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Hors sérieLettre d'information énergie et territoire des Parcs naturels régionaux de France Mars 2008éditorial La filière boisUne énergie à la croisée locale : un enjeudes enjeux des territoiresLa forêt couvre près de 27% de la superficie stratégiquede la France, soit 14,8 millions d’hectares,et concentre des enjeux vitaux. Elle mobiliseplus de 400 000 emplois essentiellement surles territoires ruraux et contribue à la foisau maintien de la vitalité des écosystèmes età la lutte contre le changement climatique. Dans ce contexte, les Parcs naturels régionauxsont particulièrement concernés, car, enmoyenne, 40% de leur superficie est boisée, avecune poursuite de la progression de la forêt. Engagés dans des stratégies énergétiquesterritoriales et conscients des enjeux environ-nementaux et socio-économiques liés audéveloppement de la filière bois énergie, lesParcs travaillent avec les acteurs locaux etrégionaux pour favoriser l’émergence et lapérennisation de cette activité sur leur territoire.Les Parcs souhaitent contribuer effectivementau développement des filières bois énergiesur leur territoire et permettre au monderural d’être acteur de ces évolutions et de nepas se limiter à un rôle de fournisseur deUn Parc engagé : Millevaches en Limousinressources naturelles. C’est pourquoi, les Parcs et leur Fédération La valorisation de la forêt inscritese sont résolument engagée dans des échangesavec d’autres territoires au sein des réseaux dans la ...
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Hors sérieLettre d'information énergie et territoire
des Parcs naturels régionaux de France Mars 2008
éditorial La filière bois
Une énergie à la croisée locale : un enjeu
des enjeux des territoires
La forêt couvre près de 27% de la superficie stratégiquede la France, soit 14,8 millions d’hectares,
et concentre des enjeux vitaux. Elle mobilise
plus de 400 000 emplois essentiellement sur
les territoires ruraux et contribue à la fois
au maintien de la vitalité des écosystèmes et
à la lutte contre le changement climatique.
Dans ce contexte, les Parcs naturels régionaux
sont particulièrement concernés, car, en
moyenne, 40% de leur superficie est boisée, avec
une poursuite de la progression de la forêt.
Engagés dans des stratégies énergétiques
territoriales et conscients des enjeux environ-
nementaux et socio-économiques liés au
développement de la filière bois énergie, les
Parcs travaillent avec les acteurs locaux et
régionaux pour favoriser l’émergence et la
pérennisation de cette activité sur leur territoire.
Les Parcs souhaitent contribuer effectivement
au développement des filières bois énergie
sur leur territoire et permettre au monde
rural d’être acteur de ces évolutions et de ne
pas se limiter à un rôle de fournisseur de
Un Parc engagé : Millevaches en Limousin
ressources naturelles.
C’est pourquoi, les Parcs et leur Fédération La valorisation de la forêt inscritese sont résolument engagée dans des échanges
avec d’autres territoires au sein des réseaux dans la charte du Parc
Leader et ATEnEE / COT et des partenariats
nationaux avec l’ADEME et l’ONF.
Créé en mai 2004, le tout jeune Parc naturel régionalSoucieux d’exemplarité, les Parcs et leurs
communes adhérentes ont souhaité eux- Millevaches en Limousin développe actuellement
mêmes contribué au développement de
une filière bois locale, filière qui s’inscrit dans une
cette filière en équipant leurs maisons de Parc
véritable stratégie de développement durable dude chaufferie bois ou leurs équipements
publics (écoles, salles polyvalentes, logements territoire, comme nous l’explique Christian Audouin,
sociaux). De plus, en tant qu’animateur du
Président du Parc.territoire, ils ont impulsé et accompagné la
mise en place de Pôles d’Excellence ruraux
Pourquoi avez-vous décidé de miser sur le bois-énergie et de quelle
afin de structurer des filières.
manière ?
Aujourd’hui, face à une réelle prise de conscience
La première raison est liée à notre Charte : nous y avons inscrit la ressource
du public et les engagements pris lors du
forestière comme atout majeur du développement du territoire. Cette forêt,
Grenelle de l’environnement, les Parcs, avec
arrivée à maturité, va donc être davantage exploitée. Mais nous tenons à laleurs partenaires, appuient la généralisation
gérer de manière durable, en évitant les coupes rases. En parallèle, nous sou-de la mise en place de véritables filières de
production territoriale et la poursuite de haitons favoriser la création de valeur ajoutée sur place, tant sur la première
l’expérimentation d’outils et d’approches. transformation que sur la deuxième, pour le bois-énergie mais aussi le bois-
Pour cela, ils s’engagent à favoriser la création construction. Le développement de ces filières s’avère compatible avec le
d’entreprises dans ces secteurs, en trouvant les principe de gestion durable de la forêt. Concrètement, nous allons favoriser
formes juridiques adaptées et appuyer les la proximité entre les lieux d’approvisionnement, les plate-formes de trans-
démarches des collectivités tout en préservant
formation et de stockage, et les consommateurs. Ce concept de proximité
la biodiversité.
Directeur de la publication : Jean-Louis Thomas (FPNRF) • Rédacteur en chef : Philippe Moutet (FPNRF)
Rédaction : Emmanuelle Meyer • Comité de rédaction : Philippe Moutet, Stéphane Adam et Nicolas SanaaJean-Louis Joseph,
(FPNRF) • Création & réalisation graphique : 31mille
Président de la Fédération Fédération des Parcs naturels régionaux de France - 9, rue Christiani 75018 Paris
Tél. 01 44 90 86 20 - Fax. 01 45 22 70 78 - site internet : www.parcs-naturels-regionaux.frdes Parcs naturels régionaux de France
1Email : pmoutet@parcs-naturels-regionaux.frUn Parc engagé : Millevaches en Limousin SUITE
nous permet d’une part d’éviter les D’autres Parcs ont déjà structuré une C’est une conception de la modernité !
formes trop industrielles qui pourraient filière bois local. Vous êtes-vous Et je crois qu’aujourd’hui, être moderne,
être préjudiciables à la forêt, et d'autre appuyé sur leur expérience ? c’est refuser le gaspillage des ressources
part de rester cohérent. En effet, nous ne Nous avons eu à ce titre de nombreux et la vision ultralibérale de l’économie.
voulons pas développer le bois-énergie échanges avec le Parc du Morvan, très Développez-vous d’autres énergies
pour consommer plus de pétrole. Autre avancé dans le domaine. Il serait tout à renouvelables sur le Parc ?
intérêt du concept de proximité : la pos- fait intéressant que notre réseau de Tout à fait, car nous jouons la carte de
sibilité d’utiliser tous les types de bois plate-formes locales soient inclues dans la diversification énergétique. Nous
local, y compris celui des petites parcelles, un réseau plus vaste : nous pourrions avons un positionnement éolien, même
y compris les déchets. Bref, il s’agit de imaginer un réseau d’échanges de s’il ne s'agit de pas recouvrir toute la
créer un circuit court, avec tous les savoir-faire entre plusieurs territoires, montagne avec des éoliennes. Et nous
avantages que cela induit en terme point d’appui pour développer des allons mettre en place une expérience
d’empreinte écologique, d’économie nouvelles technologies, des expérimen- de méthanisation à partir d’une ferme
locale, d’accès de la population aux res- tations... En effet, la notion de circuit pilote.
sources. La mise en place d’une telle court ne veut pas dire « repli sur soi »
filière a donc une importance stratégique. mais plutôt « exploitation rationnelle
À travers ce projet, nous défendons une des ressources locales », avec une
certaine vision du développement local. ouverture sur les expériences du monde.
Millevaches et l’énergie :
une action globale et transversale
Le Parc Millevaches en Limousin mise son développement sur l’énergie et agit à tous les
niveaux : ressources, approvisionnement, équipement, sensibilisation, logement...
Entretien avec Aurélie Cornet, chargée de l’animation du Contrat d’objectifs territorial
(COT), axé sur le climat et l’environnement.
Sur quelle base menez-vous votre
action environnementale ?
Dès le mois de novembre 2004, le Parc a
signé un contrat ATEnEE pour trois ans,
afin de bénéficier d’un tremplin pour
lancer des projets environnementaux et
relatifs à l'énergie. Nous avons choisi
les thématiques éco-développement,
déchets, énergies, eau et écoconstruction.
Concernant les déchets, nous avons peu
travaillé dessus car les communautés
de communes en ont la compétence.
Pour l’eau, au départ, le Parc n’avait
pas de chargé de mission spécifique,
celui-ci est arrivé en court de contrat.
Nous avons donc principalement axé
nos actions sur l’éco-développement et
l’énergie, puis, à la fin, sur l’écocons-
truction puisque le bâti a un lien direct
avec nos problématiques d’économies
d’énergies.
Quelles actions avez-vous mis en place
dans le domaine du bois-énergie ?
avec réseaux de chaleur pour les Travaillez-vous également à destination
Pour les collectivités, le Parc a proposé
bâtiments communaux. En parallèle des particuliers dans ce domaine ?
de réaliser des diagnostics énergétiques
à cette action sur l’équipement, le Parc Oui, nous avons un volet en direction
des bâtiments et des études de faisabilité
a mené une réflexion sur l’approvision- des particuliers, par l’intermédiaire de
concernant le bois-énergie et le solaire.
nement en bois déchiqueté local et sur l’OPAH Millevaches. Notre action consiste
Une vingtaine de communes ont répondu
la structuration d’une filière. Un projet en une sensibilisation aux économies
à l’appel à candidature pour les diagnos-
de SCIC (société coopérative d’intérêt d’énergies (isolation, sources renouve-
tics et une dizaine a bénéficié d’une
collectif) est à l’étude (cf article ci-des- lables...) et une aide au chauffage au
étude de faisabilité. Dans ce cas, le Parc
sous), et concernera les acteurs de trois bois, conditionnée par un diagnostic
est maître d’ouvrage et joue le rôle de
communautés de communes, le monde simple et pédagogique. En effet, il ne
plaque tournante entre les communes,
agricole et forestier, la chambre d’agri- s’agit pas de subventionner des poêles
les partenaires financiers et les bureaux
culture, la fédération départementale modernes pour des bâtiments qui souffrent
d’études. Deux communes, Gentioux-
des CUMA, le syndicat départemental de déperditions trop importantes. Un outil
Pigerolles et Royère de Vassivière, ont à2
d’énergie, etc. d’aide à la restauration du bâti ancien
ce jour statué pour une chaufferie bois ÷
Un Parc engagé : Millevaches en Limousin / Outils et méthodes SUITE
dans un objectif d’efficacité énergé- diagnostics communaux (avec une Le bois et le Parc
tique est également proposé aux pro- action spéciale « éclairage public ») et • 40 000 habitants répartis sur 113 communes.
priétaires occupants, afin de les orien- les études de faisabilité en bois-énergie, 2• Densité comprise entre 7 et 12 hab/km
ter vers matériaux et le type de chauffa- qui vont être également ouverts aux
• 170 000 ha de forêts soit 50% du territoire.
ge adaptés. Ces actions ont trouvé un gîtes touristiques. Mais nous avons
• 90% de forêt privée.
très large écho auprès de la population. prévu des actions nouvelles. Ainsi, dans
• Essences prépondérantes : Chênes : 26%
Nous sensibilisons également les scolaires, le domaine agriculture/forêt, au-delà de la surface forestière, Épicéa : 24%, Pin
en partenariat avec une association de la filière bois-énergie, nous souhaitons sylvestre : 14%, Douglas : 13% et Hêtre : 8%.
locale. organiser une filière éco-matériaux
• Le secteur résidentiel est le plus gros
(paille, chanvre...) en collaborationVotre contrat ATEnEE a pris fin en consommateur d’énergie avec 47 ktep.
avec les autres Parcs du Massif Central.novembre 2007. Quel est votre nouveau Le chauffage au bois est majoritaire
En matière d’urbanisme, nous allonscadre en matière d’environnement et avec 22 ktep/an.
continuer l’accompagnement tech-quels sont vos projets d'actions ? • Pour la production d'électricité, 2 tep sont
nique des projets d’éco-lotissements,Après le bilan d’ATEnEE, nous avons fabriqués par co-génération bois (et 31 ktep
entamé à la fin d’ATEnEE. Nous souhaitonsnégocié un nouveau cadrage et engagé par l'hydraulique et 2 tep par éolien).
aussi orienter les particuliers dans leursun COT (Contrat d’objectifs territorial) • 4 chaufferies bois communales en fonction-
choix pour ce qui est de l’écoconstruc-avec le même partenariat Région et nement, 2 autres en cours de réalisation.
tion. Enfin, nous allons réaliser uneAdeme. Ciblé sur la problématique du • 25 chaudières bois automatiques chez
étude sur le transport et les déplace-changement climatique, ce COT définit les particuliers.
ments, pour connaître la situation etnos actions pour la période 2008-2010. • 5 scieries produisant des déchets valorisables
lancer des actions dans ce domaine. Cela va nous permettre de prolonger les en bois-énergie.
actions d’ATEnEE, notamment sur les
Outils et méthodes
La SCIC, une solution innovante pour organiser
une filière locale
La commune de Gentioux-Pigerolles est engagée
dans un projet de SCIC (Société coopérative d’intérêt
collectif) rassemblant tous les acteurs de la filière
bois locale, avec l’appui du Parc naturel régional
Millevaches en Limousin.
Située en plein cœur du plateau de choix, il nous semblait essentiel
Millevaches, Gentioux-Pigerolles est non de s'assurer de l’approvision-
seulement adhérente au Parc, mais elle nement en plaquettes. Là
héberge en plus l’un des sièges de la encore, le Parc nous a accompa-
structure. Elle s’est donc logiquement gné » ajoute M. Simons. Une
intéressée au bois-énergie pour ses étude sur l’intérêt d’un réseau
propres besoins. « Nous trouvions absurde de plate-formes destinées à la
de chauffer nos bâtiments communaux fabrication de plaquettes, au
au fioul et à l’électricité alors que notre stockage et au séchage a donc
région est boisée à 50%, d'autant plus été réalisée. Pour gérer ce réseau
que nous avons sur la commune un de plate-formes, le Parc a alors
Groupement syndical forestier » explique proposé l’idée d’une SCIC.
Pierre Simons, maire de la commune. Cette Société coopérative d’intérêt
En 2005, Pour appuyer Gentioux dans sa collectif, encore à l’étude,
réflexion, le Parc a réalisé un diagnostic- permettrait de rassembler les
énergie, puis a proposé de prendre en collectivités, les groupements
charge une étude de faisabilité sur syndicaux forestiers, les agri-
l’intérêt d’une chaufferie bois destinée culteurs, les forestiers et les
plate-formes, et donc permettre leurà alimenter les logements communaux, consommateurs privés. Plusieurs collèges
création. « C’est vraiment grâce au Parcles bâtiments publics ainsi qu’un foyer sont prévus : les collectivités, les clients,
d’accueil médicalisé. « Grâce à cette les fournisseurs, les salariés... « Ce projet que ce projet a avancé si vite, tant sur la
réflexion que sur les aspects financiersétude, nous nous sommes vraiment rendus a enthousiasmé les différents acteurs
ou opérationnels. Nous avons une réellecompte de la pertinence d’une telle car il permet d’offrir des débouchés locaux.
relation de partenaire » estime le mairechaufferie » souligne le maire de Le but de la SCIC est vraiment de valoriser
de ce village dynamique. Gentioux. La décision a donc été le local, de la production à la consom-
approuvée par le Conseil Municipal en mation ». Pour Pierre Simons, l’impli-
octobre 2007, et la chaufferie va être cation des collectivités dans ce projet
réalisée en partenariat avec le SDEC est essentielle. En effet, grâce à leur
(Syndicat départemental d’électricité forte demande en plaquettes, elles peuvent
3
de la Creuse). « Mais, pour valider ce assurer la viabilité économique de ces Outils et méthodes SUITE
Livradois Forez et P.E.R. : « Train + bois, le duo gagnant »
En juillet 2006, le Parc du Livradois-Forez a été labellisé « Pôle d’excellence rurale » pour
son projet de développement d’une filière bois-énergie avec acheminement par voie ferrée.
les élus à engager un processus d’unifi- • Permettre l’acheminement des produitsPrésentation du projet
cation de la propriété et de l’exploitation par le rail, en particulier l’approvi-et de son avancement.
de la totalité de la ligne. Dans ce sionnement de la papeterie située en
La question des énergies s’imposant, le
contexte, le Parc a souhaité utiliser bordure de voie ferrée, en réalisant les
Livradois-Forez en a fait un axe fort de
cette ligne ferroviaire, maintenue aménagements et les acquisitions
son développement avec la prise en
grâce à l’énergie des acteurs locaux nécessaires.
compte de ce thème dans le programme
depuis 20 ans, pour en faire un élément À ce jour, un travail est encore en coursLeader +, la création d'un poste de char-
incontournable de la filière bois-énergie. pour déterminer le nombre et la localisationgé de mission énergies en janvier 2005
des plate-formes qui devraient être miseet la signature d’un contrat ATEnEE
en place dans le courant de l’année 2009.(2005-2008). Fort de son taux de boisement Un partenariat public-privé
Tous les projets de chaufferies bois sontélevé (53% de surface forestière, soit le exemplaire
engagés et certaines chaudières serontterritoire le plus boisé d’Auvergne), le
Le Pôle d’excellence rural, qui vise à installées dans l’année. Parc s’est naturellement tourné vers le
mieux valoriser la forêt, développer une
bois-énergie. Mais son projet de filière a Enfin, en ce qui concerne la voie ferrée,
énergie renouvelable, développer l’axe
souhaité utiliser une autre ressource « le label Pôle d’excellence rurale nous
stratégique de la voie ferrée et générer des
locale : une voie ferrée. En effet, depuis a été très utile pour débloquer la situation.
emplois, comprend plusieurs opérations :
les années 80, la SNCF avait délaissé Le déclassement des tronçons manquants
• Accroître l’offre de la disponibilité desl’axe Vichy-Le-Puy-en-Velay. À cette est en cours » explique Éric Cournut,
plaquettes, en équipant les forestiersépoque, une association a décidé de directeur-adjoint. Côté financier, le PER
de broyeurs, en construisant un maintenir une activité ferroviaire sur ouvre à 800 000 € de subventions qui
bâtiment de séchage et une aire decet axe, avec l’appui du Parc. Puis un viennent s'ajouter aux aides existantes.
conditionnement dans quelques grossesSyndicat Intercommunal à vocation Au delà de la valorisation du rail et de
scieries, et une ou plusieurs plate-formesunique (SIVU) « ligne ferrovière » a été l’aspect complet de ce projet, le caractère
collectives de stockage.constitué, SIVU qui a pu acquérir un innovant se situe dans l’importance du
tronçon (Arlanc-Sembadel). Mais la partie • Accroître la demande en bois-énergie, partenariat public-privé, tant dans le
Courpière-Arlanc reste propriété de en soutenant les industries -notamment pilotage que dans la réalisation des
Réseaux ferrés de France. Or la fin du une papeterie- et les collectivités sou- opérations.
monopole SNCF pour le fret sur rail, le haitant s’équiper en chaufferies-bois
rachat d’un autre tronçon et un projet et réseaux de chaleur.4
de développement touristique ont conduitOutils et méthodes SUITE
La Charte Forestière de territoire, un outil au service
d’une approche durable de la gestion de la Forêt ?
Les chartes forestières de territoire sont
un outil permettant de structurer un projet Les Chartes Forestières de territoires (CFT) des Parcs
d’aménagement et de développement naturels régionaux de France
durable de territoire favorisant une
approche transversale de la thématique
Seules les CFT soutenues par le MAP de 2001 à 2006 sont représentées.
Forêt. Crée en 2001 ( circulaire expéri-
mentale du 15 février 2001), cet outil a
une durée initiale de 3 ans renouvelable.
Il a pu bénéficier d’une aide financière
à l’élaboration (30 000 € maximum) qui
sera maintenu dans la nouvelle génération de
CFT (intervention État abondée par FEADER).
Avec près de 90 Chartes engagées
concernant près de 4 000 communes, la
Charte Forestière de territoire devient
un outil effectif de la gestion durable
des territoires et ce n’est pas un hasard
si 80% de la maîtrise d’ouvrage de ces
CFT est assurée par des territoires de
projets. Les Parcs représentant plus de
15 % des territoires concernés par la
maîtrise d’ouvrage des CFT.
Le réseau des Parcs a répondu présent
sur ce dossier.
L’engagement dans une charte forestière
de territoire permet dès l’initiale de
renforcer ou de créer les échanges avec
les partenaires forêt du territoire.
La déclinaison de la stratégie forestière
en plan d’actions peut alors renvoyer à
la définition de différents outils (CFT ou
Plan de Développement de Massif) et
d’une échelle de travail (du Parc ou de
plus petites régions forestières) en fonction
des objectifs fixés. La Charte forestière
constitue alors un cadre opérationnel
pour la mise en œuvre d’actions, répondant
aux objectifs de la Charte, défini avec
les acteurs du territoire sur un laps de
temps plus court (3 à 5 ans).
Allez plus loin :
Charte Forestière de Territoire éléments de méthode ETD
Novembre 2007
Organisé en 3 parties, il apporte :
• Une connaissance générale de la filière forêt-bois et de la situation des
Chartes forestières de territoire ;
• Des conseils méthodologiques pour élaborer une charte forestière ;
• Une revue des principales thématiques pouvant être traitées dans les chartes
forestières illustrée par des expériences.

¬
Outils et méthodes SUITE
Le document est composé de deuxPremier guide sur la politique forestière
parties :
• L’encouragement à la gestion forestièreédité par la Fédération
durable dans les Parcs présentée au
travers de ses principales fonctions
Le réseau des Parcs et la Fédération, en partenariat avec
(productive, protectrice, socio-économique,
l’ONF, ont sorti en Octobre 2006 un numéro de la collection santé et vitalité de la forêt, diversité
« Expérimenter pour Agir » consacré à la Forêt. biologique) et traduite en indicateurs
« de gestion durable d’Helsinki ».
• La promotion d’une nouvelle gouvernanceIl a pour objectif d’aider compte les différents enjeux qui vont
à la construction d’un du local au planétaire : changement forestière dans les Parcs via les textes
langage commun entre climatique, stratégie énergétique terri- de référence, les cadres contractuels
illustrés, les outils d’aménagement etforestiers et non fores- toriale, économie et préservation de
de préservation du territoire et les modestiers et à favoriser la ressources, valorisation économique de
de partenariat.mise en œuvre d’ap- patrimoines locaux, accès pour tous à
proches globales autour des espaces de découverte...
de la forêt prenant en
Taux de boisement des Parcs naturels régionaux
et nature de la propriété - 2006
Taux de boisement = 40 % (moy. France = 27 %)
Forêt publique = 32 % ( moy. France = 26 %)
Forêt privée = 68 % (moy. France = 74 %)
6
Les combustibles bois
ISSUS DE LA FORÊT :
Les bûches : L’ancêtre des combustibles bois. Les
bûches sont utilisées dans des cheminées ouvertes, des
inserts, des poêles, des cuisinières, des chaudières bûches.
Les plaquettes forestières : Bois issu de l’exploitation
forestière (produits d’élagage et d’éclaircies) puis
déchiqueté. Les plaquettes fines et sèches sont utilisées
dans des petites chaudières automatiques, dans des
habitations individuelles ou des petits réseaux de
chaleurs de plusieurs logements. Les grosses plaquettes
sont utilisées dans des chaufferies collectives et des
réseaux de chaleur.
ISSUS DE L’INDUSTRIE :
Les écorces : Seules les plus grosses scieries sont
munies d’écorceuses. Les écorces sont utilisées dans des
chaufferies de puissance supérieure à 1 MW pour
combustibles humides ou en autoconsommation
directement dans les scieries ou dans des chaufferies
collectives pour alimenter des réseaux de chaleurs.
Les copeaux et sciures : On distingue des sciures
«propres», aspirées directement au dessus des
machines et les sciures «sales», récupérées à même
le sol. Utilisées pour les panneaux de particules ou
les litières animales, les sciures sont également
valorisables sur le lieu de production. À l’aide d’une
chaudière automatique, elles alimentent en chauffage
les bureaux, ateliers ou séchoirs.
Les plaquettes de l’industrie du bois : Les dosses et
délignures, les chutes de tronçonnage, les nez de
sapin, les noyaux de déroulage, les chutes de découpe
de petites dimensions, doivent être broyés sous forme
de plaquettes avant d’être utilisés en chaufferie. Les
plaquettes sont aussi valorisables sur le lieu de production
grâce à une chaudière automatique.
Les granulés : Ce sont des sciures compressées et séchées.
Le granulé se comporte comme un fluide et son pouvoir
énergétique est élevé. Il est plutôt destiné au chauf-
fage de maisons individuelles.
Les briquettes ou bûchettes reconstituées : Elles sont
fabriquées à l’aide d’une presse à partir de copeaux et
de sciures des scieries et des entreprises de la seconde
transformation du bois. Elles sont utilisées dans les
cheminées ouvertes, les inserts, les foyers fermés, les
chaudières bûches, les poêles, les cuisinières et les
grosses chaudières automatiques.
ISSUS DE LA FILIÈRE DÉCHETS :
Les bois de rebut : Ils correspondent à des produits en
bois « en fin de vie » ou usagés. Ce sont des bois
issus des chantiers de démolition, des déchets bois
industriels, des meubles et objets divers etc. Seuls les
bois non-souillés sont utilisés comme combustible pour
chaufferie bois. Les broyats de rebut sont utilisables
comme combustible. L’utilisation des bois de rebut peut
se faire dans des grosses chaudières avec foyer à
grilles, chaudières co-combustion avec foyer à lit
fluidisé et les usines d’incinération.¬
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Outils et méthodes / Partenaires SUITE
La forêt, un thème identifié par le réseau des Parcs
L’« Expérimenter pour Agir intitulé « La Forêt dans les Parcs, en chemin vers la gestion
durable » sorti en 2006 intègre pleinement la dimension bois énergie. Ce thème prend
sa mesure à travers l’engagement fort du réseau dans les Chartes Forestière de territoire.
Extrait de cet ouvrage consacré au bois énergie.
Face à l’augmentation constante du coût La viabilité de la filière bois-énergie sont nombreux. Les organismes profes-
des énergies fossiles et à leur disparition impose une bonne connaissance de la sionnels (CUMA, Chambre des métiers), les
annoncée, la filière bois-énergie offre ressource, sa mobilisation, la structuration syndicats d’énergie, l’ADEME, les agences
des perspectives intéressantes. La de l’approvisionnement et l’amélioration régionales de l’énergie, les communes et
consommation de bois-énergie en technique et environnementale de la la Caisse des Dépôts sont autant de parte-
France est estimée à 9 millions de tonnes génération d’énergie. L’Agence de l’Environ- naires prisés pour dynamiser et légitimer
équivalent pétrole (Mtep) en 2003. Elle nement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) l’action du Parc en faveur de l’énergie.
représente 3,3 % de la consommation aborde ces thèmes au travers de ses pro- Pour obtenir l’adhésion des élus, proprié-
totale d’énergie primaire et 50 % de la grammes bois-énergie. L’ADEME a également taires, et usagers du projet énergétique,
consommation totale d’énergie primaire commandité dès 2002 une étude nationale il ne faut pas négliger les opérations de
renouvelable. Dans ces 3,3 %, la part des pour estimer le gisement de plaquettes communication. Les retours d’expériences
ménages atteint 80 % et celle de forestières. L’étude pointe l’importance des Parcs montrent qu’il n’existe pas de
l’industrie 18 %.La stagnation récente de du gisement représenté par les rémanents recette unique. Le Parc de Millevaches
consommation de bois-énergie concerne d’exploitation et sa faible mobilisation. en Limousin a ainsi créé une lettre
la consommation des ménages et serait De nombreux Parcs se mobilisent dans dédiée aux énergies renouvelables, le
due à la baisse du nombre de poêles et la structuration de filières bois énergie ou Parc du Périgord Limousin a organisé
cuisinières à bois. la promotion de cette énergie renouvelable. expositions et salons et le Parc du
La politique énergétique de l’Union La motivation naît soit d’une sollicitation Perche a mis en place des rencontres
Européenne prévoit de doubler la part externe par des porteurs de projet bois- d’informations et d’échanges auprès
des énergies renouvelables avant 2010. énergie, soit d’une réflexion sur un projet des acteurs du territoire.
Ces objectifs, repris au niveau national plus global telle la révision de la charte, Les Parcs soutiennent les projets bois-
par la loi d’orientation sur l’énergie de soit d’une démarche volontariste comme énergie de trois façons. Ils appuient les
juillet 2005, satisferont 10 % des besoins le Parc du Morvan. Ce dernier affiche projets en cours de montage, oeuvrent
énergétiques à partir de sources d’énergie dès 1996 son objectif de développer le en tant que service délégué chargé de
renouvelable et augmenteront de 50 % bois-énergie. structurer la filière ou mobilisent des
la production de chaleur d’origine Pour mettre en œuvre leur projet, les financements extérieurs.
renouvelable. Si l’objectif est atteint, Parcs s’appuient sur des partenariats.
1 216 millions de m3 de bois supplémentaire Les interlocuteurs possibles en la matière
seraient mobilisés.
Partenaires
L’ONF expérimente pour une gestion
durable de la Forêt
Valoriser énergétiquement les résidus d’exploitation
forestière (rémanents) sans léser la forêt.
L’ONF lorraine travaille depuis 2003 trituration conduit à rechercher de
sur la gestion durable des rémanents nouveaux gisements dans ce qui
dans un contexte particulier de sols n’était auparavant pas exploité. Il peut
acide. Elle prépare ainsi les adaptations s’agir soit de zones jugées peu acces-
aux changements climatiques en sibles par les moyens classiques de
cours et à venir et favorise une gestion mobilisation des bois, soit de récolte
durable du capital forestier. de perches dans les taillis et les premières
éclaircies, soit encore de la récupé-
engagements environnementaux et
Entretien avec ration de rémanents de l’exploitation
des certifications ISO 14001 et PEFC
Dominique MESSANT, (sous-produits de la coupe des arbres
( Programme de Reconnaissance des
comme les écorces et les branches deDirecteur Forêt, ONF Lorraine
Forêts Certifiées).
moins de 7 cm de diamètre sur-écorce).
Pourquoi, aujourd’hui, les rémanents Que sont exactement les rémanents et
L’ONF, en tant qu’établissement
forestiers deviennent un gisement quel est leur rôle dans l’équilibre du
public à caractère industriel et com-
énergétique potentiel ? milieu forestier ?
mercial, doit accompagner et piloter
Dans un contexte de croissance Les rémanents recèlent la majoritéces nouvelles attentes de la filière bois,
régulière de la demande en bois de la richesse minérale de l’arbre.
dans le respect strict de la gestion
énergie s’amplifiant avec le ren- Branches et aiguilles représentent
durable et multifonctionnelle des
chérissement des énergies fossiles, une faible biomasse mais contiennent 7forêts publiques en lien avec ses
la concurrence avec l’industrie de une grande partie des nutriments Partenaires SUITE
(de 50 % de l’azote et du calcium dans la gestion de la ressource.
les peuplements matures à 80 % dans La mobilisation sur ce thème d’étude
les jeunes peuplements). La récolte et ces futurs outils a-t-elle été forte ?
d’arbres entiers ou de rémanents peut Si l’ONF assure le portage du projet, elle
représenter peu de biomasse supplé- est bien sûr soutenue par les partenaires
mentaire par rapport à la récolte du régionaux liés à la Forêt et par les
tronc mais peut correspondre à une collectivités (Conseil général, région)
exportation des nutriments multipliée ainsi que par les grands intervenants
par 1,5 à 3. nationaux (ADEME, etc…). C’est d’ailleurs
Dans le contexte vosgien de sols avec une essentiel quand on sait que la filière
importante acidité, cette ressource bois est le second gisement d’emploi
potentiele est donc à exploiter avec de Lorraine. L’enjeu économique et
précaution? environnemental implique donc bien
Effectivement, L’impact sur la fertilité des tous les acteurs territoriaux.
sols, et donc la pérennité des peuple- Cela s’est-il traduit dans l’évolution de
ments forestiers de telles récoltes, la démarche ?
est très variable selon la composition Assez rapidement, cette démarche, en
(texture, richesse minérale) des sols partenariat avec l’INRA et des univer-
forestiers. En Lorraine et plus particu- sitaires, a été envisagée de manière * la récolte raisonnée des
lièrement sur le massif vosgien, une rémanents en forêt ADEME plus globale, tant au plan géographique
– UCFF – INRA – AFOCEL – IDFimportante acidité des sols conduit à (aller au delà du massif vosgien en
avril 2006
être particulièrement prudent sur la englobant la lorraine) qu’au niveau des
gestion de ces rémanents. Ce contexte objectifs en couplant cette étude avec
a conduit l’ONF a engager en 2003 une la démarche ADEME sur la « Récolte des
étude sur le taux d’acidité des sols pour rémanents »*. Ce suivi qui intégre l’eau,
aboutir à une cartographie disponible la végétation et les sols permettra d’en
en SIG des zones ayant un ph inférieur tirer des méthodologies transférable
Contact : Dominique MESSANT, ONF LORRAINE à 4 permettant ainsi de mieux aborder à l’ensemble du territoire.
un appel d’offre pour la réalisation d’uneLe partenariat Parc-Syndicat d’énergie,
étude de faisabilité. Le Parc assiste alors
catalyseur de projets la commune dans la rédaction du cahier
des charges. À la suite du l’étude, si le projet
est accepté, le Parc accompagne égalementPionnier dans le développement du bois-énergie, le Parc
la collectivité pour la réalisation. Dans le
du Morvan a mis en place un partenariat avec le Syndicat
cas où elle n’a pas les moyens d’auto-financer
d’énergie de la Nièvre, qui permet aux communes porteuses
sa chaufferie, le SIEEEN peut intervenir dans
d’un projet de bénéficier d’une aide à l’investissement. l’aide à l’investissement. Pour le moment,
Explications avec Philippe Leroy, Président de la commission ce type de partenariat, particulièrement
efficace, n’existe qu’avec le Syndicat de laénergies de développement durable.
Nièvre, c’est à dire sur environ 45% du
Le Parc naturel régional du Morvan n’a pas région Bourgogne. Suite à ce diagnostic, le territoire du Parc. « Nous souhaitons étendre
eu besoin de contrat ATEnEE pour lancer le Syndicat intercommunal d'électricité et ce partenariat, qui peut aussi concerner le
développement du bois-énergie sur son d’équipement de la Nièvre modifie ses statuts solaire et la petite hydroélectricité avec les
territoire. Quand ce dispositif est né, le Parc pour devenir le Syndicat intercommunal autres syndicats départementaux concernés
était déjà très avancé. En effet, c’est dès d’énergie, d’équipement et d’environnement, et, actuellement, avec le concours de l’Ademe,
1995 que le Morvan s’est saisi de cette le SIEEEN. En 2005, le Parc passe convention le projet évolue favorablement avec le syndicat
question, en s’inscrivant dans le plan bois- avec ce syndicat, dans le but d’offrir un de Saône et Loire » conclut Philippe Leroy.
énergie de la Région Bourgogne (volet du accompagnement aux collectivités souhaitant
CPER avec convention État-Région-Ademe). développer un programme bois-énergie.
Contact : philippe.renon@parddumorvan.org
Une attitude pionnière que l’on doit à « Tout l’intérêt de ce partenariat est qu’il
l’énergie d’un passionné, Philippe Leroy, permet aux communes de s’équiper en
alors directeur adjoint du Parc. Lorsqu’il chaudières-bois sans avoir à s’endetter ou
quitte ses fonctions en 1999, il n’abandonne à y consacrer l’ensemble de leur disponibilité
pas le Parc puisqu’il en devient membre du budgétaire. En effet, le SIEEEN peut se
bureau en tant qu’élu. « J’ai alors demandé substituer à la commune pour la réalisation,
la création d’une commission « énergies et récupérer l’investissement sous forme
renouvelables » devenue « énergies de d’un loyer » souligne Philippe Leroy.
développement durable » et d’un poste de Concrètement, quand une commune ou une
chargé de mission énergie, pour prendre entreprise a un projet d’équipement
mon relais », poste créé en 2002. Une étude bois-énergie, Philippe Renon, chargé de
Ce Lien Hors série a été réalisé avec le soutien de
sur les potentiels de maîtrise de la demande mission énergie du Parc, réalise une analyse
d’électricité (MDE) et de production d’opportunité, qui définit le contenu tech-
décentralisée d’énergies (PDE) est alors nique et financier du projet. Quand cet
lancée avec l’État, la Région, l'Ademe et les avis est rendu au Conseil Municipal, si la
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syndicats d'énergie départementaux de la commune décide de poursuivre, elle lance
ONF LORRAINE
Missions : Aménagement forestier
Environnement
Gestion faune
Recherche et Développement
Près de 1 500 personnes mobilisées
580 000 hectares de forêt en gestion
(2/3 du territoire boisé)
Deux types de forêts : forêt de plaine
et de montagne (75% de feuillus et 25%
de résineux)
Principales essences : chêne et hêtre
(sauf dans les Vosges : sapin dominant)
eLa filière bois : 2 secteur d'activité en
Lorraine