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LE CINEMA MUET ET SES MUSIQUES - Province de Namur

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LE CINEMA MUET ET SES MUSIQUES - Province de Namur

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MAISON
ELACULTURE
Le 03 avril 2007 à 20H00
« LE DOCUMENTEUR »
Suite au « canular politique » du vrai/faux
journal télévisé de la RTBF du 13 décem-
bre 2006, une réflexion s’impose : doit-on
croire sans réserve tout ce qui paraît dans
nos quotidiens, nos magazines, tout ce que
l’on entend sur nos ondes radiophoniques,
tout ce que l’on voit sur nos téléviseurs
et sur nos écrans d’ordinateurs amené par
Internet.
Un procédé cinématographique encore
plus « pointu » que le docu-fiction nous
permettra d’approcher cette différentiation
entre le vrai et le faux : le Documenteur.
« LA MISSION PRIVIET »
de Raphaël Frydman – France – 2003 - 26’
Tourné au Kazakstan (ex-URSS) en jan-
vier 2003, ce sont tous les enjeux de la
conquête spatiale russe qui sont abordés à
travers l’échec d’un mystérieux lancement
de Soyouz, « la Mission Priviet » (« Salut »
en russe). Le réalisateur cherche à découvrir
la vérité sur cette mission : info ou intox de
l’Armée rouge.
« OPÉRATION LUNE »
de William Karel - USA - 2002 - 52’
A première vue, « Opération Lune » est
censé être un simple documentaire de 52’
réalisé par William Karel en 2002 copro-
duit par ARTE et par Point du jour.
Mais l’histoire n’est pas si simple …
Tout aurait débuté par le « surprenant »
prêt (réel ou fictif) par la NASA au réa
-
lisateur Stanley Kubrick, d’un objectif
de caméra unique au monde permettant
de filmer à la seule lueur d’une bougie.
Kubrick aurait utilisé cet objectif lors du
tournage de « Barry Lyndon ». La qualité
des somptueuses images du film le prou
-
verait !
Qu’aurait pu demander la NASA ou le
gouvernement des USA à Kubrick en
compensation ?
« Opération Lune » est un documentaire
qui défend la thèse selon laquelle, afin de
se couvrir en cas d’échec de la mission
Apollo 11, l’administration américaine
aurait demandé à Stanley Kubrick de re
-
constituer les premiers pas de l’homme
sur la lune…
en studio.
Et c’est là, sous la direction du réalisa
-
teur William Karel, que va se monter la
plus formidable mystification politique et
scientifique du XXème siècle.
Ce « documenteur » est constitué d’ima
-
ges d’archives… truquées, provenant du
film « Les hommes de la Maison Blan
-
che », de témoignages des principaux
collaborateurs directs de Richard Nixon,
président des Etats Unis tels que Donald
Rumsfeld, Henry Kissinger,
Richard
Helms, Alexander Haing, Lauwrence S.
Eagelburger… mais également des ima
-
ges détournées des proches de Kubrick,
Christiane Kubrick, la veuve du cinéaste,
Jan Harlan
directeur de production de
Kubrick et frère de cette dernière,
mais
aussi de… faux témoignages enregistrés
pour l’occasion par des comédiens. Un
bijou de manipulation…
Lors de sa diffusion sur Arte dans l’émis
-
sion les mercredis de l’histoire, il fut suivi
d’un commentaire d’Alexandre Adler qui
précisa que ce « documenteur » prend
soudain « une teinte plus mélancolique
et sombre après le 11 septembre 2001 car
les islamistes radicaux nient, eux, tout à
fait que les Américains aient mis le pied
sur la lune en raison d’un célèbre hadith
qui prétend que l’Islam demeurera aussi
longtemps qu’un homme n’aura pas mis
le pied sur le principal satellite de la Terre,
c’est-à-dire « toujours » pour le conteur
traditionnel qui ne croyait guère en l’évo
-
lution de la technologie ».
Le 29 mai à 20H00.
« LE CINEMA MUET ET SES
MUSIQUES »
Ciné Concerts Conférences
L’univers musical du film muet {orches
-
tre, instrument (ex : piano…), les choix
musicaux (ex : musiques composées ou
improvisées…)}.
Approche des genres musicaux par Sté
-
phane Orlando musicien, compositeur,
accompagnateur de films muets pour la
Cinémathèque Royale de Belgique.
« LE CABINET DU DR. CALIGARI »
de Robert Wiene Allemagne –1919 – 73’
Film manifeste de l’école expressionniste
allemande, réalisé en 1919 par Robert Wie-
ne, « Le Cabinet du Dr. Caligari » est avant
tout une des œuvres les plus marquantes
du 7ème art, un des films qui suscite tou
-
jours la passion des
critiques,
cinéphiles
et artistes.
Caligari (Werner Krauss) est un hypnoti
-
seur qui, de foire en foire, exhibe Cesare
(Conrad Veidt), un somnambule qui dort
dans son cercueil et que seul le docteur
peut sortir de son sommeil. Quand la nuit
tombe, Cesare quitte son cercueil pour
des virées meurtrières dans la ville endor
-
mie…
La première dimension du film est émi
-
nemment artistique. « Le Cabinet du Dr
Caligari » est en effet une oeuvre d’art
à part entière qui naquit en plein cœur
de l’explosion de l’art moderne, et plus
particulièrement de l’expressionniste al
-
lemand. En réaction à la proéminence du
cinéma commercial d’Hollywood (qui ne
date donc pas d’hier), le cinéma allemand
opta pour un positionnement artistique.
Ce
mouvement allait d’ailleurs engendrer
deux autres classiques du genre :
« Métropolis » (1926) de Fritz Lang et
«
Nosferatu » (1921-22) de F.W Murnau.
Robert Wiene fit appel à des artistes du
groupe Der Sturm (Röhrig, Rienmann &
Warm) pour les décors de toiles peintes
dépourvues d’angles droits et striées de li
-
gnes obliques tourmentées. Le maquillage
et la gestuelle des acteurs sont extrême-
ment stylisés.
Le film a également une dimension politi
-
que. Si le scénariste avait à la base conçu
le film comme une critique du pouvoir
aveugle qui avait engendré la première
guerre mondiale - Caligari symbolisant
le pouvoir prussien et Cesare son peuple
pantin - le film échappa en quelque sorte à
ses créateurs pour devenir visionnaire.
L’expressionnisme à l’image de l’art mo
-
derne se voulait l’antithèse du réalisme,
utilisant l’art comme moyen d’expression
au lieu d’une banale représentation de
la réalité. Et ce mouvement moderniste
s’opposait directement à la tendance d’un
nazisme montant tentant de museler l’art
comme moyen d’expression.
Le film eut une influence cinématographi
-
que incontestable et fut l’un des premiers
à démontrer l’aspect manipulateur du ci
-
néma - procédé qui serait ensuite large-
ment utilisé par le cinéma de propagande
nazi.
Il est donc urgent de voir « Le Cabinet Du
Dr Caligari ». En plus d’être une leçon
d’art, de cinéma et d’histoire, il permet
de ne pas être dupe d’un Hollywood qui
n’hésite pas à profiter d’une mémoire ci
-
néphile trop courte pour recycler des chefs
d’œuvre pionniers du 7
ème
art.
Le 05 juin à 20H00.
«
L’EUROPE ET LA TURQUIE »
La Turquie : un pied en Europe, le reste
du corps en Asie. Turquie : paradis pour
vacanciers avides de soleil et d’exotisme.
Turquie : république laïque dont la popu
-
lation est à majorité musulmane. Turquie
en butte à son passé (le génocide armé-
nien), son présent : la minorité kurde, ses
nationalistes, ses procès et assassinats po
-
litiques … Turquie : membre de l’OTAN
et pays sollicitant son entrée dans l’Union
Européenne. La Turquie , si proche et si
lointaine…
«CHRONIQUES TURQUES»
de Maurice Pialat — France – 1962 – 75’
Avec la participation de Christophe Lam
-
falussy, journaliste à La Libre Belgique
spécialiste de la Turquie.
Six courts-métrages sur la Turquie que
Maurice Pialat réalisa pour Como films
entre 1962 et 1965. Comme un explora-
teur, Maurice Pialat part en Turquie et ra
-
mène à la demande du producteur Samy
Halfon plusieurs documentaires qui de-
vaient vanter la beauté et la richesse de ce
pays ; il filme le quotidien des turcs, leur
vie dans ce qu’elle a de plus beau mais
aussi de plus triste parfois.
RENSEIGNEMENTS
Maison de la Culture
de la Province de Namur
Avenue Golenvaux, 14
5000 NAMUR
T. 081 22.90.14
F. 081 22 17 79
Secteur cinéma
cinema@province.namur.be
design: Marie
Éditeur responsable: Bernadette Bonnier
Sorti des presses de l’imprimerie provinciale
Le 27 février 2007 à 20H00
« DOCU - SOCIAL »
Suite aux évènements de novembre et
décembre 2006 liés à l’éventuelle ferme
-
ture de l’usine VW de Forest , retour sur
l’actualité de la fin des années « 90 » en
Belgique avec « La fermeture des usines
Renault à Vilvoorde » : « Docu-Social »
sous l’œil, les coups de gueule et la ca
-
méra « diabolique » de Jan Bucquoy.
« FERMETURE DE L’USINE
RENAULT À VILVOORDE »
de Jan Bucquoy – Belgique – 1998 - 91’
En présence de Jan Bucquoy, réalisateur.
Surprise, abattement et incrédulité dans le
Brabant flamand en 1997 : Louis Schweit
-
zer annonce la fermeture de l’usine Re
-
nault, une décision irrévocable dans un
pays où le riche devient de plus en plus
riche et où le pauvre devient plus « con »
mais dans la bonne humeur. Un véritable
drame, cynique et inhumain que Bucquoy
va illustrer par l’absurde.
Ce documentaire-fiction est une version
belge de « Roger & Me », film réalisé en
1989 par
Michael Moore (USA) et dé
-
nonçant la gestion de General Motors, en
particulier la fermeture des usines de Flint
(30.000 licenciements). Mais ici, le réali
-
sateur introduit du panache dans la fin sur
-
réaliste…
Le documentaire entrecoupé
d’images télé des manifestations dans les
-
quelles on montre des hommes politiques
donne un fond réaliste à l’intrigue.
Le 27 mars 2007 à 20H00
« REGARD SUR L’OCCIDENT »
Dans le cadre de l’organisation de la se
-
maine d’actions contre le racisme co-or
-
ganisée par le MRAX et Média anima
-
tion».
Découverte du cinéma du Sud à travers
des œuvres
populaires qui s’adressent
d’abord au public local et se caractérisent
par la représentation qu’il se fait de l’oc
-
cident.
Et mise en perspective avec la manière
dont le cinéma du Nord véhicule ses pro
-
pres stéréotypes sur le Sud pour mieux les
souligner.
« PIÈCES D’IDENTITÉS »
de Mweze Dieudonné Nganguara –
Congo – 1998 – 92’
« A la croisée des stéréotypes »
A l’issue de la projection une animation
avec projection d’extraits de films et com
-
mentaires sera proposée aux spectateurs
afin de sensibiliser à la puissance de sug
-
gestion du 7
ème
art en examinant le rôle
des stéréotypes cinématographiques sur
la représentation de l’autre.
« Pièces d’identités » nous raconte l’his
-
toire d’un vieux roi congolais, Mani Kon
-
go qui part en Belgique retrouver sa fille
Mwana dont il n’a plus de nouvelles et
qu’il avait confiée à un internat religieux.
Il découvre une Belgique peu hospitalière
et une diaspora congolaise en proie à ses
contradictions. Ignorant que son père la
recherche, Mwana sort de prison et accep
-
te un travail de danseuse dans un cabaret
pour aider la police à mettre la main sur
un mystérieux braqueur masqué…
Le regard du film sur l’Occident passe à
travers deux groupes de personnages : les
Africains de la diaspora et les Belges. Les
premiers sont tous en prise avec l’Occident
et vivent leur insertion avec difficulté ; les
seconds sont « Bruxellois » dans l’accep
-
tation caricaturale du terme…
On a souvent droit au regard des Euro
-
péens sur l’Afrique noire. « Pièces d’iden
-
tités » offre l’inverse. A travers le parcours
de cet ancien roi congolais, le réalisateur
dresse un regard amusé et cynique sur
l’immigration.
Ce film a remporté la plus haute récom
-
pense au festival panafricain de cinéma
de Ougadougou en 1999 et fut qualifié par
l’écrivain Henri Lopès, président du jury
de « moderne, corrosif, revigorant et atta-
chant ». Il fut également couronné, lors de
sa première mondiale, du prix du public
au Festival du cinéma africain de Milan
en 1998.
-
« BOSPHORE »
- 1962 - 14’
Des films de la série, il est le plus clas
-
sique, par son harmonie entre la voix et
l’image, et le plus pictural (plans de la
rive sous la brume, bateaux de pêcheur
sur l’eau, composés comme des tableaux
de paysage). A l’opposé de Istanbul, qui
présente la vie de la ville, il évoque son
passé superposé (Byzance, Constantino
-
ple, Istanbul) en présentant différents sites
et monuments (remparts, mosquées).
-
« BYZANCE »
- 1962 - 11’
Il n’est pas question des fastes de Byzance
mais de la chute de la ville par le sultan
(1451-1453)
et de son pillage.
-
« ISTANBUL »
-1962 - 13’
Portrait de la ville d’Istanbul qui s’intéres
-
se moins à son histoire, à ses monuments
qu’à la vie de ses différents quartiers et à
sa population.
-
« LA CORNE D’OR »
- 1962 - 13’
Les images accompagnent un texte de
Gérard de Nerval qui évoque la ville des
sultans et des harems, celle des mosquées
et de l’Islam. Tout un art de vivre dont les
traditions des goûteurs d’eau exprime le
raffinement. Un temps où les différentes
communautés vivaient en bonne entente.
-
« MAÎTRE GALIP »
- 1962 - 11’
Sur des poèmes de Nâzim Hikmet (« J’ai 60
ans, si je pouvais vivre cinq ans encore »).
Les images n’illustrent pas les poèmes mais
retrouvent, dans les visages en gros plan,
l’atmosphère de la ville, en écho aux accents
de tristesse résignée du poète.
-
« PEHLIVAN »
- 1962 - 13’
Un championnat de lutte traditionnelle,
avec des hommes enduits de graisse et
vêtus d’une épaisse culotte de cuir. Dans
l’enceinte de cette compétition, des dan
-
seuses du ventre se donnent en spectacle.
De tous les films de la série, il est le seul à
aborder de front érotisme et sexualité.
TARIF
Adulte : 3€
Étudiants : 2€
Seniors : 2 €
Si vous souhaitez obtenir la program-
mation, vous pouvez contacter le Sec-
teur Cinéma au 081/65.47.70 ou
cinema@province.namur.be