Bilan 2010 - Industrie

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des ménages en produits agricoles et alimentaires. En 2010, le chiffre d’affaires, dans la région, affiche une croissance deUn rebond de l'activité 5,8 % ( - 4 % en 2009) contre moins de 2 % en France. Dans l’in- dustrie du lait, l’augmentation des prix tire la croissance des chiffres d’affaires vers le haut. Cette croissance atteint 11,5 % en Basse-Normandie. L’envolée des cours des matières pre-En2010,l’activitéindustriellebas-normande mières agricoles, répercutée dans les prix de vente indus- redémarre. La croissance des chiffres d’affai- triels, explique aussi largement la croissance des chiffresresnecompensetoutefoispaslefortreculde d’affaires dans la fabrication d’aliments pour animaux. Dans2009. Le recours à l’intérim accompagne la l’industrie de la viande, le phénomène est inverse : la crois- progression de l’activité, les suppressions sance des volumes est contrecarrée par la baisse des prix ded’emplois permanents se poursuivant. Du vente industriels. Au final, l’augmentation des chiffrescouplesmargesbrutesd’exploitations’amé- d’affaires y est limitée à 3,1 %. liorent. Les perspectives de croissance de l’investissement sont reportées sur 2011. e rebond de l’activité est au rendez-vous dans l’industrieLbas-normande, même si l’augmentation des chiffres d’af- faires (+ 7,8 %, pour les seules entreprises dont le siège social est en Basse-Normandie) est bien loin de compenser la baisse de 2009 (- 17 %).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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des ménages en produits agricoles et alimentaires. En 2010, le
chiffre d’affaires, dans la région, affiche une croissance deUn rebond de l'activité 5,8 % ( - 4 % en 2009) contre moins de 2 % en France. Dans l’in-
dustrie du lait, l’augmentation des prix tire la croissance des
chiffres d’affaires vers le haut. Cette croissance atteint 11,5 %
en Basse-Normandie. L’envolée des cours des matières pre-En2010,l’activitéindustriellebas-normande
mières agricoles, répercutée dans les prix de vente indus-
redémarre. La croissance des chiffres d’affai-
triels, explique aussi largement la croissance des chiffresresnecompensetoutefoispaslefortreculde
d’affaires dans la fabrication d’aliments pour animaux. Dans2009. Le recours à l’intérim accompagne la
l’industrie de la viande, le phénomène est inverse : la crois-
progression de l’activité, les suppressions
sance des volumes est contrecarrée par la baisse des prix ded’emplois permanents se poursuivant. Du
vente industriels. Au final, l’augmentation des chiffrescouplesmargesbrutesd’exploitations’amé-
d’affaires y est limitée à 3,1 %.
liorent. Les perspectives de croissance de
l’investissement sont reportées sur 2011.
e rebond de l’activité est au rendez-vous dans l’industrieLbas-normande, même si l’augmentation des chiffres d’af-
faires (+ 7,8 %, pour les seules entreprises dont le siège social
est en Basse-Normandie) est bien loin de compenser la
baisse de 2009 (- 17 %).
Cette augmentation est d’autant plus forte que la chute avait
été brutale en 2009. Elle culmine à 13,3 % dans la métallurgie
et à 12,7 % dans le matériel de transport, grâce à la reprise de
la production d’automobiles, dopée par la prime à la casse. La
Basse-Normandie se situe dans la tendance nationale. La
production française de la branche métallurgie a crû de
11,5 % et celle du matériel de transport de 11,1 %.
Dans le secteur des équipements électriques et électroni-
ques, où la baisse avait frôlé les 30 % en 2009, la croissance
du chiffre d’affaires atteint 10,4 %. Elle est beaucoup plus
faible dans le bois, le papier, l’imprimerie, l’industrie pharma- Prudence sur l’emploi...
ceutique ou la plasturgie avec une croissance comprise
La reprise de l’activité n’entraîne aucun flux d’embauches du-
entre 2 et 4 %.
rables. C’est l’intérim qui accompagne le redémarrage de l’in-
De son côté, l’industrie agroalimentaire retrouve des cou- dustrie, des postes de travail permanents continuant d’être
leurs grâce à la reprise de la demande étrangère et la pour- supprimés. En 2010, hors intérim, les effectifs salariés dans
suite de la progression en volume de la consommation interne l’industrie bas normande ont reculé de 1,3 %, moins qu’en
2009 (- 3,4 %), un peu moins qu’en France aussi (- 1,8 %). La
perte de 1 100 emplois a été plus ou moins compensée, selon
les branches, par la réembauche des intérimaires qui avaientÉVOLUTION 2009-2010 DES PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES
PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ EN BASSE-NORMANDIE (en %) perdu leur travail en 2009.
Activité en hausse, investissements en baisse
En maintenant une politique stricte sur l’emploi, les industriels
ont privilégié la reconstitution des marges d’exploitation. DuChiffre d’affaires Investissements
coup, considérant l’année 2010, ils ne sont que 25 % à estimer
Industries agricoles et alimentaires + 5,8 + 1,2
que leur marge s’est dégradée, alors qu’un sur deux annon-
dont Industrie laitière + 11,5 + 21,4 çait une rentabilité en baisse en 2009. 37 % entrevoient un
Industrie de la viande + 3,1 - 48,2 renforcement des marges en 2010, contre seulement 22 % en
2009. Dans le matériel de transport et dans les équipementsMatériel de transport + 12,7 - 30,5
électriques et électroniques, les branches les plus concer-
Équipements électriques et électroniques + 10,4 - 29,9
nées à la fois par le rebond de l’activité et par la poursuite des
Autres secteurs + 6,7 - 19,9 suppressions d’emplois permanents, un industriel sur deux
estime que la rentabilité du cycle d’exploitation s’est amé-dont Métallurgie + 13,3 - 20,5
liorée en 2010. C’est dans l’agroalimentaire que la hausse des
Bois, papier, imprimerie + 2,4 - 18,6
matières premières pèse le plus sur la rentabilité. Au final, un
Ensemble de l'industrie + 7,8 - 19,7 industriel de ce secteur sur trois annonce une baisse des
marges en 2010, contre 25 % en 2009.Source : Banque de France
22 Insee Basse-Normandie - Bilan 2010rapport à 2009, en deçà des prévisions pessimistes de début... et prudence sur l’investissement
d’année. Dans le matériel de transport, les grandes entrepri-
La reprise, lente et hésitante, a conduit les chefs d’entreprise ses ont quasiment gelé leurs investissements (globalement
à retarder encore les projets d’investissements. Ainsi, en en recul de plus de 30 % pour le secteur). Dans d’autres bran-
2010, les dépenses d’investissement ont baissé de 20 % par ches, comme les équipements électriques et électroniques,
c’est l’inverse : les PME affichent une grande prudence tandis
que les plus grandes unités réactivent leurs programmes.
L’industrie laitière est le seul secteur industriel où l’investis-
Cet article a été rédigé à partir, d’une part, des
sement repart franchement, avec une croissance supérieure
estimations d’emploi calculées par l’Insee et, d’autre part,
à 20 %, qui traduit la poursuite de la modernisation de l’outil
des résultats de l’enquête annuelle de conjoncture dans
industriel dans un environnement international de plus enl’industrie, le bâtiment, les transports et les services aux
plus concurrentiel.entreprises réalisée par la Banque de France. Pour les secteurs
de l’industrie, 536 entreprises et établissements ont été
Hormis l’industrie agroalimentaire, les programmes d’inves-interrogés par la Banque de France, représentant 66 % des
tissements sont pour la plupart repoussés en 2011. La prévi-emplois salariés industriels bas-normands.
sion de leur croissance pour 2011 se chiffre à + 11 %. Elle
Dans l’enquête de la Banque de France, les évolutions des
s’insère dans un contexte prévisible d’augmentation plus mo-
chiffres d’affaires et des marges brutes ne concernent que les
dérée des chiffres d’affaires (+ 4 %).
entreprises dont le siège social est situé en Basse-Normandie.
L’évolution de l’investissement concerne en revanche
l’ensemble des établissements situés dans la région. Michel MOISAN
Insee Basse-Normandie
Insee Basse-Normandie - Bilan 2010 23

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