Chapitre "Bâtiment-Logement" extrait du Bilan économique et social - Picardie 2005

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Pour la quatrième année consécutive, l'activité de la construction est à la hausse En Picardie, près de 7 500 logements ordinaires ont été mis en chantier en 2005, 12,5% de plus qu'en 2004. Si l'on ajoute les 1 400 logements en résidence (+40%), le total se porte à 8 900 logements commencés (+25%). La situation nationale affiche une tendance semblable en dépassant 410 000 logements (+13%), dont 18 000 en résidence (+40%).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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BÂTIMENTLOGEMENT
Niveau historiquement haut de la construction de logements neufs
Pour la quatrième année consécutive, l'activité de la construction est à la hausse. En Picardie, près de 7 500 logements ordinaires ont été mis en chantier en 2005, 12,5 % de plus qu'en 2004. Si l'on ajoute les 1 400 logements en résidence (+ 40 %), le total se porte à 8 900 logements commencés (+ 25 %). La situation nationale affiche une tendance semblable en dépassant 410 000 logements (+ 13 %), dont 18 000 en résidence (+ 40 %). Au niveau régional, l'activité se maintient tant pour le secteur de la maison individuelle qui progresse de 13%, que pour la construction d'immeubles collectifs, dont l'activité avait déjà doublé l'année dernière et qui confirme sa progression cette année avec + 11 %. Contrairement à l'année précédente, les évolutions départementales sont contrastées en 2005 : on observe une forte progression dans la Somme et un recul dans l'Oise. Les permis de construire accordés en Picardie en 2005 ayant progressé autant que les ouvertures de chantier, cette conjoncture favorable devrait se poursuivre en 2006.
1 a construction de logements ordinaires brLe de mises en chantier est supérieur de reste très soutenue en 2005 : le nom 12,5 % à celui de 2004, luimême en progres sion très importante (+ 33 %) par rapport à l'année 2003. La progression régionale était, en 2004, le double de celle observée en France, elle est en 2005 proche de la tendance nationale (+ 12,2 %). Pour la France entière, 392 000 logements ordinaires ont été engagés en 2005, soit 100 000 mises en chantier de plus qu'en 2002.
Production importante de logements en résidence
L'année 2005 se distingue par une offre conséquente de logements en résidence (1 406 logements), portée par l'habitat de loi
1 Logement ordinaire : type d'habitation qui n'est ni communautaire (cité universitaire, foyers personnes.
INSEE PICARDIE  Bilan économique et social 2005
sirs, avec l'aménagement du Parc de l'Ailette, dans l'Aisne, qui regroupe 840 maisons indi viduelles.
Construction soutenue de maisons individuelles
Depuis 2002, la reprise régionale est por tée par le secteur de la maison individuelle qui marquait une progression de + 15 % en 2002, + 10 % en 2003, + 17 % en 2004 et qui est confortée en 2005 avec 13 % de crois sance. En volume, ce type de logement repré sente les trois quarts de l'ensemble de la construction, ce qui confirme l'aspiration des ménages pour l'habitat pavillonnaire, dans un contexte de taux d'intérêt favorables.
L'activité confirme sa progression dans le collectif
Pour ce qui concerne les immeubles col lectifs, l'activité, qui avait doublé en 2004,
Forte progression dans la Somme et baisse dans l'Oise Logements ordinaires mis en chantier en 2005 Évolution Nombre 20042005 (%) Aisne 1788 10,0 individuels 1414 4,4 collectifs 37438,0 Oise 2939 5,8 individuels 2055 5,4 collectifs 88424,4 Somme 2767 44,3 individuels 2024 30,2 collectifs 743105,3 Picardie 7494 12,5 individuels 5493 13,1 collectifs 2001 11,0 France 392388 12,2 individuels 228892 5,8 collectifs 163496 22,5 Source : DRE
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Le suivi de la commercialisation des logements neufs Parallèlement au suivi de la construction neuve avec l'application nationale SITADEL, la Direction Régionale de l'Équipement réa lise chaque trimestre une enquête auprès des promoteurs ayant obtenu un permis de cons truire pour une opération d'au moins 5 loge ments neufs destinés à la vente, à l'exclu sion des programmes de réhabilitation, de ré novation ou de restauration. La commercialisationdes logements neufs en 2005 en Picardie Unité : loement Maisons individuelles proposées à la vente195 vendues 1013 Stocks fin 200483 Écoulement des stocksnon significatif Prix moyen d'un 4 pièces171 000Logements en immeubles collectifs proposés à la vente534 vendus 516 Stocks fin 2004390 Écoulement des stocks8 mois Prix moen d'un 3ièces 2250/m² Source : DRE Le marché des logements promotionnels neufs destinés à la vente, traditionnellement faible en Picardie, poursuit sa reprise avec 1 529 logements vendus en 2005 contre 842 en 2004, et 589 en 2003. L'aménagement du Parc de l'Ailette dans l'Aisne (840 maisons) justifie l'importance des ventes de maisons individuelles, qui abstrac tion faite de cette opération reste à un niveau élevé par rapport aux années antérieures à 2003. Le dynamisme relatif de ce marché est confirmé par une hausse sensible des prix moyens (+ 23 % pour un 4 pièces) et une di minution du stock de logements :  38%. Le marché des logements collectifs est également bien orienté avec des ventes su périeures aux années antérieures à 2004 et une hausse du prix soutenue, + 16 % entre 2004 et 2005.
BÂTIMENT LOGEMENT
confirme sa progression avec 11% d'aug mentation en 2005. Le niveau reste cepen dant modeste et nettement inférieur en proportion à celui observé au niveau natio nal : actuellement 42 % de l'ensemble de la construction neuve nationale concerne l'ha bitat collectif, contre 27 % en Picardie.
Des conjonctures contrastées selon le département
Au niveau départemental, si l'Aisne suit la tendance régionale avec + 10 %, l'Oise est en recul de 6 %. En revanche, la Somme mar que une progression de + 44 %. La baisse constatée dans l'Oise est en tièrement due aux logements collectifs, en recul de près de 25 % après une année 2004 exceptionnelle. En 2005, le niveau de cons truction en collectif reste cependant supérieur à 2003. Le nombre de logements collectifs mis en chantier dans chacun des départements de l'Aisne (374 logements) et de la Somme (884) est supérieur à la moyenne des quatre années précédentes, respectivement de 48 % et 158 %. Dans le secteur de la maison individuelle, l'évolution de l'activité est plus accentuée dans la Somme + 30 %, que dans l'Aisne + 4,4 % ou dans l'Oise + 5,4 %. La part de chacun dans l'ensemble de la construction régionale évolue en consé quence, l'Oise perd sa prépondérance et passe de 47 à 39 %, rejoint par la Somme avec 37 %, l'Aisne restant stable à 24 % . L'activité de la construction reste polari sée sur les zones urbaines et le littoral, avec le développement de l'habitat de loisir, en par ticulier à Cayeuxsurmer et FortMahon.
La reprise se poursuit en secteur privé
Indépendamment du type de logements construits, en 2005, le dynamisme de l'acti vité est, plutôt porté par le secteur privé, avec
Près de 2 500 logements aidés par l’État Lo ementssociaux financés en 2005 Unité : nombre Neuf Ancien Total Aisne 51156 567 Oise 1108 2921 400 Somme 409120 529 Picardie 2028 4682 496 Source : DRE
5 365 logements (en progression de 16 %), que par le secteur public 2129 logements commencés (+ 5%). Le secteur privé est toujours tiré par le dispositif "De Robien", offrant aux investis seurs une fiscalité attractive et un assouplis sement des contraintes de loyers pratiqués. Les logements construits sont essentiellement en immeubles collectifs destinés à la location. À noter que ce nouveau dispositif peut s'ap pliquer depuis peu à l'acquisition et la réno vation de logements anciens, ce qui, à terme devrait aussi participer à la fluidification du marché du logement. En 2005, 4 812 prêts à taux zéro ont été accordés pour permettre l'accès à la pro priété, soit 150 % de plus qu'en 2004 (avec 128 %l'évolution France entière est infé rieure). Cependant, le prêt à taux zéro joue moins en faveur des constructions neuves, du fait de la réforme intervenue en janvier 2005 qui l'ouvre à l'acquisition de logements anciens. La part du neuf a diminué aux niveaux natio nal et régional, tant en pourcentage, pour pas ser de 90 à 35 %, qu'en valeur absolue, pour passer en Picardie de 1 743 en 2004 à 1 690 logements en 2005.
Des effets notables du plan de cohésion sociale pour le secteur public
Dans le secteur public, l'année 2005 constitue la première année d'application du plan de cohésion sociale, approuvé par la loi du 18 janvier 2005. Avec 2 496 loge 1 ments financés , le bilan 2005 est supérieur de 25% aux bilans des années 2001 à 2003. Dans un contexte où le dynamisme de la construction génère des tensions et une aug mentation des coûts du foncier et de la cons truction, la forte mobilisation des bailleurs permet d'assurer une production de loge ments sociaux en hausse. Le secteur public en Picardie, sur longue période, représente près de 30 % du total des mises en chantier. La progression par rapport à 2004, porte cependant essentiellement sur les opérations d'acquisitionamélioration de logements existants. algré la priorité accordé à la produc logements sociaux neufs et à la maî es loyers du parc privé, dans le cadre
n porte sur les décisions de financement, qui nt les mises en chantier effectives.
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du plan de cohésion sociale, la réhabilitation du parc existant se poursuit à un rythme sou tenu en 2005.
Perspectives 2006
Le nombre de permis de construire ac cordés en 2005 ayant progressé autant que les ouvertures de chantier, la hausse de l'ac tivité constatée en 2005 devrait se poursui vre, voire s'amplifier en 2006. Par ailleurs, pour le secteur public les perspectives 2006, telles qu'elles sont pré sentées par les organismes de bailleurs so ciaux, sont globalement supérieures aux objectifs régionaux.
Rémi COUAILLIER Frédéric VANACKÈRE DRE
BÂTIMENT LOGEMENT
Plus de 7 000 logements réhabilités Logements anciens subventionnés en 2005 Unité : nombre PALULOS ANAH 282 Aisne1 457 1 465 Oise2 309 252 Somme1 498 1 999 Picardie5 264 Source : DRE ANAH : subvention de l'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat. PALULOS : Prime àl'Amélioration des Logements à Usage Locatif et Occupation Sociale.
Une reprise de l'activité BTP au second semestre
En Picardie, en 2005, l'activité de la construction qui avait faiblement progressé au quatrième trimestre de 2004, est restée peu animée au premier semestre de 2005. Au troisième trimestre, l'activité a fortement augmenté. La fin d'année a confirmé cette reprise, l'activité a continué de progresser sensiblement. Dans le gros œuvre, l'activité a faiblement évolué sur les six premiers mois de l'année. Au troisième trimestre, les entreprises ont bénéficié d'une forte montée en charge de leurs travaux. L'activité est restée bien orien tée au quatrième trimestre. Dans le second œuvre, l'activité a faiblement diminué au cours du premier trimestre. Au deuxième trimestre, l'activité est restée peu ani mée. Le redémarrage s'est produit comme dans le gros œuvre au troi sième trimestre, la fin d'année confirmant cette meilleure orientation des travaux.
Seuls les chantiers publics et le secteur entretienamélioration ne bénéficient pas pleinement du redémarrage Le premier trimestre reflète un bilan contrasté au sein des travaux. Seule, l'activité des logements neufs a augmenté sensiblement. À l'op posé, celle des bâtiments neufs diminue notablement. Les chantiers pu blics ont enregistré une faible activité et les chantiers privés une diminu tion assez marquée. De la même manière, le secteur de l'entretienamé lioration réagit mollement à la conjoncture de ce trimestre. Au second trimestre, le climat économique reste peu porteur. L'acti vité des logements neufs se développe modérément. Celle des bâtiments neufs recule à nouveau. Les chantiers publics sont en net repli. Par con tre, une faible reprise d'activité s'amorce dans les travaux d'améliora tionentretien et des chantiers privés. Au troisième trimestre, le contexte écomique est plus favorable. Tous les travaux bénéficient de cette embellie. L'activité des logements neufs et des bâtiments neufs progresse fortement. De la même manière, les chantiers privés se développent fortement. Par contre, les chantiers pu blics et l'entretienamélioration n'enregistrent qu'une faible amélioration de leur activité et ne profitent pas pleinement de cette phase de redé marrage.
INSEE PICARDIE  Bilan économique et social 2005
Pour en savoir plus
www.equipement.gouv.fr
La conjoncture reste bien orientée en fin d'année. Les logements e neufs confirment et amplifient les bons résultats du 3trimestre. À l'op posé, les bâtiments neufs sont en net repli au cours des trois derniers mois de l'année. Les chantiers privés continuent à progresser alors que les chantiers publics reculent à nouveau. L'entretienamélioration, comme les autres trimestres, réagit mollement à la conjoncture. Les goulots de production concernent le manque de matériel et les commandes insuffisantes. La difficulté à trouver du personnel reste un souci permanent pour les entrepreneurs. Le recrutement d'ouvriers qua lifiés leur pose de sérieuses difficultés dans le développement de leur activité. Les aléas conjoncturels ont eu un impact direct sur les carnets de commandes. Un peu moins fournis au premier semestre, ils ont aug menté nettement au troisième trimestre pour se stabiliser en fin d'année à un niveau de cinq mois et demi de travail. Leur niveau est plus élevé dans le gros œuvre que le second œuvre (respectivement 6,6 mois de travail au quatrième trimestre 2005 contre 5 pour le second œuvre). Les entrepreneurs ont maintenu leurs investissements au premier semestre de 2005. Au second semestre, ils les ont développés en parti culier dans le gros oeuvre. Cette reprise ne s'est produite, en effet, pour les entreprises du second œuvre qu'en fin d'année. La situation globale de trésorerie a été plus difficile à équilibrer au cours du premier semestre de l'année. Le second semestre a été mieux perçu car les retards de paiement ont été moins nombreux et les délais de paiement plus courts.
Des perspectives favorables Les chefs d'entreprise interrogés en avril confirment la vigueur ac tuelle de la conjoncture dans le secteur bâtiment. Selon les entrepre neurs, l'activité récente est toujours bien orientée. Les anticipations pour le prochain trimestre demeurent favorables. En outre, leur jugement sur l'évolution du secteur bâtiment s'améliore par rapport à janvier.
JeanMarie DUFOUR
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