest des « sujets d'images » pour
l'étude de l'intelligence. — Psychot. i Psychophys. Tr., III, 2-3,
1930, p. 129-142 (en russe).
Le test consiste à donner un thème et à demander aux enfants
d'imaginer plusieurs sujets d'images pouvant y convenir. L. a appli
qué ce test à 149 élèves de septième classe (âges de 14 à 19 ans) ; il
a utilisé les trois thèmes suivants : « Pris ! » ; « La bourrasque » .;
« La victime du devoir » ; en laissant chaque fois 2 minutes et
demie pour l'indication des sujets d'images. Pour l'ensemble
des trois thèmes le nombre de solutions correctes a varié de 1 à 18 ; la
moyenne arithmétique a été de 7,35 (a =4,05).
Les intercorrélations moyennes entre les trois thèmes ont varié
de 0,49 à 0,55 si l'on ne tient compte que du nombre de réponses. En
tenant compte du degré d'originalité des réponses, les intercorrélations
s'élèvent : 0,53 à 0,68, suivant les classes. Avec le rendement scolaire
(langue maternelle et sciences sociales) le coefficient de corrélation
multiple est de 0,53 en moyenne.
Croyant que le test pouvait déceler certaines aptitudes impor
tantes pour le travail du personnel enseignant (aptitude à trouver
rapidement de exemples concrets, capacité de les exprimer sous
une forme concise et imagée), L. a appliqué son test aux élèves d'une
école normale. Les corrélations avec l'appréciation des aptitudes
pédagogiques des élèves ont été p = 0,50 (25 élèves de 4e année)
et p -= 0,66 (21 de 3e année). . D. W.
1599. - A. ROSENTHAL-WEISS et D. ROSENTHAL. — Comp
araison entre les test3 de l'intelligence verbale et de l'intelligence
pratique appliqués à des enfants anormaux. — R. Se. Tr., II, 2,
1930, p. 219-234.
Travail effectué avec une grande richesse de détails mathématiques.
en employant la construction des lignes de régression pour le calcul
des coefficients de corrélation. C'est peut-être un peu trop en com
paraison des résultats acquis. Ceux-ci résident en la constatation
qu'il n'y a qu'une corrélation assez faible entre le niveau mental
mesuré au B. S., et la réussite dans le test de la boîte N° 1 de Decroly.
(Compréhension de mécanismes.) Cette corrélation est de 0,52, alors
qu'elle est de 0,56 entre l'âge mental et l'âge réel pour le test de Binet.
La boîte de D. s'avère comme plus difficile et les A. pensent que c'est
son caractère de tâche unique qui lui confère cette difficulté. Mais
que valent ces conclusions, les épreuves n'ayant porté uniquement
que sur des anormaux ? Elles n'ont évidemment qu'une portée assez
restreinte. M. F.
1600. — K. BUSOLD. — Ueber die Korrelation einer Arbeitsprobe
und einer Testprifung zur Feststellung des technischen Verständ-
l'année psychologique, xxxi. 66 •
1042 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nisses (Sur la corrélation entre une épreuve de travail et un examen
par tests pour la détermination de l'intelligence technique). —
Psychot. Z., V, 5, 1930, p. 125-128.
Faut-il employer des tests de « papier et crayon » ou des épreuves
de travail sur des appareils, pour l'étude de l'intelligence technique ?
B. a obtenu, pour une centaine d'adolescents de 13 k 14 ans, un
coefficient de corrélation de 0,47 entre une épreuve sur l'appareil
de Schultze et cinq autres épreuves de Moede et d'autres, du type
des tests « papier et crayon ». Il y aurait donc une corrélation mod
érée, et les épreuves ne seraient pas entièrement interchangeables.
D'ailleurs les tests de papier et crayon font appel davantage à la
compréhension des questions techniques, par contre, les épreuves
sur appareils visent l'aptitude à manier des dispositifs mécaniques.
C'est à ce titre que ces deux tests se complètent mutuellement.
D. W.
1601. - F. M. EARLE, A. MACRAE et divers collaborateurs. -
Tests of mechanical ability (Tests d'habileté mécanique) avec préface
deC. S. Myers. Report 3 du N. I.,of Ind. Ps., 1930, in-8° de
42 pages.
L'habileté mécanique peut être définie — d'après la préface —
comme l'habileté à manipuler et à appliquer les principes mécaniques
qu'implique l'usage des machines et des instruments.
L'étude qui a porté sur 600 adultes jeunes et adolescents, a été
fondée sur des tests impliquant essentiellement un ajustement de
divers éléments d'un mécanisme simple.
Les tests de Stenqvist ne s'étant pas montrés satisfaisants, il a
été essayé un test semi -collectif (quatre sujets à la fois, ayant à re
constituer 5 objets mis en 2 à 4 morceaux.
Après essai le test revisé a comporté une clef avec son anneau,
(2 parties), un rasoir de sûreté (3 parties), une charnière (3 parties),
un robinet à gaz (4 parties), un loquet d'armoire (5 parties), et l'ét
alonnage en a été fait. ^
Ensuite un étalonnage a été fait par déterminations individuelles
avec 10 objets (dont 5 empruntés à Stenqvist). Enfin des intercorré
lations ont été établies entre le test d'habileté mécanique et une sé/ie
d'autres tests, ainsi qu'entre tous ceux-ci. Les valeurs obtenues ont été
de 0,31 avec un test de relations de formes, de 0,43 avec la construc
tion de cubes, de 0,30 avec le form-board de Dearborn, de 0,28 avec
le complètement d'images de Healy, de 0,18 avec le test de Knox
sur l'imitation des cubes, et de 0,09 seulement un test collectif
d'intelligence. C'est avec les épreuves comportant perception de
formes que la relation d'habileté mécanique est le plus marquée ;
avec l'adresse manuelle la relation est beaucoup plus faible et
moindre encore avec l'intelligence dite générale.
Les auteurs ont envisagé le problème de l'existence du rôle du
facteur général de Spearman dans l'habileté mécanique, facteur
qu'ils ne pourraient admettre qu'avec participation d'un de
groupe correspondant aux perceptions spatiales.
La question théorique est encore ouverte. H. P. LES TBSTS ET LEUR EMPLOI 1043
1602. - D. G. PATERSON, R. M. ELLIOT, L. D. ANDERSON,
H. A. TOOPS, E. HEIDBREDER. - Minnesota Mechanical ability
tests (Tests d'habileté mécanique de Minnesota) . — Minneapolis,
1930, 586 p.
A la demande du National Research Council, les psychologues de
l'Université de Minnesota avaient entrepris la mise au point d'une
méthode précise d'examen de l'aptitude mécanique : ils viennent de
publier l'ensemble de leurs résultats, obtenus après quatre ans
d'efforts admirablement coordonnés, dont ce livre nous retrace, avec
beaucoup de simplicité et de clarté, les principales étapes.
L'aptitude mécanique est d'abord définie comme consistant à
réussir dans le maniement d'outils et matériaux divers, et à s'info
rmer à leur sujet et sur la façon de s'en servir. Avant le présent travail,
il existait déjà beaucoup de tests de cette catégorie : un essai prél
iminaire avec les plus réputés a permis d'en éliminer un certain nombre
et de voir dans quel sens il fallait améliorer les autres. Tout le soin a
d'abord été donné à la recherche d'une bonne cohérence, souvent in
suffisante dans les tests antérieurs. Finalement ont été conservés :
un remaniement des tests d'assemblage bien connus de Stenqvist,
reconnus insuffisants (Minnesota Assembly tests), une modification
des gravures de Stenqvist (St. Picture test, I et II), un test de rela
tions spatiales (sorte de form-board, d'après Link) ; un autre form-
board sur papier (d'après Army Beta), un test consistant à ranger des
cubes dans une boîte (Packing blocks), enfin le Gard sorting test
(triage de cartes). Les notes scolaires étaient également utilisées,
ainsi qu'un questionnaire sur les goûts, et le Son's Mechanical Opérat
ions que •tionnaire.
Pour connaître la validité des tests, on les a appliqués à 100 garçons
des 7e et 8e classes d'une école supérieure, après quoi on a comparé
les résultats à des critères fondés sur l'appréciation des pièces exécut
ées dans les classes de travail manuel, sur le résutat d'examens
passés dans ces et sur un test très détaillé d'information. Ces
différents signes de la capacité mécanique effective ont été répartis
en diverses catégories : qualité, information, qualité-information,
qualité-quantité (qui fait intervenir la rapidité d'exécution), toutes
mesurées avec une cohérence de l'ordre de 0,80, ce qui est remarquable
et plutôt exceptionnel pour un critère, et nous montre que les auteurs
n'ont pas méconnu l'importance d'un point presque toujours négligé.
Les résultats définitifs de cette minutieuse élaboration ont été en
général très satisfaisants, malgré un échec en ce qui concerne la
possibilité de prédiction du critère Qualité-Quantité. Pour la Qual
ité seule, on relève avec chacun des 6 tests principaux des corréla
tions respectives de 0,63, 0,28 (et 0,36), 0,64, 0,61, 0,33 et 0,22. La
note de Qualité-Information, la plus intéressante semble-t-il, peut
être prévue avec une validité qui atteint 0,81, à l'aide de la combinai
son suivante : Minnesota Assembly, Paper form-board, Son's ques
tionnaire, Goûts et Intérêts, Notes scolaires, Quotient d'intelligence
(Otis).
A côté de ces résultats pratiques directement utilisables, il faut
noter les idées générales que suggère l'analyse de l'ensemble imposant
des intercorrélations (près de 1.000), relativement à la nature de 1044 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
l'Aptitude mécanique et à l'orientation future des travaux. Les
auteurs insistent beaucoup sur l'unité de la fonction qu'ils étudient.
Elle ne semble pas pouvoir se scinder en un facteur général et en fac
teurs spécifiques, mais plutôt consister en un mélange de larges
teurs de groupe. D'autre part, les corrélations nulles avec les facteurs
physiques, de 0,13 seulement avec l'Intelligence, indiquent une
grande autonomie vis-à-vis des autres fonctions ; pas d'indication
nette non plus quant au sexe. Le rôle de l'hérédité, de la race, l'ana
lyse des aptitudes spéciales, la prévisibilité de la réussite profession
nelle et non plus seulement des capacités jugées à l'école, sont des
problèmes qui restent posés.
On appréciera la publication, dans un volumineux appendice, de
toutes les données numériques originales, des méthodes statistiques
employées, des directions concernant l'application des tests, et
des procédés de correction et de dépouillement, tous renseignements
qui peuvent être utiles à ceux — souhaitons qu'ils soient nombreux —
qui prendront ce livre comme instrument de travail ou comme mod
èle. A. F.
1603. — Psychological Tests oî Mechanical Ability (Teste Psycholo
giques d' 'habileté mécanique) . — S. and S., 27 septembre 1930, p. 418.
Durant 4 années, des psychologues de l'Université de Minnesota
ont fait des recherches sur l'habileté mécanique. Ils ont été amenés
à conclure qu'elle est une faculté spéciale indépendante de l'intell
igence abstraite, de l'agilité motrice, de la force physique, du sexe et
du milieu.
Les tests mis au point par les investigateurs vont être utilisés pour
les immigrants. L. B.
1604. - W. A. BOUSEFIELD. - A Study of Mator Skill in the
Free Hand Duplication of Geometrical Figures (Une éiule de l'ha
bileté motrice dans le test consistant à suivre à main levée le tracé des
figures géométriques). — J. of. appl. Ps., XIV, 5, 1930, p. 478-485.
L'aptitude à suivre à main levée le tracé d'une figure géométrique
n'accuse, pour les 4e et 5e années scolaires, que des corrélations nulles
avec l'âge et l'intelligence. Les résultats des garçons et des filles sont
pratiquement identiques.
La correction des épreuves (relevé des erreurs) est d'ailleurs longue
et délicate, au point de diminuer considérablement l'intérêt que peut
présenter ce test. D.W.
1605. — A. C. CROCKETT. - A Measure of Manual Ability (une
mesure de V habileté manuelle). — J. of appl. Ps., XIV, 5, 1930, p.
414-425.
Mise au point de trois tests moteurs simples : vissage des écrous
sur les boulons, placement de blocs dans des boîtes, placement de
blocs sur des tiges. Les intercorrélations ont varié de 0,328 à 0,405.
Les corrélations avec l'âge (pour 250 sujets dont les âgés ne sont pas
indiqués) a été de 0,16 ; avec le degré d'instruction scolaire de 0,16
également ; avec l'intelligence de 0,14 (87 sujets). Sur un groupe de
26 apprentis dont la production a été relevée pendant 32 semaines, TESTS ET LüUR EMPLOI 1045 LE8
les corrélations avec les différentes parties du travail ont varié pour
l'ensemble des 3 tests de 0,19 à 0,29.
C. discute les théories des divers auteurs qui ont étudié la question
d'habileté manuelle et se rattache à l'idée d'un facteur commun à
toutes les activités de manipulation . D. W.
1606. - W. VICKERS et V. H. HOSKIN. - Results from some
new tests of practical abilities (Résultats de quelques nouveaux tests
d'aptitudes pratiques). - Br. J. of Ps., XX, 1, 1929, p. 66-81.
Quelques nouveaux tests d'habileté manuelle ont été élaborés et
essayés par les auteurs : manœuvrer un objet de bois à travers des
obstacles, mettre une surface en équilibre sur une pointe émoussée,
suivre avec un style une ligne sinueuse en mouvement, en plus de
divers tests déjà connus, mais modifiés, form-board, Aiming test,
Cube imitation, classement, etc.. En général, les cohérences se sont
montrées satisfaisantes, mais les validités obtenues sur 6 groupes
d'ouvriers manuels ont été d'une variabilité déconcertante, tantôt
élevées, tantôt nulles ou même négatives pour un même test. Or, les
groupes, par suite de circonstances professionnelles ou autres, mais
non pas d'une sélection intentionnelle, différaient surtout par les
marges d'âge, d'où une variation systématique inévitable des corré
lations. De plus — et surtout — alors que les courbes moyennes ré
vèlent un accroissement continu de l'habileté professionnelle en fonc
tion de l'âge (courbes jusqu'à 50 ans au plus), elles accusent une
chute extrêmement marquée après 25 ou 30 ans en ce qui concerne
la réussite dans les tests. Cette influence de l'âge vient donc fausser
entièrement le sens des coefficients de validité. Mise en évidence sur
les 11 tests employés, elle doit être un phénomène assez général, con
forme d'ailleurs à l'observation courante. Elle s'explique sans doute
par le fait que les individus âgés s'adaptent mal à la situation inha
bituelle que représente pour eux un test, tout en restant capables de
surpasser les plus jeunes dans une activité usuelle. Il y a là une sé
rieuse difficulté pour la comparaison et la sélection par tests d'indi
vidus différant beaucoup par l'âge. A. F.
1607. - W. MEISTRING. - Beiträge zur Prüfung der Koordinat
ionsfähigkeit (Contributions à V examen de la capacité de coordinat
ion). - Beiheft, zur Z. für ang. Ps., XLIX, 1930, 154 p.
Dans cet important opuscule, l'auteur expose longuement l'appli
cation sur un nombre resteint de sujets (55 élèves d'une école pro
fessionnelle, âgés de 14 ans à 18 ans 1/2) d'une série d'épreuves
destinées à déceler l'aptitude à la coordination motrice.
Les tests envisagés ont été les suivants :
1° Recherche de nombres sur un tableau ;
2° Ordination de boulons ;
3° Form-board modifié ;
4° Epreuve du ballon de Trotsenbourg : maintien d'un certain
niveau par pression sur une poire de caoutchouc ;
5° de la spirale de Me Dougall : pointage de cercles défi
lant sur un cylindre tournant ;
6° Test d'adaptation à Pergographe : forme modifiée de Mosso ;
"° Retraçage d'un dessin ;