Aires urbaines bretonnes en 1999 (Octant n° 86)

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Désormais, plus d'1,9 million d'habitants vivent dans les 28 aires urbaines bretonnes. La population "urbaine" s'est accrue de 20 % entre 1990 et 1999, résultat de deux phénomènes simultanés : la polarisation et l'étalement urbain.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Espace urbain
Aires urbaines bretonnes en 1999
Désormais, plus d’1,9 million d’habitants vivent
dans les 28 aires urbaines bretonnes. La population
« urbaine » s’est accrue de 20 % entre 1990 et 1999,
résultat de deux phénomènes simultanés : la polarisation
et l’étalement urbain.
es pôles urbains et les communes une aire urbaine, contre 1,6 million s’est accrue de 97 769 personnes dansLpériurbaines monopolarisées for- en 1990. Les aires urbaines rassem- les limites de 1990 des aires urbaines,
ment les aires urbaines. Ce sont des blent ainsi les deux tiers des habitants illustration de la concentration des
territoires d’échanges entre une ag- en Bretagne. L’urbanisation de la Bre- territoires urbains. D’autre part,
glomération qui concentre la majorité tagne se poursuit et l’écart entre la ré- 223 956 habitants ont été gagnés par
des emplois et les communes péri- gion et la France de province est passé l’extension géographique des aires ur-
phériques où réside la plupart des ac- de 16 points en 1990 à 11 points en baines : l’étalement urbain, appelé
tifs qui occupe ces emplois. 1999 (voir encadré). Désormais, 23 % aussi périurbanisation, se poursuit.
de la population bretonne réside dans
les communes périurbaines dont la
croissance a été encore plus forte que 28 aires urbaines en 1999Deux habitants sur trois
celle des pôles (+27,5 % contre
vivent dans une aire urbaine +16,6 %).
-En 1999, on dénombre 28 aires urbai
On dénombre 321 700 habitants sup- nes en Bretagne contre 23 en 1990.
En 1999 (et dans la délimitation 1999) plémentaires dans les aires urbaines L’apparition de 5 nouvelles aires ur-
1,9 million de personnes vivent dans en 1999. D’une part, la population baines entre 1990 et 1999 (sur les 18
Octant n° 86 - Juin 2001 15Espace urbain
La structuration de l’espace urbain en Bretagne
L’espace à dominante urbaine en 1999
Pour comprendre ces résultats
Lannion
Saint-Malo
Morlaix Guingamp Pôle urbain [1] : unité urbaine of-
Brest
Saint-Brieuc frant 5 000 emplois ou plus et n'ap-
Dinan
partenant pas à la couronne périur-
baine d'un autre pôle urbain.
Loudéac
Quimper Pontivy
Rennes
Couronne périurbaine (d'un pôle
Lorient urbain) [2] : ensemble des commu-
nes de l'aire urbaine à l'exclusion
Vannes
Redon de son pôle urbain. Certaines uni-
tés urbaines dépassant le seuil de
5 000 emplois sont sous la dépen-
dance économique d'une unité ur-
baine plus importante : plus de
© IGN - INSEE 2001
40 % de leur population active ré-
sidente travaille dans le pôle ouLes nouvelles communes de l’espace urbain en 1999
dans les communes attirées par ce-
lui-ci. Ces unités urbaines sontLannion
alors incluses dans la couronne pé-
Saint-Malo riurbaine du pôle sous l'influenceMorlaix Guingamp
Brest duquel elles se trouvent.Saint-Brieuc
Dinan
Aire urbaine [3=1+2] : en-
Loudéac semble de communes d'un seul te-
Quimper Pontivy
Rennes nant et sans enclave, constitué par
un pôle urbain et par des commu-Lorient
nes rurales ou unités urbaines (cou-
Vannes ronne périurbaine) dont au moins
Redon
40 % de la population résidente
ayant un emploi travaille dans le
pôle ou dans des communes atti-
rées par celui-ci. Il peut arriver
© IGN - INSEE 2001 qu'une aire urbaine se réduise au
seul pôle urbain.
Espace à dominante urbaine Espace à dominante rurale
Espace ruralPôles urbains
aires urbaines Communes multipolarisées [4] :}Couronnes périurbaines
communes rurales et unités urbai-
Communes multipolarisées
nes situées hors des aires urbaines,
dont au moins 40 % de la popula-
Répartition de la population selon les catégories de communes tion résidente ayant un emploi tra-
vaille dans plusieurs aires urbaines,Bretagne
sans atteindre ce seuil avec uneDes spécificités bretonnes
seule d'entre elles, et qui forment
828 090 avec elles un ensemble d'un seulLa structure de l’espace breton est
1 258 921 très différente de celle de tenant.
l’ensemble du territoire français.
157 276 Avec 1,9 million d’habitants, la Espace à dominante urbaine
population des aires urbaines ne [5=1+2+4] : ensemble des ai-661 910
représente que 66 % du total, res urbaines et des communes
France contre 77 % France entière.
multipolarisées.
10 553 127
La répartition pôles-couronnes dans
cet ensemble diffère aussi Espace à dominante rurale[6]:en-
2 912 367
35 708 162 sensiblement. En Bretagne la part semble des communes n'apparte-
des couronnes périurbaines est de nant pas à l'espace à dominante
9 344 739 34 % contre 21 % seulement au urbaine.
plan national au détriment des
pôles (respectivement 66 et 79 %).
16 Octant n° 86 - Juin 2001Espace urbain
Les 28 aires urbaines bretonnes en 1999
Pôle CouronneLibellé Nombre de
Ensembleaire urbaine 1999 communes
Nombre % Nombre %
RENNES 140 272 263 52,2 248 925 47,8 521 188
BREST 51 210 055 69,2 93 429 30,8 303 484
LORIENT 24 116 174 62,4 69 970 37,6 186 144
SAINT-BRIEUC 23 85 849 70,8 35 388 29,2 121 237
QUIMPER 24 77 256 64,1 43 185 35,9 120 441
VANNES 30 60 062 50,9 57 967 49,1 118 029
SAINT-MALO 15 50 675 72,1 19 628 27,9 70 303
LANNION 26 48 990 82,7 10 243 17,3 59 233
FOUGÈRES 18 27 178 67,7 12 954 32,3 40 132
MORLAIX 10 26 516 73,7 9 480 26,3 35 996
DINAN 17 22 366 68,0 10 537 32,0 32 903
REDON* 8 16 805 70,8 6 917 29,2 23 722
CONCARNEAU 2 25 807 100,0 - 0,0 25 807
DINARD 8 25 006 99,7 83 0,3 25 089
GUINGAMP 13 19 289 77,0 5 771 23,0 25 060
VITRÉ 12 15 313 62,0 9 377 38,0 24 690
PONTIVY 7 13 508 60,2 8 919 39,8 22 427
PENMARCH 7 21 813 100,0 - 0,0 21 813
DOUARNENEZ 4 15 827 81,5 3 597 18,5 19 424
AURAY 3 19 125 100,0 - 0,0 19 125
QUIMPERLÉ 5 12 867 75,9 4 095 24,1 16 962
PAIMPOL 5 12 882 83,4 2 563 16,6 15 445
LANDERNEAU 1 14 281 100,0 - 0,0 14 281
LOUDÉAC 6 9 371 67,3 4 561 32,7 13 932
SAINT-POL-DE-LÉON 3 12 804 100,0 - 0,0 12 804
LAMBALLE 3 10 563 85,7 1 756 14,3 12 319
PLOËRMEL 4 7 525 74,6 2 565 25,4 10 090
LANDIVISIAU 1 8 751 100,0 - 0,0 8 751
Total 470 1 258 921 65,5 661 910 34,5 1 920 831
Source : Insee, recensements de la population 1999.
* : partie bretonne.
nouvelles apparues au plan national) cas, ce dépassement est dû à l’exten- Six aires urbaines
résulte du dépassement du seuil des sion territoriale de l’unité urbaine : à de plus de 100 000 habitants
5 000 emplois, condition nécessaire Saint-Pol-de-Léon et Penmarch, plu-
pour que l’unité urbaine soit qualifiée sieurs petites unités urbaines forment
de pôle urbain. Les unités urbaines de désormais un nouveau pôle de plus
La taille des aires urbaines est très dis-Ploërmel et Landivisiau ont dépassé le de 5 000 emplois ; à Paimpol, de nou-
persée : la plus grosse, Rennes,seuil de 5 000 emplois sans changer velles communes se sont agrégées à
compte 520 000 habitants soit 18 %de limite par rapport à 1990. Ce der- l’unité urbaine. Avec 22 000 habi-
de la population bretonne ; la plus pe-nier pôle constitue avec Landerneau tants, l’aire de Penmarch est la plus
tite, Landivisiau, seulement 8 750 ha-(déjà existant en 1990) une exception, peuplée des six aires apparues sur le
bitants. Les six aires urbaines de pluspuisque l’aire urbaine se limite au territoire français du fait de l’extention
seul pôle urbain. Dans les trois autres géographique de l’unité urbaine. de 100 000 habitants (deux de plus
Octant n° 86 - Juin 2001 17Espace urbain
Espace urbain et espace rural en 1999
Nombre de Taux annuelPopulation
Délimitation 1999 communes moyenen 1999
en 1999 1990-1999 (en %)
Pôles urbains 106 1 258 921 0,45
Aires urbaines}Couronnes périurbaines 364 661 910 1,02
Communes multipolarisées 119 157 276 0,51
Espace à dominante rurale 679 828 090 -0,06
Ensemble 1 268 2 906 197 0,43
Source : Insee, recensements de la population
qu’en 1990, Quimper et Vannes) La croissance
concentrent la moitié de la population Pour en savoir plusde l’aire urbaine rennaise
bretonne.
- " Une croissance démographique plus
-homogène dans l'espace régional " -Sur les 23 aires existantes en 1990, Entre 1990 et 1999, la population de
Octant n° 79 - Octobre 1999 ;seules 4 ont connu une baisse de po- l’aire urbaine de Rennes (dans sa défi-
- " Mesure et caractéristiques de la crois-pulation : Morlaix, Douarnenez, Di- nition 1999) a augmenté de 58 000
1 sance urbaine " - Économie et Statistique
nan et Landerneau . 5 aires ont une habitants, soit un taux de croissance n° 336 - Juin 2000 ;
composition stable et une faible crois- annuel moyen de 1,31 %. Rennes est - " Forte extension des villes entre 1990 et
sance de population : Lamballe, la troisième des grandes aires urbaines 1999 " - INSEE Première n° 707 - Avril
Quimperlé, Dinard, Concarneau et 2000 ;de métropole par le rythme de crois-
Lorient. 12 ont connu un accroisse- - " Recensement de la population 1999 -sance de la population entre 1990 et
ment de population lié essentielle- évolutions contrastées du rural " - INSEE1999, derrière Montpellier (1,88 %) et
Première n° 726 - Juillet 2000 ;ment à l’extension territoriale de l’aire Toulouse (1,53 %) et devant Nantes
- " Les grandes villes françaises étendenturbaine entre 1990 et 1999 : Brest, (1,10 %). La structuration de l’espace
leur influence - polarisation et étalementSaint-Brieuc, Quimper, Saint-Malo, urbain rennais est très particulière : croissants " - INSEE Première n° 766 - AvrilLannion, Fougères, Redon, Guin- 45 % de sa population vit dans les 2001 ;
gamp, Vitré, Pontivy, Auray et Lou- communes périurbaines, contre 19 % - " Le zonage en aires urbaines - délimita-
déac. Enfin les deux dernières, Rennes à Nantes et 20 % en moyenne dans les tions 1999 " - INSEE Première n° 765 -
et Vannes, se sont agrandies principa- Avril 2001.aires urbaines françaises de province.
lement sous l’effet de l’accroissement - “La structuration de l’espace urbain en
de population des communes appar- Bretagne - Flash d’Octant n° 60 - mai
2001.tenant déjà aux aires urbaines de
Georges RIÉZOU1990.
1 - L’aire urbaine de Landerneau a perdu de la population, car la commune de Pencran est sortie de l’aire urbaine : en 1999, moins de
40 % de ses actifs travaillent désormais à Landerneau.
18 Octant n° 86 - Juin 2001

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