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Projections de population aux Antilles-Guyane à l'horizon 2030

De
32 pages
S O M M A I R E Préambule ................................................................................................. 2 Les scenarii utilisés ................................................................................... 3 Données de cadrage pour les trois départements français d’Amérique.... 4 Données de cadrage : Guadeloupe........................................................................................ 5 Guyane............................................................................................... 7 Martinique........................................................................................... 9 Principaux résultats des projections à horizon 2030 ............................... 11 La population à l’horizon 2030 : Guadeloupe...................................................................................... 12 Martinique......................................................................................... 17 Guyane............................................................................................. 22 L’outil OMPHALE .................................................................................... 28 Définition des quotients ........................................................................... 30 Bibliographie............................................................................................
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S O M M A I R E

Préambule ................................................................................................. 2
Les scenarii utilisés ................................................................................... 3
Données de cadrage pour les trois départements français d’Amérique.... 4
Données de cadrage :
Guadeloupe........................................................................................ 5
Guyane............................................................................................... 7
Martinique........................................................................................... 9
Principaux résultats des projections à horizon 2030 ............................... 11
La population à l’horizon 2030 :
Guadeloupe...................................................................................... 12
Martinique......................................................................................... 17
Guyane............................................................................................. 22
L’outil OMPHALE .................................................................................... 28
Définition des quotients ........................................................................... 30
Bibliographie............................................................................................ 32













Préambule

Projections… pas prévisions
Les projections de population consistent à prolonger les tendances du passé. Ce ne sont pas des
prévisions. Le principe retenu ici consiste à estimer les effectifs d’une population par sexe et âge
d’une année en fonction de ceux de l’année précédente, en les faisant vieillir, mourir ou migrer et
en intégrant de nouvelles naissances. C’est le principe de la méthode des composantes,
également utilisée par Eurostat, l’office statistique européen.

Les projections de population ont pour point de départ la population par sexe et âge au premier
janvier 2005 et intègrent des données sur la mortalité, la fécondité et les migrations de 1970 à
2005. L’horizon de projection est le 1er janvier 2030.

D’une année sur l’autre, la population évolue en fonction des décès, des naissances et des
mouvements migratoires (émigration et immigration). Les décès résultent de l’application à la
population par sexe et âge détaillé au premier janvier des quotients de mortalité projetés pour
l’année. Les naissances sont obtenues en appliquant des taux de fécondité par âge projetés aux
effectifs des femmes de chaque âge (entre 15 et 50 ans). L’excédent migratoire par sexe et âge
projeté est ajouté aux survivants de l’année (population au premier janvier diminuée des décès).

Les populations régionales utilisées sont celles issues des estimations de population disponibles
mi-2006. Elles n’intègrent donc pas d’éventuelles révisions ultérieures. Les dynamiques de
peuplement sont décrites sous l’hypothèse que les tendances appliquées se répliquent d’année en
année, sans intégrer les réactions complexes qu’elles peuvent susciter. Ces projections ne
peuvent donc s’assimiler à des prévisions : il n’est pas affecté à priori de probabilité aux
hypothèses retenues. Pour autant, les phénomènes majeurs comme la croissance de la
population en Guyane et son vieillissement aux Antilles, se produiront inévitablement.


2
Les scénarii utilisés
Le scenario central, qualifié également de scénario tendanciel, puisqu’il prolonge les tendances
observées dans le passé, retient les hypothèses suivantes (hypothèses tendancielles) :
Le maintien des quotients de fécondité : les quotients de fécondité (ou la descendance finale) sont
maintenus à leur niveau estimé pour la période 1999 - 2005 jusqu’à l’horizon de projection.
L’indicateur conjoncturel de fécondité, qui est la somme de ces quotients demeure inchangé.
La prolongation des gains d’espérance de vie observés au cours des 15 dernières années en
métropole : les écarts d’espérance de vie entre les hommes et les femmes se réduisent. Les
quotients de décès des régions évoluent parallèlement à cette tendance sous l’hypothèse que les
différences de mortalité entre régions vont se maintenir.
Le maintien des quotients migratoires de référence par sexe et âge de la période 1990 - 2005 sur
toute la période de la projection.
A partir de ce scénario central, on fait varier l’une des trois hypothèses pour obtenir des variantes :

Le scenario « fécondité basse » :
Ce scénario fait converger l’indice conjoncturel de fécondité (ICF) vers une valeur cible en 2010
qui correspond à l’ICF de la zone moins 0,2. Ainsi, en Guadeloupe, on passe de 2,4 enfants par
femme en 2005 à 2,2 en 2010, en Martinique de 2,0 à 1,8 et en Guyane de 4,0 à 3,8.
Les autres hypothèses (mortalité et migrations) restent inchangées.

Un scenario « alternatif de fécondité basse », mais uniquement pour la
Guyane :
Ce scenario fait converger l’indice conjoncturel de fécondité (ICF) vers une valeur cible de 3,5
(3,46) à horizon 2020.
Les autres hyngées.

Le scenario sans migrations :
Ce scénario est une projection dans laquelle tous les quotients migratoires sont mis à zéro. Il
constitue une variante pour appréhender leur impact sur les projections régionales.
Les hypothèses de fécondité et de mortalité restent inchangées.

Guadeloupe et Martinique
Nom du scénario Hypothèse de mortalité Hypothèse de fécondité Hypothèse migratoire
I : central sur 1990-2005 Tendancielle Maintien de l’ICF Période de référence
1990 - 2005
K : fécondité basse Tendancielle Baisse de l’ICF de Période de référence
0,2 à horizon 2010 1990 - 2005
N : sans migrations Tendancielle Maintien de l’ICF Migrations nulles

Guyane
Nom du scénario Hypothèse de mortalité Hypothèse de fécondité Hypothèse migratoire
I : central sur 1990-2005 Tendancielle Maintien de l’ICF Période de référence
1990 - 2005
K : fécondité basse Tendancielle Baisse de l’ICF de 0,2 Période de référence
à horizon 2010 1990 - 2005
GY : forte baisse de la Tendancielle Baisse de l’ICF à 3,5 Période de référence
fécondité à horizon 2020 1990 - 2005
N : sans migrations Tendancielle Maintien de l’ICF Migrations nulles

3

Données de cadrage pour les trois Départements Français d’Amérique

Les Antilles françaises de 1960 à 2005 : vieillissement de la population
Dans les 20 années de l’après guerre, la croissance des populations antillaises est rapide grâce à
une fécondité encore élevée et un taux de mortalité qui se réduit. Les premiers signes de baisse
tendancielle de la fécondité apparaissent à partir de 1960 à la Martinique et de 1965 en la
Guadeloupe. Cette baisse se traduit par la chute de l’indicateur conjoncturel de fécondité qui
passe de 5,5 enfants par femme à moins de 3,5, en dix ans.
Cette modification historique du comportement ne suffit pas à expliquer la chute des naissances,
qui se poursuit encore à ce jour. La forte émigration des Antilles vers la France métropolitaine,
entre 1961et 1975 est le facteur le plus déterminant. Elle concerne pour l’essentiel les jeunes
adultes de 20 à 30 ans, et est composée à la fois d’hommes et de femmes.
Au milieu des années 1970, l’augmentation du chômage en France métropolitaine ralentit cette
émigration. Les années 1980 sont marquées par des retours au pays. Durant ces années, les
soldes migratoires deviennent positifs : les Antilles accueillent des personnes de 30 à 60 ans,
accompagnés de jeunes enfants, qui équilibrent les départs de jeunes adultes.
Dans les années 1990, les départs de très jeunes adultes s’amplifient : ils quittent leur île pour
poursuivre leurs études, ou chercher du travail. Le solde migratoire redevient négatif.

4
Données de cadrage Guadeloupe
De 1961 à 2005, la population de la Guadeloupe passe de 283 223 habitants à presque 445
000. Le taux de croissance annuel moyen est de 1,0 % sur l’ensemble de la période. C’est
entre 1967 et 1982 qu’il est le plus faible, inférieur ou égal à 0,5 %. Aujourd’hui, le taux
annuel moyen de croissance de la population se situe autour de 0,8 %.

Évolution de la population de la Guadeloupe aux différents recensementsMilliers
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010
Source : Insee - Recensement de la population (dénombrement), État-civil.


1961-1967 1967-1974 1974-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2005
Taux d'évolution global en % 1,66 0,53 0,16 2,07 0,98 0,75 (p)
- dû au solde naturel en % 2,76 2,61 1,19 1,29 1,22 1,08 (p
- dû au solde migratoire en % -1,10 -2,08 -1,03 0,78 -0,24 - 0,33 (p)
Source : Recensements de la population (dénombrements), Etat civil

La population de la Guadeloupe vieillit
En 2005, le taux de natalité (rapport du nombre de naissances à l’ensemble de la population) a
été divisé par deux depuis les années 1970. Il est à peu près stable depuis l’an 2000. Le taux de
mortalité (rapport du nombre de décès à l’ensemble de la population) est sur la même tendance
depuis plusieurs décennies. L’espérance de vie est identique à celle de la France.

Structure de la population en 2005
0 - 19 ans 31,6
20 - 59 ans 53,3
60 - 64 ans 3,9
65 ans et plus 11,2

5
Evolution des taux de natalité et mortalité en Guadeloupe de 1950 à 2005
(unité : pour mille)
35,00
30,00
Taux de natalité
25,00
20,00
15,00
Taux de mortalité
10,00
5,00
0,00
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005


Espérance de vie en 2005
Hommes 77,4 ans
Femmes 84,0 ans

La croissance démographique de la Guadeloupe est assurée par un solde naturel positif. Le solde
migratoire est négatif. On observe toujours une forte érosion dans les tranches d’âge des jeunes
adultes (départ pour les études, la recherche d’emploi, etc.), tandis que les retours au pays, plutôt
vers l’âge de la retraite, ne suffisent pas à compenser les départs.

Quotients migratoires en Guadeloupe
0,04
0,03
0,02
0,01
0
1 6 11 16 21 26 31 36 41 46 51 56 61 66 71 76
-0,01
-0,02
-0,03
-0,04
Hommes Femmes


6
Données de cadrage Martinique
En Martinique, entre 1961 et 2005, la population est passée de 292 062 habitants à environ
396 000. Le taux de croissance annuel moyen est de 0,7 %. Durant la première partie de
cette période, il se situait à plus de 1,5 % et a ensuite considérablement chuté. Aujourd’hui,
il est de 0,6 %.


Évolution de la population en Martinique aux différents recensements
Milliers
500
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010




1961-1967 1967-1974 1974-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2005
Taux d'évolution global en % 1,53 0,21 0,15 1,13 0,66 0,56 (p)
- dû au solde naturel en % 2,58 1,97 1,14 1,12 0,99 0,74 (p
- dû au solde migratoire en % -1,05 -1,75 -0,99 0,01 -0,33 -0,18 (p)
Source : Recensements de la population (dénombrements), Etat civil


La population de la Martinique vieillit
En 2005, sa structure est quasiment identique à celle de la France. Le taux de natalité (rapport du
nombre de naissances à l’ensemble de la population) continue de baisser : depuis les années
1970, il a été divisé par 3. Le taux de mortalité (rapport du nombre de décès à l’ensemble de la
population) est sur la même tendance depuis plusieurs décennies. Depuis 2000, il ébauche une
inflexion qui reste à confirmer. L’espérance de vie est identique à celle de la France.


Structure de la population en 2005
0 - 19 ans 29,3
20 - 59 ans 53,4
60 - 64 ans 4,1
65 ans et plus 13,2




7
Évolution des taux de natalité et mortalité en Martinique de 1970 à 2005
(unité : pour mille)
35,00
30,00
25,00
20,00 Taux de natalité
15,00
Taux de mortalité10,00
5,00
0,00
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005


Espérance de vie en 2005
Hommes 77,6 ans
Femmes 84,0 ans


La croissance démographique de la Martinique, inférieure à celle de la France, est assurée par un
solde naturel positif. Le solde migratoire est lui, négatif. On observe toujours une forte érosion
dans les tranches d’âge des jeunes adultes (départ pour les études, la recherche d’emploi, etc.),
tandis que les retours au pays ne suffisent pas à compenser les départs.

Quotients migratoires en Martinique
0,04
0,03
0,02
0,01
0
-0,01
-0,02
-0,03
-0,04
Hommes Femmes

8

1
4
7
10
13
16
19
22
25
28
31
34
37
40
43
46
49
52
55
58
61
64
67
70
73
76
79
82La Guyane de 1960 à 2005 : population très jeune et forte croissance
De 1961 à 2005, la population de la Guyane est passée de 33 505 habitants à presque 200 000.
Le taux de croissance annuel moyen est de 4,1 % sur cette longue période. Au plus fort de la
croissance, entre 1982 et 1990, ce taux était de 5,8 % par an. Depuis, la croissance
démographique est restée vive : chaque année depuis 1999, elle croit de 3,5 %, ce qui représente
un gain de plus de 40 000 personnes depuis 1999. L’excédent de la natalité sur la mortalité est le
principal facteur de cette augmentation. Le solde apparent des flux migratoires demeure positif et
représente le quart du gain de la population.


Milliers Évolution de la population en Guyane aux différents recensements
250
200
150
100
50
0
1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010



1961-1967 1967-1974 1974-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2005
Taux d'évolution global en % 4,78 3,14 3,87 5,79 3,57 3,49
- dû au solde naturel en % 2,29 2,32 1,87 2,34 2,73 2,69
- dû au solde migratoire en % 2,50 0,82 2,00 3,45 0,84 0,80
Source : Recensements de la population (dénombrements), Etat civil


En 2005, la population de la Guyane est très jeune
44 % ont moins de 20 ans, et seulement 6% plus de 60 ans. Le taux de natalité (rapport du
nombre de naissances à l’ensemble de la population) est très élevé. Mécaniquement, le taux de
mortalité (rapport du nombre de décès à l’ensemble de la population) est très faible. Cette
structure des taux était déjà présente sur une longue période. L’espérance de vie, plus faible que
sur l’ensemble de la France, continue de croitre.


Structure de la population en 2005
0 - 19 ans 44,3
20 - 59 ans 49,7
60 - 64 ans 2,1
65 ans et plus 3,9

9
Évolution des taux de natalité et mortalité en Guyane de 1970 à 2005
(unité : pour mille)
35,00
Taux de natalité
30,00
25,00
20,00
15,00
Taux de mortalité
10,00
5,00
0,00
1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2005



Espérance de vie en 2005
Hommes 74,1 ans
Femmes 81,7 ans


Si les trois quarts de la croissance de la population sont assurés par le solde naturel (différence
des naissances et des décès), le reste provient du solde migratoire. Les profils migratoires retenus
dans les projections sont ceux observés entre 1990 et 2005.

Quotients migratoires en Guyane
0,06
0,05
0,04
0,03
0,02
0,01
0,00
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75
-0,01
-0,02
Hommes Femmes

10

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