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Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'activité et ses conditions physiologiques. Dextralité. - compte-rendu ; n°1 ; vol.35, pg 715-731

De
18 pages
L'année psychologique - Année 1934 - Volume 35 - Numéro 1 - Pages 715-731
17 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
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2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'activité et
ses conditions physiologiques. Dextralité.
In: L'année psychologique. 1934 vol. 35. pp. 715-731.
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2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression. L'activité et ses conditions physiologiques. Dextralité. In: L'année
psychologique. 1934 vol. 35. pp. 715-731.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1934_num_35_1_5345LATENCES, MOUVEMENTS D'EXPRESSION 715 RÉACTIONS,
musculaire et vaso-moteur. Groupant les sujets examinés suivant
leur degré d'harmonie sensori-motrice (critère proposé par Nechaev).
il observe que les individus bien équilibrés présentent sous l'influence
de la fatigue, un tremblement léger des doigts et paupières, un som
meil profond, un léger abaissement de la pression sanguine, l'urine
reste normale.
Les sujets affaiblis sensoriellement présentent une exagération
des réflexes, un tremblement plus accusé, une diminution de l'équi
libre et l'abaissement de la densité de l'urine.
Les sujets affaiblis au point de vue moteur ont une réduction des
réflexes et une augmentation de la densité de l'urine. J. M.
2° Réactions. Latence. Mouvements d'expression
L'activité et ses conditions physiologiques. Dextralité1
1146. — H. RYGHLBWSKA. — Les types de réaction (en polonais).
— Kwart. Ps., V, 3-4, 1934, p. 467-487.
Cette étude typologique est basée sur un nombre fort restreint de
sujets : 12 étudiants de 25 à 35 ans. Le but que l'A. se propose est
de « déterminer les différents types de réaction d'après les oscillations
de l'intensité des impressions sensorielles juste perceptibles et des
temps de réaction »... 3 séries d'expériences ont été tentées : 1° la
détermination des durées de sensation et du rapport entre elles
et les écarts moyens pour les stimulations juste (vision
d'un point noir de 0,499 mm. et audition du tic-tac d'une montre ;
temps mesurés par un Jacquet; 60 pour chaque sujet et par stimulus) ;
2° la mesure des temps de réactions visuelles, auditives et tactiles
(appareil de Beyne et Behague, 60 temps de réaction par sujet et
par stimulus) ; 3° l'épreuve d'attention distribuée et de marge
d'apprentissage (appareil de Piorkowski). Les corrélations (p) entre les
durées moyennes et les écarts moyens ont été : pour la lre expérience
de 0,875 (vision) et de 0,843 (audition), pour la 2e de 0,721 (audition),
de 0,658 et de 0,805 (toucher). 2 groupes de sujets se sont
délimités dans les 2 épreuves. Dans la lre, le groupe A (6 sujets)
dont les durées ont été comprises entre 4,197" et 6,663" pour la vision
et entre 4,748" et 7,246" pour l'audition et le groupe B (6 sujets)
ayant des durées de 7,667" à 15,914" pour la vision et de 9,210" à
10,803" pour l'audition. Dans la 2e expérience, le groupe A a eu
les temps de réaction de 0,114" à 0,157" pour la vision, de 0,100"
à 0,159" pour l'audition et de 0,096" à 0,155" pour le toucher ; le
groupe B — 0,173" à 0,325" (vision), et 0,167" à 0,288" (toucher). 0,165" à 0,235" (audition)
En divisant les 60 temps de réaction de chaque sujet en 10 groupes
successifs, R. a pu analyser la mise en train et la fatigue. Ici également
on peut classer les sujets en 2 groupes, formant 2 types distincts :
le type a (4 sujets) dont les temps sont très courts, les écarts petits,
la fatigabilité considérable et l'entraînement nul ; le type ß (5 sujets)
ayant les temps de réaction très longs (4 sujets, dans les séries auditive
et visuelle et 1 dans toutes les séries) les écarts considérables, l'entraî-
1. Voir aussi les Vs 432, 733. 1290. 716 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
nement important et la fatigabilité nulle, La 3e série d'expériences
a révélé que le type a n'est pas susceptible d'avoir de l'attention
distribuée et il n'est pas perfectible ; le type ß manifeste, par contre,
une bonne attention diffusée et une grande marge d'apprentissage.
On ne laisse d'être un peu surpris devant ces conclusions et ces
coefficients de corrélation basés sur un nombre aussi restreint de cas.
A. G.
1147. — N. W. ZIMKIN. — Les méthodes pour l'étude de la précision
des réactions et du coup d'œil (en russe). — Sov. Ps., VII, 3,
1934, p. 253-262.
Le temps de réaction simple ne peut pas renseigner sur la rapidité
limite des réactions du sujet dans toute une série d'activités, telles
que le tir, le lancement de bombes d'un avion, le chronométrage
précis, la conduite d'une auto, etc. Il est plus intéressant dans ces
cas d'utiliser un signal mobile auquel le sujet ne doit réagir que
lorsqu'il atteint un point déterminé.
Les temps de réaction sont alors plus petits — de l'ordre de quel
ques centièmes de seconde. L'auteur appelle précision « de réaction »
le temps de réaction obtenu par cette dernière méthode.
Les résultats d'une étude expérimentale de ces temps de réaction,
de leur modification sous l'influence de l'apprentissage et de l'appré
ciation des erreurs par le sujet lui-même, sont exposés dans l'article.
Un appareil spécial a servi à la recherche.
L'apprentissage augmente la « précision de réaction » qui cepen
dant ne devient jamais absolue ; l'appréciation des erreurs est géné
ralement difficile pour le sujet même. La vision binoculaire joue un
rôle important lorsque la perception de la profondeur intervient.
A. G.
1148. — L. FURUHJBLNY, H. HORTUNG et Y. RENQVIST. —
Ueber die Latenzzeiten verschiedener Spannungsgrade (Uebersch-
welleneinheiten) des Muskels (Sur les temps de latence de divers
degrés de tension — unités supraliminaires — du muscle). — Sk.
A. für Ph., LXX, 1934, p. 88-101.
Avec un myographe de torsion isométrique, on inscrit photo-
graphiquement la tension de contraction du gastrocnémien de gre
nouille excité directement ou par l'intermédiaire du sciatique sous
voltage croissant.
On note ainsi le temps au bout duquel sont atteints divers niveaux
de tension, suivant la valeur du niveau terminal.
Par exemple, près du seuil (tension maxima de 7 gr.) la latence
absolue de la contraction est de 1,27 a, passant à 0,99 a quand, pour
un voltage un peu plus élevé (3,8 au lieu de 3,2) la tension maxima
atteint 274 gr. ; la tension de 5 gr. 6 est alors atteinte après, 2,37 a.
Le seuil est atteint après 0,8 a, la tension de 5 gr. 6 après 1,82 a,
et la tension de 31 gr. 4,76 a pour une contraction juxtamaxi-
male (tension de 511 gr., voltage de 5,0).
Étant donnée la loi du tout ou rien, tout niveau supplémentaire
de tension représente la réponse d'un nombre donné de fibres en plus,
les retards de mise en œuvre des fibres moins sensibles augmentent
donc en fonction de cette moindre sensibilité. LATENCES, MOUVEMENTS D'EXPRESSION 717 RÉACTIONS,
II existe en outre une certaine réduction de latence avec l'inten
sité de stimulation pour chaque groupe d'éléments (à laquelle les
auteurs ne prêtent pas attention), dont la marge, d'après les
chiffres des auteurs, augmente avec le niveau de tension (c'est-à-dire
avec l'ordre de sensibilité décroissante des fibres mises en jeu).
Entre le voltage 3,3 (87 gr. de tension) et le voltage 4,3 (467 gr.
de tension), la variation de latence du seuil est de 0,37 a (1,22 à 0,85
ou 30 %, celle de la tension 5,6 gr. est de 2,76 a (4,54 à 1,78) ou 60 %.
H. P.
1149. — G. BLANK. — Brauchbarkeit optischer Reaktionsmessungen
(La valeur des déterminations des temps de réactions visuels). —
Ind. Psychot., XI, 5, 1934, p. 140-150.
Plus de 10 séries de de temps de réactions visuels
simples et de choix, faites sur 30 personnes, ont montré que ces temps
se raccourcissent sous l'influence de la répétition de l'épreuve (chaque
série comprend 50 déterminations). Chez un groupe de personnes,
ce raccourcissement est important, il atteint en moyenne 7,5 % pour
la réaction simple et 20 % pour la réaction de choix. Chez d'autres,
l'accélération de la réaction est à peine prononcée.. La corrélation
entre les valeurs de la dernière série de déterminations et la valeur
de toutes les séries augmente d'abord avec, le nombre de séries
faites, ensuite elle reste stationnaire. La corrélation la plus élevée
entre les valeurs de toute la série et les valeurs de la dernière série
s'obtient lorsqu'on ne tient pas compte des 2 premières séries.
Pratiquement, pour les réactions simples, il suffit de faire 4 séries
de 50 déterminations et de ne tenir compte que des 2 dernières séries.
Pour les réactions de choix l'apprentissage est plus rapide, on peut
se contenter de 3 séries, en laissant de côté la première. B. N.
1150. — B. R. PHILIP. — Reaction-times of children (Temps de
réaction chez les enfants). — Am. J. of Ps., XLVI, 3, 1934, p. 379-
396.
Des valeurs moyennes par âge ont été obtenues pour différentes
modalités de l'épreuve des temps de réaction, sur 165 fillettes et
146 garçons âgés de 9 à 16 ans, chaque sujet ayant été soumis à
4 séries de 30 épreuves, soient : séries 1 et 2, réactions à la lumière,
avec (+ L) ou sans ( — L) avertissement préalable ; séries 3 et 4,
réaction au son avec (+ S) ou sans ( — S) avertissement. Les durées
ont été mesurées à l'aide d'un chronoscope à mouvement entretenu
de Dunlap ; et la réaction du sujet a consisté à relever le doigt,
appuyé au repos sur une clef-contact. Les données moyennes (en a)
sont résumées dans le tableau ci-contre, où figurent aussi, en raison de
l'importance que leur accorde l'auteur, du point de vue de l'étude
de l'attention, les différences entre les séries avec ou sans avertis
sement.
La durée du temps de réaction décroît quand l'âge augmente,
la vitesse de la décroissance n'étant d'ailleurs pas constante. L'évolut
ion des phénomènes est très analogue pour les 2 modes de stimulation
employés (lumière et son) mais varie avec le degré de préparation
du sujet. Les différences entre sexes sont significatives ; elles témoi- •
718 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
gnent dans l'ensemble — mais dans l'ensemble seulement — d'une
plus grande rapidité chez les garçons (3 à 5 %). On constate chez les
filles les plus âgées (adolescentes) un ralentissement marqué des
réactions, qu'on ne retrouve pas chez les garçons.
— S — L Age N + S Diff. + L Diff.
m 222,84 9 22 172,94 49,90 193,50 260,08 66,58
22 210,86 38,66 186,38 235,94 10 172,20 49,56 Q o 26,52 11 22 170,90 197,42 190,40 234,06 43,66
12 19 167,28 196,66 29,38 189,82 231,32 41,50
180,34 19,56 180,02 214,96 34,94 13 18 160,76 o
14 22 156,18 174,66 18,50 173,36 203,96 30,60
15 14 151,14 11,64 154,82 173,62 18,82 139,50
16 6 136,12 148,46 12,34 145,58 169,66 24,06
+s — — L Age N S Diîf. + L Diff.
195,06 241,72 46,66 9 20 180,96 215,00 34,02
10 18 205,20 25,40 183,50 229,58 46,08 179,82 U
11 211,98 192,67 241,68 48,98 25 167,42 34,56
12 30 173,82 201,02 27,20 181,42 228,32 46,90
13 28 194,24 176,72 224,58 48,03 162,72 31,54
14 25 153,60 188,10 34,48 165,56 218,26 34,62
15 12 181,40 162,20 212,16 50,00 150,42 31,16
69,80 \16 6 142,90 197,44 54,54 170,60 240,40
De l'étude des corrélations entre les différents facteurs considérés,
l'auteur conclut à l'impossibilité de mesurer l'attention par la diff
érence des temps de réaction entre les séries avec et sans avertissement
(Woodrow). Pas de corrélation appréciable du temps de réaction
avec l'âge mental. A. B.-F.
1151. — CARROLL J. BELLIS. — Reaction time and chronological
age (Temps de réaction et âge chronologique). — Pr. of S. exp. B.,
XXX, 6, 1933, p. 801-803.
Étude de 150 sujets des 2 sexes, de 4 à 60 ans, divisés en 6 groupes
d'âge. Excitation lumineuse par ampoule 50 w. et auditive par récep
tion téléphonique du bruit d'une bobine d'induction.
Les valeurs des temps adoptées sont la moyenne des 5 meilleures
pour chaque sujet.
Voici les résultats, en seconde (l'écart étalon étant élevé, de. 16 %
en moyenne pour la vue, de 22 % pour l'ouïe) :
^__^^ R. visuelle R. auditive
Groupe d'âge Hommes Femmes Moyenne Hommes Femmes Moyenne
4-10 ans 0,34 0,62 0,48 0,34 0,59 0,465
11-20 — 0,24 0,32 0,28 0,23 0,31 0,27
21-30 — 0,22 0,26 0,24 0,19 0,20 0,195
31-40 — 0,26 0,34 0,30 0,24 0,30 0,27
41-50 — 0,27 0,36 0,315 0,25 0,275
51-60 — 0,44 0,42 0,395 0.38 0.41 0,37 LATENCES, MOUVEMENTS I) 'EX PRESSION 719 RÉACTIONS,
La valeur minima correspondrait au groupe de 20 à 30 ans,
avec variabilité rapide dans les 2 sens, en désaccord avec les données
déjà obtenues. En fait, ces mesures, statistiquement insuffisantes,
n'ont guère de poids. H. P.
1152. — FLORENCE L. GOODENOUGH. — The development of
the reactive process from early childhood to maturity (Le dévelop
pement du processus de réaction depuis la première enfance jusqu'à
la maturité). — Am. Ps. Assoc, 42e Congrès, Ps. Bul., XXXI,
9, 1934, p. 701-702.
L'auteur a mesuré la vitesse de réaction simple au son chez
246 enfants de 2 ans 1 /2 à 11 ans 1 /2 et chez 4 étudiants, avec reprise
au bout d'un an de 106 des enfants, et au bout de 2 ans de 58 (ce qui
a donné un indice de stabilité de 0,85 environ).
Les garçons à tous les âges ont montré une supériorité faible mais
constante.
Le gain de vitesse avec l'âge présente une accélération négative
continue, il est moindre que le gain de régularité (décroissance de la
variation moyenne).
Il n'y a là qu'une note préliminaire. H. P.
1153. — E. v. CSINAD Y. — Die praktische Verwendung der einfachen
und kombinierten Reaktionszeitprüfungen (L'application pra
tique de V étude des temps de réaction simple et combinée). — Arb.
Physiol., VIII, 1934, p. 261-265.
L'auteur propose d'utiliser l'étude des temps de réaction comme
test pour orienter les sujets vers telle ou telle autre forme de sport.
En déterminant les durées de temps de réaction simple et de choix
sur 52 sportifs, il a pu faire des constatations suivantes : 1) Les
durées les plus brèves des temps de ont été observées
chez des joueurs de tennis ou exerçant d'autres formes de sports qui
nécessitent une habileté manuelle ; 2) Dans les réactions de choix
(taper avec le doigt de la main gauche ou droite à la machine à écrire,
suivant le signal apparu) les sujets rapides ont fait plus de fautes que
des sujets plus lents. Ce seraient donc ces derniers qu'il faudrait
diriger vers des formes du sport nécessitant- surtout des réactions
adéquates, telle que l'escrime. Les durées les plus courtes des temps
de réactions simples ont été trouvées dans des réactions de la main
gauche des sujets droitiers et dans les réactions de la main droite
chez un gaucher. B. N.
1154. — F. FLAGHSBART-KRAFT. — Kritische Bemerkungen zur
Arbeit von Korniloff : Dynamometrische Methode der Untersu
chung der Reaktionen (Remarques critiques au sujet du travail
de Korniloff « Méthode dynamométrique pour V étude des réactions y>).
A. f. ges. Ps., XC, 1-2, 1934, p. 109-122.
C'est une révision critique et une contribution personnelle aux
premières recherches expérimentales de Korniloff sur la relation qui
unit la rapidité d'une réaction motrice à la force nécessaire pour
accomplir le mouvement ainsi qu'à la forme de celui-ci, enregistrée
par une courbe. Cette triple caractéristique peut indiquer, selon K., 720 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
« comment se modifie l'expression extérieure du processus de volition
en fonction de la complexité progressive du de la pensée »
La difficulté des actes intellectuels accompagnant une réaction
motrice progresse lorsqu'on passe de la réaction naturelle aux
réactions musculaires et sensorielles puis à celles de choix.
La réaction naturelle consiste à appuyer sur un levier lorsqu'on
entend un signal acoustique. Une modification de la consigne trans
forme la réaction en réaction musculaire. Elle invite le sujet
à réagir le plus rapidement possible. La consigne donnée pour la
réaction sensorielle oblige le sujet à ne réagir qu'après une aperception
claire du signal acoustique. Enfin, la réaction de choix suppose une
différenciation nette d'un signal acoustique préalablement déterminé
parmi les autres signaux de même nature.
Par ailleurs, l'enregistrement du travail peut constituer un indice
extérieur de l'énergie consommée au cours d'une réaction.
Les recherches personnelles, effectuées avec un appareillage per
fectionné mais selon une technique d'application analogue à celle
de K. ont amené l'A. aux conclusions suivantes :
1° D'une manière générale, les diverses attitudes au cours des
réactions déterminent la différence dans l'ordre de grandeur, tant
pour les valeurs de la rapidité de réaction que pour celles de l'ampli
tude du mouvement et de la force employée ;
2° A l'allongement du temps de correspond généralement
une diminution de l'amplitude du mouvement. Toutefois, chez des
individus ayant une disposition motrice très accentuée, cette relation
peut ne pas avoir lieu ;
3° L'assertion de K. que l'indice extérieur de l'énergie consommée
au cours d'une réaction diminue avec l'allongement du temps de
réaction n'a pas trouvé une consécration générale, mais celle seul
ement de la plus grande probabilité. D'accord avec les théories de
N. Ach., l'A. se refuse à admettre que, une fois la période d'entra
înement terminée, l'activité intellectuelle et les actes de volonté
accompagnent les réactions motrices.
Chaque sorte de réaction fut répétée 150 fois, le nombre des sujets
était de 5, ce qui nous paraît bien insuffisant pour aboutir à des
conclusions d'une portée générale. S. K.
1155. — G. MAYERHOFER et R. PAULI. — Die Dynamometer-
reaktion (Réactions au dynamomètre). — A. f. ges. Ps. XGI
1-2, 1934, p. 241-258.
Dynamomètre construit selon le principe de Gollin, qui donne la
possibilité d'enregistrer simultanément le temps de réaction et la
forme du mouvement. La relation entre la rapidité de réaction
et la valeur de pression semble être réelle. Les temps de
courts sont accompagnés par des petites valeurs de la pression. La
relation se maintient dans les réactions sensorielles, motrices et dans
les réactions liées. Elle est détruite chez les sujets, chez lesquels on
observe une accumulation des anticipées. Ceci est donc un
signe du manque de responsabilité, car l'attitude qu'adoptent les
sujets n'est pas conforme à la consigne donnée.
Les fausses réactions dans la série des réactions liées s'accompa- ■
LATENCES, MOUVEMENTS D'EXPRESSION 721 RÉACTIONS,
gnent non seulement de la diminution du temps mais aussi d'un
affaiblissement notable de la pression. On observe des inhibitions
des réactions ainsi que leur absence là où ces inhibitions devraient
se présenter. Les réactions impulsives ne sont pas rares.
On peut distinguer une catégorie de sujets donnant une pression
extrêmement faible (470 gr.) et une autre catégorie donnant une
pression excessivement élevée (1.070 gr.). Ceci n'est pas lié, selon
les A., à la conformation musculaire, mais à l'intensité de l'innervat
ion.
On peut noter aussi 3 formes de comportement en ce qui concerne
la durée et l'allure de la réaction, formes illustrées par 3 courbes types
S. K.
1156. — H. LANIER. — The interrelation of speed of reaction measu
rements (Les relations entre les mesures de vitesses de réactions ). —
J. of exp. Ps., XVII, 1934, p. 371-399.
Les individus rapides le sont-ils dans toutes leurs réactions ?
Pour le savoir, on compare les vitesses dans des tâches différentes
telles que : temps de réaction simple ou de discrimination, association
libre ou dirigée, mouvements de divers types, tests de substitution,
d'assortiment, de dénomination de couleurs ou de formes, etc.
Les combinaisons de ces épreuves sont variées dans diverses expé
riences ; on a aussi comparé différentes catégories de sujets (nègres et
blancs), confronté différentes sortes de réflexes (temps de réactions
ordinaires, réflexe de la paupière, réflexe psychogalvanique) ; enfin,
on a rapproché ces résultats de ceux d'épreuves d'intelligence consi
dérées au point de vue de la vitesse.
Il y a des corrélations élevées entre différents types de discrimi
nation ou différents types de réactions simples ; elles sont encore
notables entre les réactions simples et les discriminations. Par contre,
ces diverses épreuves n'ont aucune corrélation appréciable avec celle
d'association. Les latences des réflexes palpébral et psychogalvanique
sont sans rapport entre elles ni avec les temps de réaction ordinaire.
Les corrélations des épreuves d'intelligence avec les précédentes
manquent d'homogénéité. Ces résultats n'apportent aucun appui à
l'idée que les vitesses seraient l'expression d'une propriété générale
de la conduction nerveuse dans toutes ses manifestations simples
ou complexes. P. G.
1157. — ROGER MICHEL. — Réaction psychomotrice et chronaxie
vestibulaire. — In-8° de 72 pages. Paris, G. Doin, 1934.
Travaillant dans le laboratoire de l'armée aérienne, du DrBeyne,
M. a déterminé les temps de réaction auditive de 35 sujets, classés en
réguliers, rapides et lents, et irréguliers, rapides et lents, d'après la
valeur de l'écart étalon et du temps moyen. Or, 17 sujets réguliers
sur 19 avaient une grande chronaxie vestibulaire, et 14 irréguliers
sur 16 une petite, ce qui serait en accord avec l'affirmation de
Bourguignon que la petite vestibulaire est significative
d'instabilité et d'émotivité.
Une chose surprend dans ce travail, c'est que les sujets choisis se
l'année psychologique, xxxv 46 722 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
divisent en groupes très distincts sans types de passage, formant des
courbes bimodales à hiatus. Qu'il en soit ainsi pour les chronaxies
vestibulaires, cela peut paraître déjà surprenant, mais qu'il en soit
de même pour la rapidité et la régularité, c'est ce qu'il n'est pas
possible d'admettre.
Les temps de réaction par exemple sont compris, pour 17 sujets,
entre 0,12 et 0,155 sec, et pour les 18 autres, entre 0,17 et 0,21 sec,
aucun n'ayant de temps moyens, entre 0,155 et 0,170.
Pour les écarts étalon, même lacune dans la région moyenne
(de 0,26 à 0,30).
Ceci doit éveiller un doute légitime, à moins — et rien ne l'indique
— qu'il y ait eu sélection préalable de types extrêmes. H. P.
1158. — A. FLACH. — Psychomotorische Gestaltbildung in normalen
und pathologischen Seelenleben (La formation d'une structure
psychomotrice dans la vie psychique normale et pathologique). —
A. f. ges. Ps., XGI, 1-2, 1934, p. 97-152.
Par ses recherches antérieures sur la psychologie des mouvements
d'expression, l'A. avait démontré qu'il existe une coordination étroite
entre un processus de nature spécifiquement motrice et un autre qui
se déroule dans la conscience et que l'on peut nommer la « situation
intérieure ». Dans ce parallélisme psycho-moteur, tantôt l'un, tantôt
l'autre élément engendre son corrélatif. Le déploiement d'une forme
motrice déterminée par un mobile purement musculaire, voire moteur,
constitue l'objet des recherches actuelles.
Une suite de mouvements se présente toujours comme une struc
ture uniforme ayant un sens. Quelle en est la raison ? Les mobiles qui
donnent naissance à de telles structures permettent de grouper les
expériences en 3 séries :
1° Le mobile est exogène — en l'espèce, signe acoustique à la
suite duquel le sujet doit effectuer des mouvements quelconques ;
2° Le mobile est endogène — à un moment arbitraire, le sujet
doit improviser une suite de mouvements ;
3° L'expérimentateur effectue, avec les mains du sujet, certains
mouvements ; ce dernier reste passif, jusqu'à ce qu'il croie avoir
saisi leur signification. A cet instant même, il intercepte ces mouve
ments, les continue, les développe et les parachève selon son inter
prétation.
Facteur très important : à aucune condition le mouvement ne
doit impliquer un but ou une raison avant d'avoir été engendré.
Dans les 3 séries d'expériences, le sens de la structure motrice ne
peut être saisi qu'au cours ou à la fin des mouvements. Satisfaire à
cette condition était d'autant plus facile que les mouvements n'étaient
ni habituels ni courants. Le fait que les sujets se recrutaient unique
ment parmi les danseuses professionnelles et institutrices de gymnast
ique, favorisait la recherche.
L'interrogatoire comprenait les questions suivantes : « Quel était
le sens du mouvement effectué ? — A quel moment et à quoi l'avez-
vous reconnu ? — Qu'avez-vous pensé ? — Qu'avez-vous senti ? —
A quel moment avez-vous pensé et senti quelque chose ? »
Les intéressants témoignages dont l'A. cite les plus typiques LATENCES, MOUVEMENTS D'EXPRESSION 723 RÉACTIONS,
montrent que l'excitation exogène acoustique agit parfois seulement
comme un simple signal. Mais dans d'autres cas, elle détermine une
rythmique des mouvements et son intensité joue un rôle non négli
geable. Un autre aspect de l'excitation exogène est encore à signaler.
Elle provoque un choc de surprise ou d'effroi qui se dénoue dans une
structure motrice très caractéristique et déterminée par 2 facteurs.
L'un est constitué par l'état des jointures anatomiques et par les
influx électriques propagés à travers les réseaux nerveux, au moment
du choc. Cette détermination physiologique provoque des tendances
motrices qui deviennent conscientes à un certain moment. Elles
engendrent alors, soit une réaction d'adaptation positive qui les
intensifie encore, soit une de compensation qui met en
œuvre des tendances motrices opposées ou inhibitrices.
Le second facteur, déterminant la structure motrice, est le
façonnement conscient des mouvements qui suivent le premier élan,
en vue d'aboutir à un équilibre.
Ainsi, du fait que dans l'agencement des mouvements chacun
est réglé par le précédent, il résulte leur déterminisme immanent,
leur ferme unité que l'on appelle la « structure motrice ».
Le premier mouvement engendre un changement de la tension
générale, changement intéressant particulièrement une partie du
corps; celle-ci, qui devient de ce fait partie intégrante, règle la
propagation de l'excitation. Ce sont surtout ces parties dont l'état
moteur s'impose à la conscience. La structure motrice est ainsi édifiée
par un processus de conscience ayant ses fondements dans les sensa
tions physiologiques.
Les mêmes phénomènes se retrouvent, lorsque le mobile est
endogène ; mais il s'y ajoute un caractère nouveau sous forme de
« comportement anticipant ». Le premier élan moteur crée un plan
schématique, une connaissance de la suite s'élabore au cours des
mouvements. La conscience de la structure motrice étant rétros
pective dans les expériences précédentes, projette, ici, pour ainsi
dire, la structure dans l'avenir.
La troisième série d'épreuves met aussi au jour un fait nouveau.
Chaque fois que l'unité intégrale et rationnelle des mouvements que
l'expérimentateur impose au sujet n'a pas été saisie par ce dernier,
on note un échec complet de tous les efforts pour les continuer ou
développer. Ceci corrobore le principe de la régularité immanente à
chaque structure motrice : cette dernière dépasse de loin la conception
qu'en veut donner la phénoménologie de la motricité. Les sensations
musculaires donnent naissance aux états affectifs qui assignent son
sans à la structure motrice ; ou bien (le cas est aussi fréquent) cette
structure devient elle-même une configuration expressive d'un
contenu extérieur au sujet.
Tout ceci permet d'expliquer les mouvements désordonnés dans
certains cas d'aliénation mentale. Dans une suite de mouvements où
manque le gouvernail de la pensée, une sensation musculaire quel
conque devient un mobile pour une nouvelle structure. En outre,
dans un déploiement de mouvements, les malades glissent avec
beaucoup de facilité d'un état affectif à un autre, provoqué par des
postures momentanées. S. K.