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ETUDE OGM INSAH

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COMITÉ PERMANENT INTER- ÉTATS DE LUTTE PERMANENT INTERSTATES COMMITTEE CONTRE LA SÉCHERESSE DANS LE SAHEL FOR DROUGHT CONTROL IN THE SAHEL INSTITUT DU SAHEL Etat des lieux de la réglementation, des directives, de l’autorisation et de la circulation des OGM dans le Sahel MAI 2004 SECRÉTARIAT EXECUTIF : 03 BP 7049 Ouagadougou 03 BURKINA FASO. Tél. (226) 37 41 25/26 Fax : (226) 37 41 32 Email : cilss.se@cilss.bf Site web : www.cilssnet.org CENTRE RÉGIONAL AGRHYMET : BP 11011 Niamey, NIGER. Tél (227) 73 31 16 / 73 24 35 Fax : (227) 73 24 36 Email : admin@sahel.agrhymet.ne Site Web : www.agrhymet.ne INSTITUT DU SAHEL : BP 1530 Bamako, MALI. Tél : (223) 222 21 48 / 223 02 37 Fax : (223) 222 23 37 / 222 59 80 Email : administration@insah.org Site web : www.insah.org SOMMAIRE SIGLES ET ABREVIATIONS 03 I INTRODUCTION 04 II SITUATION GENERALE DES OGM EN AFRIQUE DE L’OUEST 05 2.1. LE MALI 05 2.1.1. Situation des produits transgéniques au Mali 05 2.1.2. Infrastructures, équipements, ressources humaines 05 2.1.3. Droit de propriété intellectuelle 07 2.1.4. Situation en matière de réglementation et législation 07 2.1.5. Niveau d’information et de participation du public 09 2.2. LE BURKINA FASO 09 2.2.1. Situation des produits transgéniques au Burkina Faso 09 2.2.2. Infrastructures, équipements, ressources ...
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    COMITÉ PERMANENT INTER- ÉTATS DE LUTTE PERMANENT INTERSTATES COMMITTEE CONTRE LA SÉCHERESSE DANS LE SAHEL FOR DROUGHT CONTROL IN THE SAHEL            INSTITUT DU SAHEL     
        Etat des lieuxde la réglementation, des directives, delautorisation et de lacirculation des OGMdans le Sahel                     MAI2004
SECRÉTARIAT EXECUTIF :37 41 25/26 Fax : (226) 37 41 32 Email : cilss.se@cilss.bf Site web : www.cilssnet.org03 BP 7049 Ouagadougou 03 BURKINA FASO. Tél. (226) CENTRE RÉGIONAL AGRHYMET :BP 11011 Niamey, NIGER. Tél (227) 73 31 16 / 73 24 35 Fax : (227) 73 24 36 Web : www.agrhymet.ne Site : admin@sahel.agrhymet.ne Email INSTITUT DU SAHEL :Fax : (223) 222 23 37 / 222 59 80 Email :BP 1530 Bamako, MALI. Tél : (223) 222 21 48 / 223 02 37 intsaritnoi@snhagardom.iSite web : www.insah.org  
SOMMAIRE   SIGLES ET ABREVIATIONS 03  I INTRODUCTION 04  II SITUATION GENERALE DES OGM EN AFRIQUE DE L OUEST 05  2.1. LE MALI 05 2.1.1. Situation des produits transgéniques au Mali 05 2.1.2. Infrastructures, équipements, ressources humaines 05 2.1.3. Droit de propriété intellectuelle 07 2.1.4.  ontit  eemgltaen noi    igéltalstuation Sierd  eérnem taèi70 2.1.5. Niveau d information et de participation du public 09  2.2. LE BURKINA FASO 09 2.2.1. Situation des produits transgéniques au Burkina Faso 09 2.2.2. Infrastructures, équipements, ressources humaines 09 2.2.3.   11Situation en matière de réglementation et législation  2.3. LE GHANA 12 2.3.1. Situation des OGM dans le pays 12 2.3.2. Infrastructures, équipements et ressources humaines 12 2.3.3. Situation en matière de réglementation et législation 13 2.3.4. Propriété intellectuelle 14    2.4.  AUTRES PAYS DAFRIQUE DE LOUEST       15 2.4.1. Côte d Ivoire 15 2.4.2. Sénégal 15 2.4.3. Nigeria 16 2.4.4. Caméroun 16 2.4.5. Niger 16 2.4.6. Bénin 17 2.4.7. Tchad 17 2.4.8. Autres pays 17  2.5. ANALYSE COMPAREE DES DIRECTIVES ET LEGISLATIONS 17  2.6. CONTRAINTES ET OPPORTUNITES POUR LE DEVELOPPEMENT   DES BIOTECHNOLOGIES EN AFRIQUE DE L OUEST 18  III INITIATIVES EN MATIERE DU DEVELOPPEMENT DE LA  BIOTECHNOLOGIE AU NIVEAU REGIONAL 20  3.1. PROCESSUS DE PLANIFICATION DE LA BIOTECHNOLOGIE  PAR LE CORAF 20  3.2.  APPUI DE LINSAH AU PROCESSUS       21 3.2.1. Expérience de l INSAH en matière de réglementation 21 3.2.2. Proposition pour un contrôle et de réglementation des  semences et OGM au sein des pays du CILSS 21        1
IV CONCLUSIONS ET SUGGESTIOONS 22         ANNEXE Annexe 1 : Tableaux des capacités 25 Annexe 2 : Guide for information gathering 26   2
SIGLES ET ABREVIATIONS  AAB : Agence Africaine de Biotechnologie CERAAS : Centre dEtude Régional pour lAmélioration et lAdaptation à la Sécheresse CILSS : Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel CIRDES : Centre international de Recherches pour le Développement de lElevage en zone de savane CNRST : Centre National Recherche Scientifique et Technologique (Burkina Faso) CNRA : Centre National de Recherche Agricole (Côte dIvoire) CRDI : Centre de Recherche pour le Développement International CORAF : Conseil Ouest et Centre africain pour la Recherche et le Développement Agricoles CSIR : Council for Scientific and Industrial Research (Ghana) FAO : Organisation des Nations Unies pour lalimentation et lAgriculture FEM : Fonds Mondial pour lEnvironnement IER : Institut dEconomie Rurale (Mali) INERA : Institut de lEnvironnement et des Recherches Agricoles (Burkina Faso) IITA : International Institute of Tropical Agriculture IRD : Institut de Recherches pour le Développement INSAH : Institut du Sahel ISRA : Institut Sénégalais de Recherches Agricoles OAPI : Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle OGM : Organisme génétiquement modifié OVM : Organisme vivant modifié OMC : Organisation Mondiale du Commerce UNEP : Programme des Nations Unies pour lEnvironnement SOFITEX : Société des Fibres Textiles (du Burkina Faso) OUA : Organisation de lUnité Africaine UEMOA : Union économique et monétaire ouest africaine UPOV :  Union des obtentions végétales. USAID : United States Agency for International Development VIH : virus de limmunodéficience humaine 
 
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I. INTRODUCTION  Les pays de la région ouest-africaine, en particulier ceux du Sahel sont caractérisés, à linstar des autres pays en voie de développement, par une expansion démographique forte (doublement de la population à lhorizon 2050) et un développement de la production agricole plus faible. Par ailleurs, des pratiques culturales extensives occasionnent une forte dégradation des ressources naturelles : sols, diversité biologique et environnement. Dans ces conditions, il devient impossible datteindre lobjectif de croissance agricole de 2,3% par an préconisé par la FAO, par les voies classiques. Lutilisation des biotechnologies semble être de nos jours lune des voies davenir pour répondre au défi de laccroissement de la production agricole. A cet égard, plusieurs technologies et outils existent parmi lesquels, lutilisation des cultures transgéniques et plus généralement, des organismes génétiquement modifiés (OGM).  En effet, les OGM ouvrent de nombreuses perspectives damélioration aussi bien pour lagriculture ou lindustrie agroalimentaire que pour la santé humaine. Cependant, leur utilisation nécessite une maîtrise scientifique et technique adéquate en vue de se prémunir des risques éventuels que certains OGM sont susceptibles doccasionner.   Consciente de lenjeu crucial des OGM pour toute la planète, la communauté internationale a élaboré plusieurs conventions et traités dont nos Etats sont signataires. Certains de ces instruments juridiques internationaux sont : -la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) ; -le Protocole de Carthagène sur la Prévention des Risques Biotechnologiques ; -africaine sur la sécurité en biotechnologie ;le Modèle de loi nationale  le Modèle de loi OUA pour la protection des droits des communautés locales, des agriculteurs -et des obtenteurs et les règles daccès aux ressources biologiques ; -les Conventions relatives à la propriété intellectuelle : Accord de Bangui révisé, Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), Union des obtentions végétales (UPOV).  Le projet UNEP-FEM relatif au développement des réglementations nationales de bio-sécurité qui a débuté en juin 2001 a été élaboré pour aider un certain nombre de pays membres à mettre en place leur propre structure nationale de gestion des OGM en exigence au Protocole de Carthagène. En 2004, 123 pays bénéficient de cette aide dont 39 pays africains parmi les quels en Afrique de lOuest, le Bénin, le Burkina Faso, les Iles du Cap Vert, la Côte dIvoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Sénégal.  Malgré ces dispositions, les pays africains, notamment ceux de lAfrique de lOuest ont un grand retard dans la maîtrise de cette technologie. Aujourdhui, seule lAfrique du Sud a adopté les cultures transgéniques pour la production et la consommation humaine et animale. Des essais sont en cours dans quelques pays (Burkina Faso, Kenya, Egypte, Zimbabwé, Zambie, Maroc et Nigeria). Quant à la mise en place de structures nationales de biosécurité, peu de pays africains (exception faite de lAfrique du Sud) ont réalisé cet impératif. Parmi les pays avancés dans ce processus figurent le Nigeria, lOuganda, le Kenya et la Zambie.  A la 38e session du conseil des ministres des pays du CILSS tenue les 19 et 20 novembre 2003 à Nouakchott, un document a été présenté portant sur les risques, enjeux et avantages de lutilisation des OGM. A cette occasion, il a été recommandé au CILSS de poursuivre létat des lieux de la réglementation et des directives pour lautorisation de la circulation des OGM dans le Sahel. Il sagit pour les dirigeants de nos Etats de combler le retard technologique et de préciser lapport de la biotechnologie pour nos pays dAfrique de lOuest. La présente étude sinscrit dans ce contexte.
 
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 II. SITUATION GENERALE DES OGM EN AFRIQUE DE LOUEST  2.1. LE MALI  2.1.1. Situation des produits transgéniques au Mali  Le Mali na pas encore adopté de législation spécifique sur les OGM. Cest pourquoi aucune culture transgénique na été autorisée ou introduite sur le sol malien. Il n ya aucune activité sur les OGM au Mali faute de législation et de directives.  Pour ce qui concerne les produits de consommation, leur présence nest pas attestée au Mali. La société civile cependant émet des craintes quant à la présence dOGM dans le pays. Labsence de structure de contrôle ne permet pas de savoir la réalité de cette présence ou non.  2.1.2. Infrastructures, équipements, ressources humaines  Au Mali, lessentiel de la recherche agricole est exécuté sous la tutelle du Ministère de lAgriculture, de lElevage et de la Pêche (MAEP) et le Ministère de lEducation.  Au MAEP, les institutions concernées sont lInstitut dEconomie Rurale (IER) chargé des recherches sur les productions agricoles, animales, forestières, lenvironnement et les ressources naturelles et le Laboratoire Central Vétérinaire (LCV) qui soccupe de production de vaccins, de recherche et de diagnostics des maladies animales.  Au sein du Ministère de lEducation, sont concernés lInstitut Polytechnique Rural et de Formation Rurale Appliquée (IPR/IFRA), qui dispose dun laboratoire de culture invitro à Katibougou et le laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA) de la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) de lUniversité du Mali.  Institut dEconomie Rurale  LIER a très peu de capacité en biotechnologie pour le moment. Mais il se positionne favorablement pour cet outil à lavenir. Les programmes de recherche en cours impliquant des biotechnologies portent sur le marqueur moléculaire de la résistance à linsecte suceur des grains du sorgho, la caractérisation moléculaire de la tolérance à la sécheresse du sorgho, la résistance du sorgho à la moisissure du grain et la sensibilité à la photo-période du sorgho. Ces activités sont développées dans le cadre des formations dans des universités des Etats-Unis.  Cependant lIER ambitionne de développer des activités à court ou moyen terme dans les domaines divers : ¾l  ;utte contre les nuisibles (insectes, mauvaises herbes), la sécheresse les les virus et maladies notamment pour le coton, le riz, le sorgho, le mil et les cultures maraîchères ¾des denrées (bio-fortication du sorgho) ;amélioration de la qualité ¾ précis et précoce,amélioration du potentiel de production, maîtrise des maladies (diagnostic traitement et prévention) et amélioration de lefficience de la reproduction.      
 
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 Infrastructures  La contrainte principale pour les recherches en biotechnologie à lIER est le manque dinfrastructures et de personnel formé. Quelques équipements (PCR, chaîne ELISA) sont disponibles. Cependant il na pas de laboratoire organisé en biotechnologie apte à prendre en charge les OGM.  Personnel  Il y a parmi le personnel en poste très peu de chercheurs ayant une connaissance suffisante en biotechnologie. Six personnes sont familiarisées avec les techniques bio-moléculaires. Un autre chercheur est en formation sur les techniques moléculaires à Texas A&M.  Laboratoire Central Vétérinaire  Le LCV est équipé pour réaliser les travaux suivants : -les diagnostics basés sur le PCR et les tests ELISA ; -la production de vaccins (bio-fermentations des antigènes) ; -de vaccins recombinants contre la péri pneumonie contagieuse bovine ;la production -des études sont aussi en cours pour produire un vaccin contre la pasteurellose des ruminants.  Le LCV dispose aussi dun laboratoire de toxicologie qui permet de déterminer limpact des résidus de pesticides sur les fruits et les légumes, notamment ceux destinés à lexportation.  Le personnel scientifique est relativement étoffé. Quelques uns de part leur profil peuvent constituer des personnes ressources en matière de travaux sur OGM.  Laboratoire de biologie moléculaire appliquée (LBMA)  Cest la structure la mieux équipée au Mali. Des outils pour des travaux sur lADN sont disponibles. Le LBMA mène des activités surtout en santé humaine. Les travaux portent notamment sur la transmission active de la tuberculose à laide de marqueurs, les test de molécules efficaces contre les souches de paludisme résistantes à la chloroquine et les études de la diversité génétique des souches virales du virus de limmunodéficience humaine (VIH) à Bamako en vue de la mise au point dépitopes huminogènes (vaccins).  En production végétale, le LBMA envisage de travailler sur la caractérisation moléculaire des variétés de niébé, en vue dévaluer les concentrations en inguline, substance inhibitrice du VIH et sur la diversité génétique du sorgho.  Au niveau de la formation, actuellement la formation post-graduée concerne la biologie moléculaire appliquée à la santé. Mais le laboratoire souhaite se lier aux instituts de recherche agricole pour offrir une formation en biotechnologie agricole.  En perspectives, le LBMA souhaite développer linterface entre la santé et la production agricole par la production de produits transgéniques (vaccins sous forme de denrées de consommation).      
 
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 Equipements  Le LBMA est bien équipé pour la biologie moléculaire. Parmi les équipements disponibles, signalons les chaînes dextraction de lADN et ARN (humain, animal, bactérie, virus). Des installations de cultures cellulaires sont aussi disponibles ainsi que les équipements de virologie. Les équipements de transformation génétique sont également attendus.  Ressources humaines  Le LBMA compte quelques spécialistes en pasterologie, biologie, entomologie moléculaire et huminologie parasitaire.  IPR/IFRA de Katibougou  Lessentiel du travail du laboratoire porte sur la culture des tissus. Le laboratoire est notamment engagé dans la culture de tissus pour la production de semences de pomme de terre par micro-tubérisation. Le laboratoire mène aussi des recherches sur la culture danthères de sorgho.  Equipements  Le laboratoire possède tous les équipements lourds pour la réalisation de la culture de tissus. En revanche, il nest pas encore équipé pour la biologie moléculaire. Mais cette perspective est envisagée  Personnel  Le point faible reste le personnel réduit à un sélectionneur de plantes, familiarisé avec les procédés et techniques de multiplication de tissus.  Faculté de médecine  Des équipements dADN existent. Il ny a cependant aucune application dans le domaine végétal.  La situation générale des infrastructures et du personnel est indiquée aux tableaux 2 et 3 en annexe.  2.1.3. Droit de propriété intellectuelle  La direction nationale des industries gère la propriété intellectuelle. Il faut reconnaître que loctroi de brevet ou de droit dobtention végétale est peu usité au Mali. La raison de cette situation est la méconnaissance des règles et procédures en la matière, des avantages et exigences qui en découlent et le faible nombre de technologie susceptible de faire lobjet de dépôt de titre de propriété intellectuelle, au regard des possibilités de développement industriel et commercial. Dans le domaine particulier de biotechnologie, on ne signale aucune technologie pour laquelle un brevet est déposé.  Si le Mali souhaitait développer des cultures transgéniques en collaboration avec les partenaires extérieurs, la question de propriété du matériel végétal devra être résolue en vue de protéger les obtentions végétales locales.      
 
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2.1.4.  Situation en matière de réglementation et législation  Les instruments internationaux  Le Mali a signé et ratifié les conventions suivantes : -La Convention sur la Diversité Biologique ; -Protocole de Carthagène sur la Prévention des Risques Biotechnologiques ; - adoptée en Mai 2001 àde loi nationale africaine sur la sécurité en biotechnologie :Modèle Addis-Ababa ; -Modèle de loi OUA pour la protection des droits des communautés locales, des agriculteurs et des obtenteurs et les règles daccès aux ressources biologiques ; - :Conventions relatives à la propriété intellectuelle Accord de Bangui révisé, Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle, Union des obtentions végétales ; -Accords de lOrganisation Mondiale du Commerce (OMC).  Les instruments nationaux  Les législations et réglementations nationales, instruments légaux de gestion de la biosécurité sont les suivantes :  Les du contrôle phytosanitaire instruments:l'autorité nationale compétente est la Direction -Générale de la Réglementation et du Contrôle du Ministère de lAgriculture, de lElevage et de la Pêche. Parmi les réglementations relatives aux productions végétales et animales il faut citer la Loi No. 052 portant sur les semences végétales et animales ; le projet de loi sur les semences (contrôle et certification de semences dorigines végétales) et le projet de loi sur les OGM.  -En matière de gestion des pesticides, le Mali est partie prenante des conventions et réglementations et est membre du Code International de Conduite pour la Distribution et l'Utilisation des Pesticides de la FAO du Programme Conjoint FAO/UNEP pour l'application de la Procédure du PIC, de la Convention de Rotterdam et de la Réglementation sur l'Homologation des Pesticides communes aux Etats membres du CILSS (Comité Sahélien des Pesticides);  - ont évolué vers la libération du commerceEn commerce et industrie, les politiques du Mali extérieur. La politique de promotion des filières agro-industrielles porteuses et la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace UEMOA en sont des aspects essentiels.  Elaboration de la réglementation sur la biosécurité  Le Mali a bénéficié depuis Octobre 2002 du projet UNEP-FEM qui a pour objet la mise en place du cadre national de biosécurité. Un comité de pilotage de 21 membres a été mis en place (décret du 4 mars 2004). Ce Comité comprend 21 membres provenant :  -dune dizaine de départements ministériels dont : lAgriculture lElevage et la Pêche ; lEnvironnement (le Secrétariat Technique Permanent du Cadre Institutionnel de Gestion des Questions Environnementales est le point focal) ; le Commerce et lIndustrie ; la Santé ; la Justice ; lEducation ; la Communication et les nouvelles technologies de linformation ; la Défense ; les Douanes ; la Protection civile ; -les représentants des producteurs ; -la société civile (ONG, consommateurs).
 
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Depuis le démarrage du projet, il a eu à procéder à deux études portant sur létat des lieux sur la biotechnologie et la biosécurité et sur les instruments juridiques disponibles. Un atelier de validation de ces documents a eu lieu en janvier 2004. Celui-ci a fait des recommandations pour la mise en place du cadre de biosécurité. Des consultants devraient être commis pour cette tâche et pour lélaboration des textes de lois. Latelier a donné le délai de juin 2004 pour proposer un projet de cadre réglementaire et de textes de lois.  Parallèlement, le Gouvernement a demandé lélaboration de directives. La DGRC poursuit ce travail en relation avec lIER et STP/CIGQE.  2.1.5. Niveau dinformation et de participation du public  Au Mali, laccès à linformation sur la biotechnologie est très limité, parfois inexistant. Le décalage du niveau dinformation est patent, non seulement entre les citoyens et les chercheurs, mais aussi parmi les chercheurs. Les milieux associatifs et les professions agricoles sont aussi mal informés. Les rares sources dinformation sont souvent à sens unique, soit mettant en avant les avantages des nouveaux produits transgéniques, soit au contraire en ne développant que les risques.  Les groupes de défense dintérêts publics tels que lAssociation des Consommateurs du Mali (ASCOMA), la Coordination des Associations et Organisations Féminines (CAFO), lAssemblée Permanente des Chambres dAgriculture du Mali (APCAM), sans rejeter les OGM se disent préoccupés par la question de biosécurité.  Au plan de la surveillance, trois commissions déthique existent déjà en matière de recherche dont deux qui interviennent exclusivement dans le domaine de la santé.  2.2. LE BURKINA FASO  2.2.1. Situation des produits transgéniques au Burkina Faso  Le Burkina Faso a pris en 2003 loption pour lintroduction et lexpérimentation du coton transgénique. Depuis 1998 des contacts ont été pris entre des sociétés (Monsanto et Syngenta), lInstitut de lEnvironnement et des Recherches Agricoles (INERA), la Société des Fibres Textiles (SOFITEX) et lUnion Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPCB). En 2003 une convention est signée entre les autorités du pays dune part et Monsanto (pour le coton Bt) et Syngenta (pour VIP Coton) dautre part. Des autorisations ont été accordées officiellement pour lexpérimentation. Les introductions ont été faites et des essais en milieu contrôlé sont conduits sur deux sites de recherche : Farakoba et Fada. Si les tests étaient concluants, le gène Bt sera introgressé dans des variétés locales. En fin dexpérimentation, un protocole devrait être conclu avec ces sociétés pour lutilisation du matériel transgénique. Dans son esprit celui-ci devrait permettre daffranchir les producteurs de la dépendance des producteurs pour les semences transgéniques de coton.  Il faut cependant clarifier quil nest fait mention nulle part de lutilisation des OGM au Burkina Faso à lheure actuelle, ni sur le coton, ni sur dautres cultures. La décision de production de coton transgénique reste à prendre.  A lheure actuelle des incertitudes demeurent quant à la présence ou non dautres formes dOGM dans le pays. Les points de faiblesses sont les semences maraîchères, les aides alimentaires, les produits manufacturés.  
 
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2.2.2. Infrastructures, équipements, ressources humaines  Les instituts concernés par la biotechnologie au Burkina Faso relèvent du Ministère des Enseignements Secondaires, Supérieurs et de la Recherche Scientifique. Les services concernés sont : -le Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) : INERA, lInstitut de Recherches dans le Secteur de la Technologie Alimentaire (IRSAT) et lInstitut de Recherches dans le Secteur de la Santé (IRSS) ; -lUniversité de Ouagadougou.  Le Ministère de la santé est aussi concerné. Le dispositif est complété par le Centre International de Recherches pour le Développement de lElevage en zone de savane au Sahel (CIRDES).   INERA  Son mandat couvre entre autres, les principales cultures que sont le mil, le maïs, le sorgho, le coton, le riz, les fruits et légumes, larachide, le pois et le soja. En matière de biotechnologie, quelques capacités existent au sein des laboratoires centraux.  Laboratoire de virologie et de biotechnologie de Kamboinsé  Il est lun des mieux équipés pour la biologie moléculaire appliquée à la virologie des plantes dans la sous-région. Cependant les équipements de transformation génétique manquent. Les programmes majeurs portent sur : -lépidémiologie des virus, notamment leur biodiversité, la génétique de la résistance des plantes aux virus ;   la gestion des maladies à virus, notamment la résistante induite par la transformation -génétique.  Les espèces concernées par ces programmes et les maladies respectives étudiées son le riz (RYMV), le poivron ( PVMV), le niébé (CABMV), la tomate (TYLCV), larachide (PCV). Un projet sous-régional "Biotechnology, biosafety interface" financé par lUSAID y est en préparation. Il se propose détudier lutilisation des plantes génétiquement transformées sur la biodiversité des espèces virales. Le laboratoire va également travailler sur les variétés de riz NERICA pour en vérifier la résistance au TOG 5681 et GIGAN-T et aussi sur des riz transgéniques.  Le laboratoire forme des scientifiques au niveau PhD en collaboration avec lUniversité de Ouagadougou pour la sous-région. Plusieurs chercheurs sont impliqués dans ces recherches (10) dont certains ont des compétences en biotechnologie.  Dautres laboratoires sont signalés à lINERA sans beaucoup de compétence en biotechnologie. Il sagit du laboratoire de microbiologie qui collabore avec lInstitut de Recherches pour le Développement (IRD), du laboratoire de protection des cultures (virologie, entomologie), du laboratoire de génétique (non fonctionnel par manque de personnel) et de lunité de biotechnologie de Farakoba.  LINERA envisage la construction dun laboratoire moderne de biologie moléculaire à Kamboinsé.     
 
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