Aéronautique - Espace (Résultats de l'enquête 2001)

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Commentés et illustrés, les résultats de l'enquête "Aéronautique-Espace 2001" en Aquitaine, enquête annuelle auprès des fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services de la construction aéronautique et spatiale. Pour les 556 établissements aquitains répondants, les données des exercices 1999 et 2000 : évolution des chiffres d'affaires et des effectifs salariés, activité totale et activité liée au secteur aéronautique-espace. Origine géographique des commandes, sous-traitance en chaîne, travaux pour le secteur militaire et premières tendances 2001 sont déclinés selon le département, la catégorie, la taille et l'activité principale des établissements. Nouveauté de l'enquête 2001 : un questionnement des établissements industriels et de "recherche-études" plus approfondi, autour des 3 thèmes "méthodes, stratégie", "relations et politiques commerciales", "activités et perspectives". Tableaux, cartes, graphiques. Définitions, méthodologie.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE DOSSIER
INSEE AQUITAINE
AÉRONAUTIQUE - ESPACE
ENQUÊTE ANNUELLE AUPRÈS DES FOURNISSEURS, SOUS-TRAITANTS ET
PRESTATAIRES DE SERVICES DU SECTEUR AÉRONAUTIQUE ET SPATIAL
A VEC LA P A R TICIP A TION DEINSEE
AQUITAINE
CONSEIL REGIONAL
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES CESR
CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL RÉGIONALCHAMBRE RÉGIONALE DE COMMERCE AQUITAINEÉCONOMIQUES PREFECTURE DE LA REGION AQUITAINE AQUITAINEET D’INDUSTRIE AQUITAINE
N°40
JANVIER 2002Conception-rédaction : Fabrice Hillaireau
Gestion de l’enquête : Mireille Blondy, Michèle Charpentier, Jean-Pierre Poueys
Couverture Crédit photos :
1 1 Alain Laffont : Astronomie Espace Découverte - Observatoire de Cestas
2
2 ESA/CNES/CSG (Ariane 5)3
4 3 Philippe Taris : Sud-Ouest
4 F. Robineau-Dassault/Aviaplans (Appareil Falcon 900EX)Avant-propos
Avec l’édition 2001 de l’enquête "Aéronautique-Espace", le dispositif d’observation souhaité
par de nombreux acteurs institutionnels d’Aquitaine prend une nouvelle dimension.
L’interrogation annuelle des fournisseurs, sous-traitants et prestataires de service des "donneurs
d’ordres" de la construction aéronautique et spatiale est en effet désormais complétée par un volet
de questions spécialement destinées aux établissements industriels (ainsi qu’à ceux dont l’activité
principale relève de la recherche ou des études).
Pour l’ensemble des établissements enquêtés, les évolutions annuelles passées, les perspectives
ou encore le niveau de dépendance envers les "donneurs d’ordres" des régions Aquitaine,
Midi-Pyrénées ou plus lointaines permettent de mieux mesurer l’impact du secteur “Aéronau-
tique-Espace” sur l’économie régionale, en termes d’emploi et de chiffre d’affaires.
Pour les activités industrielles et de recherche-études, les trois thèmes “organisation, méthodes,
stratégie”, “relations et politiques commerciales” et “activités, perspectives” sont développés.
La même enquête étant menée conjointement en Aquitaine et Midi-Pyrénées, on trouvera dans le
présent dossier des éléments de cadrage sur le poids du secteur dans les deux régions voisines du
“Grand Sud-Ouest”. Tel était l’un des objectifs de la démarche.
Le Conseil Régional d’Aquitaine, le Conseil Économique et Social Régional, la Direction Régio-
nale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement, le Délégué au redéploiement industriel
et aux restructurations de la Défense, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie ont sou-
haité cette enquête réalisée par l’INSEE Aquitaine.
Représentés par l’Union des Industries de la Métallurgie en Aquitaine, les professionnels du sec-
teur ont été activement associés aux réflexions.
Nous les remercions tous, ainsi que les établissements enquêtés, pour leur si précieuse collaboration.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001 3 INSEE AQUITAINESommaire
Commentaires - Méthodologie - Définitions
Résultats généraux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
Industrie-Recherche-Études . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Les indicateurs 2000 selon :
le département . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
la catégorie d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
l’activité de l’établissement 16
la taille d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
le poids des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
l’évolution 1999-2000 des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
L’origine géographique des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
La sous-traitance en chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .21
Les travaux pour le secteur militaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Les tendances 2001 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Organisation - Méthodes - Stratégie (Industrie-Recherche-Études). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Relations et politiques commerciales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Activités - Perspectives (Industrie-Recherche-Études) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Le questionnaire 2001 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001 5 INSEE AQUITAINERésultats généraux
’activité liée aux donneurs d’ordres de la construction de services) affiche une progression largement plus impor-
aéronautique et spatiale progresse en 2000 : leurs four- tante que celle enregistrée dans les Pyrénées Atlantiques.Lnisseurs, sous-traitants et prestataires de services aqui-
…particulièrement pour les prestatairestains déclarent des effectifs et chiffres d’affaires en hausse.
de servicesLes 556 établissements observés emploient 19 500 person-
L’évolution des chiffres d'affaires liés au “spatial” est égale-nes en fin d’année 2000. Moins dépendants des donneurs
ment favorable aux prestataires de services, lesquels affi-d’ordres du secteur “aéronautique-espace” que leurs homo-
chent une hausse de 27,6%.logues d’autres régions françaises, ils doivent quand même,
en moyenne, près d’un quart de leur activité aux commandes Faible volume oblige, les résultats liés au secteur spatial sont
de ce secteur. Ils connaissent aussi une progression de leurs coutumiers d’évolutions assez irrégulières d’une année sur
autres débouchés, progression moindre toutefois : le chiffre l’autre, avec des répercussions contrastées sur les différents
d’affaires global affiche une hausse moyenne de 8,4%, le types d’établissements et les différentes activités.
chiffre d’affaires lié au secteur une hausse de 9,3%. Ces deux
Le poids du secteur spatial reste modeste en Aquitaine, dix
évolutions positives respectent l’ordre observé l’année pré-
fois moindre que celui de l’aéronautique dans le chiffre d’af-
cédente, chacune un peu plus élevée alors, confirmant ainsi
faires total des établissements étudiés (respectivement 2% et
le rôle moteur du secteur sur le tissu industriel régional.
21,8% des chiffres d’affaires totaux).
La progression générale se traduit par une hausse consé-
Une dépendance très variablequente des effectifs salariés : +5,6 % entre 1999 et 2000 soit
environ un millier d’emplois supplémentaires. Aéronautique et espace réunis sont donc à l’origine de près
Selon les opinions recueillies au second trimestre 2001, ces d’un quart de l’activité des établissements liés, mais derrière
évolutions favorables devaient se poursuivre pour l’année en cette dépendance moyenne se cachent en fait de fortes dis-
cours, avec des prévisions optimistes pour la plus large part parités : si les fournisseurs et prestataires de services sont liés
des entreprises liées au secteur. pour respectivement 13,2 et 13,9% de leur chiffre d’affaires,
la sous-traitance l’est considérablement plus, à hauteur de
Des chiffres d’affaires en progression en 2000… 44,5% de son chiffre d’affaires total.
Le montant des commandes en provenance des donneurs Au sein des établissements étudiés, la population des indus-
d’ordre du secteur aéronautique augmente de 9,3% en 2000, triels et celle des sous-traitants se recoupent largement : 74%
celles provenant du secteur spatial de 10,2% et celles liées des établissements industriels sont d’abord des sous-trai-
aux autres marchés de 8,1%. tants… et 77% des sous-traitants œuvrent dans l’industrie.
Les prestataires de services sont les principaux bénéficiaires Le lien avec le secteur “aéronautique-espace” est donc fort
de l’année 2000 concernant l’activité aéronautique, pour les activités industrielles concernées.
puisque leur chiffre d’affaires a augmenté d’un tiers. Pour l’exercice 2000, on ne peut plus dire que le dynamisme
Ceci se retrouve à la lecture des évolutions départementales, des ventes à ce secteur relève les résultats obtenus sur les au-
puisque le département girondin (aux nombreux prestataires tres marchés : ces derniers sont en effet un peu plus dynami-
Méthodologie
L’enquête annuelle "Aéronautique-Espace" est menée conjointe- Finalement 556 établissements aquitains ont contribué par leurs ré-
ment par l’Insee Aquitaine et l’Insee Midi-Pyrénées, elle s’adresse ponses à l’édition des résultats ici présentés, portant sur les exerci-
aux fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services du sec- ces 1999 et 2000 mais aussi sur les premières tendances 2001.
teur. Avec l’édition 2001 de l’enquête, un volet de questions complé-
La consultation périodique des donneurs d’ordres nationaux de la mentaires est destiné aux établissements dont l’activité principale
construction aéronautique et spatiale permet de dresser la liste des relève de l’industrie, ainsi qu’aux établissements du secteur de la
établissements régionaux susceptibles d’avoir travaillé pour le sec- recherche et des études.
teur l’une au moins des deux années considérées. Les réponses ont été collectées pour la plupart au cours du second
Ce sont donc les établissements liés aux donneurs d’ordres du sec- trimestre 2001 ; les premières tendances 2001 et perspectives ne
teur qui sont interrogés, et non pas les eux-mê- doivent donc être considérées que comme la synthèse des opinions
des chefs d’entreprise recueillies alors.mes.
Les résultats du présent dossier ne sont pas destinés à être comparésOnt été exclus du champ de l’enquête les établissements relevant
à ceux de l’enquête 2000, du fait de l’inévitable variation des tauxd’activités comme le commerce de détail, dont les relations avec le
secteur ne sont que ponctuelles et non significatives. de réponse d’une année à l’autre. Ainsi, le nombre d’établissements
liés au secteur ne doit pas être interprété dans l’absolu.L’objet est donc bien d’identifier les "établissements liés", c’est à
dire ceux dont l’activité dépend au moins en partie des commandes Les données d’évolutions qui figurent dans le présent dossier sont
en revanche significatives car calculées à champ constant.du secteur. On évoquera donc les "chiffres d’affaires liés" et "effec-
tifs salariés liés" en considérant la part des chiffres d’affaires et effec-
tifs salariés totaux liée à ces commandes.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001 7 INSEE AQUITAINE
nnnRésultats généraux
ques encore. Seules les industries des équipements Pour les entreprises du secteur d’activité “recherche-études”,
mécaniques et de mécanique générale sont réellement “en- elles aussi dépendantes pour plus d’un tiers de leur chiffre
traînées” par les commandes des donneurs d’ordres aéronau- d’affaires, la forte hausse des commandes liées compense lar-
tiques et spatiaux. gement la baisse des autres commandes, avec pour résultante
une forte augmentation des effectifs.Parmi les activités non-industrielles, seule la construction
présente des évolutions défavorables sur les deux marchés de
Diversification en Gironde,
l’aéronautique et du spatial, tandis que l’ensemble du secteur
forte dépendance en Pyrénées-Atlantiquestertiaire présente de nettes hausses.
Abritant les trois pôles aquitains majeurs que sont les agglo-Pour le commerce de gros, les transports et “divers tertiaire”,
mérations de Bordeaux, Pau et Bayonne, Gironde et Pyrénéesces hausses ne s’appliquent qu’à de faibles volumes ; pour les
Atlantiques rassemblent les sept huitièmes des établissementsactivités informatiques et de “recherche-études” en revanche,
régionaux liés au secteur. Chacun des deux départementsles hausses sensibles renforcent encore un lien réel avec le
présente un profil d’établissement bien particulier.secteur.
En Gironde, prestataires de services et fournisseurs sont parti-
Encore des emplois gagnés en 2000 culièrement nombreux, précisément les deux tiers des 339
unités régionales. La dépendance moyenne au secteur s’enLa tendance favorable se traduit sur les effectifs salariés par un
trouve diminuée : moins de 13,3% seulement du chiffre d’af-gain de 1000 emplois au cours de l’année 2000, dont la moi-
faires de l’ensemble des établissements girondins provienttié à mettre au crédit de la progression des commandes du
des ventes aux constructeurs aéronautiques et spatiaux.secteur aéronautique et spatial.
Dans les Pyrénées Atlantiques, ce sont les sous-traitants quiEn fin d’année 2000, on peut donc estimer à 6 000 le nombre
sont majoritaires. On en dénombre une centaine, soit autantdes emplois dédiés à ces commandes en Aquitaine.
qu’en Gironde. Ils portent le poids du secteur à 50% de l’acti-
Concernant les établissements industriels, particulièrement
vité globale des établissements du département.
en mécanique générale et en métallurgie, l’embauche totale
Ces proportions respectives se traduisent en termes d’emploisest grandement imputable au dynamisme du marché aéro-
dans chacun des deux départements : 60% des effectifs sala-nautique et spatial.
riés totaux sont ainsi girondins, tandis que les consa-
Des unités non-industrielles les plus liées au secteur, ce sont
crés aux travaux pour l’aéronautique et l’espace sont
les sociétés informatiques qui assurent l’embauche la plus ac-
davantage répartis : autour de 40% sont en Gironde et 42%
tive (+13,3%). En 1999, les différents marchés hors aéronau-
dans les Pyrénées-Atlantiques, soit moins de 20% pour Dor-
tique et spatial étaient largement responsables du fort volume
dogne, Landes et Lot-et-Garonne réunis.
de la demande, du fait notamment des besoins spécifiques
Outre les trois principales agglomérations qui concentrentliés au passage à l’an 2000. En 2000 par contre, aéronautique
l’essentiel des établissements liés au secteur aéronautique etet espace sont bien les marchés porteurs (5% de hausse du
spatial, Aire sur l’Adour et Marmande présentent aussi unechiffre d’affaires “hors aéronautique-espace” et 27% de
concentration d’activité significative.hausse “aéronautique-espace” pour une progression globale
Si les effectifs dédiés aux commandes du secteur restent limi-de 13%), avec de fortes incidences sur les effectifs salariés.
Autre particularité notable, dans les effectifs des sociétés in- tés dans les Landes et le Lot-et-Garonne (environ un millier
formatiques les commandes spatiales pèsent autant que les d’emplois pour les deux départements réunis), les retombées
commandes aéronautiques. n’en sont pas négligeables pour autant : elles apportent aux
Définitions
La construction aéronautique et spatiale comprend tous les éta- On parle de sous-traitance de capacité lorsque l’établissement offre
blissements fabriquant à titre principal des cellules d’avions, des une capacité de travail supplémentaire au donneur d’ordres ; on
moteurs et des équipements spécifiques pour avions, ainsi que des parle de de spécialité lorsque offre
engins et des lanceurs spatiaux. Les organismes publics présents une technique qui fait défaut au donneur d’ordres.
dans ces domaines sans avoir d’activité industrielle affirmée en sont Les prestataires de services prennent en charge une partie des acti-
exclus. vités non-industrielles (études techniques, informatique, formation
Les fournisseurs sont les établissements dont le lien avec l’industrie professionnelle...) d’un ou plusieurs industriels du secteur.
aéronautique et spatiale est essentiellement commercial et ne Le poids du secteur aéronautique et spatial dans le CAHT (chiffre
donne lieu à aucune intervention technique de la part du client. Les d’affaires hors taxes) des établissements liés est la part des travaux
produits offerts sont immédiatement identifiables sur catalogues et destinés au secteur dans le chiffre d’affaires de l’établissement, telle
disponibles en stock. qu’elle est déclarée. Ce poids permet d’obtenir une première ap-
Les sous-traitants sont les établissements réalisant pour le compte proximation des effectifs salariés dédiés au secteur, par une simple
d’un ou plusieurs industriels du secteur aéronautique et spatial, se- application du ratio aux effectifs salariés totaux de l’établissement.
lon un cahier des charges préétabli, la fabrication de pièces, de pro-
duits d’éléments d’ensembles ou de sous-ensembles.
INSEE AQUITAINE 8 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001
nnRésultats généraux
établissements concernés respectivement 36 et 56% de leur confient les donneurs d’ordre de la construction aéronautique
chiffre d’affaires total. et spatiale.
La sous-traitance en chaîne est particulièrement rare chez les
Prestations à domicile prestataires de services et fournisseurs, mais la moitié des
et exportations industrielles sous-traitants y ont recours. C’est notamment le cas dans les
industries de mécanique générale et des équipements méca-Les commandes des donneurs d’ordres aquitains génèrent
niques.moins de la moitié du chiffre d’affaires lié au marché aéronau-
Elle concerne rarement plus de 30% de l’activité aéronau-tique et spatial, mais un peu plus que celles provenant des au-
tique et spatiale de l’établissement “intermédiaire”.tres régions françaises (43 et 39% respectivement).
Le tissu des établissements girondins est particulièrement peu Des ventes au secteur militaire
orienté vers les marchés extra-régionaux (un tiers de l’activité
Pour plus de la moitié des établissements, une partie des ven-“sort”), ce qui s’explique par la forte prédominance des pres-
tes au secteur aéronautique et spatial ont une destination mili-tataires de services. Ces derniers se caractérisent en effet par
taire. La proportion des établissements concernés granditune clientèle de proximité, 70% des ventes des prestataires
avec leur taille ; le volume des commandes militaires excèdeaquitains étant destinées à l’Aquitaine.
rarement 30% des ventes aéronautiques et spatiales.
A l’opposé, la production des fournisseurs est largement ex-
portée : l’étranger représente plus du tiers de leur chiffre d’af- Une année 2001 sur de bonnes bases
faires lié au secteur, soit davantage que le marché régional.
Selon les établissements liés au secteur aéronautique et spa-
Ainsi les industriels de la métallurgie et de la transformation
tial en Aquitaine, les commandes de ce secteur devaient
des métaux réalisent respectivement 20 et 26% de leur chiffre
confirmer en 2001 les progressions mesurées les années pré-
d’affaires en Aquitaine et à l’étranger, en l’occurrence dans
cédentes. Interrogés au second trimestre, 20% des chefs d’en-
l’Union Européenne exclusivement.
treprise craignent alors une baisse, mais leurs unités ne
Quant aux sous-traitants, ils travaillent sur des aires moyen- réalisent qu’une faible part du chiffre d’affaires lié au secteur.
nes, volontiers avec les autres régions françaises mais peu A l’inverse, 39% des établissements pressentent au même
avec l’étranger. moment une augmentation des commandes, établissements
La taille des établissements est également discriminante lors- qui assurent 63,5% du chiffre d’affaires lié en 2000.
qu’il s’agit de vendre loin, la part des exportations allant crois- Malgré des évolutions 1999-2000 moins favorables que cel-
sant avec le nombre de salariés. les enregistrées chez les fournisseurs et prestataires de servi-
ces, les sous-traitants se montrent les plus optimistes : la
De la sous-traitance en cascade dans l’industrie tendance favorable est annoncée par 50% des établisse-
Moins de 30% des établissements aquitains ont eux-mêmes ments, lesquels représentent 66% du chiffre d’affaires de la
recours à la sous-traitance dans le cadre des travaux que leur sous-traitance liée.
Activités enquêtées
thermiques et climatisation, menuiseries (bois, plastiques, métaux),Industries des équipements mécaniques : fabrication de structures
métalliques, chaudronnerie, fabrication de machines et d’équipe- revêtement et peinture...
ments. Commerce de gros : commerce de gros de produits chimiques et
Industries des équipements électriques et électroniques : fabrica- autres produits intermédiaires, commerce de gros d’équipements
tion de moteurs, génératrices et transformateurs électriques, fabri- industriels (machines de bureau, matériel informatique, matériel
électrique et électronique, fournitures et équipements divers).cation de matériel électrique (dont distribution et commande
électrique), fabrication d’appareils d’émission et de transmission, Transports : transports routiers de voyageurs et marchandises, dé-
d’instruments et équipements de mesure et de contrôle. ménagement, entreposage, messagerie, fret express, organisation
Métallurgie et transformation des métaux : fonderie, forge, traite- des transports internationaux.
ment et revêtement des métaux, fabrication d’outillages et articles Activités informatiques : conseil en systèmes informatiques, réali-
métalliques. sation de logiciels, traitement de données, entretien et réparation.
Mécanique générale : usinage de pièces mécaniques diverses, en- Recherche-études : recherche-développement, architecture, ingé-
tretien et réparation. nierie, études techniques, essais et analyses techniques.
Autres activités industrielles : travail du bois, imprimerie, industrie Autres activités tertiaires : divers services aux entreprises (secréta-
du caoutchouc, transformation des matières plastiques, fabrication riat et traduction, conseil en gestion, publicité, sécurité, nettoyage,
de composants électroniques, fabrication de meubles et industries traitement des déchets...).
diverses.
Divers : réalisation et entretien de plantations, entretien et répara-
Construction : construction de bâtiments divers, réalisation de ré- tion automobile, formation continue...
seaux, maçonnerie générale, installation électrique, équipements
“Industrie-Recherche-Études” : les activités concernées par les questions complémentaires “Industrie-Recherche-Études” sont soulignées.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001 9 INSEE AQUITAINE
nnnnIndustrie-Recherche-Études
armi les 556 établissements répondant à l’enquête cent en premier lieu la maîtrise des coûts (citée dans 65,1%
2001, la moitié exactement relève d’une activité princi- des cas) puis la recherche de nouveaux clients (60,9%) et lePpale industrielle ou du domaine recherche-études*. binôme “développement des compétences-formation”
Objet d’un questionnement plus approfondi, ces établisse- (57%).
ments représentent un peu plus de la moitié des effectifs sala- La recherche de nouveaux marchés est proche du podium
riés et du chiffre d’affaires total, et plus de 80% du chiffre (53,6%), tandis que les autres points proposés sont jugés
d’affaires lié, au sein de la population des fournisseurs, beaucoup moins prioritaires.
sous-traitants et prestataires de services du secteur aéronau-
Relations et politiques commercialestique-espace. Ils sont en effet particulièrement dépendants des
donneurs d’ordres du secteur, à hauteur de 37,7% de leur
Type de prestation
chiffre d’affaires (23,7% seulement pour l’ensemble des éta-
Conception, production et maintenance ne s’excluent pasblissements liés).
mutuellement : la moitié environ des unités interrogées décla-* Voir liste des activités concernées en page 7
rent offrir plusieurs types de prestations.
Si la plupart des activités, notamment industrielles, sontOrganisation - Méthodes - Stratégie
d’abord orientées production, la polyvalence semble assez
Cadres générale : la maintenance concerne avant tout les industries
des équipements électriques et électroniques, celles des équi-Parmi les effectifs des établissements industriels et de re-
pements mécaniques aussi. Les établissements offrant ce typecherche-études liés au secteur aéronautique-espace, un sala-
de prestation sont nettement moins liés au secteur aéronau-rié sur 7 est un cadre. Une part plus faible dans l’industrie (à
tique-espace que les autres (les commandes aéronautiques etl’exception des industries des équipements électriques et
spatiales ne représentent que 18,4% de leur chiffre d’affairesélectroniques) et plus élevée en recherche-études.
total, poids autour de 40% dans les autres cas).
Recours à l’informatique La conception concerne assez peu métallurgie et transforma-
Conception, fabrication, gestion des stocks… l’informatisa- tion des métaux et mécanique générale, mais plus de la moitié
tion des principales fonctions se généralise. Seulement 9% des établissements dans toutes les autres activités, jusqu’à -as-
des établissements n’ont recours à l’informatique dans au- sez logiquement- 80% en recherche-études.
cune des fonctions proposées (de 5,3% en mécanique géné-
Clientèlerale à 25% en métallurgie et transformation des métaux),
tandis que 18% déclarent l’utiliser à la fois pour la concep- Le secteur aéronautique-espace étant minoritaire dans le
tion, la préparation de la fabrication, la gestion de la produc- chiffre d’affaires des établissements aquitains étudiés (37,7%
tion, la fabrication et la gestion des stocks. pour les établissements des activités industrielles et de re-
cherche-études), les donneurs d’ordres de ce secteur ne sont
Technologies de l’information qu’une composante d’une clientèle variée.
et de la communication Dans la plupart des activités, chaque établissement compte
une dizaine de clients du secteur aéronautique et spatial, hor-La plupart des établissements utilisent une ou deux potentiali-
mis en métallurgie et transformation des métaux (21 clients entés des technologies de l’information et de la communication
moyenne).(TIC). La messagerie électronique est de loin la plus répandue
En moyenne, le principal donneur d’ordre aéronautique ou(utilisée par environ 80% des établissements, un peu moins
spatial est à l’origine de 39% du chiffre d’affaires lié au sec-en métallurgie et transformation des métaux) ; le développe-
teur, un poids plus précisément compris entre 25,5% dans lesment des échanges de données informatisés est encore limité
“diverses activités secondaires” et 60% en “recherche-étu-et le commerce électronique reste marginal.
des”.
Certification Rapporté au chiffre d’affaires total, ce poids atteint 14,3%
pour l’ensemble des établissements, au maximum 25% en30% des établissements de recherche-études et 35% des éta-
mécanique générale.blissements des industries des équipements électriques et
électroniques sont certifiés, pour les autres activités le taux
Relation avec les donneurs d’ordresavoisine les 50%.
La sous-traitance de production est de loin le mode de rela-
Demandes de brevets tion majeur avec les donneurs d’ordres, qu’ils soient du sec-
teur aéronautique-espace (64,5%) ou autres (52,8%). C’estMoins de 5% des établissements déclarent avoir déposé une
même un mode quasiment exclusif en mécanique générale.demande de brevet au cours des deux dernières années.
Le partenariat technique est clairement la deuxième voie (res-
Développement pectivement 25% et 15,9%).
Invités à citer les trois points les plus importants pour le déve- Dans les activités “recherche-études” et “industries des équi-
- pements électriques et électroniques”, la répartition entre lesloppement de leur établissement, les chefs d’entreprise avan
INSEE AQUITAINE 10 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001
nnnnnnnnnIndustrie-Recherche-Études
différents types de relations est plus équilibrée, avec un parte- tives : les établissements dont les carnets de commande à 6
nariat technique parfois premier et une voie “boucle de mois sont satisfaisants dépendent du secteur pour la majeure
conception” choisie dans un cas sur 5. partie de leur activité, facteur fragilisant en cas d’éventuel re-
tournement de la conjoncture aéronautique.
Développer ses propres produits
Prévisions pour les 12 mois à venir31,8% des établissements déclarent développer leurs propres
produits, de 13,7% en mécanique générale à 61,9% dans les Concernant les investissements matériels, les dépenses en re-
“diverses activités secondaires”. cherche et développement et les effectifs, la tendance pres-
sentie au second trimestre 2001 pour les 12 mois suivants est
Exportations incertaine : les prévisions à la baisse sont un peu plus fré-
quentes que les à la hausse. Ceci est plus net pourDans la très large majorité des cas, les exportations directes
les dépenses en R et D, mais dans leur cas les établissementsreprésentent moins de 1% du chiffre d’affaires de l’établisse-
“pessimistes” sont de petite taille et ne représentent pas unement enquêté. Lorsque cette part est supérieure à 5%, l’éta-
part du chiffre d’affaires total plus importante que celle réa-blissement est généralement fortement lié aux donneurs
lisée par les “optimistes”.d’ordres du secteur aéronautique-espace.
Dans ce cas, les établissements sont de taille supérieure : les
Recours au personnel intérimaire17 établissements dont plus de 30% de la production est di-
rectement exportée comptent plus de salariés que la réunion Le recours à l’emploi intérimaire est une solution pour 42,3%
des 126 unités exportant moins de 1% de leur production. des établissements, une proportion qui atteint voire dépasse
50% dans certaines spécialités industrielles.
Capital
Age des effectifs salariésPour 13,1% des établissements, une autre entreprise participe
à au moins 25% du capital. Les établissements concernés sont En moyenne les moins de 30 ans représentent 28,9% des ef-
de taille supérieure : ils emploient 28,3% des effectifs salariés, fectifs salariés, une part plus faible en métallurgie et transfor-
réalisent 37,6% du chiffre d’affaires total et 43,2% du chiffre mation des métaux et plus forte en recherche-études. Dans
d’affaires lié au marché aéronautique et spatial. 37% de ces derniers établissements, les moins de 30 ans sont
majoritaires.
Points forts
Priorités de recrutementInterrogés sur les points forts qu’ils peuvent faire valoir face à
leurs clients, les chefs d’entreprise placent le “savoir-faire” à Plus de la moitié des établissements interrogés déclarent pré-
une incontestable première place (84,3% des suffrages), le voir de recruter des personnes de moins de 25 ans, un peu
“respect de la qualité” étant une seconde vertu tout aussi in- plus encore prévoient de recruter des personnes de 25 à 40
contestable (64,5%). ans.
La troisième place est plus disputée, revenant à la “compétiti- La seconde possibilité est systématiquement plus citée que la
vité-prix” pour l’ensemble mais devancée pour certaines première, à l’exception des établissements de mécanique gé-
spécialités par les “délais”, voire la “proximité géographique” nérale (61,5 et 61,8% respectivement) et surtout de métal-
ou les “moyens techniques”. lurgie et transformation des métaux (33,3 et 47,4%),
précédemment identifiés comme les moins pourvus en jeunes
Activités - Perspectives salariés.
Taux d’utilisation des capacités de production
Avec une faible variabilité, les représentants des différentes
activités déclarent au second semestre 2001 des taux d’utili-
sation des capacités de production autour de 80%. Emploi : le poids des donneurs d’ordres aquitains
Parmi les donneurs d’ordres aquitains du secteur aéronautique et
Etat des carnets de commande spatial, certains sont aussi sous-traitants : une partie de leur activi-
- té est liée aux commandes d’un autre donneur d’ordres, régionalAu second trimestre 2001, les perspectives à 6 mois sont ma
ou non. Ils sont interrogés à ce titre par l’enquête annuelle, et leursjoritairement satisfaisantes (55,8% des établissements, 66,8%
effectifs salariés sont pris en compte dans les différents tableaux etdes effectifs et 73% du CA total) ; l’état des carnets de com-
commentaires du présent dossier.mande à 12 mois est moins souvent jugé satisfaisant (25,7%
Quant aux donneurs d’ordres au sens strict, leurs effectifs salariésdes établissements, 43,4% des effectifs et 39,7% du CA total).
s’ajoutent à ceux des 556 fournisseurs, sous-traitants et prestatai-Il s’agit bien d’une relative incertitude quant à la fin de l’année
res de services pour constituer la contribution totale du secteur aé-
2001, puisqu’une partie non-négligeable des optimistes à 6
ronautique et spatial à l’emploi dans la région.
mois est pessimiste à 12 mois, tandis qu’aucun pessimiste à 6
Les établissements régionaux des donneurs d’ordres (au sens
mois ne devient optimiste à 12 mois.
strict) emploient au total plus de 15 000 salariés en Aquitaine, des
Dans tous les cas, la part du secteur aéronautique et spatial effectifs stables entre les fins d’années 1999 et 2000.
dans le chiffre d’affaires total croît avec la qualité des perspec-
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001 11 INSEE AQUITAINE
nnnnnnnnnnAéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest
Poids du secteur aéronautique et spatial
dans le CAHT des établissements liés
Aquitaine et Midi-Pyrénées : %
70
plus de 1 000 établissements liés au secteur
Aquitaine
60 Midi-Pyrénéesaéronautique et spatial
50
40
Le Sud-Ouest est fortement impliqué dans l’activité aéronau-
tique et spatiale : dans chacune des régions Aquitaine et 30
Midi-Pyrénées, plus de 500 entreprises sont liées aux don-
20
neurs d’ordres du secteur. Les fournisseurs, sous-traitants et
10prestataires de services concernés emploient plus de 25 000
salariés en Midi-Pyrénées et près de 20 000 en Aquitaine. 0
Fournisseurs Sous-traitants Prestataires EnsembleQuant à la part de ces effectifs dédiée aux commandes du sec-
de services
teur, on peut l’estimer à 12 900 salariés en Midi-Pyrénées et
Source : Insee - Enquête aéronautique-espace 20016 000 en Aquitaine.
En 2000, les effectifs totaux des établissements liés ont pro-
gressé de près de 6% en Aquitaine et de près de 7% en
Midi-Pyrénées, les effectifs spécifiquement dédiés aux com-
Taux d'évolution 1999/2000 du chiffre d’affairesmandes aéronautiques et spatiales ayant progressé respecti-
lié au secteur aéronautique et spatial
vement de 9 et 6%.
%
35
Aquitaine
30Une moindre dépendance vis à vis du secteur caractérise les Midi-Pyrénées
établissements liés aquitains : seulement un quart de leur 25
chiffre d’affaires dépend du secteur aéronautique et spatial
20contre près de 40% pour les établissements de Midi-Pyrénées.
Les commandes du secteur représentent moins de 10% du 15
CAHT pour près de la moitié des établissements liés aquitains
10
et pour moins d’un tiers des midi-pyrénéens.
5
0
En 2000, le chiffre d’affaires aéronautique et spatial a progres- Fournisseurs Sous-traitants Prestataires Ensemble
de servicessé plus fortement en Midi-Pyrénées : plus de 13% d’augmen-
tation contre +9% en Aquitaine. En Aquitaine le chiffre
Source : Insee - Enquête aéronautique-espace 2001
d’affaires lié au secteur spatial a progressé légèrement plus
que celui lié au aéronautique, alors qu’en Midi-Pyré-
nées c’est l’inverse.
La répartition selon l’activité ne diffère guère entre les deux
régions : les activités informatiques sont plus représentées en Répartition par activité des établissements
Midi-Pyrénées et la mécanique générale en Aquitaine. En liés au secteur aéronautique et spatial
%Midi-Pyrénées, on compte autant de fournisseurs que de 100
sous-traitants et de prestataires de services, tandis qu’en Aqui-
90
taine les fournisseurs sont moins représentés et les sous-trai-
80
tants légèrement plus.
70 Service
60 Commerce de gros
Si en Midi-Pyrénées les établissements sont fortement 50 Construction
concentrés autour de l’agglomération toulousaine, on ob-
40 Industrie
serve une bi-polarisation en Aquitaine : plus de la moitié des
30
établissements sont regroupés sur l’agglomération bordelaise
20
mais une part importante est située au sud de la région : dans
10
les Pyrénées Atlantiques, autour de Pau et de Bayonne dans
0
une moindre mesure. Aquitaine Midi-Pyrénées
Source : Insee - Enquête aéronautique-espace 2001
INSEE AQUITAINE 12 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2001

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