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Mesurer la qualité de vie dans les grandes agglomérations

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Si un cadre de vie satisfaisant se caractérise par un logement en bon état dans un environnement peu bruyant, peu pollué et peu marqué par des actes de vandalisme alors 42 % des ménages des grandes agglomérations (50 000 habitants ou plus) vivent dans un tel cadre.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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N° 868 - OCTOBRE 2002
PRIX : 2,20€
Mesurer la qualité de vie
dans les grandes agglomérations
Géraldine Martin-Houssart division Études sociales, Cyril Rizk
division Conditions de vie des ménages, Insee
lus d’un ménage français sur deux eux, 28 % le sont souvent et 26 % de temps en
temps.habite dans une agglomération d’au
Les transports sont la première source de bruitPmoins 50 000 habitants. Ce sont
incommodant (circulation automobile, ferro-
aussi bien des villes moyennes comme
viaire ou aérienne). Plus du tiers des ménages
Saint-Malo, Castres ou Nevers que de très urbains qui habitent près d’une rue où le trafic est
grandes métropoles comme Lille, Lyon, dense, d’une voie de chemin de fer ou d’un aéro-
Marseille ou Paris dont l’agglomération ac- port déclarent être souvent gênés par le bruit.
L’intensité des nuisances sonores est la pluscueille à elle seule 16 % des ménages. Que
grande dans l’agglomération parisienne : lece soit dans des quartiers résidentiels ai-
bruit y est souvent une gêne pour 32 % des
sés ou dans des cités classées en zone ur-
ménages ; dans les agglomérations moyennes
baine sensible (ZUS), on cherche ici à (de 50 000 à 200 000 habitants) ce chiffre est
comparer la qualité du cadre vie. Si un plus faible : 24 % (graphique 1). Parmi les
cadre de vie satisfaisant se caractérise par ménages habitant dans une cité ou un grand
ensemble, 37 % se disent souvent gênés par leun logement en bon état dans un environ-
bruit. Dans ce cas, la source la plus souventnement peu bruyant, peu pollué et peu
citée est le voisinage et non les transports.
marqué par des actes de vandalisme, alors
42 % des ménages des grandes aggloméra-
tions vivent dans un tel cadre. A l’inverse, Pollution locale,
20 % des ménages déclarent subir des une gêne moins sensible
nuisances fréquentes et près de 10 % ha-
La pollution est moins directement ressentiebitent un logement inconfortable dans un
que le bruit : 12 % des ménages urbains sont
environnement relativement dégradé.
très gênés lorsqu’ils ouvrent leur fenêtre, et
13 % modérément. Elle trouve une partie de
A la question « quels problèmes dans votre
quartier ou votre commune vous préoccupent Le bruit en ville
le plus ? », les ménages urbains (ménages
habitant les unités urbaines de 50 000 habi-
tants ou plus) répondent en premier lieu le bruit Souvent gênant
et le manque de sécurité puis la pollution. Ces
problèmes ainsi que ceux relatifs au logement Gênant de temps
en temps(humidité, chauffage…) permettent d’appré-
hender la qualité du cadre de vie. L’absence de
nuisances ou de problèmes dans ces domai- Rarement gênant
nes définit un cadre de vie de bonne qualité
alors que leur cumul est révélateur d’un cadre
Jamais gênant
de vie dégradé.
0 5 10 15 20 25 30 35
En %
Le bruit, principale nuisance Unité urbaine de Paris
ressentie en ville Unités urbaines de 200 000 habitants ou plus (hors Paris)
Unités urbaines de 50 000 à moins de 200 000 habitants
Parmi les nuisances étudiées, le bruit est la
Champ : Ménages dont la résidence principale est dans une unité ur-plus fréquente. Il indispose plus de la moitié
baine de 50 000 habitants et plus
des ménages interrogés : 54 % d’entre eux se Source : Enquête permanente sur les conditions de vie et partie va-
riable "Vie de quartier", avril-juin 2001, Inseedéclarent gênés par le bruit lorsqu’ils sont chez
INSEE
PREMIEREson origine dans les transports, en parti- tion est le facteur le plus discriminant surLogements humides,
culier dans le trafic routier. Être riverain la question de la qualité du logement.mal chauffés ou en mauvais état
d’une route à fort trafic augmente la pro- Au quotidien, le confort du logement,
babilité de ressentir les effets de la pollu- le niveau du bruit ou de la pollutionA côté des nuisances liées à l’environ-
tion : 17 % des ménages dans ce cas ainsi que la fréquence des actes denement, certains ménages souffrent
disent subir une pollution élevée, alors vandalisme dans le quartier participentd’un habitat dégradé : 15 % des ména-
que la proportion n’est que de 6 % pour tous des conditions de vie des ména-ges urbains déclarent que leur loge-
les autres ménages. ges. Ces critères, peu nombreux maisment est humide, 13 % qu’il est mal
Comme pour le bruit, les ménages de particulièrement significatifs, permet-chauffé et 10 % qu’il est en mauvais état
l’agglomération parisienne sont les plus tent d’aborder la qualité du cadre de(graphique 3). Un quart des ménages
exposés : 14 % d’entre eux sont sou- vie des ménages des grandes agglo-rencontrent au moins un de ces problè-
vent gênés pour ouvrir les fenêtres mérations. En tenant compte de leurmes, 10 % en cumulent deux et3%les
alors que dans les agglomérations intensité, non plus isolément maistrois. Heureusement, les trois quarts des
moyennes ils sont 9 %. Les différences simultanément, on a défini quatre clas-ménages vivent dans un logement en
selon le type de quartier ou d’habitation ses de qualité du cadre de vie à l’aidebon état, bien chauffé et sain.
sont faibles. d’une méthode de classification issueCe sont les propriétaires qui bénéficient
d’une analyse de données.des meilleures conditions de logement :
86 % d’entre eux n’ont aucun problème,
HLM, cités et ZUS : proportion nettement supérieure à celle
« Cadre de vie satisfaisant »un environnement plus dégradé des locataires (64 %). Le statut d’occupa-
pour 42% des ménages urbains
Un ménage urbain sur cinq a constaté Mauvaises conditions de logement
des actes de vandalisme dans son La première classe regroupe les ména-
quartier en 1999 ou en 2000 : dégrada- ges ayant un « cadre de vie satisfai-Logement situé
dans une ZUStions de biens publics et de parties sant », soit 42 % de ménages peu ou
communes d’immeuble (hall, par- pas confrontés aux nuisances. Pour lesLogement
hors ZUSking…). trois quarts d’entre eux, le bruit et le van-
Les actes de vandalisme sont fréquents dalisme ne sont jamais ou rarement uneLocataire
dans les zones urbaines sensibles gêne et quasiment tous ignorent la pollu-
(ZUS) : un ménage sur deux en constate Propriétaire tion dans leur quartier. Une faible pro-
souvent (graphique 2). Parmi les habi- portion habite un logement présentantTous ménages
des UU de
tants des grands ensembles, 39 % subis- un défaut. Au pire, ils sont confrontés à50 000 habitants
ou plussent une situation comparable alors un seul des problèmes pris en compte0 5 10 15 20 25
qu’un tiers seulement déclare que de tel- ici. Par exemple, parmi les9%desEn %
Logement en mauvais étatles dégradations volontaires n’arrivent ménages souvent gênés par le bruit,
Logement mal chauffé
jamais ou rarement. Dans les quartiers aucun ne se plaint ne serait-ce que rare-
Logement humide
pavillonnaires, cette part dépasse 55 %. ment de la pollution ou d’actes de vanda-
Champ : Ménages dont la résidence principale est dans uneDes détériorations volontaires y sont lisme (tableau 1).
unité urbaine de 50 000 habitants ou plus
quand même dénoncées par 15 % des La deuxième classe représente 29 %Source : Enquête permanente sur les conditions de vie et
partie variable "Vie de quartier", avril-juin 2001, Inseeménages. des ménages subissant des « nuisances
moyennes » : du bruit de temps en
temps ou rarement (82 % de la classe), L'environnement du logement : vandalisme, bruit et pollution
une pollution faible ou moyenne (30 %),
et des dégradations volontaires de
Logement situé dans une ZUS temps en temps ou rarement (70 %).
Malgré tout, certains d’entre eux
Locataire en HLM connaissent un problème majeur : le
bruit (13 %), le vandalisme (22 %). Mais
Cités, grands ensembles dans ce cas l’importance des autres
gênes est nettement moindre.
Immeuble (hors cité) Les ménages appartenant à la classe
Actes de vandalisme « nuisances fréquentes » sont souventfréquents
Quartier pavillonnaire gênés par le bruit (83 %), la pollutionBruit souvent gênant
(48 %) et les atteintes aux biens collec-Tous ménages des Forte pollution
unités urbaines de tifs (41 %). Un ménage sur cinq vit dans
50 000 habitants et plus
cet environnement peu enviable. En par-0 10 20 30 40 50 60
En % ticulier, la quasi-totalité des ménages
Champ : Ménages dont la résidence principale est dans une unité urbaine de 50 000 habitants ou plus cumulant deux ou trois nuisances à un
Lecture : 48 % des ménages des ZUS quels que soient le statut d'occupation de leur logement et le type d'habitation du quartier
niveau élevé se trouvent dans cette(immeubles, grands ensembles..) constatent souvent des actes de vandalisme ; 38 % sont souvent gênés par le bruit.
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie et partie variable "Vie de quartier", avril-juin 2001, Insee catégorie.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREinconfortables » la moins nombreuse ment. Elle est constituée des ménages« Logements inconfortables »
avec 9 % des ménages. Alors que, dont le logement comporte au moins deuxpour 9 % des ménages
comme on l’a vu, les trois premières se des défauts suivants : humidité (83 % de
distinguaient entre elles par les nuisan- la classe), mauvais chauffage (77 %) ouLes autres ménages pour lesquels les
ces, cette dernière classe s’oppose aux mauvais état (74 %). De surcroît, les quar-nuisances se cumulent appartiennent à
autres par la mauvaise qualité du loge- tiers dans lesquels se situent ces loge-la quatrième catégorie « logements
ments sont bien plus dégradés que la
moyenne : 41 % des ménages déclarent
Une classification des ménages en fonction de la qualité de leur logement que le bruit les dérange souvent et pour
et de leur environnement 29 %, ce sont les actes de vandalisme.
En % Ces valeurs placent la qualité de l’environ-
Toutes classes nement, pour les ménages de cette
Cadre de vie Nuisances Nuisances Logement in-
de qualité classe, entre «nuisances moyennes » etsatisfaisant moyennes fréquentes confortable**
de vie* «nuisances fréquentes».
Fréquence de la gêne liée au bruit
jamais 31 63 5 5 20
rarement 15 11 31 2 13 L’impact de la taille
de temps en temps 2617511026
de l’agglomération
souvent 28 9 13 83 41
Pollution
Plus est peuplée, plus
aucune 75 98 67 43 72 les conditions de vie y sont dégradées.
moyenne 13 2 30 9 15
La part de ménages exposés à des nui-
forte 12 0 3 48 13
sances fréquentes est la plus élevée
Équipements collectifs détruits ou détériorés volontairement
dans l’agglomération parisienne (23 %).
jamais 35 66 7 13 28 Dans les grandes agglomérations de
rarement 16 9 34 7 17
province de plus de 200 000 habitants,
de temps en temps 2413363220
où vivent un peu moins d’un ménagesouvent 20 6 22 41 29
urbain sur deux, 42 % d’entre eux relè-ne sait pas 56176
vent de la classe «cadre de vie satisfai-Logement
sant» et 20 % de la classe «nuisances
humide 15 7 8 10 83
fréquentes», soit des conditions de viemal chauffé 13679 77
comparables à la situation moyennemauvais état 10356 74
des villes de France (tableau 2). Dans* La qualité de vie est définie à partir de trois nuisances (bruit, pollution et actes de vandalisme) et de trois caractéristiques du lo-
gement (humidité, mauvais chauffage, mauvais état général). les agglomérations plus petites, la pro-
** L’inconfort est défini à partir des seules caractéristiques citées dans la note précédente. portion de ménages appartenant à la
Champ : Ménages dont la résidence principale est située dans une unité urbaine de 50 000 habitants ou plus
classe « cadre de vie satisfaisant »Source : Enquête permanente sur les conditions de vie et partie variable “Vie de quartier”, avril-juin 2001, Insee
atteint 46 %.
Les ménages d’une agglomération de Qualité du cadre de vie* et statut de richesse du quartier**
taille moyenne profitent dans près des
En %
deux tiers des cas d’un « cadre de vie
Cadre de vie Nuisances Nuisances Logement
satisfaisant » quand ils habitent une
satisfaisant moyennes fréquentes inconfortable
maison dans une banlieue résidentielle
Ménages des Unités Urbaines
aisée (la distinction utilisée ici ende 50 000 habitants ou plus 42 29 20 9
quartiers aisés, intermédiaires et
Unités Urbaines de 50 000 à 200 000 habitants 46 30 17 7
modestes repose sur les emploisQuartiers modestes** 43 29 21 7
occupés par les résidants ; cf Défini-Quartiers intermédiaires** 46 31 16 7
Quartiers aisés** 51 27 12 10 tions). A l’opposé, plus de la moitié
(55%) des locataires de HLM en citéUnités Urbaines de plus de 200 000 habitants
(hors Paris) 42 28 20 10 classée ZUS de la région parisienne se
Quartiers modestes** 32 32 22 14 situent dans les classes les moins
Quartiers intermédiaires** 45 28 19 8
enviables, « nuisances fréquentes» ou
Quartiers aisés** 45 26 19 10
«logement inconfortable ».
Unités Urbaines de Paris 39 29 23 9
Quartiers modestes** 29 26 33 12
Quartiers intermédiaires** 42 29 20 9
Un cadre de vie plus dégradéQuartiers aisés** 43 29 22 6
dans les quartiers modestes* La qualité du cadre de vie est définie à partir de trois nuisances (bruit, pollution et actes de vandalisme) et de trois caractéristi-
ques du logement (humidité, mauvais chauffage, mauvais état général).
** Le statut de richesse du quartier, modeste, intermédiaire ou aisé, est défini à partir de la typologie socio-économique des C’est dans les quartiers aisés des plus
quartiers (Martin-Houssart et Tabard, 2002).
petites agglomérations que la part deChamp : Ménages dont la résidence principale est située dans une unité urbaine de 50 000 habitants ou plus
Source : Enquête permanente sur les conditions de vie et partie variable “Vie de quartier”, avril-juin 2001, Insee ménages vivant dans un « cadre de vie
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREde constructions tel qu’aucune ne soit sé-satisfaisant » est la plus élevée (51%). Sources
parée de la plus proche de plus de 200 mè-Dans ces villes, les quartiers dits « inter-
tres, et abritant au moins 2 000 habitants.
médiaires » bénéficient également d’un
La composition communale des unités ur-Les données présentées ici sont extraites
environnement assez agréable. En baines est révisée à chaque recensementde l’enquête permanente sur les conditions
revanche, quelle que soit la taille de de la population.de vie des ménages appelée «Qualité de
Zone Urbaine Sensible (ZUS) : Territoiresl’agglomération, les ménages des l’habitat et de l’environnement» et de la
infra-urbains définis par les pouvoirs pu-partie variable «Vie de quartier». Le tiragequartiers modestes subissent davan-
blics pour être la cible prioritaire de la poli-de l’échantillon de ménages de l’enquête atage les inconvénients d’un environne-
tique de la ville, en fonction desété fait de telle sorte que les ménages des
ment ou d’un logement dégradés. considérations locales liées aux difficultésunités urbaines de 50 000 habitants ou plus
C’est au sein des très grandes agglo- que connaissent les habitants de ces terri-ont été sur-représentés.
toires. On compte actuellement 751 ZUSmérations de province et de l’agglomé- Environ 10 000 ménages ont répondu aux
définies par la loi du 14 novembre 1996.questionnaires sur une période allantration parisienne que le clivage entre
Environ 12 % des ménages des unités ur-d’avril à juin 2001. Parmi eux, 7 350 habi-quartiers aisés et quartiers modestes
baines de 50 000 habitants ou plus habitenttent dans une unité urbaine de 50 000 habi-
est le plus net. Dans l’agglomération en ZUS.tants ou plus. Seules leurs réponses sont
parisienne, un tiers des ménages des Composition sociale du quartier : quar-prises en compte dans l’article.
tier aisé, intermédiaire ou modestequartiers modestes subissent des nui- Le problème du bruit est abordé au travers
Les quartiers et communes de France mé-de quatre questions. Elles portent sur la fré-sances fréquentes. En y additionnant
tropolitaine se classent différemment selonquence de la gêne occasionnée par quatreles 12% des ménages de la classe
le profil d’emploi (profession et secteurtypes de bruit (transports, voisinage, com-
« logement inconfortable », on obtient d’activité) de leurs habitants. Certaines zo-merces, passants, autres bruits). Si au
un total de 45 % de ménages, dans ces nes concentrent les activités de directionmoins un de ces bruits est souvent une
tandis que d’autres abritent plutôt les caté-quartiers, dont la qualité du cadre de gêne, alors le bruit au sens large est
gories d’exécution à dominante indus-considéré comme souvent une gêne.vie peut être considérée comme
trielle ou agricole. On peut hiérarchiser lesLa pollution est appréhendée en demandantmédiocre.
quartiers selon une variable dite « statutsi « la ou les odeurs peuvent gêner
socio-économique », du plus riche au pluspour ouvrir les fenêtres dans certaines piè-
pauvre. Au sein de chaque tranche d’unitésces ». Si oui, les ménages précisent si cela
urbaines (50 000 à 200 000 habitants, plus deconcerne « une pièce », « certaines pièces »
Dans chaque type de quartier, 200 000 habitants, agglomération pari-ou « plusieurs pièces ». Ils indiquent aussi la
sienne), la variable de statut est découpée enle cadre de vie fréquence du problème:«à tous les mo-
trois classes : les 20 % de zones les plus ri-ments de la journée » ou « seulement quel-n’est pas uniforme
ches (quartiers « aisés »), les 20 % de zonesques heures par jour », et « tous les jours » ou
les plus pauvres (quartiers « modestes ») et« certains jours ».
les autres (quartiers « intermédiaires »).La question sur le vandalisme est la sui-Si un lien existe entre la qualité du cadre
vante : « En 1999 ou en 2000, est-il arrivé
de vie, la taille de l’agglomération et la
dans votre quartier que des équipements Bibliographiecomposition sociale du quartier, cela ne collectifs aient été détruits ou détériorés vo-
signifie pas que tous les ménages d’un lontairement ? (halls, parkings, cabines télé-
phoniques, abribus, panneaux, etc.) ». Lesmême type de quartier vivent tous dans « Qualité du logement, sociabilité et image
questions sur le logement sont « Votre loge-les mêmes conditions : 29 % des ména- des quartiers de la politique de la ville »
ment est-il humide ? mal chauffé ? en mau-
Données Urbaines n°3, Éditions Anthroposges des quartiers modestes de l’agglo-
vais état ? ». Pour le vandalisme et les
et Insee, 2000.mération parisienne appartiennent caractéristiques du logement, les don-
« Cadre de vie et sentiment d’insécurité »
néanmoins à la classe « cadre de vie nées n’ont pas subi de traitement, les ré-
Données Urbaines n°2, Éditions Anthropos
ponses ont été exploitées directement.satisfaisant » et donc sont peu ou pas et Insee, 1998.
exposés au bruit, à la pollution, au van- « Les conditions de vie dans les quartiers
prioritaires de la politique de la ville » Don-Définitionsdalisme tout en ayant un logement en
nées Urbaines n°1, Éditions Anthropos etbon état ; à l’inverse, 22 % des ménages
Insee, 1996.
des quartiers aisés se situent dans la
Unité Urbaine : Zone géographique com- « Une représentation socio-économique du
classe «nuisances fréquentes » et 6 % posée d’une ou plusieurs communes sur le territoire» Données Urbaines n°1, Éditions
dans la classe « logement inconfortable ». territoire desquelles se trouve un ensemble Anthropos et Insee, 1996.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
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