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N° 506 - JANVIER 1997 Prix : 15 F
RECENSEMENT DELAPOPULATION DELANOUVELLE-CALÉDONIE William Roos Division recensements de la population, Insee
a population de Nouvelle-Calédonie s’établit à près de 197 000 habitants fortLe augmentation par rapport au précé-au recensement général de 1996, en dent de1989. Ellehabitesurtout laProvince Sud où le Grand Nouméa attire une grande partie des migrations. Cette population est très jeune, mais l’importance relative des personnes âgées augmente. L’union libre est beaucoup plus répandue qu’en métro-pole. Membres de communautés diverses, les Néo-Calédoniens sont en grande majo-rité nés sur le territoire. La communauté mélanésienne est la plus importante et la plus jeune.
Au 16 avril 1996, l’Insee en collaboration avec l’Itsee (Institut territorial de la statisti-que et des études économiques) a recensé 196 836 habitants en Nouvelle-Calédonie (tableau 1). Depuis le dernier recensement, en 1989, la population s’est accrue de 2,6 % par an. Cette croissance est la plus forte de-puis vingt ans ; elle est aussi plus forte que celle des départements d’outre-mer (excepté la Guyane) qui était de 2 % entre 1982 et 1990. La Province Sud, la plus peuplée, regroupe 68 % des Néo-Calédoniens. L’agglomération de Nouméa abrite plus de la moitié des habitants du territoire. La croissance de sa population est légèrement supérieure à la moyenne. La population de la Province Nord, qui regroupe 21 % des Néo-Calédoniens, augmente au même rythme que l’ensemble, alors que celle de la Province des Îles Loyauté, la moins peuplée, augmente plus lentement.
Des flux migratoires internes importants
Aucune commune du territoire n’a enregis-tré de baisse entre les deux derniers recen-
sements. Partout les naissances ont été beaucoup plus nombreuses que les décès et, dans certaines zones, de nouveaux habi-tants ont emménagé en nombre. La crois-sance a été particulièrement forte dans le Grand Nouméa, dans les communes miniè-res et dans la région de Koné, chef-lieu de la Province Nord. L’ouest de la Province Nord et le Grand Nouméa gagnent de la popu-lation aux dépens des autres zones : l’est de la Province Nord, le Sud rural et la Province des Îles Loyauté.Les communes de la ban-lieue de Nouméa, avec une croissance de près de 4 % en rythme annuel, ont large-ment contribué à la croissance de l’agglo-mération. Elles ont bénéficié de transferts de population en provenance de Nouméa, les familles avec enfants quittant la ville pour s’installer dans les communes périphé-riques. À l’inverse, la commune de Nouméa n’a enregistré qu’un accroissement annuel de 2,3 %, inférieur à celui de l’aggloméra-tion et du territoire. Elle bénéficie certes de l’implantation de la grande majorité des nou-veaux arrivants sur le territoire, mais les dé-parts vers les autres communes de Nouvelle-Calédonie sont importants. En ne considérant que les mouvements internes, Nouméa perd deux habitants chaque fois qu’un nouvel habitant arrive du reste du territoire.
Une population jeune
La jeunesse de la population néo-calédo-nienne est remarquable : 40 % a moins de 20 ans contre 26 % en métropole et 37 % dans les départements d’outre-mer. Symé-triquement, les personnes de 60 ans ou plus ne représentent que 7 % de la population con-tre 20 % en métropole et 11 % dans les DOM. Cependant, la proportion des plus âgés s’accroît tandis que celle des plus jeunes diminue (tableau 2). Depuis les années soixante-dix, l’union libre s’est fortement répandue. Par conséquent, la proportion des célibataires est très impor-tante : 49 % des hommes et 41 % des fem-
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