//img.uscri.be/pth/1a7a2e797b28ee990b4a6a70bd8544e7a884767b
La lecture en ligne est gratuite
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
Télécharger Lire

Tropismes. Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles. - compte-rendu ; n°1 ; vol.25, pg 286-300

De
16 pages
L'année psychologique - Année 1924 - Volume 25 - Numéro 1 - Pages 286-300
15 pages
Source : Persée ; Ministère de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche, Direction de l’enseignement supérieur, Sous-direction des bibliothèques et de la documentation.
Voir plus Voir moins

Henri Piéron
P. B.
M. F.
b) Tropismes. Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles.
In: L'année psychologique. 1924 vol. 25. pp. 286-300.
Citer ce document / Cite this document :
Piéron Henri, B. P., F. M. b) Tropismes. Mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles. In: L'année psychologique. 1924 vol. 25.
pp. 286-300.
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/psy_0003-5033_1924_num_25_1_6178ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 286
d'Elberfeld et du chien raisonnant de Mannheim, avec de nombreux
détails, et une entière confiance dans les facultés merveilleuses de
ces animaux.
Selon lui, il existe chez les animaux une vie intérieure très riche,
dont les origines ne peuvent être précisées, et la perfectibilité animale
lui paraît sans limite. H. P.
FRED. A. MOSS. — Study of animal drives [Etudes des impulsions-
chez les animaux). — J. of exp. Ps., VII, 3, 1924, p. 165-185.
Le but de ce travail est de constituer une méthode pour la mesure
numérique des impulsions et des résistances, c'est-à-dire des impul
sions négatives, en les opposant les unes aux autres. Un rat qui en
a fait l'expérience présente une résistance à affronter un choc élec
trique. On peut la surmonter en augmentant par la durée d'un
jeûne préalable l'impulsion vers un aliment qu'il ne peut atteindre
qu'en passant sur une plaque de cuivre où il recevra ce choc. On
mesure ainsi la force de la faim après 12, 24. ..72 heures de jeûne. On
peut comparer l'intensité respective de divers instincts, la faim,
l'instinct sexuel ou maternel, en les opposant à une même résis
tance. On peut aussi l'obliger à choisir de deux biens le plus grand,
ou de deux maux le moindre, par exemple en abaissant la températ
ure de l'eau où il est placé jusqu'à ce qu'il préfère affronter un choc
électrique d'intensité connue. On peut aussi chercher une commune
mesure de l'influence des récompenses ou des punitions. La conduite
de l'animal est la résultante de forces mesurables. P. G.
b) Tropismes, mécanismes nerveux. Fonctions sensorielles.
A.-R. MOORE. — The nervous mechanism of coordination in the
Crinoid [Antedon rosaceus) [Le mécanisme nerveux de la coordina
tion chez la Comatule). — J. of gen. Ph., VI, 3, 1924, p. 281-288.
Quand la Comatule stimulée nage, par flexion ventrale et exten
sion dorsale des bras, les deux bras d'un rayon ne se meuvent qu'alte
rnativement, ce qui implique une inhibition réciproque, laquelle est
inhibée elle même par action de la strychnine ou de la nicotine, pa
ralysant les fonctions nerveuses. Il y a un stéréotropisme négatif
ventral : quand la face orale subit un contact, il se produit une
flexion ventrale des bras avec redressement.
L'asymétrie structurale n'empêche pas la symétrie des faces
orale et aborale. H. P.
FERDINAND SCHEMINZKY. — Ueber das Auftreten der Gal
vanotaxis bei Forellen-embryonen [Sur V apparition de la galvano-
taxie chez les embryons de truite). — Z. für B., LXXX, 1924, p. 23-
24.
L'auteur étudie l'époque de la première apparition de la galvano- 287>" PSYCHOLOGIE COMPAREE
taxie chez les embryons de truite et constate que ces poissons, dès
le 36e jour, réagissent d'une façon typique dans le sens des courants,
en tournant la tête vers l'anode. L'action paralysante ou excitante
du courant peut déjà se manifester à un âge beaucoup moins avancé,
mais sans déterminer de position active. Les embryons âgés de
38 jours, décérébrés ou décapités, ne présentent plus aucun mouve
ment spontané, ni aucune réaction galvanotaxique. Les embryons
âgés de 36 jours sont déjà assez bien développés au point de vue du
système nerveux central, ainsi que des autres organes. A l'apparition
de la galvanotaxie correspondent la formation du labyrinthe,
l'ébauche des terminaisons nerveuses et l'apparition des otolithes.
Ainsi que les auteurs antérieurs, Scheminzky pense que le comporte
ment galvanotaxique de l'animal est lié à un degré déterminé du
développement du labyrinthe. P. B.
C.-H. TURNER. — A new field method of investigating the hydro-
tropisms of freshwater Invertebrates (Une nouvelle méthode de
champ pour V étude des hydrotropismes des Invertébrés d'eau douce).
— Biological Bulletin, 46, 1924, p. 35-54.
L'auteur a imaginé un plan de toile cirée où l'on peut éviter l'i
nfluence perturbatrice de la pesanteur, de la lumière ou de l'excita
tion mécanique et chimique. Une massé d'eau étant placée au voi
sinage, la plupart des animaux ne marquent aucune réaction définie,
d'orientation vis-à-vis d'elle (mollusques, crustacés, insectes adultes
et larves). Seule, les gyrins et les écrevisses se dirigent vers la masse
d'eau, mais par stimulation visuelle, car ils ne le font plus une fois
aveuglés.
Un sens de l'humide n'a donc été mis en évidence en aucun de
ces cas. H. P.
W.-J. CROZIER. — On Stère otropism in Tenebrio larvae [Sur le
stéréotropisme chez les larves de Tenebrio). — J. of gen. Ph., VI,,
5, 1924, p. 531-539.
En l'absence de la lumière qui inhibe les réactions stéréotropiques,
on observe ces dernières (avec un faible éclairement rouge, inactif),,
dépendant dé la partie antérieure du système nerveux, dues à une
dissymétrie tonique par excitation mécanique latérale. En plaçant le
verre entre deux surfaces symétriques, la tête libre, celle-ci reste
droite, mais, si l'on enlève une des surfaces, elle se penche de l'autre
côté. Lorsque la tête est maintenue par un contact, et qu'on enlève
l'objet au contact, la tête s'incline de ce côté (action stéréotropique
consécutive). La dissymétrie des poils du corps se montre sans in
fluence. L'influence tropique d'un contact est proportionnelle à son
étendue (l'angle de flexion de la tête étant proportionnel à la diffé
rence d'étendue de deux contacts symétriques), mais si la stimula
tion mécanique est assez intense, le tropisme se renverse.
Le stéréotropisme masque des réponses « homostrophiques » que
l'auteur a pu mettre en évidence.
H. P. 288 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
W.-J. CROZIER. — Wave length of light and photic inhibition
of stereotropism in Tenebrio larvae [Longueur d'onde de la lumière
et inhibition photique du stéréotropisme chez les larves de Tenebrio).
— J. of gen. Ph., VI, 1924, p. 647-652.
L'auteur mesure pour une série de radiations monochromatiques
(par filtration de la lumière avec la série des écrans Wratten) « l'équi
valent photique du stéréotropisme », c'est-à-dire l'intensité de
rayonnement nécessaire pour contrebalancer le tropisme de contact
(le ver de farine, étant placé sur une plaque de verre verticale dont
l'autre face reçoit la lumière, se détache du contact pour s'éloigner
de la lumière). On obtient ainsi à peu près la répartition de l'effica
cité lumineuse dans le spectre de l'énergie de rayonnement pour
cette larve en appelant 100 l'efficacité maxima *.
Longueur d'onde
moyenne 680 653 612 578 532 492 450
368 »8 ,3 348 88 Énergie liminaire 413 ,6 36,* 9 381 i 106,
Efficacité... .... ,355 1 ,14 33 ,4 66 1, .47 100 3, 20 o, 9,
La courbe obtenue doit correspondre à la courbe d'absorption
d'énergie spectrale par le récepteur photosensoriel, pense l'auteur,
mais aucune substance définie ne correspond à une telle courbe qui
ne peut être que bien difficilement exacte avec la méthode de filtra
tion. H. P.
MARY MITCHELL MOORE. — Tropistic reactions of Cerianthus
membranaceus [Tropismes réactionnels du Cérianthe). — The
reactions of Cerianthus to two sources of light [Les réactions du
Cérianthe à deux sources de lumière). — J. of gen. Ph., VI, 4, 1924,
p. 385-392 et p. 393-401,
Recherches faites à Naples sur cette intéressante actinie. Il existe
chez elle un stéréotropisme, observé par Lœb. L'animal, s'il est
nourri, peut rester indéfiniment dans un tube de verre ; il a un
géotropisme positif du pied, en sorte que, si l'on retourne son tube
de verre, tandis que la partie extérieure, sortie, se redresse, le pied
se retourne dans le tube pour se diriger vers le bas.
Le phototropisme positif est expliqué, suivant la conception de
Lœb par une augmentation du tonus musculaire du côté où agit la
lumière. Le temps de réaction du tropisme comprenant la durée
minima d'exposition, ou temps d'action liminaire t de la lumière,
et une phase surajoutée de latence, est mesuré pour une série d'in
tensités lumineuses. Si l'on envisage seulement le temps d'action t,
on a les résultats suivants :
Intensités relatives .... 1 = (8900 b. m.) 0,25 0,11 0 0,062 0 0,040 0,027 0 ,11 ,062 ,040
Temps moyen (secondes) 0,8 2,6 4 ,1 7 ,6 11 ,5
it 0,8 0,65 ,45 0 0 0 ,47 ,46
1. L'efficience est indiquée par l'auteur comme étant la réciproque de
l'énergie liminaire exprimée en unités arbitraires, l'efficience maxima étant
de 100. Mais il y a, à cet égard, un désaccord notable entre ces valeurs de et celles de l'efficience, sans que l'auteur explique la rai
son de ce désaccord, qui rend les valeurs suspectes. PSYCHOLOGIE COMPAREE 289
Admettant que pour les deux premières valeurs les mesures du
temps, plus court, sont peu précises, l'auteur conclut à la constance
du produit \t suivant la loi de Bunsen-Roscoe, invoquée parLœb en
faveur de sa théorie du tropisme.
L'angle de rotation du Cérianthe, quand il est placé entre deux
sources de lumière d'intensité inégale, varie régulièrement en fonc
tion du rapport R des deux intensités. La tangente de cette angle a
est proportionnelle au logarithme de ce rapport log. R = K tang a :
R logR a Tang, a K
27o 0,5095 0,59 2 0,3
43° 0,9325 0,64 0,6 4
Les expériences de- Lceb et Northrop sur les Limules et les larves
de Balanes, et celles de Patten sur les larves de Drosophile vérifient
la validité de la même loi, avec des constantes K de 1,31, de 3,15
et 0,79, respectivement.
H. P.
W.-J. CROZIER et A.-F. MANGELSDORF. — A note on the
relative photosensory effect of polarized light (Note sur l'effet
photosensoriel relatif de la lumière polarisée). — J. of gen. Ph.,
VI, 6, 1924, p. 703-709.
On s'est demandé si la lumière polarisée n'avait pas, à ce titre,
une certaine action spécifique sur les animaux, la lumière de la lune
étant légèrement polarisée, comme celle qui pénètre dans la mer.
Les auteurs ont mis en opposition deux lumières d'intensité égale,
dont l'une était et ont observé les réactions phototro
piques positives d'un Coléoptère et négatives d'un Isopode, et la
réaction inhibitrice du stéréotropisme sur les vers de farine. Ils n'ont
pas pu mettre en évidence d'action propre à la lumière polarisée.
H. P.
H. KEFFER HARTLINE. — Influence of light of very low inten
sity on phototropiç reactions (Influence d'une lumière de très faible
intensité sur les réactions phototropiques). — J. of gen. Ph., VI,
2, 1923, p. 137-152.
Des Isopodes (Oniscus, Porcellio, Armadillidium) places sur une
table noire au centre d'un cercle de 10 centimètres de rayon, sont
observés grâce à une tache faiblement lumineuse placée sur leur
carapace (poudre fluorescente fixée avec du collodion), et, à 1 obscur
ité franchissent le cercle droit devant eux. *
Si on utilise un faisceau de lumière horizontal face à l'animal, il se
produit, par suite du phototropisme négatif, une déviation angulaire
dans la marche, atteignant une certaine valeur maxima au moment
où les yeux se trouvent protégés par la carapace.
h'Oniscus, le plus négatif, utilisé pour les recherches quantitatives,
atteint déjà presque son angle maximum (de 55°) à 260 cent-mil
lièmes de bougie-mètre, le seuil d'action de la lumière étant à 3 cent-
millièmes.
l'année psychologique, xxv. l<j 390 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
En faisant dix expériences sur chaque animal d'un groupe de dix,
on obtient, dans cette marge, la valeur de Tangle de déviation R
pour les différentes intensités lumineuses, car cet angle est propor
tionnel au logarithme de l'intensité, conformememt à loi de Fechner :
Intensité (h m. X 10-8).. 260 160 69 17 6 3
Angle de déviation 51°2 47°3 38°1 30<>4 ÎO» 1°1
Angte cateaïé 54«& 48°6 3»>9 22»4 10<>3 2°2
Les valeurs calculées d'après la formule
R = 27 log. I — 10,8.
se montrent en effet,, comme on le voit ci-dessus, très satisfaisantes.
En rapprochant cette donnée des observations analogues de
Moore, Cole, Patten et des considérations photochimiques de Hecht,
l'auteur admet qu'il se produit un effet photochimîque propor
tionnel au rapport des deux intensités lumineuses quand il y a un
accroissement localisé de la lumière, indépendamment des valemrs
absolues, et que la réaction musculaire est conditionnée par une
dissymétrie des effets photochimiques due aux intensités d'action
différentes des deux côtés Et et Et et qu'ainsi la réaction narascu-
laire R peut être représentée par cette équation qui exprime mathé
matiquement la théorie de Lœb :
R ==a Ej — E2, = log y I2
Mais la formule peut valoir en dehors de la théorie de Lœb !
H. P.
S.-O. MAST. — The process of photic orientation in the robber-fly,
Proctacanthus philadelphicus (Le processus d'orientation à la lu
mière chez la mouche voleuse). — Am. J. of Ph., 68, 2, 1924, p. 262-
279.
L'auteur combat à nouveau la théorie des tropismes fondée sur
l'asymétrie de l'énergie de stimulation entraînant une asymétrie
d'énergie motrice. Il s'adresse cette fois à des mouches étudiées par
Garrey, qui prétendait justement fonder cette théorie sur ses expé
riences qui établissaient des variations dans le tonus des membres
d'un côté ou de l'autre par suppression fonctionnelle unilatérale appareil oculaire.
Le tonus, d'après Garrey, est, chez les insectes étudiés, maintenu
par voie réflexe grâce à l'action de la lumière sur les yeux.
Mast déclare n'avoir remarqué aucune différence dans l'attitude
et la vitesse de locomotion chez des mouches placées à une lumière
plus ou moins intense ou à l'obscurité, ou aveuglées même.
S'il y a une action de la lumière sur le tonus, elle est bien faible,
ou du moins ne doit se manifester qu'au bout d'un temps prolongé,
dit-id,. n'ayant observé lui-même que les phénomènes initiaux, les
seuls intéressants pour la théorie des tropismes, qui impliquent des
réactions immédiates. PSYCHOLOGIE COMPAREE 291
"Côté de réception <ïu II ce phototropisme constate (qui côté doit de plus la ensuite entraîner grand lumière) positif encore que ipso ne de l'ablation modifie la facto que mouche. par un en d'une suite affaiblissement rien Il d'une met ou l'orientation de en dissymétrie deux évidence, de la pattes qai motridté d'antre dans résulte d'un la
part, les pattes des manifestations des deux côtés réflexes comme qualitativement conséquence d'une différentes asymétrie dans ré
ceptrice, ce^qui i&dique un tout autre mécanisme que celui qui résul
terait d'une simple différence quantitative dans l'énergie motrice dé
du pensée bord des postéro-latéral deux côtés : d'un en envoyant œil, les pattes la lumière d'un sur côté les se meuvent ommatidies en
avant, et de l'autre, en arrière.
ce mouvement pirns de ment En côté la nettement face par couvrant ; en Garrey ventrale est éclairant sur un inhibé comme œil, fond de également ; l'œil la blane ce variations mouche sont qui que là entraîne la sur s'incline les face du fond faits ventrale tonus le noir du interprétés réflexe côté d'origine : c'est de d'inclination de -l'autre l'éclairement plus l'œil simple intact œil de le
lumineuse*
En outre, avec un œil couvert, la mouche tend à tourner continuell
le moitié penche p©rti©n ement mécanisme du supérieure ; ventrale du seulement, côté de des du ou l'œil de deux postérieure second, si l'autre, intact, l'on modes couvre preuve la du de mouche même l'autre, réaction. la décisive moitié côté tourne on En que voit inférieure de du couvrant l'indépendance celui la côté mouche vers d'un du un premier lequel s'orienter œil dans et elle la et
ment correctement, leurs théorie. plusieurs deux égal, Et, sources ce yeux dans qui bien soient devrait lumineuses la que nature, également les être deux les la de conseqiren-ce insectes telle yeux éclairés. manière ne s'orientent reçoivent du que tropisme presque pas par un rapport d'après éclaire jamais là à
L'orientation résulterait, en réaBté, d'un jeu de réflexes spécial
symétrique inhibée ement flexogène des excitants liés par à d'une est l'existence la est localisation égale excitation plus en d'une intense, intensité, du lumineuse excitation stimulus la mouche l'inhibition localisée symétrique dans se les tourne est dans yeux complète • si un de l'excitation l'action son œil si côté étant l'un ré •
localisés, si site localisation les d'excitation. deux la joue mouche excitants donc tourne un sont rôle également vers au moins celui intenses, qui aussi agit important plus mais en différemment aue arrière l'int'pn • la
mais expériences expliqués tuent déjà complexes ne Les suffisent la il des expériences montre théorie systèmes par que de pas la les que, Garrèy théorie de à autres, de d'activité Lœb, d'une rendre Mast sur simpliste et, opposant part, montrent compte les d'autre réflexe réflexes les de réflexes de tropisme Lœb part, complexes bien l'orientation toniques que ; que il toniques vérifie les et les qui variations réflexe) d'origine tropismes les ne vis-à-vis (qui peuvent intéressante* sont débordent oculaire de consti tonus rJP am* être 1«
récepteurs.l'intensité, nation lumière, très caractéristique mais fine avec des mouvements la distribution du phototropisme, en des rapport, excitations lequel non exige dans seulement H une les ônran^ coordi avec
"i&<uu-*> ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES 292
S.-O. MAST et W.-L. DOLLEY. — The effect of luminous intensity
on the relation between stimulating efficiency and flash-frequency
of intermittent light in the drone fly Eristalis tenax {Vejfet de
V intensité lumineuse sur la relation entre V efficacité d'excitation et
la fréquence des périodes d'action d'une lumière intermittente sur
le faux-bourdon). — Am. J. of Ph., 68, 2, 1924, p. 285-293.
En plaçant une Eristale entre deux foyers lumineux, elle se dirige,,
en vertu de son phototropisme positif, vers le foyer le plus intense ;
si les deux foyers sont égaux et les deux flux émis perpendiculaires,
l'Eristale se dirige le long de la bissectrice de l'angle droit ainsi formé.
En utilisant deux foyers égaux, mais dont l'un est soumis à des inte
rmittences régulières d'inégale fréquence, l'autre ayant une action
continue (obtenue avec des intermittences d'une fréquence assez,
grande, supérieure à 125 par seconde, de manière à ce que la quantité
de lumière reçue par unité de temps soit la même des deux côtés),
on constate, comme Dolley l'avait déjà établi pour un papillon et
une autre mouche, que l'action de la lumière à intermittences va
riables est moindre pour les fréquences basses, devient égale pour
une certaine fréquence, puis plus grande, passant par un maximum
pour redevenir moindre ou égale quand la fréquence est assez élevée.
Mais les fréquences caractéristiques de ces divers niveaux d'action
changent avec l'intensité lumineuse, s'élevant avec celle-ci.
La fréquence correspondant à l'action maxima de la lumière à
intermittences variables est aux environs de 33 éclats par seconde
pour 550 b. m., de 25 pour 227, de 20 pour 92 et de 14 pour 9,5.
Les auteurs y voient une confirmation de la théorie explicative
de Mast, qu'il existe dans les photorécepteurs nerveux des insectes
des phases réfractaires, en sorte que l'excitation continue n'a pas,
en réalité, une efficacité continue.
Malheureusement, la théorie de Mast conduit à des déductions
qui sont nettement contredites par les faits, et le phénomène se
rencontre chez l'homme comme chez les Insectes et s'explique très
bien par l'existence d'une oscillation supramaximale (Broca et Sul-
zer) dans l'établissement des sensations lumineuses. Les expériences
de Dolley et Mast établissent qu'une oscillation analogue se présente
chez les Insectes (oscillation dont la durée diminue, comme chez
l'homme, quand croît l'intensité lumineuse).
H. P.
S.-O. MAST et MARY GOVER. — Relation between intensity of
light and rate of locomotion in Phacus pleuronectes and Euglena
gracilis and its bearing on orientation (Relation entre l'intensité
de la lumière et la vitesse de locomotion chez Ph. pi. et E. gr. et ses
rapports avec l'orientation). — Biological Bulletin, XLIII, 3,,
p. 203-209.
Des recherches faites sur ces deux Flagellés asymétriques il ré
sulte qu'entre 84 et 4128 b. m. d'intensité, la vitesse de locomotion,
pour des actions courtes de la lumière, se trouve très faiblement
retardée dans un cas, accélérée dans l'autre (la différence entre une- PSYCHOLOGIE COMPARÉE 293
faible et une forte intensité étant de l'ordre de 2 fl /o chez l'Euglène.)
Une telle différence ne peut expliquer les phénomènes d'orientation
vis-à-vis de la lumière, par des asymétries dans la vitesse de loc
omotion des deux côtés de l'organisme sous l'influence directe de la
lumière.
H. P.
W.-H. COLE. — The eïfect of Laboratory age upon the phototiopic
reactions of Limulus (Effet de la durée du séjour au Laboratoire
sur les réactions phototrophiques de la Limule). — J. of gen. Ph.,
VI, 3, 1924, p. 295-297.
Northrop et Loeb ont décrit des réactions photonégatives des
Limules exclusivement, et les Limules sont photopositives. Mais
l'auteur montre que la réaction positive décroît et que la réaction
négative apparaît et se développe progressivement au cours du sé
jour des animaux dans le laboratoire. Au bout d'une semaine, on a
50 individus indifférents, 30 négatifs et 20 positifs sur 100.
Mais l'auteur n'indique pas quel est le mécanisme possible de ce
renversement de tropisme.
H. P.
S.-S. MAXWELL. — The effect of light and of darkness on the sign
of the heliotropism of the waterboatman Corisa (V action de, la
lumière et de V obscurité sur le sens de Vhéliotropisme de Corisa). —
Am. J. of Ph., LXVIII, 1924, p. 126.
Corisa présente normalement un héliotropisme positif marqué.
■Cependant quand ces animaux sont conservés pendant 16 heures
environ dans une pièce obscure, ils présentent alors un héliotro
pisme fortement négatif dès qu'ils sont exposés à la lumière. Au
bout de 4 à 5 minutes d'exposition, leur héliotropisme devient
indifférent, puis rapidement ensuite il redevient positif. L'auteur
fait remarquer à ce sujet que l'on ne connaît actuellement que fort
peu d'animaux dont l'héliotropisme soit positif à la lumière et
devienne négatif à l'obscurité.
P. B.
SELIG HECHT. — Intensity discrimination and the stationary
State (Discrimination d'intensité et état stationnaire). — J. of gen."
Ph., VI, 4, 1924, p. 355-373.
Cette étude concerne les recherches poursuivies sur la sensibilité
lumineuse des Invertébrés, et en particulier du Lamellibranche
Mya arenaria.
Si l'animal est exposé longtemps à une lumière d'une certaine
intensité, il y est adapté ; si l'on augmente l'intensité, il réagit. On
pourrait déterminer la valeur du seuil différentiel par la méthode
ordinaire, mais, pense Hecht, ce serait bien long et compliqué.
Pour y arriver plus simplement, voici la méthode qu'il emploie, en
se fondant sur sa constatation expérimentale que le terni 294 ANALYSES BIBLIOGRAPHIQUES
tioa de la Mya est inversement proportionnel au logarithme de Pia-
tensité.
On détermine le temps de réaction à une intensité donnée ; o»
laisse la Mya s'adapter à cet écJairement; puis, en la soumettant à.
l'action passagère d'un accroissement donné d'éclairement, on me
sure le temps de réaction ; on recommence, à 5 minutes d'intervalle
avec deux autres accroissements ; puis on laisse reposer l'animal une
demi-heure à l'obscurité, et l'on recommence avec une adaptation
à une intensité différente.
Avec 8 intensités d'adaptation (de 0 à 1000 b. m.) et, pour chaque,.
3 intensités ajoutées, soit 24 en tout (entre 2,34 et 6950 b. m.),
l'auteur obtient des séries de temps de réaction (compris presque
tous entre 2 et 3 secondes) ; il inscrit les trois temps sur une échelle
des logarithmes des intensités additives pour chaque intensité
d'adaptation et construit ainsi 8 courbes régularisées, ce qui lui
permet, pour un temps de réaction constant, d'envisager dans chaque
courbe quelle intensité additive lui correspond. Dès lors, il déter
mine cette pour des temps de réactions convenus
de 2,1, 2,5 et 2,9 sec, représentant des effets égaux de l'excitation
par l'éclairement supplémentaire et il établit le rapport à l'intensité
d'adaptation correspondante, rapport qui, d'après la loi de Weber,,
devrait être constant. En éliminant le cas de l'obscurité initiale
(intensité nulle d'adaptation) où les rapports seraient nécessair
ement infinis, voici les valeurs qu'il a obtenues pour la fraction diffé
rentielle avec les 3 temps arbitrairement choisis, aux. 7 intensités :
0 ,574 2 ,38 8 ,57 35,4 73 ,7 Intensité . 412,5 1100
(2 ,1 338 ,2 129 ,0 49 ,0 17,3 14 ,7 5,71 ,30 9
Rapport à 2 ,5 79 ,o 32 ,4 15 5,93 4 ,93 1,89 1 ,86 A
,9 28 ,2 11 ,8 7 ,35 3,30 3 ,42 1,11 1 ,22
II y a donc décroissance de la fraction différentielle quand l'inten
sité croît, jusqu'à un minimum, correspondant à une intensité opt
ima avec relèvement ensuite.
La courbe, en choisissant une échelle convenable, montre le même
comportement que celle établie par König et Brodhun dans leurs
expériences classiques sur la sensibilité différentielle à la lumière
chez l'homme. Or, la théorie photochimique de l'excitation lumi
neuse permet de déduire cette loi de variation de la fraction diffé
rentielle, en partant du schéma de la décomposition d'une substance,
en deux autres :
La vitesse de décomposition Vj est proportionnelle à l'intensité
lumineuse et à la concentration de la substance, diminuée de la con
centration des produits de décomposition déjà formés ; la Titesse
de reconstitution inverse Vt est simplement proportionnelle au
carré de la concentration de ces produits de decomposition. Dans
l'action continue d'une lumière, du fait de la décroissance progres
sive du taux de la substance non encore décomposée, et de Paccrois-
sement corrélatif du taux des produits de décomposition, V"! diminue-
tandis que V8 croît, et, à un moment donné, les deux vitesses sont.