Chapitre"Industrie" extrait du Bilan économique et social 2003

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Fort ralentissement de l'activité industrielle en 2003. En 2003, le ralentissement de l'activité industrielle a été moins important, en Picardie comme en France. Si l'automobile et les IAA ont été particulièrement touchés, la branche des équipements électriques et électroniques est la seule à enregistrer une activité plus forte qu'en 2002. La fin de l'année a connu un redressement de la conjoncture et les perspectives de production des industriel picards et des autres régions sont optimistes pour le second trimestre 2004. En Picardie, l'atonie conjoncturelle de 2003 s'est traduite par un nouvel affaiblissement des marges et la persistance de tensions de trésoreries sur le premier semestre. La réactivité de nombre d'entreprises a néanmoins permis de contrer la tendance sur le second semestre. Ainsi, un renforcement global des trésoreries est observé en fin d'année. Néanmoins, les industriels ont contenu a minima les enveloppes budgétaires dédiées aux programmes d'investissement. La Picardie est la troisième région industrielle de France. L'année 2003 a été une année difficile pour l'industrie picarde avec de nombreux plans sociaux, même si plusieurs entreprises importantes sont venue s'installer dans la région. Par ailleurs, l'importance des SPL et des contrats de filière se confirme. Dans ce contexte, la remontée de la croissance prévue pour 2004 est très attendue. L' investissements en Picardie dans la R&D et l'innovation est resté soutenu en 2003 confirmant ainsi la bonne impression laissée à la suite du bilan de 2002.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INDUSTRIE
Fortralentissementdelactivitéindustrieleen2003En2003,leralentissementdelactivitéindustrielleaétéimportant,enPicardiecommeenFrance.SilautomobileetlesIAAontétéparticulièrementtouchés,labranchedeséquipementsélectri-quesetélectroniquesestlaseuleàenregistreruneactivitéplusfortequen2002.Lafindelannéeaconnuunredressementdelaconjonctureetlesperspectivesdeproductiondesindustrielspi-cardsetdesautresrégionssontoptimistespourlesecondtrimestre2004.ux dires des chefs de se dégarnir au premier se- de commandes restaient en- le relais. En fin d’année, les IAAd’entreprises et mestre 2003 et une demande core relativement bas. ont de nouveau replongé et lesAcompte tenu de la en repli, l’activité a faibli auLutomobiletbiiveenmsednetcpornéssoemrvméastiosnu,rrelleas-structure industrielle de la ré- premier trimestre pour reculeragion, en Picardie comme en plus fortement au second tri-etlesIAAneufs premiers mois de l’an-France, l’année 2003 a été mestre. Au troisième trimes-artimarquée par un ralentissement tre, les carnets de comman-ptcouulicèhréesmentdneéem,Daoaunntvsaeinlsererésgisesucttlrteéautrés.gdaelemIAenAt,de l’activité industrielle par rap- des bien qu’insuffisamment sport à 2002. L’activité qui s’était remplis ont commencé à se Tous les secteurs ont souf- les industries de la viande etstabilisée fin 2002 a faibli au regarnir. Parallèlement, la de- fert de ce climat morose mais du lait ont accusé un très fortpremier trimestre et s’est for- mande réagissait de la même à des périodes différentes. Au repli au premier semestre. Lestement repliée au second tri- manière. L’activité est toute- premier trimestre, que ce soit autres IAA ont été relativementmestre. Au troisième trimestre, fois restée réduite car les in- en Picardie ou en France, l’in- épargnées par le délicat climatl’activité est restée anormale- dustriels ont préféré puiser sur dustrie automobile a été forte- conjoncturel. L’activité a étément faible. L’amélioration du leurs stocks sans relancer la ment touchée par la détériora- moins soutenue qu’en 2002contexte international explique production. Au quatrième tri- tion de la conjoncture avec un mais elle est restée cependantpour une bonne part le redres- mestre, le meilleur comporte- très fort recul de son activité. proche de la normale. Toutsement de la conjoncture au ment de la demande a permis Au deuxième trimestre, les comme en France, l’industriequatrième trimestre, que ce à l’activité de redémarrer. Les secteurs des IAA et des biens automobile a accusé une fortesoit pour notre région ou l’en- chefs d’entreprises ont continué intermédiaires ont été directe- contraction de son activité ausemble des régions. à alléger leurs stocks en attente ment affectés par le recul de premier trimestre. L’activité n’aDevant des carnets de d’une confirmation de l’amélio- l’offre. Au troisième trimestre, cessé de progresser les trimes-commandes qui n’ont cessé ration de l’offre car les carnets les biens d’équipement ont pris tres suivant.
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INSEE PICARDIE Dossiers - numéro 35 - 200419
Lesindustriesdescomposantsélectriques,électroniquesetletextileparmilesraressecteursencroissanceDans le secteur des biensd’équipement, la branche deséquipements électriques etélectroniques est la seule à en-registrer une activité plus fortequ’en 2002. La reprise de l’ac-tivité s’est produite audeuxième semestre. A l’op-posé, dans les autres bran-ches, l’activité a décliné sur lesneuf premiers mois de l’annéepour redémarrer au dernier tri-mestre de 2003.Dans le secteur des biensintermédiaires, les industriesdes composants électriques,
Industrie
électroniques et le textile sontles seules branches dont l’ac-tivité a été plus soutenue en2003 comparativement à 2002et cela tout au long de l’année.Par contre, les autres branchesse sont repliées au premiersemestre. Au troisième trimes-tre, l’activité a reculé moins for-tement pour amorcer une re-prise en fin d’année.Lhabillement-cuiretleséquipementsdufoyerpâtissentduclimatconjoncturelDans le secteur des biensde consommation, l’activitésectorielle est contrastée. L’ha-billement-cuir et les équipe-ments du foyer ont enregistréde mauvais résultats tout aulong de l’année. La dégrada-tion de l’activité a été progres-
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sive sur toute l’année. A l’op-posé, l’imprimerie-édition, quiavait enregistré un recul de saproduction au premier trimes-tre, a bénéficié de meilleursrésultats les trimestres sui-vants pour retrouver une situa-tion proche de la normale enfin d’année.Laconjoncturededébutdannée2004restefrileuseEn Picardie, comme enFrance, les réponses des chefsd’entreprises à l’enquête tri-mestrielle d’avril indiquent quele rythme de croissance del’activité a peu varié au coursdes trois derniers mois. L’opi-nion des industriels sur la ten-dance passée de la productiona faiblement évolué que ce soitdans notre région ou pour l’en-
semble des régions traduisantles hésitations des entrepre-neurs dans l’appréciation de laconjoncture industrielle. En Pi-cardie, les carnets de comman-des demeurent insuffisammentremplis et le niveau des stocksa peu varié. Par contre, le com-portement de la demande necesse de s’améliorer depuis ledébut d’année. Dans ce con-texte, les perspectives de pro-duction des industriels picardset des autres régions sont op-timistes pour le second trimes-tre 2004..Jean-Marie DUFOURInseePour en savoir plusConjoncture au 1er trimestre2004, INSEE PICARDIE Premièren°133, juin 2004
délocaliasitno.'dxeatitlpio,àlselA.noedussetrenriep
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Redressementnotabledessituationsdetrésoreriefin2003Les tensions enregistréessur les 3 premiers trimestres2003 se sont inscrites dans uncontexte d'alourdissement desstocks et d'accroissement desdélais de paiement. Les finan-cements ont été assurés parutilisation des disponibilitésprésentes au sein des entrepri-ses les plus solides, mais aussipar un recours au découvert età la mobilisation de créances.Cette période a accentué enoutre l'écart entre les entrepri-ses jugées saines et cellesdéjà fragilisées. Le renforce-ment de l'attention portée auxdifférentes composantes dela trésorerie a permis à certai-nes entreprises d'améliorerprogressivement leurs liquidi-tés : l'adaptation des niveauxde production à la demandeet la mobilisation du poste« clients » ont été des facteursclés de restauration du niveaudes ressources court terme.Investissementssurtoutsurdesopérationsderenouvellement(Les investissements de la                            région se sont essentiellementportés sur des opérations deINSEE PICARDIE Dossiers - numéro 35 - 200421
core de maîtrise des coûts,certains allant jusqu'à la
INDUSTRIE
Situationfinancièredesentreprises
EnPicardie,l'atonieconjoncturellede2003s'esttraduiteparunnouvelaffaiblissementdesmargesetlapersistancedetensionsdetrésoreriessurlepremiersemestre.Laréactivitédenom-bred'entreprisesanéanmoinspermisdecontrerlatendancesurlesecondsemestre.Ainsi,unrenforcementglobaldestrésoreriesestobservéenfind'année.Néanmoins,lesindustrielsontcontenuaminimalesenveloppesbudgétairesdédiéesauxprogrammesd'investissement.
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L'gcaicotinvaitleéienndu2s0t0ri3ellaeértéé-rcéognuflrièornetédeesàmuanrgeesérnoestitoesnunepressionsurlesmargesmorosité d'ensemble à l'instar rielle. exportatrices se sont heurtéesdes réalisations 2002. En premier lieu, l'inflation à une parité euro/dollar défa-La timide reprise saison- significative observée depuis vorable, pénalisant encore unnière de janvier 2003 a intro- 2002 sur les prix de certaines peu plus leurs marges.duit un premier semestre peu matières premières (acier, dé-dynamique. Le renforcement rivés du pétrole notamment)Stabilisationd'activité de juin ne s'est pas n'a pu être répercutée que par-desrésultatsfin2003confirmé sur un second se- tiellement sur les prix de ventemestre, marqué par une cer- des secteurs affectés. La lé- Face à cette tendance, lestaine morosité. gère détente enregistrée au actions correctrices menéescours de 2003 a été par ailleurs par les entreprises ont permisRepliconjoncturelcontenue, et n'a pas permis de stabiliser les résultats à par-amplifiédepuis2002pd'reixnvdiesavgeenrted.eLs'aacdcarpotiastisoenmsednettirdeNloamfibnreded'il'natnernvéeena2n0t0s3o.ntLe repli conjoncturel s'est de la pression concurrentielle en effet engagé des efforts deamplifié depuis 2002 et la ma- s'est traduite par de nouveaux productivité, d'extension dujorité des entreprises a été sacrifices sur la tarification, et portefeuille commercial ou en-
enurpaeséritéacaràidentctfao-lpn-irucifioita
renouvellement et des pro-grammes organisés par lesentreprises inscrites sur dessecteurs porteurs.L'accroissement des cré-dits d'équipements auprèsdes banques de la région té-moigne de cette tendance.Néanmoins, des reports d'in-vestissement ont été fré-quents en 2003 : les flux detrésorerie positifs ont essen-tiellement servi au désendet-tement, au détriment des stra-tégies de croissance.
Sylvie CORNAGGIABanquedeFrance
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Industrie
Pour en savoir plus« Enquête de tendance en-quête conduite en Picardie auprèsd'entreprises de l'industrie, du bâ-timent et des travaux publics, ducommerce, des services », paru-tion mensuelle, Banque de France« Enquête sur le comporte-ment des entreprises » donnéeschiffrées sur l'exercice 2003 et es-timations pour 2004, parution an-nuelle, Banque de France
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Industrie
ciements), Bosch (systèmesde freins, 95 suppressions
Cette situation confirmel’attractivité de la région, maisconfère également à l’écono-
MutationindustrieleenPicardie
jets ont été retenus et conven-tionnés, ce qui correspond à un
mie picarde une certaine vul-nérabilité face aux fermetureset aux restructurations, car lescentres de décision se situenthors de Picardie.La Picardie souffre égale-ment d’un niveau de qualifica-tion de la main d’œuvre très in-férieur à la moyenne nationale,de fortes disparités locales en-tre les différents bassins d’em-plois qui ont tendance à s’ac-centuer, ainsi que d’une spé-cialisation prononcée dans lesactivités de production difficileà infléchir (faiblesse de l’offretertiaire).En terme d’emploi, cesparamètres se traduisent parun taux de chômage au ni-veau régional de 10,4% en dé-cembre 2003, supérieur de0,7 point à la moyenne natio-nale. C’est dans l’Aisne que letaux de chômage est le plusélevé avec 12,1%. Il atteint11,0% dans la Somme et 8,9%dans l’Oise.Pointsurlannée2003L’année 2003 a été uneannée difficile pour l’industriepicarde. Les annonces deplans sociaux se sont multi-pliées, en particulier dansl’Oise : Arcelor (sidérurgie, 440suppressions d’emplois), Case(matériel de travaux publics,264 suppressions d’emplois),Kindy (chaussettes, 200 licen-
LaPicardieestlatroisièmerégionindustrielledeFrance.Lannée2003aétéuneannéedifficilepourlindustriepicardeavecdenombreuxplanssociaux,mêmesiplusieursentreprisesimportantessontvenuessinstallerdanslarégion.Parailleurs,limportancedesSPLetdescontratsdefilièreseconfirme.Danscecontexte,laremontéedelacroissanceprévuepour2004esttrèsattendue.A(dv2ae6nc,s3l%pil)nuddsuestdsrieues,lqaauctaPifirs-tcardie est la troisième régionindustrielle de France, aprèsl’Alsace et la Franche-Comté.Le tissu industriel picard se dis-tingue notamment par l’impor-tance de ses filières mécani-que et plasturgie, qui totalisentrespectivement 42% et 24%des effectifs totaux de l’indus-trie de la région.RappelducontexteéconomiquerégionalLes atouts de la région ré-sident notamment dans le dé-veloppement de nouveaux ré-seaux de communication, saposition géographique cen-trale, la densité de son indus-trie, l’essor de sa recherche etla jeunesse de sa population.De fait, la Picardie se situe ausecond rang national (derrièrel’Alsace) pour la part de ses ef-fectifs salariés employés dansdes entreprises à participationétrangère. Parmi les grandsgroupes employant plus de 500personnes, on peut citer lesnoms de YVES SAINT LAU-RENT (fabrication de parfums),PROCTER & GAMBLE (fabri-cation de savons, détergents etlessives), EADS AIRBUS(construction aéronautique),BASF COATINGS (fabricationde peintures et vernis), MBKINDUSTRIE (fabrication demotocycles) ou encoreALCATEL CUIVRE (premièretransformation du cuivre).
(fabrication de brosses à dent,46 suppressions de postes),Lajous (usinage, 42 licencie-ments), etc.Dans le reste de la région,on a assisté notamment auxdifficultés des entreprisesWhirlpool (électroménager,265 licenciements), RKW(films plastiques, 55 licencie-ments), et SNRA (rénovationde pièces automobiles, 52 em-plois menacés) pour laSomme, ou encore Valéo Sis-sone (sous-traitance automo-bile, 475 licenciements) etMonopanel (profilage à froid,82 emplois supprimés) pourl’Aisne.Dans le cas de Whirlpool,il convient de signaler qu’enapplication du volet créationsd’emplois de la loi de moderni-sation sociale du 17 janvier2002, une convention a été si-gnée entre le Préfet de laSomme et la société Whirlpool-France SAS. Cette conventionengage Whirlpool à mettre enœuvre les moyens financiers ethumains nécessaires à la re-construction du tissu économi-que et social du bassind’Amiens Métropole : unesomme de 1 million d’euros aété affectée par l’entreprisepour aider à la création de 200emplois, industriels ou tertiai-res, en contrat à durée indéter-minée. Un bilan définitif a étéréalisé en janvier 2004 : il ap-paraît que finalement 14 pro-
plois sur 3 ans.De manière plus diffuse,certains secteurs industriels detissus de PME ont beaucoupsouffert de la conjoncture éco-nomique durant l’année 2003 :c’est par exemple le cas dusecteur du décolletage dans leVimeu, ou d’entreprises de larobinetterie. Ces difficultés sesont traduites par des séries delicenciements et par un recoursaccru à la délocalisation d’unepartie de la production : les ac-tivités à faible valeur ajoutéesont délocalisées vers despays à faible coût de maind’œuvre, l’entreprise ne con-servant en Picardie que lesactivités innovantes, à fortevaleur ajoutée ou sur des mar-chés de niche.Toutefois, il convient demettre en valeur un certainnombre de points positifs : toutd’abord, à l’instar d’Unilog (so-ciété de services informatiques)qui est venu s’implanter àAmiens dans le cadre de la con-vention Whirlpool et qui s’est en-gagé à créer 300 emplois decadres sur 3 ans, des entrepri-ses ont été convaincues desatouts de la Picardie et sontvenues s’y installer : c’est le casnotamment de Métarom (arô-mes et colorants alimentaires,convention Whirlpool égale-ment) qui a créé 80 emplois surAmiens. D’autres entreprisesont procédé à des recrutements(60 créations d’emplois dans le
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