Enquête 2004 du recensement de la population : 1 805 000 Haut-Normands en 2004

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Au 1er janvier 2004, la population de la Haute-Normandie est estimée à 1 805 000 habitants. Depuis 1999, la population régionale progresse à peu près au même rythme que durant la décennie précédente. Cette croissance est inférieure à la moyenne nationale et situe la région au 15e rang pour l'évolution annuelle de la population. Toutefois, parmi les cinq régions limitrophes de l'Ile-de-France, elle est, avec le Centre, la plus dynamique.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 42 - Février 2005
Lettre
statistique
et
économique
de Haute-Normandie
ENQUÊTE 2004 DU RECENSEMENT DE LA POPULATION
QU’EST-CE QUE LA LOGISTIQUE ?
1 805 000 Haut-Normands en 2004
La logistique est l’ensemble des opéra-
Damien Barthélémytions visant à gérer au moindre coût les
flux de biens et services nécessaires à
l’activité économique. La mesure de
l’emploi logistique est complexe : ce
Sur la période 1999-2003, la crois-Au 1er janvier 2004, lan’est pas une activité économique dé-
sance démographique a été moins
finie dans les nomenclatures du statisti- population de la
rapide dans la région qu’au niveau natio-
cien. La fonction logistique est pourtant Haute-Normandie est estimée nal : 0,27% en moyenne contre 0,58%.
bien présente dans l’économie, c’est
Ce rythme d’évolution place laà 1 805 000 habitants. Depuis
même une spécificité de la Haute-Nor-
Haute-Normandie au 15e rang des ré-1999, la population régionalemandie. Pour en mesurer le poids et en
gions. Elle était au 14e rang sur la précé-
définir les contours, deux approches progresse à peu près au même dente période intercensitaire
sont possibles en observant la nature de rythme que durant la décennie (1990-1999). Cette croissance est du
l’activité des établissements et/ou le même ordre que celles constatées enprécédente. Cette croissance
type de métiers. Globalement, 62 000
est inférieure à la moyenneemplois salariés sont de « nature logis- ÉVOLUTION DE LA POPULATION DE 1962 À 2004
tique » dans l’ensemble de l’économie nationale et situe la région au
135régionale, soit 10% de l’emploi salarié. 15e rang pour l’évolution
La fonction est donc importante, 130
annuelle de la population.d’autant plus qu’elle dynamise forte- Haute-Normandie
125Toutefois, parmi les cinqment la création d’emploi dans les servi-
120ces depuis 1997, en lien notamment régions limitrophes de
France métropolitaineavec l’activité maritime et portuaire.
115l’Ile-de-France, elle est, avec le
110Centre, la plus dynamique.
Christian CAMESELLA 105
e recensement de la population estResponsable de la division
100Ldevenu annuel. La première en-«Etudes sur le développement économique» 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004
quête de recensement, effectuée selon la
nouvelle méthode, a eu lieu en janvier-fé- Source : INSEE - Unité : indice base 100 en 1962
Recensements de la population
vrier 2004. Elle a conduit à réviser les esti-
mations de population de la
France et des régions. Au 1er ÉVOLUTION ANNUELLE DE LA POPULATION
ENTRE 1999 ET 2004, PAR RÉGIONjanvier 2004, la population de
la Haute-Normandie est es-
timée à 1 805 000 habitants
contre 1 780 192 au recense-S O MM A IRE
ment de 1999. Ce chiffre
place la région au 13e rang
POPULATION parmi les 22 régions de mé-
ENQUÊTE 2004 DU RECENSEMENT DE LA POPULATION
tropole. A la même date, la1 805 000 Haut-Normands en 2004 . . . . . . . . . . 1
population de la France est
ÉCONOMIE estimée à 62 millions d’habi-
LA LOGISTIQUE EN HAUTE-NORMANDIE tants dont 60,2 millions pour
La logistique
la métropole et 1,8 milliondynamise l’emploi salarié . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
pour les départements
ANALYSES CONJONCTURELLES d’outre-mer. La Haute-Nor-
LES TAUX DE CHÔMAGE AU 30 SEPTEMBRE 2004
mandie rassemble 3% de la
Le chômage continue sa progression. . . . . . . . . 7
population de France
France métropolitaine : +0,58%métropolitaine.
POPULATIONBasse-Normandie, en Auvergne ou en COMPOSANTES DE L’ÉVOLUTION DE LA POPULATION EN HAUTE-NORMANDIE
Franche-Comté.
1,2
Les cinq régions limitrophes de
l’Ile-de-France (Haute-Normandie, Pi- 1,0
cardie, Champagne-Ardenne, Bour- Taux d’évolution de la population
gogne et Centre) regroupent 9,1 millions Due au solde naturel0,8
d’habitants. Dans cet ensemble qui a vu Due au solde migratoire apparent
sa population progresser de 0,16% par 0,6
an entre 1999 et 2004, le Centre et la
Haute-Normandie connaissent la plus 0,4
forte croissance démographique. Les ré-
gions les plus dynamiques restent celles 0,2
du sud de la France : le Langue-
0doc-Roussillon (1,40%), Midi-Pyrénées
(1,05%), l’Aquitaine (0,96%),
-0,2Rhône-Alpes et la Corse (0,88%), Pro-
vence-Alpes-Côte d’Azur (0,72%). Par
-0,4ailleurs, l’Ouest accroît son attractivité et
1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2004
confirme le dynamisme déjà constaté
Source : INSEE - Recensements de la population Unité : taux annuels moyens de variation en %dans les années 90, à l’image des Pays
de la Loire (0,76%) et de la Bretagne
(0,73%). LES COMMUNES DE MOINS DE 10 000 HABITANTS
RECENSÉES EN 2004Pour la Haute-Normandie, la crois-
sance se situe dans le prolongement de
la tendance des années 90. Cet accrois-
sement de la population résulte d’un ex-
cédent naturel (naissances moins décès)
qui demeure largement positif. Avec, en
moyenne, 23 400 naissances par an
pour 15 800 décès, la croissance due au
solde naturel reste soutenue : de l’ordre
de 7 600 habitants par an soit une crois-
sance annuelle moyenne de 0,43%.
Malgré une baisse des naissances et
une augmentation des décès, la
Haute-Normandie se situe au 6e rang
pour l’évolution de la population due au
solde naturel. La région bénéficie d’une
structure par âge où la part des jeunes
demeure importante et d’une fécondité
un peu supérieure à la moyenne
nationale.
ÉVOLUTION DU SOLDE NATUREL
EN HAUTE-NORMANDIE
Moyenne annuelle
1990-1998 1999-2003
Naissances 23 800 23 400
Décès 15 400 15 800
Solde naturel 8 400 7 600
Source : INSEE, État civil Unité : nombre
Les autres régions où la croissance
annuelle moyenne liée au solde naturel Champ : communes de moins de 10 000 habitants,
recensées en 2004est forte sont l’Ile-de-France (+0,88%), le
Nord-pas-de-Calais et Rhône-Alpes La population des 279 communes haut-normandes de moins de 10 000 habitants recensées exhaustivement en
2004 est connue. La population a baissé d’au moins 1% dans 62 communes (22%). Le recul a été assez net, entre(+0,50%), l’Alsace (+0,46%) et la Pi-
5% et 15%, dans une vingtaine de communes souvent de petite taille. Donc en nombre d’habitants cela repré-
cardie (+0,44%). sente quelques dizaines de personnes. Une quasi-stabilité a été constatée dans 33 communes (12%), les varia-
tions étant comprises entre -1% et +1% en 5 ans. La croissance démographique est de mise dans 184 communes-La progression de la population régio
(soit 66%), souvent comprise entre 1% et 10%.
nale demeure amputée par les mouve-
2 AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 42 - Février 2005
Source : INSEE - Recensement
de la population 2004NOUS AVONS LU POUR VOUSNOUS ANOMBRE DE COMMUNES DE MOINS DE 10 000 HABITANTS RECENSÉES EN 2004
SELON LA VARIATION DE LEUR POPULATION DEPUIS 1999
LES INSCRIPTIONS A L’UNIVERSITE DE120
ROUEN EN 2004
En 2004, 5 245 étudiants se sont inscrits en 1e100
année de DEUG (1er cycle) à l’Université de Rouen,
soit une baisse des inscriptions de 4,4% par rapport80
à l’année précédente.
Selon les différentes Unités de Formation et de
60
Recherche (UFR), la baisse des effectifs touche en
premier lieu l’UFR Staps (Sciences et techniques des
40 activités physiques et sportives) : -17,6%. Les ins-
criptions à l’UFR des Lettres et Sciences humaines
20 reculent de 7,6% . Pour les autres UFR, la diminution
des effectifs varie de -4,8 à -10,7%. Par contre, l’UFR
de médecine-pharmacie enregistre une forte crois-0
sance de ses effectifs grâce à l’augmentation du nu-moins de -75 -75 à -51 -50 à -26 -25 à -1 0 à 24 25 à 49 50 à 74 75 à 99 100 à 149 150 et plus
merus clausus et au regroupement des filières de la
Source : INSEE - Recensements de la population1999 et 2004 Unité : nombre de communes santé.
En ce qui concerne l’origine géographique des
primo-arrivants, les Haut-Normands représententments migratoires, les départs l’emportant
92% des effectifs en UFR et 82,7% en IUT.LE RECENSEMENT DE LA toujours nettement sur les arrivées. Depuis
Les primo-arrivants 2004-2005 / Observatoire dePOPULATION DEVIENT ANNUEL 1975, le solde migratoire de la Haute-Nor-
la vie étudiante.- In : La Lettre de l’Ove.- N° 47
mandie est négatif. Mais le déficit d’abord (2004, déc.) ; 4 p.
La nouvelle méthode de recensement faible jusqu’en 1990 s’est accentué entre
substitue au comptage traditionnel ef-
1990 et 1999. Durant cette période, la QUALITE DE L’AIRfectué tous les huit ou neuf ans une
technique d’enquête annuelle. (voir A NOTRE-DAME-DE-GRAVENCHONrégion était au 18e rang pour l’évolution de
Aval, janvier 2005, n° 41, p 8) Entre mai 2003 et mai 2004, sur le site desa population due au solde migratoire. A ce
La première enquête a été réalisée en Notre-Dame-de-Gravenchon, Air normand a recher-stade, il convient d’attendre les résultatsétroit partenariat avec les communes ché et mesuré 12 HAP (hydrocarbures aromatiques
concernées, en janvier-février 2004. Elle des exploitations statistiques de plusieurs
polycycliques) parmi les plus toxiques.
a permis de restituer une première esti- enquêtes de recensement pour évaluer Les concentrations sont plus faibles de mai à sep-
mation de population aux communes
tembre. Le chauffage domestique notamment aul’attractivité de la Haute-Normandie (1). En
de moins de 10 000 habitants recensées
bois, et le moindre ensoleillement augmentent les
en 2004. Ces chiffres sont accessibles matière de migrations, la Normandie se
HAP pendant la période hivernale. Par rapport aux
sur le site internet de l’Insee rattache clairement aux régions du quart premières mesures effectuées en 1996, la pollution
(www.insee.fr). Une centaine de gran-
Nord-Est de la France : en HAPest2à5foismoins élevée selonles
des villes ont également été destinatai-
composants.Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Cham-res d’une première estimation de leur
Pour cette opération, 14 sites pilotes avaient étépopulation. Ce calcul a été possible pagne-Ardenne, Lorraine, Franche-Comté
choisis en France et les résultats haut-normandspour les villes de taille suffisante et
où les départs sont plus nombreux que les sont les plus faibles. Ce sont les stations situées àdont la structure de l’habitat est suffi-
arrivées. Dans cet ensemble, seule proximité immédiate du trafic automobile qui présen-samment homogène pour que l’échan-
tent les teneurs les plus fortes en Hap.tillon d’une seule enquête représente l’Alsace fait exception.
de façon satisfaisante l’ensemble de la Spécial campagnes de mesures / l’Air normand. -Au total, les tendances lourdes qui
population de la commune. Progressi- In : L’Air normand. - N° 38 (2004, nov.-déc.)
marquent l’évolution de la population ré-vement, lorsque le nombre d’enquêtes
le permettra, toutes les communes de gionale depuis une vingtaine d’années
DES PARCELLES DE BLEplus de 10 000 habitants seront destina- semblent être confirmées par ce premier DE PLUS EN PLUS GRANDEStaires d’une estimation de leur
recensement annuel
population. Les enquêtes par sondage «Pratique culturale» et
Par ailleurs, les résultats de la première «Céréales» de 1976 et 2001 ont permis une estima-
enquête ont permis de réviser, pour la (1) En effet, seul est disponible le solde migratoire tion de la croissance des parcelles de blé dans les
apparent. Il est calculé comme l’accroissement deFrance et les régions, les estimations deux départements haut-normands. Si la surface
population entre deux recensements duquel on re-de population commentées dans cet moyenne de l’Eure passe de 4,6 hectares à 5,5, latranche le solde naturel, bien connu à partir des sta-
article. Seine-Maritime double sa superficie, de 2,2 hectarestistiques de l’Etat-Civil. Outre le solde des arrivées et
Au cours de l’été 2005, l’Insee diffusera des départs, il inclut donc un écart de population cor- à 4,8 hectares. Par rapport aux autres départements
les principales caractéristiques de la respondant à la différence de précision des deux re- céréaliers, la Seine-Maritime se classe en 21e posi-
censements. Le nouveau recensement étant depopulation des communes de moins de
tion et l’Eure en 14e (c’est l’Aisne avec 7,8 hectaresmeilleure qualité, le solde migratoire effectif est cer-10 000 habitants recensés en 2004, de
et la Haute-Marne, 6,5 ha qui concentrent les plustainement plus déficitaire que le solde migratoire
la France et des régions. En revanche,
apparent. grandes surfaces). La moyenne nationale est de
l’échantillon ne permet pas de calculer
3,9 ha.
ces données pour les départements ni
Cette évolution ne doit pas faire oublier le rôle de
pour les zonages infra-régionaux. Pour en savoir plus
la dimension et de la forme d’un grand parcellaire
Les premières estimations n’ont pas de
62 millions d’habitants en France au 1er dans l’érosion des sols. En effet, celui-ci se révèle
valeur juridique. C’est à l’issue d’un
janvier 2004, Insee Première, n° 1000, jan- plus vulnérable qu’un parcellaire étroit.cycle d’enquêtes de cinq ans, en 2008,
vier 2005 Données statistiques / Jacques Caron ; DDAF. -que l’Insee diffusera, pour la première
In : Agreste Seine-Maritime. - (2004, nov.) ; 4 p.fois, la population légale de chaque Principales caractéristiques de la popula-
commune et de chaque circonscription tion et des logements, Insee Première,
administrative, ainsi que les résultats
n° 1001, janvier 2005
Nelly LANNEFRANQUEstatistiques complets à tous les éche-
Toutes les données sont sur le sitelons géographiques. Corinne MARISSIAUX
www.insee.fr
AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 42 - Février 2005 3

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