Bilan 2008 - Industrie

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hausse en 2007, ils sont en recul net en 2008 (- 27,3 %). C’est dans les équipements mécaniques que la réduction de l’in-L’industrie vestissement est la plus importante (- 37,3 %). Malgré une ren- tabilité globalement préservée, l’emploi s’est légèrement érodé bas-normande tente (- 1,6 %). Cette baisse concerne toutes les branches, mais c’est dans la construction navale qu’elle est la plus sensible. de résister Les industries agroalimentaires continuent leurs efforts, avec une progression de leur activité (+ 4,7 %). Dans un contexte d’envolée des cours des matières premières, la totalité des composantes de la filière ont développé leur chiffre d’affai- Sur l’ensemble de l’année 2008, l’activité in- res. Les rentabilités d’exploitations ont été préservées ou se dustrielle bas-normande est stable par rap- sont accrues dans la majorité des entreprises agroalimentai- port à l’année précédente. Cet équilibre res bas-normandes, notamment dans l’industrie de la viande. apparent cache une hétérogénéité entre un Malgré cette orientation favorable, les effectifs ont légèrement secteur automobile déjà en pleine tourmente diminué (- 2 %), surtout par le biais de l’intérim (- 20 % ). Cepen- et le reste de l’industrie, impacté moins tôt dant, les investissements ont progressé (+ 14,4 %), principale- et moins brutalement par la crise écono- ment dans l’industrie du lait. mique. Dans ce contexte incertain, l’investis- sement et les effectifs chutent.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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hausse en 2007, ils sont en recul net en 2008 (- 27,3 %). C’est
dans les équipements mécaniques que la réduction de l’in-L’industrie vestissement est la plus importante (- 37,3 %). Malgré une ren-
tabilité globalement préservée, l’emploi s’est légèrement érodé
bas-normande tente (- 1,6 %). Cette baisse concerne toutes les branches, mais c’est
dans la construction navale qu’elle est la plus sensible.
de résister
Les industries agroalimentaires continuent leurs efforts, avec
une progression de leur activité (+ 4,7 %). Dans un contexte
d’envolée des cours des matières premières, la totalité des
composantes de la filière ont développé leur chiffre d’affai-
Sur l’ensemble de l’année 2008, l’activité in- res. Les rentabilités d’exploitations ont été préservées ou se
dustrielle bas-normande est stable par rap- sont accrues dans la majorité des entreprises agroalimentai-
port à l’année précédente. Cet équilibre res bas-normandes, notamment dans l’industrie de la viande.
apparent cache une hétérogénéité entre un Malgré cette orientation favorable, les effectifs ont légèrement
secteur automobile déjà en pleine tourmente diminué (- 2 %), surtout par le biais de l’intérim (- 20 % ). Cepen-
et le reste de l’industrie, impacté moins tôt dant, les investissements ont progressé (+ 14,4 %), principale-
et moins brutalement par la crise écono- ment dans l’industrie du lait.
mique. Dans ce contexte incertain, l’investis-
sement et les effectifs chutent. Les industries des biens de consommation, positionnées sur
des marchés très concurrentiels, continuent d’accroître leur
chiffre d’affaires (+ 0,9 %). C’est la pharmacie-parfumerie qui
progresse le plus (+ 5,6 %). A l’inverse, les branches les moinsprès cinq années consécutives de hausse, le chiffre d’af-
actives sont l’édition-imprimerie (- 1,3 %) et l’équipement duAfaires des entreprises dont le siège est situé en
foyer (- 0,8 %). L’industrie de l’habillement et du cuir est quant àBasse-Normandie marque une pause. Cette légère augmen-
elle quasiment stable (+ 0,2 %). L’investissement, qui repartait àtation de 0,6 % est la plus faible sur cette période. Elle s’ac-
la hausse depuis 2006, s'infléchit (- 2,7 %). A contre-courant, lacompagne d’une rentabilité préservée pour les deux tiers des
branche habillement-cuir augmente fortement ses dépensesindustriels, malgré l’envolée des cours de certaines matières
grâce au développement et à la modernisation de certaines uni-premières au premier semestre 2008. L’investissement baisse
tés positionnées sur le créneau du luxe (+ 110,9 %). Malgré uneglobalement de 8,7 %, mais il varie beaucoup d’un secteur à
activité en progression et une rentabilité préservée tant bien quel’autre. Après un sursaut en 2007, l’emploi industriel décline
mal face au renchérissement des approvisionnements, les in-en 2008 (- 4,5 %) sous l’effet d’un vif recul de l’intérim.
dustries des biens de consommation ont resserré leur effectifs
en 2008 (- 3,2 %). L’emploi s’est principalement détérioré dansLes meilleurs résultats obtenus par les biens
l’édition-imprimerie (- 6 %) et dans l’habillement-cuir (- 2,9 %).d’équipement et l’agriculture
L’emploi intérimaire a, là encore, baissé (- 12,9 %).
Le secteur des biens d’équipement présente les résultats les
plus positifs de l’industrie bas-normande, avec une hausse de L’automobile cale
5,2 % de son chiffre d’affaires. Toutes les branches sont
Alors que son chiffre d’affaires progressait de près de 10 % unconcernées, sauf la construction navale, qui recule de 14,7 %
an plus tôt, l’automobile est le secteur de l’industrie bas-nor-après une année 2007 en forte croissance. Les équipements
mande qui réduit le plus son activité en 2008 (- 7,5 %). Un reculélectriques ont accru leur chiffre d’affaires de 7,3 % et les
important qui touche toutes les branches sauf la fabricationéquipements mécaniques de 5,5 %. Les efforts d’investisse-
de carrosseries automobiles. Ce retournement de tendancements dans les industries de biens d’équipement sont cycliques
brutal s’est répercuté très défavorablement sur les effec-et varient fortement d’une année sur l’autre. Après une forte
ÉVOLUTION 2007-2008 DES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES
PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ
Baisse des investissements
Chiffre d’affaires Exportations Investissements
Industries agricoles et alimentaires + 4,7 + 10,4 + 14,4
Biens de consommation + 0,9 + 11,4 - 2,7
Industrie automobile - 7,5 - 4,1 + 9,8
Biens d'équipement + 5,2 + 8,4 - 27,3
Biens intermédiaires - 0,3 + 2,5 - 35,8
Ensemble de l'industrie + 0,6 + 2,2 - 8,7
Source : Banque de France
20 Insee Basse-Normandie - Bilan 2008tifs (- 10,1 %). Dans ce secteur très concurrentiel, cette dégra-
dation de l’emploi touche essentiellement l’intérim (- 49,6 %),
mais des emplois permanents ont aussi été détruits. Les ex-
portations sont aussi orientées à la baisse (- 4,1 %), signe que
l’affaiblissement de la demande qui touche le secteur n’est
pas propre au marché national. Malgré cela, l’investissement
progresse de 9,8 %. Pour faire face au renchérissement des
prix de l’acier et du pétrole dans les premiers trimestres de
l’année, la moitié des chefs d’entreprises interrogés ont dé-
claré avoir majoré leurs prix de vente.
Le chiffre d’affaires des industries de biens intermédiaires est
stable par rapport à 2007 (- 0,3 %). Les évolutions sont néan-
moins très disparates suivant les sous-secteurs. D’un côté, la
métallurgie-transformation des métaux accroît son volume
d’affaires (+ 4,8 %) et l’industrie du bois et papier-carton se
maintient (+ 0,1 %). De l’autre, toutes les autres filières
connaissent un repli de leur activité. C’est l’industrie de la
Cet article a été rédigé à partir,
chimie, du caoutchouc et du plastique qui subit le plus fort re-
d’une part, des estimations d’emploi
cul (- 7,5 %), sous l’effet d’exportations en baisse. Elle est
provisoires calculées par l’Insee et,
suivie de près par les composants électriques et électroni-
d’autre part, des résultats de l’enquête
ques (- 6,9 %). Les industries des produits minéraux et du tex-
annuelle de conjoncture dans l’industrie, le
tile ont aussi connu une contraction de leur activité. Les
bâtiment, les transports et les services aux entre-
effectifs du secteur des biens intermédiaires (- 6 % ), essuient
prises réalisée par la Banque de France. Pour les sec-
un repli particulièrement marqué dans l’industrie textile, les
teurs de l’industrie, 454 entreprises et établissements
composants électriques, la métallurgie et transformation des
industriels ont été interrogés par la Banque de France,
métaux, et la chimie et plasturgie. Les suppressions de postes
représentant 66 % de l’emploi industriel bas-normand.
sont liées aux départs à la retraite non remplacés et à une chute
L’évolution des effectifs concerne l’ensemble des établis-
conséquente de l’emploi intérimaire (- 34,3 %). Après un rebond
sements situés dans la région.
en 2007, les industries des biens intermédiaires bas-nor-
mandes ont réduit leur investissement en 2008 (- 35,8 %).
Dans l’enquête de la Banque de France, les évolutions de Toutes les branches sont concernées à l’exception de l’in-
chiffre d’affaires, d’exportations et d'investissements ne dustrie textile.
concernent que les entreprises dont le siège social est
En 2009, les chefs d’entreprises industrielles bas-normandes en-situé en Basse-Normandie. Les exportations ne sont pas
visageraient une baisse conséquente de leur activité (- 6,3 %). Ledirectement comparables aux chiffres mentionnés dans
l’article concernant les échanges extérieurs. Ces entre- volume d’affaires de l’automobile continuerait de décroître à
un rythme soutenu (- 13,3 %) à cause d’une nouvelle diminu-prises emploient près de sept salariés de l’industrie
tion des exportations. Selon l’enquête de la Banque de France,bas-normande sur dix (55 % des industries agroalimen-
taires, 48 % de l’industrie des biens de consommation, la l’érosion des effectifs salariés se poursuivrait (- 4,4 %). C’est
l’emploi intérimaire qui serait une nouvelle fois le plus touché.quasi-totalité pour l’automobile, 67 % pour les industries
des biens d’équipement et 64 % pour les industries des
biens intermédiaires). Matthieu BOIVIN
Insee Basse-Normandie
Insee Basse-Normandie - Bilan 2008 21

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