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Questions générales - compte-rendu ; n°1 ; vol.26, pg 204-215

De
13 pages
L'année psychologique - Année 1925 - Volume 26 - Numéro 1 - Pages 204-215
12 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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1° Questions générales
In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 204-215.
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1° Questions générales. In: L'année psychologique. 1925 vol. 26. pp. 204-215.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1925_num_26_1_6247204 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
Definitions and Delimitations of Psychological Forms. III. — Ps.
Bui., XXII, 6, 1925, p. 370-374.
Dans les tomes XV et XIX du Ps. Bul., ont paru les deux premiers
rapports du Comité de V American Psychological association, qui
s'occupe à fixer la terminologie.
Les expressions envisagées ici sont au nombre de 28 ,1'ordre alpha
bétique n'étant nullement observé) et concernent la perception et
l'aperception, l'image, l'idée, la présentation et la représentation,
l'imagination, la mémoire, la reconnaissance, l'intellect, l'intelligence
et la pensée.
Voici, à titre d'exemple, le paragraphe consacré a la mémoire :
« 70. Memory :
« a) Consciousness of past experience as past.
« b) All influence from past that consciously or in-
consciously tends to affect present experience.
c) An experience which reproduces a former presentation, but
which is not itself a presentation ». H. P.
II. — Anatomo-Physiologie Nerveuse. Neurologie.
1° Questions générales
G. FANO. — Le Cerveau et le Cœur, avec Préface d'E. Gley. —
In-16 de 211 p. Paris, Alcan, 1925. Prix : 10 francs.
Dans son œuvre toujours originale, le physiologiste italien fait
toujours preuve d'une imagination hardie et d'une riche pensée.
On s'en apercevra à la lecture de ce recueil des conférences qu'il
a faites à Barcelone et à Madrid et consacrées à trois grandes ques
tions, celle de la matière vivante, celle de l'inhibition et de la volonté
— le cerveau — , celle de l'excitabilité et de l'automatisme — le
cœur. — II y a à tout moment des suggestions intéressantes, des
aperçus originaux. On ne s'attendait probablement pas à rencontrer
sous la plume d'un physiologiste cette affirmation que la physiologie
n'est pas seulement une science naturelle, mais une science morale,
parce que, dit Fano, « l'intime collaboration des tissus pour la défense
de l'organisme entier et de ces parties spécialement qui en font un
être réagissant et sensible, nous offre des exemples admirables que
nous devrions fidèlement suivre pour discipliner et diriger notre vie
consciente » (p. 208),
C'est que Fano a des sympathies pour une philosophie animiste,
étant enclin à supposer « que les fonctions inconscientes résulteraient
d'un agent particulier qui opérerait d'une façon semblable à la vo
lonté, ce même agent qui, dans les centres nerveux, trouve les condi
tions physiques, chimiques et structurales pour se révéler d'une
façon consciente et qui élève l'homme à une si grande puissance 136).' volontaire et sensorielle » (p.
Mais ce sont là vues hasardées, qui complètent une étude expéri
mentale précise sur les fonctions inhibitrices du cerveau chez la ANATOMO-PHYSIOLOGJE NERVEUSE. NEUROLOGIE 205
tortue, d'où se dégage un scheme mécanique en accord avec les ré
sultats des belles recherches de l'auteur.
« L'appareil encéphalique, nous dit-il, pourrait être ainsi très
schématiquement représenté par une horloge à pendule, pour ce qui
regarde sa capacité de déterminer des mouvements volontaires. Les
facultés automatiques du bulbe seraient comparables au ressort, le
cerveau moyen à l'échappement, le cerveau antérieur au pendule
qui met en mouvement l'ancre et distribue dans le temps les énergies
accumulées respectivement par les activités nutritives ou par la
charge ».
L'acte volontaire résulterait de l'inhibition, par les hémisphères et
les couches optiques, de l'arrêt inhibiteur exercé par les lobes optiques
sur les centres actifs du bulbe.
L'excitation consisterait en la main levée d'une inhibition. Ici la
conception, fort intéressante, est toute proche des faits expériment
aux.
G. Fano montre bien ainsi le double aspect d'un tempérament
d'expérimentateur précis et prudent, et d'inventeur hardi. H. P.
E. LUGARO. — Existe-t-il une énergie nerveuse ? III. Il est possible
d'expliquer le fonctionnement psychique sans l'hypothèse d'une
énergie nerveuse. — Scientia, XIX, 9, 1925, Suppl. français,
p. 69-80.
Comme conclusion de sa discussion du concept d'énergie nerveuse
parue en trois articles dans Scientia, Lugaro cherche à rendre compte
des processus psychologiques sans faire appel à la notion d'une
« énergie nerveuse » conçue comme ayant une véritable spécificité
(par exemple sous forme d'énergie « vitale »).
Dans chaque fonction nerveuse élémentaire, dit-il, on voit entrer
en jeu des phénomènes bio-électriques, des modifications physico
chimiques coordonnées (mouvements d'ions, variations de tension
superficielle, de perméabilité, de charge électrique), des modifications
chimiques qui peuvent présenter une spécificité très fine. Mais,
dans ces processus complexes il n'y a pas place pour l'énergie ner
veuse.
Les sensoriels dépendent de réactions spécifiques héré
ditairement préformées sous forme de quelques chimiotactismes ner
veux ; et l'ensemble des réactions spécifiques innombrables d'un
individu, sous forme affective particulièrement, constitue le caract
ère.
La localisation des sensations s'effectue en vertu d'une intégration
dans des complexes cœnesthésiques distincts « qui, par leur coor
dination forcée, construisent précisément l'espace, le temps, le mou
vement » et, en fait, le lien anatomique qui domine tout le méca
nisme de l'association et de l'évocation.
A côté de la réaction spécifique, le second facteur est celui de
l'association, acte fonctionnel, mais suivant, du moins dans ses
grandes lignes, des voies préformées. Il existe de véritables centres
d'association, siège spécifique de la mémoire qui ne peut s'identifier
avec la perception sous peine de rester une hallucination trompeuse.
Ces centres se seraient développés, en marge des véritables centres •
206 -ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
sensoriels, «par l'effet du neurotropisme générique des neurones; fonc
tionnant simultanément ».
La, spécificité sensorielle se perdant dans les : fibres ; réunissant les
deux centres doit être rétablie rpar les centres ) mnémoniques eux-
mêmes en vertu d?une aptitude héréditaire à une réaction spécifique.
Les centres; mnémoniques ne restituent pas ce qufils ont reçu, mais
donnent ce qu'ils possèdent, -ce sont des cloches résonnant au son
mais donnant aussi leur son propre à la percussion directe.
« La spécificité native des éléments des centres mnémoniques
peut être considérée comme l'écho, le résidu de la spécificité des
centres sensoriels dont ils dérivent phylogénétiquement », d'où
^affinité des caractères du souvenir et de la sensation.
Dans la perception l'union de sensations élémentaires est régie par
la simultanéité des stimuli, dans le souvenir par un lien associatif
que crée l'expérience (sous forme rde connexions ; nouvelles, œuvre
du neurotropisme des neurones fonctionnant simultanément ou
presque, non tant connexions anatomiques nouvelles que mise nou
velle en état de fonctionnement de connexions préformées).
Dans tout cet exposé, la notion d'énergie nerveuse n'a jamais été
envisagée. H. P.
F. DERCUM. — The thalamus in the physiology and pathology of
mind (Le thalamus dans la physiologie et là pathologie de l'esprit),
— Archives of Neurology and Psychiatry, XIV,. 3, ;1925.
Auithalamus — qui est le siège de toute la gamme des sensations
€t des sentiments — ■ appartient; la réactivité émotionnelle, tandis
que. du cortex, auquel il est étroitement relié, dépend l'activité
discriminative et synthétique. Le œrtex a. la prépondérance sur 'le
thalamus, soumis/à une inhibition.
JL'intensité des sensations qui passent du thalamus à la sphère
corticale, et le i degré de l'action du cortex sur le forment
un équilibre qui peut être modifié. La transmission corticale est
influencée par l'action métabolique des glandes à sécrétion interne,
augmentée quand i prédomine le groupe des glandes cataboliqaes
(thyroïde, hypophyse, surrénale), diminuée quand prédomine le
groupe antagoniste. .Les fluctuations sont :très exagérées dans les
cas pathologiques, avec modifications inverses- dans la manie et la
mélancolie. Les poumons agissent sur le > thalamus, et, indirectement,
parsoniintermédiaire, sur les processus corticaux.
Il y a d'ailleurs réaction du thalamus sur le métabolisme et les
sécrétions, glandulaires. H. P.
G. VAN RIJ-NBERK. — Idées actuelles «t derniers, tea vaux concer
nant les fonctions dm ceiveiet. — Ar. néerl. de Ph.,X,2, 1925,
p. 155-182. — Les dernières Tecàerehes' relatives i à la question de
» la localisation: dans le cervelet. — !M,ip. ^183*301.
?.Les Archives néerlandaises de 'Physiologie ont consacré un numéro
entier à: la publicationvdes deux; importantes itwdes/dèvaniRijnberk.
Sans pouvoir ici les analyserodaas leur »détail, »essayons cependant
d.?en» dégager les idées «tles.conclusions les plus importantes. L'auteur
qui f connaît admirablement i la question a ; passé ? au > crible ; de sa eri - ■
i
ANATOMO-UHYStftLOfifcE 'NERVEUSE. NEUROLOGIE 3Ö7
tique toutes, les théories concernant la ou lesf onctions du cervelet, et
«n particulier la fameuse fonction d'équilibration, :nœud autour
duquel tourne toute la discussion. Pour lui, les inductions morphol
ogiques relatives à la fonction cérébellaire ont fourni peu d'idées
utiles et durables, et aucune preuve n'a été donnée de la fonction
-d'équilibre. La doctrine la plus « magistrale » lui senible être celle de
Luciani, bien que n'étant toute récente. ;En effet, dit-il, itoutes
les blessures expérimentales faites sur les animaux, toutes les études
de par arme à feu, examinées sur l'homme, ont confirmé
presque en tous les points cette doctrine. A la destruction du cervelet
succèdent de nombreux phénomènes qui, avec le temps, changent
d'intensité et même de nature. Quelques disparates qu'ils appar
aissent au premier abord, on peut tous les- ramener à la perturbation
d'une même fonction fondamentale : la fourniture, dans une mesure
conforme aux besoins, detonus aux muscles striés du squelette. Cette
mesure du tonus, est réglée par les excitations . que les voies nerveuses
afférentes conduisent vers le cervelet : excitations provenant des
muscles eux-mêmes, ou de l'organe de l'équilibre (que l'auteur me
précise pas) ou du cerveau. Après lésion du cervelet, les systèmes
de signalisation, de coordination, ou simplement moteurs, par
viennent plus ou moins à régler eux-mêmes de façon à peu près
convenable la mesure du tonus des muscles du squelette. Au début
de ce transfertjileurs réactions sont; fréquemment impétueuses et;peu
conformes au but. Plus tard, un rétablissement convenable peut être
atteint.
En ce qui concerne les localisations de cette distribution, de cette
régulation plutôt, du tonus par le cervelet, l'auteur, .de nombreuses
expériences personnelles sur des chats, et des; travaux existant déjà
dans la littérature, déduit les conclusions; suivantes::
II y a réellement, dans le cervelet des mammifères, et aussi pro
bablement v dans celui de l' ho mme , ; des territoires circonscrits déter
minés , ■ des « centres » exerçant de préférence une action ; sur la régu-
lation; du tonus de groupes de muscles déterminés. Geseentres seraient
pour les muscles du cou, le lobulus simplex ; pour les muscles de>la
.patte antérieure homolatérale, le crus I et le lobulus ansiformis,;
(pour ceux de;la patte postérieure homolatérale, le crus II et le lobulus
•paramedianus ; à l'intérieur de; ces centres, existeraientfprobablement
une représentation spéciale ;pour les différents groupes de muscles
fonctionnels du membre. Ces conclusions sont en accord avec le: schéma
fonctionnel de Bolk. Toutes les autres déductions de cet auteur re
latives à l'existence d'autres centres dans les autres lobes, seraient
purement hypothétiques, selon R, ainsi que toutes les autres; i
nductions fonctionnelles que'l'on a pu faite, et qui ne sont confirmées,
dit l'auteur, ni par les résultats d'expérienees, ni par les (constata
tions cliniques. M. F.
R. LERICHE et R. FONTAINE. — Sur la sensibilité ^e la chaîne
syjnpathique cervicale et dea rameaux. communicants chez rhomme.
— R. N., XXXII, J, A, 1925, p. 484-4S7, et Gazette des.Hôpitaux
5 et .7 mai »1925.
Les auteurs apportent une. démonstration directe de la sensibilité 208 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
propre du sympathique : en pratiquant des interventions sous anes-
thésie locale sur le sympathique cervical, ils ont procédé à des ex
citations mécaniques ou électriques de la chaîne sympathique dé
nudée.
Par excitation du ganglion cervical supérieur, le sujet accuse des
douleurs assez fortes en arrière de l'oreille et dans les dents du maxill
aire inférieur (avec prédominance auriculaire si l'excitation porte
sur le pôle supérieur du ganglion) ; il y a en même temps de la my-
driase et de l'exophtalmie. Les mêmes effets sont obtenus par exci
tation des rameaux communiquants Câ et C3. Au-dessus du gan
glion, l'excitation du tronc sympathique engendre des douleurs per
sistantes dans tout le maxillaire inférieur, les dents surtout (pou
vant durer plusieurs jours). L'excitation du ganglion étoile est suivie
de douleur à gauche dans la région précordiale qui irradie dans le
bras quand la partie supérieure du ganglion est excitée ; celle des
rameaux communiquants donne une forte irradiation douloureuse
vers le bras, et, le dernier rameau cervical commande une douleur
à l'angle inférieur de l'omoplate.
Cela indique une distribution topographique segmentaire de la
sensibilité différente de la distribution spinale. Le ganglion supé
rieur et le tronc cervical commandent la sensibilité douloureuse de
la face, de l'oreille, du maxillaire inférieur ; le ganglion étoile, à la
région supérieure, le bras, et à son inférieure la région précordiale ;
le rameau communiquant C6 est en rapport avec la totalité du bras.
H. P.
N. A. MISLAWSKY et G. A. SCHTSCHERBAKOFF — Zur
Fiage der Leitungsgeschwindigkeit im sympatischen Nervensys
tem (Sur la question de la vitesse de conduction du système nerveux
sympathique). — Pf. A., CCX, 415, 1925, 618-619.
Mesure de la vitesse, en s'adressant au mouvement de la memb
rane nictitante du chat, par excitation électrique du sympathique.
En comparant le temps de latence de la réaction suivant la posi
tion des électrodes, on obtient, pour un parcours de l'influx inté
ressant le ganglion cervical supérieur, 23 centimètres par seconde,
pour un parcours précédant le ganglion 37
et, pour le total, la vitesse, moyenne, de 30 centimètres par
seconde. La présence du. ganglion entraîne donc un retard de trans
mission correspondant à sa traversée. Les résultats concordent avec
ceux de Karplus et Kreidl. P. B.
CHARLES S. SHERRINGTON. — Remarks on some aspects of
reflex inhibition (Remarques sur4 quelques aspects de V inhibition
réflexe). — Pr. of R. S., B. 97, 686, p. 529-544.
Sous ce titre modeste, Sherrington apporte une théorie de l'inhi
bition réflexe fondée sur les résultats de nombreuses années de re
cherches expérimentales.
Il commence par exposer le schéma du mécanisme de l'excitation
réflexe, lorsque la stimulation d'une fibre afférente suscite une r
éponse motrice, schéma conforme à la loi du tout ou rien et à toutes
les données expérimentales acquises sur les caractères propres de ce ■
NERVEUSE. NEUROLOGIE 209 A.NAT0M0-PHÏS10L0GIE
réflexe. Ensuite, il superpose à ce schéma le schéma de l'inhibition
réflexe, obtenue quand on stimule des fibres afférentes de l'autre
côté, l'effet de cette stimulation étant d'empêcher ou de diminuer
l'effet réflexe de la des fibres afférentes homolàtérales,
Tout se passe comme si, au niveau des centres réflexes, le pro
cessus nerveux émanant des fibres à fonction inhibitrice provoquait
un phénomène antagoniste de celui provoqué par l'action des fibres
excitatrices. Celle-ci peut être considérée comme liée à une accumul
ation d'ions excitateurs, à un accroissement de concentration ; le
processus inhibiteur consistera en une déconcentration, en une neu
tralisation chimique ou électrique des ions excitateurs, en un pro
cessus tel que la neutralisation en est la conséquence ; en fait, l'inhi
bition n'est pas conditionnée par une excitation préalable, elle la
peut précéder, créer un état positif inverse de l'état d'excitation.
C'est ainsi qu'une stimulation des nerfs afférents contralatéraux
peut diminuer ou supprimer une réponse réflexe à une excitation
consécutive des nerfs homolatéraux. Après de fortes excitations,
l'inhibition est favorisée ; symétriquement, après de fortes inhibi
tions, l'excitation est favorisée. Dans le détail, la symétrie des deux
processus est complète, leurs effets étant inverses, en sorte que l'on
obtient une somme algébrique de leurs actions propres. Le di
agramme établi par Sherrington permet des déductions, qui sont en
accord avec la totalité des faits établis et qui sont nombreux grâce
à de patientes et systématiques recherches.
Pour la première fois, nous voyons se préciser la notion du méca
nisme nerveux du processus inhibiteur, et, de ce chef, le travail de
Sherrington a une importance considérable. Il mérite d'être étudié
de très près. H. P.
J. RAMSAY HUNT. — Une théorie sur le mécanisme de l'inhibi
tion dans le système nerveux central. — Enc, 1925, 5, 297-300.]
L'importance psycho-neurologique de l'inhibition paraît capitale.
L'auteur fait remarquer que dans le système neuro-végétatif l'inhi
bition et l'excitation ont des appareils différents. Ainsi doit-il en
être aussi dans le système cérébro-spinal. Il y a des cellules qui sont
présentes chacun de ses centres: les cellules II de Golgi, cellules
à dendrites et axone très ramifiés. Ce sont elles qui dans le striatum
dégénèrent en cas de chorée, tandis que dans la maladie de Par
kinson ce sont les grosses cellules à cylindre-axe long. Si la maladie
de Parkinson consiste dans la disparition delà fonction excitatrice
et la chorée dans celle de l'inhibition, il deviendrait vraisem
blable qu'à de tous les étages de système nerveux les cellules II de
Golgi représentent l'appareil d'inhibition. H. W.
RAYMOND DODGE. — The hypothesis of inhibition by drainage
(L'hypothèse de l'inhibition par drainage). • — Pr. of N. Ac. of Se.,
XI, 11, 1925, p. 689-691.
A la conception développée par Me Dougall émise déjà par Herzen,
Schiff, Setschenow, adoptée par William James, que l'inhibition
consiste en un drainage de l'énergie nerveuse de certains neurones
en des voies différentes de celles où elle serait normalement conduite,
l'année psychologique, xxvi. 14 210 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
l'auteur fait des objections de doctrine et de fait. En théorie la con
ception requiert une théorie hydrodynamique de l'influx nerveux
qui paraît périmée, et ne peut s'accorder avec la loi du tout ou rien.
Ea fait, une série d'expériences destinées à un contrôle direct de la
théorie et consistant à enregistrer le réflexe rotulien ou le réflexe
palpébral suscitant ou non en même temps une réaction volontaire
du même stimulus, contredisent nettement la conception : II devrait
y avoir drainage et inhibition corrélative du réflexe dans le cas de la.
réaction, volontaire. Or, le réflexe n'a pas été modifié. H. P.
* F. et GOUPIN. chez les singes. — Le développement — Rev. Se, LXIII, comparé 22, du 1925, cerveau p. 743-748. chez l'homme
Les Primates, l'homme y compris, constituent, au point de vue
du développement du cerveau un groupe homogène : le cerveau at
teint son poids définitif à un certain âge après la naissance, qui pa
raît en rapport direct avec la durée probable de l'existence. Lea
suions les premiers formés sont ceux que l'on peut considérer comme
archaïques, par comparaison avec les non Primates. Le cerveau du
nouveau-né présente presque tous les plissements qu'aura le cer
veau adulte.
Les différences que l'on observe sont fonction du mode d'accroiss
ement différent du cerveau, conséquence du volume maximum qu'il
doit atteindre. Chez les singes cynomorphes, le cerveau est allongé,,
sa plus grande croissance est dans la région occipitale, aussi, c'est
un sillon archaïque et longitudinal, le parallèle qui se forme après
la fosse sylvienne. Chez l'homme où le volume final sera plus consi
dérable,« la croissance se fait surtout dans les régions qui semblent
« liées au développement de l'intelligence, c'est-à-dire les régions
« frontales que l'on considère comme les régions associatives ». Le
cerveau devient alors sutbsphérique et c'est un sillon d'importance
phylogénétique secondaire, radiaire, le sillon de Rolando qui se dé
veloppe après l'apparition de la fosse sylvienne.
Les anthropoïdes, intermédiaires aux eynomorphes et à l'homme
au point de vue de la forme du cerveau, le sont aussi pour l'ordre
d'apparitions des sillons cérébraux. M. F.
S. E. HENSCHEN. — On the value of the discovery of the visual
Centre. A review and a personnal Apology {Sur la valeur de la dé
couverte du centre visuel. Revue et Apologie personnelle). — Se.
Se. Rev., 2, p. 10-63:.
Comme son titre l'indique, il s'agit d'une revue historique et cr
itique des travaux qui ont précédé ou préparé ceux de l'auteur et de»
vues propres sur cette question. Ces dernières ont abouti à situer le
centre visuel cortical dans la fissure calcarine, dans une zone très
limitée du cortex, comprenant le pôle occipital et une petite partie
du cortex latéral dans e voisinage du pôle, et admettent qu'il est
doué d'une structure spécifique. L'auteur examine sa découverte
en regard des données les plus récentes de l'anatomie, de la physiol
ogie, des faits cliniques et pathologiques antérieurement observés,
de la psychiatrie et de la psychologie, et estime qu'elle contribue
à les éclairer. Seule, reste pendante pour lui, la question de la loca
lisation d'un centre des couleurs. M. L. ANAT0M0-PBTSMJLOG1B NERVEUSE. NEUROLOGIE 211
M. MINKOWSKI. — Zum gegenwärtigen Stand der Lehre von den
Reflexen [Sur Vétat actuel de la théorie des réflexes). — Neùrol.
und Psychiat., Abhandlungen, Heft 1, 1925. In-8, de 61 pages. ^
Dans cette étude documentée où sont examinés à côté des ques
tions générales, les réflexes conditionnés, les réflexes viscéraux,
nous signalerons tout particulièrement un intéressant chapitre sur
réflexes et instincts, montrant leur étroite connexion : la réunion
de isolés en des chaînes fonctionnelles de niveau plus élevé
implique une intégration complexe où interviennent à la fois des
éléments nerveux et des éléments non-nerveux (en particulier hu
moraux) comme le montre nettement l'étude des réflexes sexuels.
La notion des influences humorales en connexion avec le système
sympathique ne permet plus en effet de limiter le problème des
réflexes à la considération du seul système nerveux. H. P.
J. BERITOFF. — Ueber die sukzessiven individuellen Reflexe (Sur
les réflexes individuels successifs). — J. für Ps., XXXII, 1-2, 1925,
p. 29-55.
On sait, d'après les recherches de Pawlov et de ses élèves, que l'on
peut obtenir le réflexe salivaire conditionnel — que Beritoff appelle
« individuel » — non pas seulement en associant au stimulus efficace
un autre stimulus, visuel ou auditif par exemple — et que Beritoff
appelle « individualisant » — . mais en faisant précéder par ce der
nier le stimulus efficace ; c'est ce que Pawlow a appelé un « spur-
reflex », un réflexe de trace.
Or, pour Beritoff il ne peut s'agir d'une trace persistante de l'ex
citation, celle-ci s'évanouissant en un temps beaucoup trop court.
Mais, comme l'association, selon Beritoff, résulte d'une augment
ation d'excitabilité d'un centre cortical engendrée par la mise en
jeu d'un centre voisin par un stimulus donné, à la suite d'une in
teraction des foyers d'excitation cérébrale, et comme cet accroiss
ement est durable, l'association peut être non pas seu
lement simultanée mais successive ; et les « spurreflexe » condition
nels sont étudiés sous le nom de « réflexes individuels successifs »
en s'adressant à la réponse réflexe de la patte du chien à une stimul
ation électrique.
Beritoff constate que ce réflexe successif est plus facilement ob
tenu en faisant précéder la stimulation électrique par un son de
cloche que par la lumière d'une lampe électrique. Les conditions
du succès dans la formation de ce réflexe individuel sont les mêmes
que pour le réflexe simultané.
En faisant suivre le stimulus individualisant non plus par une
seule stimulation électrique, mais par une série, Beritoff a pu ob
tenir une réponse rythmique comme réflexe individuel successif.
H. P.
HULSEY CASON. — The physical basis of the conditioned res
ponse [La base physique de la réponse conditionnelle). — Am. J.
of Ps., XXXVI, 3, 1925, p. â71-393.
Cason a établi l'existence de réflexes conditionnels de l'iris et de
la paupière. Si l'on excite 400 fois de suite la rétine par la lumière, 212 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
à raison d'une fois par 15 secondes, en faisant entendre en même
temps le son d'une cloche, on obtient ensuite pendant quelque temps
la réponse de la pupille par l'excitation auditive seule ; on notera
qu'au début celle-ci tendait à produire une légère dilatation de la
pupille, cet effet s'élimine en même temps qu'apparaît le réflexe
conditionnel de contraction. — Quel est le mécanisme physique de
cette acquisition ? Il faut admettre que les circuits nerveux primit
ifs sont en contact quelque part ; c'est sur les phénomènes physico
chimiques qui ont lieu au point de contact qu'on peut faire des hy
pothèses. Elles ont pour base la théorie développée par Nernst,
Lilie, Lucas, Troland, sur la nature de la conduction nerveuse. A
l'état de repos la cellule est dans un équilibre électro-chimique qui
détermine la quantité d'ions hydrogène qui peuvent traverser sa
membrane semi-perméable et forment à son extérieur une couche
à charge positive. L'excitation dépolarise cette membrane et mod
ifie sa perméabilité. Ceci posé, on peut admettre que par l'effet
de l'excitation lumineuse répétée, les terminaisons réceptrices d'un
neurone P. (en relation avec la pupille) sont le siège d'une ionisa
tion positive plus active, et ce processus a lieu non seulement au
point en contact avec le neurone qui apporte l'excitation lumineuse,
mais aussi à quelque degré aux terminaisons de P qui sont tournées
vers le neurone auditif B. Le fait que ce neurone est actif simult
anément augmente l'ionisation en ce point, ce qui augmente la per
méabilité de la membrane et favorise le passage de l'excitation d'ori
gine auditive vers la pupille. Développant les conséquences de cette
thèse, Cason admet la possibilité d'un véritable mouvement des
terminaisons nerveuses de B vers P, et de modifications corréla
tives des colloïdes de la cellule, qui rendent compte des effets soit
passagers, soit durables du réflexe conditionnel. Toute cette cons
truction dans laquelle les hypothèses s'ajoutent aux hypothèses,
a un caractère entièrement théorique. P. G.
W.-W. TUTTLE. — The distribution oî tone in skeletal muscles
[La distribution du tonus dans les muscles du squelette). — J. of
exp. Ps., VII, 4, 1925, p. 319-322.
Le réflexe patellaire est un réactif très sensible des incessantes
variations du tonus. Mais y a-t-il corrélation entre le tonus du muscle
intéressé dans ce réflexe et le tonus général ? Chez un sujet normal,
mais très excitable, on a remarqué que les deux jambes répondaient
à l'excitation portée sur la jambe droite seule (l'excitation résulte
d'un choc sur le tendon, produit 7 fois par minute par la chute d'un
marteau du poids de 50 grammes). L'enregistrement des réactions
des deux jambes montre un parallélisme parfait des variations du
tonus. P. G.
JOHN F. FULTON. — The latent period of skeletal muscle [La
période latente du muscle squelettique). — Q. J. of Ph., XV, 3 et 4,
1925, p. 349-362.
Fulton critique les expériences qui ont amené certains auteurs
à douter de l'existence d'une période latente de la contraction musc
ulaire. Elle peut en effet disparaître si l'on n'opère pas sur un muscle