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PDF - 74.3 ko - Bénéficiaires secondaires du crime, selon Karl Marx

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PDF - 74.3 ko - Bénéficiaires secondaires du crime, selon Karl Marx

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Ajouté le : 21 juillet 2011
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Dossier
Bénéficiaires secondaires du crime, selon Karl Marx
GregorySalle
1. Notons que sa traduction prend des libertés avec le texte original, et le clôt arbitrairement en coupant un passage conclusif sur Mandeville. On peut la comparer avec celle de Jean Malaquais et Maximilien Rubel (elle-même recopiée avec une erreur…). 2. Cette hostilité est, il est vrai, lisible dans les grandes œuvres politiques. Sur l’origine et les usages de cette notion, voir R. Huard, « Marx et Engels devant la marginalité : la découverte du lumpenprolétariat », Romantisme, 18 (59), 1988, p. 5-17, disponible sur Persee.fr
1 cges reconnus de son vivant par l’auteur, lesThéories e court passage de Marxest extrait d’un ensemble inachevé, au sens où il ne fait pas partie des ouvra-sur la plus-value. Il s’agit de manuscrits rédigés entre 1861 et 1863, puis édités par Kautsky entre 1905 et 1910. Aupa-ravant, quand Kautsky avait demandé à Marx ses œuvres complètes pour édition, celui-ci avait répondu qu’il fau-drait d’abord « les écrire complètes »… En France, les Théories sur la plus-value ontété publiées par les Édi-tions sociales en 1974 sous la direction de Gilbert Badia, en tant que « Livre IV du Capital », selon une indication de Engels. L’extrait ci-dessous s’inscrit dans des dévelop-pements sur la distinction entre travailleurs productifs et improductifs. Par son contenu, ce texte occupe une place à part. On retient généralement de Marx ses anathèmes contre le lumpenproletariat (prolétariatloqueteux, en haillons ou en guenilles), couche parasitaire sinon ennemie, versatile, complaisante à l’égard des classes possédantes, volon-2 tiers corruptible. Quant à la sociologie du crime, anglo-américaine notamment, elle ne retient souvent qu’un résumé simpliste autour des liens entre pauvreté et cri-minalité, des intérêts de classe servis par le droit pénal et de la répression étatique. Ce texte atypique défie ces clichés. Sa clarté et son brio dispensent de tout commen-taire superflu; signalons simplement sadrôlerie, son ton un peu incertain, mi-ironique mi-sérieux, où s’exprime le talent proprement littéraire de Marx. Du point de vue de l’héritage de Marx, le texte n’a guère dépassé le stade de l’intuition géniale, de la source
savoir/agir13
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