L'activité économique de la Haute-Normandie en 1998 - Une activité soutenue dans l'industrie et le bâtiment

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En 1998, l'industrie haut-normande s'est maintenue à un très bon niveau. C'est même sa meilleure période depuis quatre ans. Cependant, la fin de l'année est marquée par un ralentissement de l'activité dans plusieurs de ses composantes. Le BTP a, lui aussi, connu une année satisfaisante, avec un bémol dans le génie civil. L'activité dans le commerce de gros comme dans le commerce de détail, a été soutenue au 1er semestre mais a décliné par la suite. L'agriculture haut-normande affiche des résultats mitigés mais présente une excellente année pour le rendement de blé. Le port du Havre poursuit une croissance accélérée, celui de Rouen se maintient et Dieppe, en perte de vitesse, mise sur la nouvelle gestion de sa ligne vers Newhaven.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ACTIVITES ECONOMIQUES
L’activité économique
de la Haute Normandie en 1998
Une activité soutenue
dans l’industrie
31
et le bâtiment
En 1998, l’industrie
ans l’ensemble de l’in- mistes sur leur activité des pro-
haut normande s’est
dustrie haut normande, chains mois.
maintenue à un très bon Dle haut niveau d’activité Dans les biens intermédiaires, le
niveau. C’est même sa
enregistré au 4e trimestre 1997 s’est dynamisme de la demande étran-
meilleure période depuis
maintenu au cours des trois trimes gère a permis de maintenir un haut
quatre ans. Cependant, la
tres suivants avant de décliner fin niveau d’activité jusqu’à l’au-fin de l’année est marquée
1998. Cette période de douze mois tomne, mais un renversement depar un ralentissement de
apparaît comme la plus brillante tendance s’est manifesté en finl’activité dans plusieurs de
pour l’industrie régionale depuis d’année faisant retomber l’activitéses composantes. Le BTP a,
quatre ans. La demande étrangère, au même niveau qu’en début 1996.lui aussi, connu une année
qui avait permis la reprise dès la Le verre paraît la composante lasatisfaisante, avec un
fin 1996, a été renforcée par une de plus touchée et, dans une moindrebémol dans le génie civil.
mande intérieure dynamique jus- mesure, le papier carton, le caout L’activité, dans le
qu’à l’automne. Toutefois, des si- chouc-matières plastiques et la fon commerce de gros comme
gnes d’essoufflement sont apparus derie travail des métaux.dans le commerce de
au 4e trimestre 1998, résultant Dans les biens d’équipementdétail, a été soutenue au
d’une baisse importante du niveau professionnel, l’activité connaît1er semestre mais a décliné
des commandes et de la demande également un brusque coup depar la suite. L’agriculture
en général. Les embauches ont été frein au 4e trimestre après deux an haut normande affiche des
suspendues et les stocks sont jugés nées brillantes . Les effectifs sont derésultats mitigés mais
excessifs. Le ralentissement se con nouveau orientés à la baisse aprèsprésente une excellente
firme au 1er trimestre 1999 dans la dix-huit mois de hausse.année pour le rendement
région comme dans le reste de la Plus favorisé, le secteur de l’au-de blé. Le port du Havre
France. tomobile et du matériel de trans-poursuit une croissance
Dans l’industrie agro alimen- port terrestre enregistre un haut ni accélérée, celui de Rouen
taire, l’activité s’est ralentie en mi- veau d’activité tout au long dese maintient et Dieppe, en
lieu d’année 1998 avant de rebondir, l’année qu’il termine dans des con perte de vitesse, mise sur la
comme en 1997, au 4e trimestre, ditions excellentes et avec des anti nouvelle gestion de sa ligne
mais il s’agirait plutôt cette fois cipations favorables pour les pro-vers Newhaven.
d’une embellie passagère car les in chains mois. En Haute Normandie,
dustriels de ce secteur sont pessi- les immatriculations de voitures
NOTE : Les commentaires sur l’évolution de l’activité en 1998 sont issus des enquêtes trimestrielles
d’opinion réalisées par l’Insee, appelées communément "enquêtes de conjoncture".
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999ACTIVITES ECONOMIQUES
Bâtiment : une bonne année
LA PRODUCTION DANS L’INDUSTRIE EN HAUTE NORMANDIE grâce au logement individuel
40
En 1998, le bâtiment haut nor-
mand aura connu une forte reprise30
Demande étrangère d’activité. Apparue dès le début depassée
20 l’année dans le gros oeuvre, elle cul
10 mine au 2e trimestre pour les gran
des entreprises comme pour les PME
0
avant de fléchir au 3e trimestre. Dé-Production passée
10 marrée plus tardivement dans le32
second oeuvre, la reprise atteintOpinion des industriels
20 haut-normands sur la
son point haut au 3e trimestreproduction industrielle
en France
30 dans les grandes entreprises. Ce
décalage est plus manifeste en 40
Seine Maritime que dans l’Eure où Janvier Juillet Janvier Juillet Janvier Juillet Janvier Junvier illet Ja
1995 1996 1997 1998 1999 la reprise dans le gros oeuvre n’ap
paraît qu’au 3e trimestre. Les ef- Unité : solde des opinions en % Source : INSEE Enquêtes trimestrielles de conjoncture
fectifs ont continué à reculer
dans le gros oeuvre au premier
semestre avant de marquer une
ÉVOLUTION DE LA CONSTRUCTION NEUVE DE 1996 À 1998
pause au 3e trimestre. En revan-Haute Normandie France
1997/1996 1998/1997 1997/1996 1998/1997 che, les grandes entreprises du se
cond oeuvre se sont remises à em
Ensemble des logements commencés
(nombre) 1,7 10,6 0,8 5,5 baucher depuis le printemps.
Individuels purs 9,4 3,5 3,0 7,7 En 1998, le nombre de loge-
Individuels groupés -22,9 34,5 5,4 12,4
ments commencés augmente plusCollectifs 0,2 14,6 -6,0 1,4
nettement en Haute Normandie
Ensemble des bâtiments autres
qu’habitation (surfaces) 2,4 2,1 4,0 10,4 qu’en moyenne nationale (+11% au
Agriculture -9,5 -13,4 0,1 9,8 lieu de +6%) et s’élève à 7 250, son
Industrie et énergie 16,4 -14,0 -5,1 9,0
meilleur chiffre depuis 1994. DeuxStockage 12,2 -13,4 -0,5 1,6
Commerces 24,3 99,3 -22,2 44,2 éléments contribuent à l’embellie :
Bureaux 14,9 -3,8 -10,1 22,3 le logement individuel pur qui s’est
Enseignement, santé, culture -6,8 14,2 -2,2 -9,1
montré très dynamique (+33% enAutres 29,4 99,8 -9,7 67,7
trois ans), grâce à la baisse des taux
Unité : % Source : DRE SICLONE SITADEL
d’intérêt et à la mise en place du
prêt à taux zéro en 1995. Le loge-
ment collectif soutenu par l’amor-neuves ont remonté de 14%, à peu vanche, la part des diesel est plus
près comme à l’échelon national, et importante dans l’Eure qu’en tissement Périssol enregistre égale
ment une belle remontée ense situent à 51 800, un niveau en- Seine-Maritime (46% au lieu de
core parmi les plus faibles de la pé 42%). Seine Maritime (+30% en trois ans).
La situation est moins favorableriode 1987 1996. La part des mar- Les biens de consommation, en
ques étrangères recule de 2 points traînés par la parachimie pharma pour les autorisations qui ne pro-
gressent que de 5% au lieu de +24%et reste nettement plus faible dans cie, ont connu une activité assez
la région qu’au niveau national soutenue au cours de 1998 mais ontà l’échelon national. Cela tient à
une chute de 33% du collectif dans(36% contre 43%). A l’inverse, la plafonné en milieu d’année. En dé-
part des diesel se maintient dans lapit du dynamisme de la consom- l’Eure. En revanche, l’individuel
pur reste très bien orienté avec desrégion au dessus du niveau fran- mation de ménages, la plupart des
çais (43% contre 40%). Les évolu- composantes sont en perte de vi- autorisations en hausse de 17%
dans la région.tions et les taux de pénétration des tesse au 4e trimestre sauf l’impri-
marques étrangères sont voisins merie-édition qui termine brillam Dans le non résidentiel, les sur
faces commencées progressentdans les deux départements. En re- ment l’année.
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999ACTIVITES ECONOMIQUES
moins rapidement qu’en France
LOGEMENTS COMMENCÉS DE 1978 À 1998 EN HAUTE NORMANDIE(+2% contre +10%) et se situent
2juste au dessus des 900 000 m, un
16niveau bien inférieur à ceux des an
nées 1992 à 1994. Néanmoins, les 14
nouveaux bâtiments sont en géné-
12ral à plus forte valeur ajoutée que
ceux de 1997. Les autorisations 10
Total
chutent de 14% dans la région à
8
l’opposé de la France (+15%). La
Logements
6baisse a lieu dans les deux dépar 33 individuels
tements et plus encore en Seine- Logements4
collectifsMaritime ( 16%).
2Dans le domaine des travaux
publics, l’activité s’est en partie res- 0
1978 1980 1985 1990 1995 1998saisie au printemps hormis dans le
Génie civil avant de rechuter en fin
Unité : millier de logements Source : DRE SICLONE SITADELd’année. L’absence de grand projet
paralyse l’activité de cette branche
qui est le seul secteur à enregistrer
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE GROS EN FRANCEun volume d’affaires en recul au 2e
Évolution du chiffre d’affaires HT (en volume)semestre. Activités
1995 1996 1997 1998
Commerce de gros de produits agricoles bruts -0,7 4,3 7,3 5,2
Commerce : une activité Commerce de gros de produits alimentaires 1,9 5,0 1,6 4,9
Commerc de biens soutenue au premier semestre
de consommation non alimentaire 2,9 -1,5 4,5 7,5
Commerce de gros de biens
En raison de la reprise de l’in- intermédiaires non agricoles 1,5 2,1 3,6 4,9
Commerce de gros de biens vestissement productif des entre-
d’équipement professionnel 10,4 6,8 10,9 16,7
prises et du dynamisme de la con-
Ensemble du commerce de gros 2,7 0,8 5,3 7,8
sommation des ménages, le
commerce de gros obtient des très Unité : % du chiffre d’affaires (HT) Source : INSEE Comptes du commerce
bons résultats en 1998 au niveau
Avertissement : Les comptes du commerce s’insèrent dans le dispositif d’ensemble de l’évolution denational avec un chiffre d’affaires,
l’économie nationale. Aussi, les évolutions présentées ici sont susceptibles d’être légèrement modifiées, y
hors taxes, en augmentation, en vo compris pour les années antérieures (rétropolation des séries, nouvelle base des comptes nationaux,
changement de nomenclature d’activités).lume, de 8%.
En Haute Normandie, la reprise
de l’activité du commerce de gros, De son côté, le dynamisme de lal’alimentaire entraîné par les gran
apparue à la mi 1997, s’est poursui consommation des ménages, en des surfaces est remonté à son
vie au 1er semestre 1998 avant de 1998, s’est traduit par une hausse haut niveau d’activité du début
fléchir en fin d’année. Néanmoins, moyenne de près de 4% (en vo-d’année, alors que les ventes du
les ventes dans le commerce de lume) du chiffre d’affaires TTC du non alimentaire n’ont cessé de dé
gros alimentaire se sont mainte- commerce de détail à l’échelon na cliner. En liaison avec la hausse
nues à un haut niveau au 4e trimes tional. très modérée des prix à la consom
tre 1998 avant de chuter au début En Haute-Normandie, après un mation, les prix de vente du com
de la nouvelle année. Dans l’en- bon 1er trimestre 1998, les ventes merce de détail des deux secteurs
semble, les effectifs ont été sensi- du commerce de détail ont fléchi suivent une tendance à la baisse,
blement renforcés jusqu’en novem au printemps 1998, avant de se depuis le début 1998. Les hausses
bre 1998. Les prix de vente ne ressaisir au 2e semestre. Néan- d’effectifs de l’alimentaire com-
cessent de décliner, aussi n’est il moins, des différences significati- pensent en partie les pertes du
pas étonnant que les stocks soient ves d’évolution se sont produites non alimentaire.
jugés au dessus de la normale. au 2e semestre entre les secteurs :
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999ACTIVITES ECONOMIQUES
L’ACTIVITÉ DANS LE COMMERCE DE DÉTAIL EN FRANCE La récolte de maïs fourrager n’a
Évolution du chiffre d’affaires TTC (en volume) pas trop souffert des pluies d’au-Formes de ventes
1995 1996 1997 1998
tomne, mais il n’est pas de même
Alimentation spécialisée et artisanat (1) -2,1 -3,1 -1,3 -0,4 pour celle des betteraves qui est la
Boulangeries pâtisseries 2,0 1,4 2,3 0,3 plus mauvaise des dix dernières
Boucheries charcuteries 3,1 4,8 1,1 1,6
années avec un rendement quiAutres magasins d’alimentation spécialisée 1,0 3,1 0,1 0,9
Petites surfaces d’alimentation générale (2) -3,2 -1,5 -0,1 0,8 chute à 68 tonnes/ha.
Grandes surfaces d’alimentation générale 3,0 1,7 3,4 3,2
Grands magasins (3) -0,1 1,1 2,6 5,0
Pharmacies et commerces d’articles médicaux 4,7 2,2 0,7 5,4
Magasins non alimentaires spécialisés 2,0 0,7 2,2 5,7 Transport maritime : le port du
Équipement de la personne 0,4 0,7 1,0 3,2
Havre accélère sa croissance34 Équipement du foyer 0,9 1,1 2,1 8,3
Aménagement de l’habitat 1,7 2,9 2,0 4,1
Parfumerie, loisirs, sports 5,0 0,3 2,5 5,6 En 1998, le trafic du port du
Autres magasins spécialisés 4,6 0,2 3,9 7,7
Havre poursuit sa croissance surCommerce hors magasin 6,8 -0,6 -0,3 4,3
Vente par correspondance -0,9 -0,1 0,1 5,3 un rythme accéléré (+11% après
Autres 15,1 -1,0 -0,7 3,4 +6% en 1997) et dépasse les 66 mil
Réparation d’articles personnels et domestiques 7,2 -4,8 -3,9 -1,3
lions de tonnes (MT), son record
Ensemble du commerce de détail depuis 1981. Les entrées, qui repré
et de l’artisanat à caractère commercial 2,2 0,7 2,0 3,8
sentent un peu plus des trois quarts
Unité : % du chiffre d’affaires (TTC) Source : INSEE Comptes du commerce du trafic, augmentent légèrement
(1) boulangeries, pâtisseries, boucheries, charcuteries
(2) et magasins de produits surgelés plus vite que les sorties (+12% au
(3) et autres magasins non spécialisés
lieu de +9%). Les entrées de pétrole
brut restent de loin le poste le plus
de l’été n’arrive pas encore à com Agriculture : une année record important avec 72% des entrées ;
pour le blé dans l’Eure penser le recul du printemps, le cu-elles progressent de 7% et contri-
mul des neuf derniers mois de 1998buent ainsi pour moitié à la crois-
En 1998, les résultats de l’agri- accusant une baisse de 2% par rap sance du trafic débarqué. Les en-
culture haut normande sont miti- port à la même période de 1997. trées de charbon ont doublé et
gés. Les cours de la viande bovine Les pluies du mois de juin n’ontfrôlent les 4 MT, le plus fort ton-
de bonne qualité, poursuivant leur pas été défavorables aux récoltes. nage depuis 1984. Les sorties de
remontée de 1997, ont culminé en Le rendement moyen de blé s’élève produits raffinés font un bond de
septembre à leur niveau de 1995, à 87 quintaux à l’hectare (qx/ha) et +40% et atteignent les 3,6 MT, un
un an avant la crise de "la vache surpasse le record de 1996. La si- très bon chiffre également. De leur
folle". De leur côté, les cours de la tuation est cependant différente ; côté, les marchandises diverses ne
viande bovine de qualité moyenne cette fois, c’est l’Eure (le plus gros déméritent pas (+11%), les conte-
ont accusé un creux en début d’an producteur des deux départe- neurs en particulier maintiennent un
née 1998. A la suite d’une insuffi- ments) qui tire les rendements vers rythme de croissance élevé (+9%) et
sance de la demande, les cours de le haut avec des gains de rende-dépassent pour la première fois les
ces deux catégories de viande ont ment de plus de 20 qx/ha dans la 12 MT. C’est dans ce domaine que se
chuté au 4e trimestre. Par ailleurs, région d’Évreux Saint André. Cette joue l’avenir du port du Havre face
les cours de la viande porcine n’ontabondance risque de se retourner aux grands ports concurrents de la
cessé de se dégrader depuis la mi contre les producteurs en faisant mer du Nord. Le trafic fluvial fait un
1997, le prix du porc a été divisé chuter les cours à l’exportation. Le bond de 44% et rejoint, avec 2,4 MT,
par deux en l’espace de dix huit rendement des orges escourgeons, ses niveaux des premières années
mois et ne s’élevait plus qu’à 6,50 toujours en dessous de celui du blé, quatre vingt dix. Cette augmenta-
francs le kilo en décembre 1998. Le progresse néanmoins de 69 qx/ha à tion est essentiellement due à celle
volume des abattages contrôlés de 76 qx/ha. Le rendement du colza ré-des quantités embarquées de pro-
porcs a augmenté de 5% sur l’an- trograde de 39 à 36 qx/ha, mais les duits énergétiques. De leur côté, les
née, mais ne s’élève, dans la région, surfaces cultivées ont augmenté de entrées ne progressent que de 4%.
qu’à 7 700 tonnes, le dixième du 30% par rapport à 1997. Le rende- Le port de Rouen Vallée de
volume bas normand. La reprise ment des pois protéagineux remonte Seine enregistre lui aussi une
des livraisons de lait depuis la fin à son niveau de 1996 avec 55 x/ha q . hausse sensible (+6% après +10%
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999ACTIVITES ECONOMIQUES
en 1997) et dépasse les 21 MT, son
TRAFIC MARITIME DU PORT DU HAVRE (hors avitaillement)
score le plus élevé depuis 1993,
première année de mise en applica
70tion de la politique agricole com-
Total
60mune (PAC). Les entrées progres-
sent plus rapidement que les 50
sorties (+9% au lieu de +4%). Les
40
vracs liquides, composés pour les
Entrées
30trois quarts de produits pétroliers
raffinés, augmentent de 3% et attei 20
Sorties
gnent les 8,4 MT. Les vracs solides 35
10
font mieux, tant par une hausse de
011% que par le tonnage (9,7 MT).
1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1998Les exportations de céréales, qui
représentent 65% des vracs solides,
Unité : million de tonnes Source : Port autonome du Havreprogressent de 6% et remontent au
dessus des 6 MT, son meilleur ré-
sultat depuis trois ans. Le blé reste
de loin la céréale dominante avec
TRAFIC MARITIME DU PORT DE ROUEN
4,8 MT, mais recule légèrement. En
revanche, l’orge surprend agréable-
25ment avec une hausse de 54% et un
Totalniveau de 1,4 MT. Les conteneurs
déçoivent pour la deuxième année 20
( 9%) et tombent à 840 000 tonnes.
Les exportations de sucre ensaché
15
viennent prendre fort opportuné-
Sorties
ment la relève de la farine en forte
10chute ( 41% en deux ans) et per-
mettent aux produits ensachés de Entrées
5croître de 6%. En outre, les produits
1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1998forestiers, essentiellement en en-
trées, progressent de 11%. Les croi
Unité : million de tonnes Source : Port autonome de Rouensières apportent également une
contribution positive : 27 paque-
bots (17 500 passagers) ont fait es-
cale à Rouen ou à Honfleur. Ces
TRANSPORT MARITIME DE PASSAGERS
chiffres témoignent d’un net pro-
grès par rapport à ceux des années
1 30
précédentes, mis à part 1994 (année
1 20du cinquantenaire du Débarque-
ment). 1 10
Le HavreLe trafic fluvial, qui représente
1 00
13% du trafic total avec 2,7 MT, est
90quasi stable, la hausse des produits
Dieppe
déchargés compensant la baisse 80
des produits embarqués (+11%
70
contre 7%). Les postes les plus im
60portants restent, en entrées, les pro
1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1998duits agricoles (60%) et, en sorties,
les produits pétroliers raffinés et
Unité : millier de passagers Sources : Port autonome du Havre
combustibles solides (70%). CCI de Dieppe
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999ACTIVITES ECONOMIQUES
Le port de Dieppe paye un font mieux avec des gains de 10% à Commerce extérieur : les
lourd tribut à la concurrence du l’international comme au national. exportations dépassent
Tunnel sous la Manche avec une Les lignes les plus dynamiques sont les 100 milliards de francs
perte de 15% (après 20% en 1997) de loin celles de Lyon, Amsterdam
de trafic qui tombe en dessous des et Gatewick. La ligne la plus dyna- En 1998, les importations de la
1,5 MT. Cette baisse concerne es- mique est celle de Lyon qui fait un Haute Normandie en provenance
sentiellement la gare maritime bond de 44% et dépasse pour lade l’étranger diminuent de près de
transmanche qui enregistre une première fois Gatewick par le nom 3% par rapport à 1997 et se situent
chute de trafic de 20% (après 32%)bre de passagers (16 300 contre à 80 milliards de francs (MdF).
et un recul du nombre de passagers12 900). Amsterdam, créée en 1993, Cette baisse est due essentiellement
de 18% (après 9%). Le port dese montre aussi particulièrement à la baisse des importations de pro 36
commerce et la pêche sont égale- dynamique avec une croissance de duits énergétiques ( 23%), consé-
ment en perte de vitesse de 7%. 33% et 8 000 passagers. La nouvellequence de l’effondrement des cours
Face à cette situation, les responsa ligne vers Birmingham a transporté du pétrole tout au long de l’année.
bles locaux ont fait appel à un nou 1 500 passagers en 1998. La part des produits énergétiques
vel opérateur pour exploiter la li- L’aéroport de Rouen Vallée de dans les importations passe ainsi
gne Dieppe Newhaven. Un grand Seine recule pour la quatrième an de 35% à 28%. En revanche, la plu
ferry monocoque, réservé aux pas née consécutive avec 11% et part des autres postes sont en nette
sagers et aux voitures, assure dé- 31 600 passagers commerciaux. progression, notamment les voitu-
sormais, pendant l’été au moins, Les compagnies aériennes ont res particulières matériel de trans
une liaison bi quotidienne trans- abandonné l’exploitation de plu- port (+28%) et les biens de consom
manche en 2 heures au lieu de 4h sieurs lignes, notamment celle de mation courante (+18%). De leur
30 précédemment. Strasbourg qui avait bien démar côté, les exportations sont en
ré en 1997. En revanche, la ligne hausse de 8% et franchissent pour
de Clermont-Ferrand est en la première fois le cap des 100
plein développement, avec 7 500 MdF (bruts FAB). Cette progressionAéroports : Le Havre Octeville
confirme son dynamisme passagers dès la deuxième année est due pour moitié aux biens
d’exploitation. Dans l’ensemble, d’équipement professionnel et,
En 1998, l’aéroport du Havre les deux aéroports haut nor- dans une moindre mesure, aux ex
Octeville progresse de 5% et dé- mands enregistrent une crois- portations de voitures particulières.
passe pour la première fois les sance de 3% (après 3%) sur lesLa part des biens d’équipement
115 000 passagers commerciaux. Il passagers commerciaux et 1% professionnel dans les exportations
renoue ainsi avec la tendance (après un recul de 4%) sur les li- rattrapent ainsi celle des demi pro-
moyenne de près de +5% par an gnes régulières. duits non métalliques, avec près de
depuis 1993. Les lignes régulières 30% chacun. Au total, le solde de la
balance commerciale fait un bond
de +70% et atteint les 19 MdF (don
nées douanières brutes CAF FAB).TRAFIC AÉRIEN DE PASSAGERS
Le taux de couverture remonte à120
1,31 (après 1,19), son meilleur chif
100 fre depuis quatre ans au moins.
Les principaux fournisseurs de la
80
Le Havre Octeville Haute-Normandie sont, dans l’ordre,
60 le Royaume Uni (17%), l’Allemagne
(10%) et l’Arabie Saoudite (8%). Les
40
principaux clients sont le Royaume
Rouen Vallée de Seine
20 Uni (12%), l’Allemagne (10%), l’Es-
pagne, en nette augmentation (9%),
0
et l’Italie (7%). L’Union Européenne
1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1998
totalise près de 60% des flux
d’échanges commerciaux de la ré-
Unité : millier de passagers Sources : CCI du Havre
Aéroport de Rouen Vallée de Seine gion avec l’étranger.
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999ACTIVITES ECONOMIQUES
où les arrivées ont été moins nom
POIDS DES PRODUITS ÉNERGÉTIQUES DANS LES IMPORTATIONS EN HAUTE NORMANDIE breuses de 12%. Le "Mondial 98"
n’est sans doute pas étranger à
80 cette désaffection des estivants
pour la région, bien que les arri-70
vées soient en augmentation de 9%
60 dans l’Eure, insuffisante cependant
pour combler les 18% de moins en50
Seine Maritime. En revanche, les
40 durées moyennes de séjour s’allon
gent dans les deux départements. 3730
D’un autre côté, les arrivées sont en
20 baisse pour les Français comme
1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 pour les étrangers. La durée de sé
jour, par contre, a augmenté pour
Unité : % énergie Source : Direction interrégionale des Douanes les uns comme pour les autres,
mais les Français restent deux fois
plus longtemps que les étrangers
(4,3 jours contre 2,2). Au total, les
IMPORTATIONS (CAF) DE LA HAUTE NORMANDIE nuitées augmentent de 1% mais
baissent de 11% pour les étrangers.
100 Les Hollandais restent les premiers
clients étrangers devant les Anglais
80 et les Allemands
Total des importations
60 Francis COUVOUTAutres
importations
40
Produits
énergétiques
20
1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998
Unité : milliard de francs Source : Direction interrégionale des Douanes
L’évolution globale ne présenteTourisme : une bonne année
pour l’hôtellerie homologuée guère de différence entre les deux
départements. On note cependant
L’année 1998 a été assez favora dans l’Eure de plus grands écarts
ble aux hôteliers haut-normands. de comportements selon la natio-
Les arrivées ont progressé de 4%. nalité. D’une part, les arrivées de
Néanmoins, la situation diffère se Français progressent de 12% et cel
lon la nationalité : les arrivées de les des étrangers diminuent de
Français augmentent de 8% mais 13%, d’autre part les durées
celles des étrangers reculent de 6%. moyennes de séjour des Français
Par contre, les durées moyennes de sont nettement plus courtes dans
séjour des étrangers s’allongent (1,6 l’Eure. Les premiers clients sont, de
jour) tandis que celles des Français loin, les Anglais, suivis des Alle-
sont pratiquement stables (1,4 mands et des Belges.
jour). Au total, les nuitées progres- La saison 1998 a été décevante
sent de 4% grâce aux Français. pour les campings haut normands
AVAL 85 2e TRIMESTRE 1999

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