Hôtels sur le littoral, tourisme vert en zone rurale.

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A la fin de l'année 2003, la capacité d'accueil déclarée en hébergement marchand est d'environ 11 000 lits. La moitié d'entre eux relèvent de l'hôtellerie classée, plutôt située sur le littoral. Les autres types d'hébergement ( gîtes et chambres d'hôtes, meublés) sont plus souvent implantés en zone rurale.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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dossier Quel tourisme ?
Hôtels sur le littoral,
la fin de l’année 2003, la capa- touristes d’affaires. Le sud et l’est totali-
cité d’accueil déclarée en héber- sent à peine 22 % des capacités hôtelièresAgement marchand est d’environ de l’île. Aux quelques adresses d’implan-
11 000 lits. La moitié d’entre eux rele- tation ancienne localisées dans les cir-
vent de l’hôtellerie classée, plutôt située ques, viennent s’ajouter d’autres structu-
res très récentes. Elles répondent à lasur le littoral. Les autres types d’héber-
gement (gîtes et chambres d’hôtes, nécessité d’élargir l’offre du côté du vol-
meublés) sont plus souvent implantés can de la Fournaise, de l’entrée des cir-
en zone rurale. ques à destination des touristes attirés
par une Réunion “plus intense”.
Au 1er janvier 2004, on dénombre 64Lexique
hôtels classés, d’une capacité totale de
Concentration des hôtelsL’hôtel de tourisme est un 2 900 chambres, et par conséquent de
établissement commercial bien plus de lits. Leur taille reste à dans l’Ouest
d’hébergement classé, qui offre des l’échelle humaine avec une moyenne de
chambres ou des appartements 45 chambres par établissement. Si huit La prépondérance de l’ouest s’accentue
meublés en location à une clientèle de
hôtels ont une capacité hôtelière qui lorsqu’on la mesure à l’aide des effectifs
passage ou à une clientèle qui effectue
dépasse cent chambres, aucun d’entre salariés, du chiffre d’affaires ou de laun séjour à la journée, à la semaine ou
eux n’atteint deux centaines. Par ailleurs valeur ajoutée. En 2001, l’Ouest réaliseau mois mais qui, sauf exception, n’y
l’équilibre est quasiment réalisé entre 58 % du chiffre d’affaires du secteur ; ilélit pas domicile. Il peut comporter un
service de restauration. catégories économiques et catégories plus emploie 63 % des effectifs salariés et
luxueuses. Le nombre de chambres clas- concentre 56 % de la valeur ajoutée.Le classement : L’autorisation
sées de0à2 étoiles a fortement progres- Mais Nord et Sud rentabilisent mieux lesd’exploiter un hôtel de tourisme est
sé entre 1998 et 2002 (plus 50 %). Il y a recettes que représentent les chiffresaccordée par la préfecture si
actuellement 57 % de chambres dans des d’affaires puisque le taux de valeurl’établissement répond aux normes de
l’une des 6 catégories suivantes : 0×, hôtels classés 3 ou 4 étoiles, alors que ce ajoutée y est supérieur avec respective-
1×, 2×, 3×, 4×, et 4× Luxe. pourcentage a été pendant longtemps de ment 49 % et 48 % contre 45 % dans
plus de 70 %. Cette progression des hôtels l’ouest. Le réseau hôtelier du sud, estTaux d’occupation : rapport entre le
classés 0 à 2 étoiles correspond tout à constitué de quelques dizaines d’établis-nombre de chambres occupées et le
fait à la demande car les hôtels 3 et 4 sements de petite taille, répartis dans lesnombre de chambres effectivement
disponibles (en excluant les fermetures étoiles ont subi une baisse de leur fré- Hauts et dans les Bas, du cirque de
saisonnières). quentation en 2001, que n’ont pas connu Cilaos aux paysages de Saint-Philippe en
les hôtels de plus petite catégorie. Depuis passant par les plages de l’Etang Salé etLa valeur ajoutée est égale à la valeur
2000, les taux d’occupation sont plus éle- de Saint-Pierre. Encore modeste par lede la production diminuée de la
consommation intermédiaire (valeur vés pour les hôtels de moindre catégorie. nombre de chambres qu’il offre (de l’ordre
des biens et services utilisés pour d’un demi-millier), il gagne en efficacité.
En revanche, la répartition spatiale desassurer cette production).
hôtels reste encore déséquilibrée en lais-
Le taux de valeur ajoutée est égal au4 sant des territoires trop faiblement pour- Répartition de l’activité hôtellière parrapport de la valeur ajoutée sur le
micro-régionvus. C’est à l’ouest que se situent 48 %
chiffre d’affaires.
des chambres. A proximité de Saint-Gilles,
Nuitée : nombre total de nuits passées la seule station balnéaire classée de l’île,
par les clients dans un hôtel ; ainsi un elles permettent d’accueillir les nom-
couple séjournant trois nuits breux voyageurs attirés par le soleil et la
consécutives dans un hôtel
plage. Le littoral de la commune de Saint-correspondra à 6 nuitées, de même
Paul, depuis Boucan Canot jusqu’à l’Her-que six personnes ne séjournant
mitage, dispose d’un réseau d’implanta-qu’une seule nuit.
tion ancienne, dont les débuts remontent
aux années quatre-vingt, voire soixante-
5
dix. La côte ouest a augmenté son offre
et l’a élargie vers Saint-Leu au début desSource
années 1990.
L’inventaire des hôtels, gîtes et L’offre de la région Nord s’est structurée
Sources : Système Intermédiaire d’Entreprisesmeublés est réalisé par la délégation
à la même époque que celle de la côte (SIE) / Insee - 2001.régionale au commerce à l’artisanat et
ouest et compte aujourd’hui 30 % desau tourisme. La prépondérance de l’Ouest
chambres. Proches des centres de déci- s’accentue à l’aulne des effectifs
salariés, du chiffre d’affaires et desion dionysiens, les établissements du
la valeur ajoutée.nord répondent plus à une clientèle de
18 économie 3e trimestre 2004
DE LAREUNIONdossier
tourisme vert en zone rurale
Ces différents types d’hébergementsLe tourisme vert plus
alternatifs ajoutés aux structures hôteliè-
difficile à cerner
res classées et non classées, aux deux
villages-vacances (700 lits) nous donne
D’autres types d’hébergement marchand
au total, à la fin de l’année 2003, unese développent également qui attirent
capacité d’accueil déclarée d’environ
une clientèle de plus en plus nombreuse.
11 000 lits.
Gîtes ruraux et gîtes de montagne, cham-
bres d’hôtes, meublés de tourisme attei- Une partie de la capacité d’accueil
gnent une capacité de 2 800 lits. L’offre échappe à ce recensement : celle des
se répartit de façon assez homogène locations saisonnières non classées comme
entre ces quatre types, avec une avance “meublés de tourisme”. De nombreux
pour les meublés de tourisme. Peu nom- particuliers louent, à titre professionnel
breux dans le Nord urbain, ces établisse- ou non, des logements de vacances ou de
Source : INSEE, , FRPAT (Fédération des Pays
ments sont situés dans des zones plus loisirs. La loi laisse une grande souplessed’Accueil Touristique), DRCAT.
“rurales”, ce qui permet de qualifier leur aux propriétaires quant à la rédaction du
Le tourisme vert représente le quart fréquentation de “Tourisme Vert”. Ces contrat de location, et aux caractéristi-
de l’offre d’hébergement identifié.
structures sont en majorité situées dans ques des logements ainsi loués. Seule
l’Ouest et le Sud. une partie de ces propriétaires choisis-Le taux moyen d’occupation des cham-
sent de bénéficier du classement enbres est depuis quelques années tout à fait Le taux d’occupation des gîtes ruraux
“meublé de tourisme”, pour profiter de
comparable à celui des autres régions, semble avoir diminué depuis l’an 2000.
certaines exonérations, et d’un label de
après une décennie difficile où le Sud a Les gîtes ruraux qui ont les plus forts
qualité. Mais les 800 lits recensés ensouffert d’une sous-utilisation de ses taux de remplissage sont situés dans
meublés de tourisme ne peuvent suffire àchambres. l’Ouest et dans le Sud. Les meublés de
héberger les touristes à la recherche d’une
tourisme ont aussi connu une baisse de
L’hôtellerie réunionnaise atteint aujour- location. Ces derniers déclarent avoir
leur taux d’occupation.
d’hui des résultats satisfaisants : près passé autant de nuits en location (plus de
de 1 500 salariés ont été déclarés à L’importance économique de ces héber- 500 000) que dans les gîtes. Il est pos-
l’URSSAF à la fin de l’année 2001. Plus sible que l’afflux de cette offre nouvellegements est difficile à chiffrer : il s’agit
de 80 millions d’euros de chiffre d’affai- pas ou peu structurée explique en partiede structures diffuses, de petite taille et
res ont été réalisés. La valeur ajoutée, qui exercent parfois plusieurs activités, la baisse de fréquentation des gîtes et des
qui mesure la richesse produite par cette comme les fermes-auberges et les cham- meublés de tourisme.
activité, s’établit à 37 millions d’euros. bres d’hôte. Les principaux emplois sont
Nelly ACTIFLa progression moyenne annuelle de souvent ceux de leurs propriétaires qui
chacun de ces indicateurs sur la période travaillent à leur compte.
1993-2001 a été respectivement de :
+ 7 %, + 16 % et + 18 %. Alors qu’en
France métropolitaine, la fréquentation Austral HôtelLe Lancastel
4hôtelière a souffert d’une baisse du Les Hôtels de La Réunion Le Saint-Denis Le Juliette Dodu
nombre de nuitées et du taux d’occupa- Central hôtelen 2002
Select
tion en 2003, le secteur hôtelier à La 10 salariés ou plus
La MariannneRéunion marche bien. Le taux d’occupa- Le Maharani Les JardinsL'Archipel Le Mercuretion des hôtels est resté au niveau de de Bourbon ArmonyLe Boucan Canot Le Saint Alexis Créolia(1)2002 soit de 64 % , moyenne supé- Grand Hôtel des Les Aigrettes
Mascareignes Le Relais des CîmesParc-hôtelrieure de 8 points à celle de la métropole.
du MaïdoLe Récif
Les Villas du Lagon Blue BeachLes établissements hôteliers non classés
Alamanda Les ChenêtsLe Swaliborestent des structures de petite taille tant
Le Novotel Coralia Ilohapar le personnel qu’elles occupent, que
Le Nautile Le vieux Cep 5par le nombre de chambres qu’elles
Blue Margouillatoffrent. On en dénombre une vingtaine
Hôtel Paladien Apoloniaqui emploient entre 1 et 9 salariés. Il fau-
drait aussi leur ajouter quelques structu- Le Floralys - Caro Beach
res de type familial. Ajoutés les uns aux
autres leur capacité hôtelière atteint près Effectifs salariés Date de construction
130 des hôtelsde 1500 lits. Le SterneAprès 199640
De 1990 à 1996
Alizé PlageAvant 1990
(1) chiffre provisoire. © Insee 2004 - IGN Sources : SIRENE
économie 193e trimestre 2004
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