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Mortalité des femmes et environnement familial - Rôle protecteur de la vie de famille

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La vie familiale joue un rôle protecteur face au décès : la mortalité est toujours plus forte pour les femmes n'ayant jamais vécu en couple et celles n'ayant pas eu d'enfant. La mortalité diminue avec le nombre d'enfants mis au monde, sauf pour les femmes les plus fécondes.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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N° 892 - AVRIL 2003
PRIX : 2,20€
Mortalité des femmes
et environnement familial
Rôle protecteur de la vie de famille
Lene Mejer, Isabelle Robert-Bobée
division Enquêtes et études démographiques, Insee
es risques de décès des femmes femmes ayant au moins le baccalauréat est
inférieur de 21%àce qu’il aurait été si ellesaprès 45 ans varient selon leur ni-
avaient été soumises à la mortalité par âge deLveau de diplôme et leur groupe
l’ensemble de la population féminine. À l’inverse,
professionnel : les femmes sans diplôme
les femmes non diplômées ont une surmortalité
ont une espérance de vie à 45 ans de 2,4 ans de 17 % par rapport à l’ensemble des femmes
inférieure à celle des femmes ayant au et de 48 % par rapport aux plus diplômées
(tableau 1).moins le baccalauréat et l’espérance de
Cette surmortalité des non-diplômées se traduitvie à 45 ans des ouvrières est de 2,2 ans
par une espérance de vie à 45 ans plus faible :inférieure à celle des cadres. Mais ces
2,4 ans de moins que celle des femmes ayant
risques varient également selon leur envi- au moins le baccalauréat. D’après les conditions
ronnement familial. La vie familiale joue un de décès par âge observées sur la période
rôle protecteur face au décès : la mortalité 1982-2001, l’espérance de vie des femmes à
45 ans est en effet estimée à 37,3 ans pour lesest toujours plus forte pour les femmes
non diplômées, contre 39,7 années pour lesn’ayant jamais vécu en couple et celles
femmes bachelières (Définitions). pas eu d’enfant. La mortalité diminue
avec le nombre d’enfants mis au monde,
sauf pour les femmes les plus fécondes.
Sous-mortalité des femmes cadres,Les femmes ayant eu trois enfants ont un
surmortalité des ouvrièresrisque de décès de 10 % inférieur au moyen de décès de l’ensemble des
La mortalité varie également selon le groupefemmes. En revanche, les femmes ayant
professionnel de la femme. Celui-ci est définieu au moins cinq enfants ont une mortalité
pour chaque femme, qu’elle travaille ou non. Si
proche de celle des femmes sans enfant. elle travaille ou a déjà travaillé (84 % des cas),
il s’agit de sa propre catégorie sociale. Si elle
n’a jamais travaillé, c’est la catégorie sociale
de son mari si elle est mariée (15 % des cas),
Près de 900 000 femmes âgées de 45 à 64 ans ou celle de son père sinon (1 % des cas)
en 1982 (nées entre 1918 et 1937) sont décé- (Définitions). Cette approche permet de
dées entre 1982 et 2001. Elles avaient en prendre en compte l’environnement social des
moyenne 69 ans au moment du décès. Les femmes qui ne travaillent pas.
décès sont les plus nombreux parmi les fem- Les risques de décès sont les plus faibles pour
mes les plus âgées : 29 % des femmes de 60 les femmes cadres, et les plus élevés pour les
à 64 ans en 1982 sont décédées entre 1982 et ouvrières, surtout si elles sont non qualifiées.
2001, contre8%de celles qui avaient entre L’indice standardisé de mortalité s’élève à 0,78
45 et 49 ans. pour les cadres, et à 1,23 pour les ouvrières non
qualifiées. Au sein même de la catégorie des
employées, la mortalité varie fortement. L’indice
standardisé de passe de 0,85 pour les
Surmortalité des moins diplômées employées du commerce à 1,05 pour les des services directs aux particuliers,
Les risques de décès par âge sont plus faibles souvent moins diplômées. En termes d’espé-
chez les plus diplômées. L’indice standardisé rance de vie à 45 ans, les écarts sont impor-
de mortalité (Définitions) est de 0,79 pour les tants : 39,4 ans pour les cadres, soit 2 années
femmes ayant un diplôme supérieur au bacca- de plus que pour les ouvrières qualifiées et 2,4
lauréat (tableau 1). Autrement dit, le nombre de années de plus que pour les ouvrières non
décès survenus entre 1982 et 2001 parmi les qualifiées.
INSEE
PREMIEREtravaillé sont aussi plus représentées femmes ouvrières (ou ayant un mari ouRôle protecteur
parmi les femmes peu diplômées. Ces un père ouvrier, si elles n’ont jamais
de la vie familiale
facteurs pourraient expliquer la surmor- travaillé), les femmes n’ayant jamais
Les femmes qui n’ont jamais été talité des femmes les plus fécondes, vécu en couple et les femmes sans
mariées à 45 ans (Définitions) ou n’ont absence d’activité professionnelle et enfant (tableau 2).
pas eu d’enfant ont des risques de décès faible niveau de diplôme se conjuguant D’autres indicateurs permettent également
plus élevés. Les femmes qui étaient céli- avec une mortalité élevée. Il est alors de rendre compte des différences en ter-
bataires à l’âge de 45 ans ont, entre intéressant de séparer la contribution de mes de conditions de vie à l’âge adulte
1982 et 2001, une surmortalité de 26 % chacun d’eux, en mesurant des « risques sur la mortalité. Le statut d’occupation du
par rapport à l’ensemble des femmes et relatifs de mortalité » (Définitions).
Mortalité des femmes selon le nombreles femmes qui n’ont pas eu d’enfant ont Une fois contrôlés le milieu social, l’âge
une surmortalité de 14 %. Avoir des et l’histoire maritale vécue avant 45 ans, d’enfants mis au monde
enfants joue donc positivement sur les le lien entre risque de décès et nombre
Indice Standardisé de Mortalitéchances de survie. Le suivi médical lié d’enfants conserve la forme en « U » mise
1,20
aux grossesses et aux maternités, la vie en évidence précédemment (tableau 2).
de famille et la responsabilité de l’éduca- Le nombre d’enfants a ainsi un effet
tion d’enfants conduisent les femmes à favorable sur la durée de vie, jusqu’à trois
1,10
faire plus attention à leur propre état de enfants, et un effet défavorable ensuite
santé. Il est possible également que des pour les femmes les plus fécondes,
femmes en mauvaise santé ne souhai- effets qui ne résultent pas seulement de
1,00
tent pas ou ne puissent pas avoir différences en termes de milieu social et
0 12 3 4 5
d’enfant, et que cet état explique à la fois de conditions de vie. ou plus
l’absence de descendance et une durée
0,90de vie plus courte. Conditions de vie et mortalité
Quelle que soit l’histoire professionnelle
Nombre d’enfants
des femmes, la mortalité est toujours la Cette analyse de la contribution séparée
0,80plus forte pour les femmes n’ayant de chaque facteur confirme le rôle pré-
connu ni vie de couple ni descendance, pondérant de l’âge, mais aussi celui de Champ : femmes de 45 à 64 ans en 1982, nées en France
et la plus faible pour celles qui ont vécu l’environnement social : la mortalité est métropolitaine et vivant en ménages ordinaires.
en couple et ont eu des enfants. plus forte pour les moins diplômées, les Source : échantillon de mortalité - enquête famille de
femmes n’ayant jamais travaillé, les 1982, Insee
Des effets contrastés
Mortalité des femmes selon le diplôme et le groupe professionnelselon le nombre d’enfants
(Période 1982-2001)
mis au monde
Probabilité
Indice EspéranceAvoir des enfants diminue la mortalité : de décéder
Distribution Standardisé de vieà45les femmes sans enfant ont une entre 1
(en %) de Mortalité ans1supérieure de 17 % à celle des femmes 45 et 64 ans1
(ISM) (en années)
avec enfants. Mais les résultats varient (en %)
selon le nombre d’enfants mis au monde : Ensemble 100,0 1,00 7,4 38,1
l’indicateur standardisé de mortalité
Niveau de diplôme
présente une forme en«U»(graphique).
Aucun diplôme déclaré 38,9 1,17 9,1 37,3
Les femmes avec un unique enfant ont
Certificat d'Études Primaires 35,5 0,92 7,1 38,6
un risque de décès de 3 % inférieur au BEPC 15,3 0,89 6,3 38,8
risque moyen de l’ensemble des femmes Baccalauréat et plus 10,3 0,79 5,6 39,7
aux mêmes âges. Cet avantage atteint
Groupe professionnel
un maximum de 10 % pour les femmes
Cadres et professions intellectuelles supérieures 4,6 0,78 5,7 39,4
ayant eu 3 enfants et diminue pour les
Professions intermédiaires 11,5 0,85 5,8 38,6
mères de 4 enfants. En revanche, avoir
Artisanes, commerçantes et chefs d'entreprise 8,6 0,90 7,3 38,4
5 enfants ou plus est alors facteur de Employées 37,4 0,96 7,0 38,5
surmortalité : + 15 %, comme pour les dont :
femmes sans enfant (+ 14%). Employées de commerce 5,0 0,85 6,6 39,0
Ces écarts de mortalité selon le nombre Employées administratives d'entreprise 12,7 0,93 6,8 38,7
d’enfants reflètent en partie les effets de Employées de la Fonction publique 11,0 0,98 6,9 38,4
l’environnement social et familial : vie de Personnels des services directs aux particuliers 8,7 1,05 7,7 37,8
Agricultrices exploitantes 12,2 0,97 6,4 38,1couple, naissance des enfants, activité
Ouvrières 25,7 1,19 9,0 37,2professionnelle et milieu social sont en
dont :effet fortement corrélés. Les femmes
Ouvrières qualifiées 11,8 1,15 8,6 37,4n’ayant jamais travaillé sont celles qui
Ouvrières non qualifiées 13,9 1,23 9,3 37,0ont le plus d’enfants : 3,1 en moyenne
1. Cf. Définitions.contre 2,3 pour celles qui ont toujours
Champ : femmes de 45 à 64 ans en 1982, nées en France métropolitaine et vivant en ménages ordinaires.travaillé avant 45 ans et 2,6 pour celles
Lecture : la surmortalité des non-diplômées est de 17 % par rapport à l’ensemble des femmes (ISM=1,17) et de 48 % par rapport
qui ont travaillé et ont connu des interrup- aux plus diplômées (1,17/0,79=1,48).
tions d’activité. Les femmes n’ayant jamais Source : échantillon de mortalité - enquête famille de 1982, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIERE1 logement (propriétaire ou locataire) et la Risque relatif de mortalité des femmes (Période 1982-2001)
densité d’occupation du logement (Défi-
Risque
nitions) permettent notamment d’appro-
relatif
cher le niveau de vie des ménages, les
Âge en 1982
ménages aisés étant plus souvent pro-
45-49 1
priétaires et disposant de logements
50-54 1,52*
plus grands (par rapport au nombre55-59 1,99*
d’occupants). La mortalité s’avère plus60-64 3,65*
élevée chez les locataires : + 15 % par
Niveau de diplôme
rapport aux propriétaires. Ce constat
Aucun diplôme déclaré 1
reflète des effets du niveau de vie, maisCertificat d'Etudes Primaires 0,83*
peut aussi résulter de l’état de santé deBEPC 0,84*
la population. Certaines personnes enBaccalauréat et plus 0,77*
mauvaise santé ne chercheraient pas à
Statut d'occupation du logement
acquérir de logement, et leur situationPropriétaire 1
expliquerait à la fois le fait qu’elles soientLocataire 1,15*
locataires et vivent moins longtemps. La2
Indice de peuplement du logement
mortalité est également plus élevée
Sous-peuplement 0,93*
lorsque les conditions de logement sontNormal 1
les moins favorables : + 30 % pour lesSurpeuplement 1,20*
femmes vivant dans des logements très
Groupe professionnel
densément peuplés (mais seulement
Cadres et professions intellectuelles supérieures 0,88*
2 % des femmes sont concernées) parProfessions intermédiaires 1
rapport à celles vivant dans des logementsArtisanes, commerçantes et chefs d'entreprise 1,02
peu peuplés (deux tiers des femmes).Employées de commerce 0,95
Employées administratives d'entreprise 1,05 D’autres facteurs, comme le fait d’avoir
Employées de la Fonction publique 1,06 perdu ses parents pendant l’enfance,
Personnels des services directs aux particuliers 1,10* pèsent sur la mortalité (tableau 2):le
Agricultrices exploitantes 1,12* risque de décès est plus élevé de 27 %
Ouvrières qualifiées 1,17* pour celles qui n’avaient plus ni père ni
Ouvrières non qualifiées 1,26*
mère quand elles avaient 10 ans, et de
Type d'activité, avant l'âge de 45 ans 8 % pour celles qui avaient seulement
Jamais travaillé 1,18* l’un des deux parents vivants. Ce résultat
Activité sans interruption 1 pourrait s’expliquer par l’influence des
A eu une ou plusieurs interruptions d'activité 0,94*
conditions de vie pendant l’enfance ou
Statut matrimonial à 45 ans par des facteurs biologiques (transmis-
Célibataire 1,29* sion de caractéristiques de santé hérédi-
Mariée 1 taires entre parents et enfants).
Veuve ou divorcée 1,17*
Enfants Sources
Pas d'enfant 1
1 enfant 0,92*
2 enfants 0,89* Les données proviennent de l’échantillon
3 enfants 0,85* de mortalité associé à l’enquête Famille de
4 enfants 0,89* 1982 qui a eu lieu en même temps que le
5 enfants ou plus 1,00 recensement. Elle portait uniquement sur
les femmes. La présente étude s’appuie surSurvie des parents quand la femme avait 10 ans
le suivi des décès éventuels sur la périodeLes deux survivants 1
1982-2001 de 82 000 femmes ayant de 45 àUn seul décédé 1,08*
64 ans en 1982, repérées par leurs caracté-Les deux décédés 1,27*
ristiques socio-démographiques à l’enquête
Tranche d'unité urbaine
Famille.
Rural 1
Les données sur les hommes proviennent
Unité urbaine de moins de 20 000 habitants 1,10*
de l’échantillon de mortalité associé au
Unité urbaine de 20 000 à moins de 200 000 habitants 1,05
recensement de 1982. Elles portent sur
Unité urbaine de 200 000 à moins de 2 millions d'habitants 1,09*
24 000 hommes de 45 à 64 ans en 1982.
Paris 1,10*
L’étude porte sur les personnes résidant en
1. Modèle de durée sur la probabilité de décès par année. France métropolitaine et nées en France.
2. Cf. Définitions.
* significatif (seuil 5%)
Note : Un coefficient supérieur à 1 indique une probabilité de décès chaque année plus forte que celle ren- Définitions
contrée dans la population de référence et un coefficient inférieur à 1 indique une mortalité plus faible. Par
exemple, pour des femmes ayant les mêmes caractéristiques (même situation familiale, même groupe profes-
sionnel, etc.), le risque annuel de décès des femmes vivant dans des logements surpeuplés est 20 % plus élevé
Indicateurs de mortalitéque celui des femmes qui vivent dans des logements normalement peuplés et 29 % plus élevé que les femmes
Les probabilités de décéder dépendentvivant dans des logements sous-peuplés (1,20/0,93=1,29).
fortement de l’âge. Pour comparer les risquesLes rapports entre probabilités de décès sont supposés invariants avec les années d’observation.
Champ : femmes de 45 à 64 ans en 1982, nées en France métropolitaine et vivant en ménages ordinaires. de décès de différents groupes d’individus
au sein d’une population, il est donc importantSource : échantillon de mortalité - enquête famille de 1982, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREayant un enfant, deux enfants, etc. et la proba-
Encadré
bilité de décéder des femmes n’ayant aucun
enfant, en neutralisant l’effet des autres
Les différences de mortalité selon la catégorie sociale caractéristiques introduites dans le modèle.
sont plus fortes pour les hommes que pour les femmes Le risque relatif de mortalité se déduit d’un
modèle de durée.
L’absence d’activité professionnelle est Pour les personnes ayant travaillé, les
associée à une mortalité plus forte, aussi différences de mortalité selon la position
Groupe professionnel
bien chez les femmes que chez les hom- sociale sont également plus marquées
Ce groupe est construit à partir des catégo-
mes, mais ce phénomène est nettement pour les hommes. Sur la période 1982-2001,
ries sociales de la femme si elle travaille ou
plus marqué pour ces derniers. Sur la pé- les ouvriers connaissent une surmortalité
a travaillé, celle de son mari si elle n’a ja-
riode 1982-2001, la surmortalité des hom- de 80 % par rapport aux cadres, alors que
mais travaillé et est mariée ou de son père
mes n’ayant jamais travaillé est de près de la différence entre ces deux catégories
sinon.
90 %, contre moins de 20 % pour les fem- sociales est de 50 % chez les femmes.
mes. Chez les hommes, le fait de n’avoir Pour les deux sexes, la mortalité est la
Histoire familiale et professionnelle
jamais occupé un emploi résulte plus sou- plus faible pour les cadres et la plus forte
avant 45 ans
vent que chez les femmes d’un handicap pour les ouvriers. Mais entre ces extrêmes,
Selon leur âge, la situation des femmes à
ou de problèmes de santé et plus rare- le classement des catégories sociales
l’enquête diffère. Pour disposer d’un indi-
ment d’un choix, ce qui se traduit alors par est différent chez les femmes et les hom-
cateur comparable entre individus, sont
des risques relatifs de décès plus élevés. mes.
retenues les histoires familiale et profes-
sionnelle vécues par les femmes avant
Mortalité des femmes et des hommes selon la catégorie socio-professionnelle
l’âge de 45 ans. Les femmes ayant déjà
(Indice Standardisé de Mortalité) (Période 1982-2001)
vécu en couple sans avoir été mariées
Indice Standardisé étant rares pour les générations étudiées,Distribution (en %)
de Mortalité (ISM)Catégorie socio-professionnelle les différences de mortalité constatées
selon l’indicateur construit à partir desFemmes Hommes Femmes Hommes
seuls mariages peuvent s’interpréter en
N’a jamais travaillé 16,3 5,6 1,16 1,87
fonction du fait d’avoir déjà ou jamais vécu
Travaille ou a déjà travaillé 83,7 94,4 0,96 0,96
avec un conjoint, marié ou non.
dont :
Cadres ou professions intellectuelles supérieures 2,8 10,6 0,78 0,64
Indice de peuplement (définition simplifiée)
Professions intermédiaires 9,4 16,0 0,82 0,89
L’indice de résulte de la
Artisans, commerçants ou chefs d’entreprise 6,8 10,4 0,86 0,85
confrontation directe du nombre de pièces
Employés 35,3 11,3 0,95 1,03
composant le logement et du nombre de
Agriculteurs exploitants 10,2 11,7 0,94 0,78
personnes vivant dans le logement. S’il y a
Ouvriers 19,2 34,4 1,14 1,17
au moins 2 personnes pour une seule
Ensemble 100,0 100,0 1,00 1,00
pièce, au moins 3 personnes pour 2 pièces
Champ : hommes et femmes de 45 à 64 ans en 1982, nés en France métropolitaine et vivant en ménages ordinaires. ou au moins 5 pour 3 pièces, on
Source : échantillon de mortalité - recensement de 1982 pour les hommes et enquête famille de 1982 pour les femmes, dit qu’il y a surpeuplement. S’ilya2per-
Insee
sonnes pour 2 ou 3 pièces, 3 personnes
pour 3 pièces, 4 personnes pour 3 ou 4 piè-
ces, 5 personnes pour 4 pièces ou 6 per-
de tenir compte des différences de structures soumises aux conditions de mortalité ob- sonnes et plus pour 4 ou 5 pièces, le
par âge entre groupes. Les quatre indicateurs servées en moyenne par âge entre 1982 et peuplement est dit normal. Sinon, il y a
suivants sont utilisés pour neutraliser les 2001. Pour la calculer, les quotients de sous-peuplement.
effets d’âge. mortalité ont été extrapolés pour les âges
L’indicateur standardisé de mortalité (ISM) les plus élevés.
est calculé, pour un groupe donné, comme La probabilité des femmes de décéder entre
le rapport entre le nombre de décès effecti- 45 et 64 ans est le pourcentage de femmes Bibliographie
vement observés entre 1982 et 2001 et le décédées avant 65 ans parmi une généra-
nombre de décès qui seraient survenus au tion fictive de femmes survivantes à 45 ans
cours de la période si ce groupe avait été et soumises aux conditions de mortalité ob- Desplanques G., « La mortalité des adul-
soumis à la mortalité par âge de l’ensemble servées en moyenne par âge entre 1982 et tes », Les Collections de l’Insee, 1985.
de la population. Un rapport supérieur à 1 2001. Mesrine A., « Les différences de mortalité
s’interprète comme une surmortalité dans Les risques relatifs de mortalité séparent la par milieu social restent fortes », Données
le groupe. contribution de divers facteurs pour expli- sociales, Insee, 1999.
L’espérance de vie des femmes à 45 ans quer les différences de mortalité. Par Nizard A., Vallin J., « La mortalité par état
est le nombre moyen d’années restant à exemple pour étudier l’effet propre du facteur matrimonial, mariage sélection ou mariage
vivre après cet âge, pour une génération « nombre d’enfants », on estime le rapport protection », Population, numéro spécial,
fictive de femmes survivantes à 45 ans et entre la probabilité de décéder des femmes Ined, septembre 1977.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr
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