L'évolution des territoires sur plusieurs décennies : différents types de trajectoires

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L'analyse de l'évolution des zones d'emploi de la région sur longue période permet d'identifier des types de trajectoires bien distincts. Des territoires comme ceux de l'est de l'Eure conservent un certain dynamisme mais avec un ressort de plus en plus résidentiel. D'autres connaissent une croissance plus faible mais résistante, à l'image de Rouen et du Havre. Certains territoires semblent engagés sur une tendance plutôt déclinante, comme Fécamp, tandis que Pont-Audemer ou le Pays de Bray relèvent la tête.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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L’ÉVOLUTION DES TERRITOIRES SUR PLUSIEURS DÉCENNIES
Dif fé r ents types de tra j ec toi res
Jérôme FOLLIN
Mi chaël LEVI-V ALENSIN
part, et de la po pu la tion active ré si dente, sance avec une dy na mique ré si den -L ’a na lyse de l’é vo l u tion des
d’autre par t, per met d’i den ti f ier dif fé r ents tielle : leur dé v e lop pe ment reposezones d’emploi de l a région sur
types de « tra jec toi res » pour les zones da v an tage sur leur dé mo g r aphie quelongue période pe rmet
d’em ploi de la région et les petits bas sins sur une crois sance « exo gène » ded’i den ti fier des types de
de vie qui les compo sent. l’em ploi (créa tions d’em ploi qui ne sont
tra je c toi re s bien dis tincts . Des
pas liées au dé ve lop pe ment des be -
ter ri toi res comme ceux de l’est
soins en ser vi ces des nou veaux ha bi -
de l’Eure conser vent un cer tain
UN RESSORT ESSENTIELLEMENT tants). La zone d’em ploi de GISORS est
dy na misme mais avec un RÉSIDENTIEL DANS L’EST DE L’EURE la seule à avoir pu main te nir une crois -
res sort de plus en plus sance dé mo gra phique forte jusque dans
ré si den tie l. D’au tre s connais sent Parmi les 13 zones d’em ploi de les années 90. La crois sance de l’em ploi
Haute-Nor mandie, celle d’EVREUX est la une crois sance plus faible mais s’est main tenue éga le ment à un bon
seule qu’on puisse vrai ment consi dé rer niveau, en partie grâce au bassin d’Etré -ré sis tante, à l’i mage de Rouen
comme ins crite sur le long terme dans pa gny qui a connu une em bellie dans laet du Havre. Cer tains ter ri toi res
un cycle ver tueux de crois sance dernière dé cennie, après des années 70 sem ble nt en ga gés sur une
(même si un r a len tis se ment est ob ser vé et 80 dif fi ci les. La crois sance dé mo g r a -ten dance plutôt dé cli nant e,
dans la dé cennie 90). Tous les bas sins phique se vé rifie dans tous les bas sins
comme Fécamp, tandis que
de vie de la zone d’Evreux ont bé né fi cié de vie de la zone de VERNON. En ma -
Pont-Au de mer ou le Pays de
de ce dy na misme. Sur la dernière dé - tière d’em ploi, c’est celui de Gail lon qui
Bray re lè vent la tête. cennie ce pen dant, les bas sins de la est le plus dy na mique, tandis que celui
vallée de l’Eure (Ezy-sur-Eure, de Vernon a subi un coup d’ar rêt dans
us qu ’au début des années 70, le Ivry-la-Ba taille et Pacy-sur-Eure) se les années 90.J dé v e lop pe ment éco no mique et dé - sont f or te ment « ré si den tia li sés » : leur
mo gr a phique ré gio nal s’est sur tout opéré crois sance dé mo g r a phique est restée
dans l’axe de la vallée de la Seine ainsi vive alors que l’em ploi ne se dé ve lop pait LES LOCOMOTIVES RÉGIONALES
que dans la zone d’Evreux. A partir du plus. AU RALENTI
milieu des années 70, les ten dan ces se Les autres zones d’em ploi de la
sont sen si b le ment mo di fiées. L ’a na lyse moitié est de l’Eure, GISORS et VERNON, Plu sieurs zones d’em ploi se ca rac té -
sur longue pé riode de l’em ploi, d’une se ca r ac té r i sent plutôt par une crois - ri sent par ce qu’on pour rait ap pe ler une
« év o lu tion ré sis tante » , cor res pon -
dant à une crois sance faible sur lesTYPES DE TRAJECTOIRES
plans éco no mique et dé mo g r a phique .
L’a na lyse sur longue pé riode de l’em ploi, d’une part, et de la po pu la tion ac tive rési dente, d’autre part,
Parmi celles-là fi gu rent les zones deper met d’i den ti fier dif fé rents ty pes de « tra jec toi res » pour les zo nes d’em ploi de la ré gion et les pe tits
bas sins de vie qui les com po sent. ROUEN et du HAVRE, qui peu vent être
consi dé rées comme les deux « lo co mo -La crois sance à un rythme éle vé de ces deux com po san tes cor res pond à un cercle vertueu x de crois -
ti v es » ré gio na les . Les z ones d’em ploisance ; la crois sance de l’em ploi at tire de nou veaux ac tifs ré si dents, ces nou veaux ha bi tants étant eux
mê mes à l’o r i gin e de be soi ns en ser vi ces qui né ces si ten t des em plo is sup p lé men t ai res. La si tua tio n de DIEPPE et de la VALLEE DE LA BRESLE
exac te ment in verse ré pond à une lo gique que l’on peut qua li fier de dé c lin. Entre ces ex trê mes, une peu vent aussi entrer dans cette
crois sance mo dérée de l’em ploi (voire un re cul) as sociée à un dé ve lop pe ment im portant d u nombre
ca té gor ie .
d’ac tifs ré si d ents tra du it la « ré si d en tia li sa ti on » de cer tains ter ri toi r es (le ter ri toir e se dé ve lo ppe grâce
Dans la zone d’em ploi du HAVRE, c’est à son attrac ti vi té ré si den tielle mais les nouveaux ar ri vants tra vail lent le plus sou vent en de hors de ce -
lui-ci). Enfin, on par le ra d’ év o lu tion ré sis tan te pour des terri toi res qui se dé ve lop pent mais avec des sur tout le pôle ha vrais qui est orien té dé -
r yth mes de cr ois san ce de l’em p loi ou de la po p u la tio n re la ti ve m ent fai bles. f a v o r a b le ment en ter mes d’em ploi et de
8 AVAL Lettre sta tis tique et éco no mique de Haute-Normandie - N° 57- 58 - Sep tembre-Octobre 2006
TERRITOIRE











LES TRAJECTOIRES DES ZONES D'EMPLOI DEPUIS 1962
4,0 4,0
Croissance Population active résidente VERNON Population active résidente LILLEBONNECroissance avec effet
EVREUX Cercle vertueux résidentiel avec effet
de croissanceDynamique résidentielDynamique 3,03,0 ROUEN
résidentielle résidentielle
purepure
Cercle vertueux 2,0 2,0 LE HAVRE
de croissance FECAMP
1,0 1,0
PAYS DE BRAY
0,0 0,0
-3,0 -2,0 -1,0 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0 -3,0 -2,0 -1,0 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0
Emploi Emploi
Evolution
-1,0 Renforcement Tendance -1,0résistante
Evolution Renforcement déclinante du pôle d'emploiTendance de
résistante du pôle d'emploidéclinante l'emploi
de l'emploi
-2,0 -2,0PONT-AUDEMER
GISORS
-3,0 -3,0
4,0
Note : pour chaque zone d’em ploi, ces gra phi ques lient l’é vo lu tion conjointe Population active résidente DIEPPE
de la po pu la tion ac tive résidente et de l’em ploi, re pré sentée par des points,
Croissance sur les 5 pé r io des in ter cen si tai res (1962-1968, 1968-1975, 1975-1982, 3,0Dynamique
avec effet
1982-1990 et 1990-1999). La flèche in dique chro no lo gi que ment (à partir de BERNAYrésidentielle
résidentiel
pure1962) le sens de lec ture.
2,0
Atten tion, entre 1962 et 1968, les taux an nuels de crois sance des zo nes
Cercle vertueux d’em ploi d’Evreux, Vernon et Dieppe sont com pris entre 4% et 5%. Par
de croissance
sou cis de clar té des re pré sen ta tions gra phi ques , la pre mière pé r iode qui 1,0
ap pa raît sur leur courbe est 1968-1975.
VERNEUIL-SUR-AVRE
0,0
Note de lec ture : Entre 1962 et 1968, dans la zone d’em ploi de Berna y,
-3,0 -2,0 -1,0 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0
VALLEE DE LA BRESLE Emploil’em ploi et la po pu la tion ac tiv e ré si dente ont aug men té res pec ti v e ment de
2,2% et 2,4% par an. Entre 1982 et 1990, ces der niers ont bais sé res pec ti - -1,0
Tendance ve ment de -1,2% et -0,5%. Renforcement Evolution
déclinante du pôle d'emploirésistante
de -2,0
l'emploi
Source : INSEE - Re cen se ments de la po pu la tion Unité : %
-3,0
po pu la tion ; les bas sins de vie pé riur bains mal orien té en termes d’em ploi, celui éga le ment être classée comme « ré sis -
de Saint-Romain-de-Col bosc (la plus d’Elbeuf s’en sort un peu mieux (en par - tante » sur longue pé riode, même si son
forte hausse de la po pu la tion active ré si - ti cu lier grâce au sec teur de év o lu tion est plutôt dé f a v o r ab le sur la
dente sur la dé cennie 90), Cri que - Pont-de-l’Arche qui est inclus) et Lou - der nière dé cennie. En fait, le bassin de
tot-L ’Esne v al, Go der ville , v oire viers (avec Val-de-Reuil) est sur une tra - Dieppe a en re gis tré une très belle pé -
F au ville-en-Caux se dé v e lop pent assez jec toire vertueuse de crois sance forte. riode de crois sance de l’em ploi dans les
f or te ment, dans une lo gique pu re ment ré - Le bassin de Bourg-Achard, beau coup années 80, mais la ten dance s’est in-
si den tielle. Les bas sins de Cany-Bar ville, plus petit, entre aussi dans ce cas de versée depuis. Le bassin de Saint-Ni co -
Saint-Valéry-en-Caux et Dou de ville, en figure fa vo rable. Les autres bas sins li mi - las-D’a lier mont connaît des dif fi cul tés
recul dé mo gra phique jusque dans les tro phes du pôle rouen nais se dé ve lop - plus an cien nes ; il a connu la plus forte
années 70, ont bé né fi cié de l’ins tal la tion pent dans une lo gique plutôt baisse de l’em ploi entre 1975 et 1999 et
de la cen trale nu cléaire de Paluel pour ré si den tielle, en par ti cu lier ceux de Du - est même entré en phase de recul dé -
in v er ser la ten dance depuis . clair, Bosc-le-Hard, Buchy, Yerville et mo g r a phique depuis 1990.
La zone d’em ploi de ROUEN est de Saint-Saëns en fin de pé riode. Même On peut aussi parler d’é vo lu tion ré -
loin la plus étendue de la région ; elle Ba ren tin, qui a connu une baisse si gni fi - sis tante pour la zone d’em ploi de la
inclut d’au tres pôles im portants ainsi ca tive de l’em ploi entre 1975 et 1990, VALLEE DE LA BRESLE dans le sens où
que des bas sins de vie ré si den tiels sa - s’est f or te ment « ré si den tia li sé ». l’em ploi s’y est main te nu sur l’en semble
tel li tes. Si le bassin de Rouen est assez La zone d’em ploi de DIEPPE peut du dernier quar t de siècle. Tou te fois, le
AVAL Lettre sta tis tique et éco no mique de Haute-Normandie - N° 57- 58 - Sep tembre-Octobre 2006 9r a len tis se ment dé mo g r a phique est en ma tière d’em ploi, a été ob servé en - bas sins de la région pour les quels on
assez marqué. Le bassin de vie de EU suite, la rap pro chant plutôt des zones peut parler de déclin.
connaît des ten dan ces assez dé f a v o r a - « ré sis tan tes ». Si les bas sins de Lil le -
bles au con traire de celui de bonne et Notre-Dame-de-Gra ven chon
Blangy-sur-Bresle, bien orien té sur les res tent assez bien orien tés en ma tière BERNAY ET FÉCAMP, MAL ORIENTÉS
plans éco no mique et dé mo g r a phique . d’em ploi, celui d’Yve tot a ten dance à se
Le bassin d’Au male semble plutôt sur « ré si den tia li ser ». Les zones d’em ploi de BERNAY et de
une tra jec toire de déclin : il fait partie VERNEUIL-SUR- AVRE pou v ait, elle FECAMP ont en commun d’être sur une
des rares bas sins de la région à cu mu ler aussi, être consi dérée comme une zone ten dance dé c li nante sur longue pé -
baisse sen sible de l’em ploi et de la po - « ré sis tante » jus qu ’en 1990, mais la si - riode. Dans la zone de FECAMP, la crois -
pu la tion pen dant les années 90. tua tion de l’em ploi s’y est net te ment dé - sance dé mo gra phique reste « dans la
gradée depuis ; la po pu la tion, moyenne » mais l’em ploi recule depuis
par ti cu liè re ment âgée , se main tient tout plu sieurs dé cen nies, si bien que
juste grâce à des ap ports mi gra toi resUNE DYNAMIQUE DE CROISSANCE Fécamp fait main te nant partie des
DANS LA ZONE D'EMPLOI qui se sont net te ment dé v e lop pés dans z ones d’em ploi les plus ré si den tiel les
les années 90 (no tam ment dans leDE LILLEBONNE de la région.
bassin de Bre teuil). Le bassin de Ver- La « tra jec toire » de la zone de
La zone d’em ploi de LILLEBONNE (in - neuil voit sa fonc tion de pôle d’em ploi BERNAY est très com pa rable mais avec
cluant Yvetot) a bé né fi cié d’une dy na - s’af fai blir et celui de Bre teuil est ins crit une phase de recul dé mo gra phique
mique de crois sance assez forte jus qu ’en dans une dy na mique ré si den tielle. Le pen dant la dé cennie 80. Tou te fois, le
1990, mais un net ra len tis se ment, surtout bassin de Rugles fait partie des rares regain d’at trac ti vi té dé mo g r a phique
ÉVOLUTION DE L'EMPLOI ET DE LA POPULATION ACTIVE RÉSIDENTE DANS LES BASSINS DE VIE (1975-1999)
EZY-SUR-EURE
CRIQUETOT-L'ESNEVAL
NONANCOURT
GAILLON
YERVILLE
LOUVIERSSAINT-ANDRE-DE-L'EUREGODERVILLE
GASNYDAMVILLE
BUCHY PACY-SUR-EUREIVRY-LA-BATAILLE
DUCLAIR GISORS
BOSC-LE-HARD
SAINT-ROMAIN-DE-COLBOSC
BOURG-ACHARDCONCHES-EN-OUCHE LE NEUBOURG
BEUZEVILLE
SAINT-VALERY-EN-CAUX
TOTES
DIEPPE
FAUVILLE-EN-CAUX BARENTIN YVETOT LES ANDELYS
CANY-BARVILLE (1)
FLEURY-SUR-ANDELLEETREPAGNY EVREUXLILLEBONNEDOUDEVILLE
MONTFORT-SUR-RISLE VERNON
ELBEUFSAINT-SAENS
ROMILLY-SUR-ANDELLE BRETEUIL LUNERAY
PONT-AUDEMER
AUFFAY BOLBEC GOURNAY-EN-BRAYVALMONTCORMEILLESSAINT-NICOLAS-D'ALIERMONT BEAUMONT-LE-ROGER VERNEUIL-SUR-AVRE
FECAMP NOTRE-DAME-DE-GRAVENCHONEU BERNAY LE TRAIT
THIBERVILLE BLANGY-SUR-BRESLE
ROUEN
BRIONNE FORGES-LES-EAUX
LE HAVRE
RUGLES
AUMALE
LONDINIERES
NEUFCHATEL-EN-BRAY
Variation de l'emploi 1975-1999
Source : INSEE - Re cen se ments de la po pu la tion Unité : %
(1) Pour des be soins de clar té du gra phique, le taux de crois sance de l'em ploi du bas sin de Cany-Barville a été mo di fié ; il est de + 77 % en réa li té (ins tal la tion de la cen trale élec trique de Pa luel)
10 AVAL Lettre sta tis tique et éco no mique de Haute-Normandie - N° 57- 58 - Sep tembre-Octobre 2006
Variation de la population active résidente 1975-1999
QUELLES ÉVOLUTIONS RÉCENTES DANS LES ZONES D’EMPLOI HAUT-NORMANDES ?
De puis 1999, les ten dan ces ob ser vées pour est lé gè re ment plus fa vo rable mais le taux La zone d’em ploi de LILLEBONNE, après une
les zo nes d’em ploi de Haute-Nor mandie, no - de chô mage reste le plus élevé de tou tes les perte de dy na misme lors des an nées 90, est
tam ment en ma tière d’emploi et de chô - zo nes de Haute- Nor man die . Les in di ca teurs de nou veau bien orientée (emploi, créa tions
ma g e , ap por tent quel ques in fle xions aux so ciaux sont dé fa v o ra bles dans l’ag glo mé - d’en tr e pri ses). Les in di ca teurs so ciaux sont
tra jec toi res de long terme dé cri tes dans cet ra tion du Havre mais, dans leur ensemb le, en mo y enne as sez « fa v o ra bles ».
ar tic le . les bas sins pé ri phé r i ques sont fa v o ri sés. L’em ploi a connu une crois sance très ré -
La zone d’em ploi d’EVREUX a connu une si - Les deux zo nes d’em ploi les plus sep ten - duite dans la zone d’em ploi de
tua tion moins fa v o rable ces der niè r es an - trio n a les, DIEPPE et surtout la VALLÉE DE LA VERNEUIL-SUR-AVRE et le chô mage reste mo -
nées, en ma tière d’em ploi, no tam ment dans BRESLE , connais sent les év o lu tion s ré cen tes dé ré, mais avec une com po sante « longue
l’in dustrie. Le chô mage a aug men té plus for - de l’em ploi les plus dé fa v o ra bles (avec durée » im por tante .
te ment que dans tou tes les au tres zo nes Fé camp). BERNA Y et FECAMP res sortaient comm e les
d’em ploi, mais l’at tr ac ti vi té de ce ter ri toire La zone de DIEPPE conserve un ni veau de zo nes d’em ploi connais sant les ten dan ces
se ma ni feste en core par un taux de créa tion chô mage élevé mais qui s’est à p eu près les plus dé fa v o ra bles sur les der niè r es dé -
d’en tr e pri ses éle vé. Le ni veau so cial de la sta bi li sé de puis 4 ans mal gré des ten dan ces cen nies. FECAMP a connu un « sur saut » en
po pu la tion est en gé né ral éle vé, bien que le plu tôt dé fa v o ra bles en ter mes d’em ploi, ma tière d’em ploi pen dant les an nées de
par c de lo g e ments so ciaux, im por tant dans signe d’une orien ta tion dé mo gra phique né - bonne conjonc ture éco no mique (1997 -
la ville centre, concentre une pro por tion im - ga tive . P ar ail leurs, les in di ca teurs so ciaux 2000) mais la ten dance est de nou veau dé fa -
por tante de per son nes en dif fi cul té. sont dé fa v o ra bles, no tam ment en ma tière de vo rable de puis et la zone reste éco no mi que -
Les zo nes de VERNON et de GISORS res tent chô mage de longue durée. ment très dé pen dante des zo nes voi si nes.
sur une d y na mique es sen tiel le ment ré si den - BERNAY ne bé né ficie pas de crois sance deLe « bi lan so cial » de la VALLÉE DE LA BRESLE
tielle. L’em ploi aug mente peu et le chô mage l’em ploi et se « ré si den tia lise » un peu plus.est moins né ga tif ; la po pu la tion est en
de meure re la ti ve men t mo dé ré. Les po pu la - mo y enne plu tôt dé fa v o risée (re ve n us, CSP) Les zo nes d’em ploi en re gain de dy na misme
tions sont tou jours par mi les plus fa vo ri sées mais les dif fi cul tés so cia les ne sont pas par - pen dant la dé cennie 90 ne confir ment qu ’en
de la ré gion d’un point de vue so cial. ti cu liè re ment ai guës (c hô ma g e de longue partie cette ten dance. Dans le PAYS DE BRAY,
Les deux « lo co mo ti ves » ré gio na l es, Rouen durée, RMI...). En re vanche, les ten dan ces en l’em ploi est as sez mal orien té de puis 2000
et le Havre, res tent peu dy na mi ques. Dans la ma tière d’em ploi sont par ti cu liè r e ment dé fa - même si le chô mage est tou jours très mo dé -
grande zone d’em ploi de ROUEN, l’em ploi a à vo ra bles ces der niè res an nées. En plus d’un ré. La zone de PONT-AUDEMER, elle, reste sur
peine aug men té entre 2000 et 2004. Le taux ni veau de f or ma tion de la po pu la tion faib le , une tra jec to ire re la ti ve men t fa v o rable, a vec
de chô mage est tou jours par mi les plus éle - la VALLÉE DE LA BRESLE pour rait se trou ver un dé ve lop pe ment de l’em ploi qui se
vés des zo nes de la ré gion et les dis pa ri tés fra gi lisée par une forte concen tra tion de pour suit.
so cia les de meu rent im por tan tes. L ’é v o lu tion l’em ploi dans quel ques éta blis se ments ou
de l’em ploi dans la zone d’em ploi du HAVRE sec teurs do mi nant s.
ÉVO LU TION DE L'EM PLOI SA LA RIÉ PAR ZONE D'EMPLOI ENTRE 1998 ET 2004
Évolution Évolution Évolution
1998 2001 2004 1998-2001 (%) 2001-2004 (%) 1998-2004 (%)
Lillebonne 21 972 23 816 24 225 8,4 1,7 10,3
Verneuil-sur-Avre 9 373 10 217 10 292 9,0 0,7 9,8
Pays de Bray 11 662 12 889 12 764 10,5 - 1,0 9,4
Le Havre 123 587 131 135 133 528 6,1 1,8 8,0
Pont-Audemer 11 402 12 147 12 244 6,5 0,8 7,4
Bernay 17 359 18 428 18 449 6,2 0,1 6,3
Evreux 60 204 64 890 63 852 7,8 - 1,6 6,1
Rouen 256 321 270 738 271 642 5,6 0,3 6,0
Vernon 28 803 30 339 30 481 5,3 0,5 5,8
Gisors 7 074 7 402 7 439 4,6 0,5 5,2
Dieppe 32 769 34 585 34 077 5,5 - 1,5 4,0
Fécamp 10 901 11 404 11 212 4,6 - 1,7 2,8
Vallée de la Bresle 17 989 17 903 17 061 - 0,5 - 4,7 - 5,2
Haute-Normandie 609 417 645 892 647 266 6,0 0,2 6,2
Source : INSEE - Esti ma tions d'emploi au 31 dé cembre Unités : nombre, %
AVAL Lettre sta tis tique et éco no mique de Haute-Nor mandie - N° 57-58 - Sep tembre-Octobre 2006 11















UNE CLASSIFICATION DES CANTONS HAUT-NORMANDS SELON DES CRITÈRES SOCIAUX
Sur la base d’un nombre li m i té de v a ria bles re pré sen ta ti ves de SIX CATÉGORIES DE CANTONS SOUS L'ANGLE SOCIAL
la si tua tion so ciale des ha bi tants, les can tons haut-nor mands
peu vent être ré par tis dans 6 ca té go ries re la ti ve ment
ho mo gè nes :
• 2 c las ses sont cons ti tuées de can tons so cia le m ent fa v o ri -
sés, la plu part à do mi nante pé riur baine : la classe 1 (19 can -
tons en pointe de Caux, dans l’Est de l’Eure, dans le
Rou mois et au nord-est de Rouen) cu mu lent des in di ca teurs
fa v o ra bles dans l’en sem ble (re ve nus éle vés et as sez ho mo -
gè nes, peu d’al l o ca tai res de mi ni ma so ciaux, de chô meur s
et de lo g e ments so ciaux, po pu la tio ns re la ti ve ment jeu nes et
de ni veau de for ma tion as sez éle vé ; la classe 2 (7 can tons
pé riur bains es sen tiel l e ment au tour de Rouen et d’Evreux)
pré sente les mê mes ca rac té ris ti ques d’en semble , mais en -
core plus fa vo ra bles en ma tière de re ve nus et de qua li fi ca -
tion des ha bi tants ;
• Une c lasse à do mi nan te ru rale re la ti ve ment dé fa v o risée
(n° 4) : reve nus fai bles en moyenne mais as sez ho mo gè nes,
chô mage de longue durée, po pu la tions âgées et peu qua li -
fiées ; cette classe couvre as sez bien le nord de la Seine-Ma -
ri time et la moi tié ouest du dé par te ment de l’Eure ;
• Une classe in ter mé diaire (n° 3), cor res pon dant à un pro fil
so cial proche de la moyenne ; elle est com posée de 24 can -
tons es sen tiel l e ment de l’es pace ru ral ou pé riur bain ;
• 2 clas ses à do mi nante ur baine da van tage tou chées par la
pré ca ri té : la classe 5 cor res pon dant aux prin ci paux pô les
ur bains et qui concentre des ca rac té ris ti ques dé fa v o ra bles
dans l’ensemble (re ve nus fai bles en moyenne mais surtout
a vec de f or tes dis pa ri tés, chô mage éle vé et mi ni ma so ciaux
très fré quents, en lien avec la pré sence d’un parc de lo ge -
ments so ciaux très dé ve lop pé) ; la classe 6 (plu tôt dans les
vil les moyen nes ou dans la banlieue des grands pô les) pré -
sente un pro fil proche mais un peu at té nué, avec no tam ment
des reve nus moins fai bles et surtout moins di s persés.
La ty po logie des can tons a été réa lisée avec la tech nique de Clas si fi ca -
tion Ascen dante Hié rar chique (CAH). Les zo nes sont re grou pées se lon
des cri tè res de pro xi mi té sta tis tique re la ti v e ment à un en semb le de v a -
ria bles « ac ti ves » du do maine so cial (voir ta bleau). Se lon ces cri tè res, on ob tient par une ment à un re grou pe ment d’une ou plu sieurs com mu nes en tiè res. En ef fet, dans les ag -
série de re grou pe ments des clas ses à la fois ho mo gè nes et dif fé ren tes entre el les. D’au - glo mé ra tions ur bai nes, chaque can ton com prend en gé né ral une partie de la com mune
pr in ci pale et év en tuel le ment une ou plu sieurs com m u nes pé r i phé r i ques . Dans ce cas ,tres v a r ia b les , di tes il lus tra ti v es , per met tent éga le ment de ca rac té ri ser les clas ses qui
sont formées . l’Insee a don né un code « Can ton-ou-ville » fic tif pour la com mune prin ci pale, en tière.
Pour la ou les com mu nes pé ri phé ri ques, le « Can ton-ou-ville » est iden tique au vrai can -Les zo nes géo gra phi ques pri ses en compte ne sont pas exac te ment des can tons élec to -
raux mais des « can tons-ou-vil les » (ou pseu do-can tons) qui cor res pon dent né ces sai re - ton am pu té de la frac tion de la com mune prin ci pale qu ’il com pre nait.
LES VARIABLES DE LA CLASSIFICATION
Moyenne
régionale Classe 1 Classe 2 Classe 3 Classe 4 Classe 5 Classe 6
Variables actives
Part des allocataires de l'ASS dans la population active (2003) 1,4 0,9 0,7 1,1 1,5 2,3 1,8
4,9 3,0 2,2 3,7 4,8 10,1 7,9Part des bénéficiaires du RMI dans la population des moins de 65 ans (2003)
13,1 9,9 8,2 11,9 13,8 19,6 16,4Taux de chômage (1999)
Nombre de logements sociaux pour 1 000 habitants (2003) 61,9 24,2 24,5 44,5 44,0 164,1 146,6
Premier décile du revenu par u.c. (2003, en euros) 6 572 8 152 10 250 6 872 5 986 3 585 5 443
Revenu fiscal médian par u.c. (2003, en euros) 14 950 16 825 20 167 14 992 13 528 13 165 14 126
Rapport interdécile des revenus (2003) 4,5 3,7 3,7 4,0 4,3 7,4 4,8
Part des sans diplômes dans la population des plus de 15 ans (1999) 25,6 20,5 13,3 26,4 30,2 26,2 26,7
Variables illustratives
Part des retraites dans le revenu fiscal (2001) 21,6 18,1 18,3 20,3 23,8 24,0 24,1
Taux de chômage des femmes (1999) 16,2 12,2 9,6 15,2 17,8 21,7 19,5
Taux de chômage des jeunes (1999) 28,5 23,6 23,8 27,8 28,8 35,0 34,3
4,4 3,9 5,1 5,8 5,7 4,8Part des chômeurs de très longue durée (au 31/12/2003) 5,1
17,9 11,6 21,1 20,7 18,5 20,4Part des ouvriers (1999) 19,4
Part des cadres (1999) 4,4 5,7 10,5 3,9 2,9 4,9 3,5
Sources : INSEE, CAF, ANPE, DGI Unités : nombre, %
12 AVAL Lettre sta tis tique et éco no mique de Haute-Normandie - N° 57- 58 - Sep tembre-Octobre 2006





UNE VISION SCHÉMATIQUE vrai ment que le bassin de vie de Gour -apparu lors de la dé cennie sui vante
DES DISPARITÉS TERRITORIALES nay-en-Bray, qui a connu une évo lu tion(dans un contexte de recul de l’em ploi)
For ma l i ser une vi sion simpl e et sché ma t ique du f a v o r ab le de l’em ploi et une at trac ti vi tél’ins crit main te nant, elle aussi, dans une
dé ve lop pe ment de la ré gion dans ses com po - ré si den tielle plus marquée. Le bassin de lo gique de plus en plus ré si den tielle. Les
san tes lo ca les cons titue un exer cice très dé li -
Forges-les-Eaux évolue « dans labas sins de vie de Brionne et de Thi ber -cat. Au risque de trop sim pli fier la réa li té, on
moyenne ». Celui de Neuf châ -ville sont les plus tou chés par le recul de peut tout de même dis tin guer 4 sous-en sem b les
ter ri to ria ux a vec leur s ca rac té r is ti ques et év o lu - tel-en-Bray, en rev anche, est sur unel’em ploi sur longue pé riode.
tions pro pres : ten dance dé cli nante assez marquée .
• tout d’a bord, les pô les ur bains de ROUEN et du Le re tour ne ment le plus si gni fi ca tif est
HAVRE ap pa rais sent comme deux « lo co mo t i - à mettre à l’ac tif de la zone deREGAIN DE DYNAMISME
ves » qui ne jouent pas com plè te ment leur
PONT-AUDEMER. Après plu sieurs dé cen -POUR PONT-AUDEMERrôle mo teur dans le dé ve lop pe ment ré gio nal .
nies dif fi ci les, no tam ment en ma tièreET LE PAYS DE BRAYLeur crois sance, à la fois éco no mique et dé -
mo gra phi que, est re la t i ve ment faib le et la d’em ploi, cette zone se re place, pen dant
com pa rai son qui peut être menée avec d’au - les années 90, parmi les plus dy na mi ques Enfin deux zones d’em ploi se ca rac -
tres gran des ag glo mé r a tions fran çai ses, à
à la fois sur le plan dé mo gra phique etté r i sent par un regain de dy na mismetra ver s de nom breux in di ca t eur s, est sou vent
éco no mique. Le bassin de vie depen dant la dé cennie 90 après des pé rio -à leur dé sa v an tage ;
P ont-A u de mer connaît des ten dan ces re -des dif fi ci les .• à l’in verse, la moitié est du dé parte ment de
la ti v e ment f a v o r a b les mais c’est sur toutl’Eure est, de loin, le sec teur le plus dy na - Tout d’a bord le PAYS DE BRAY, qui
mique de la ré gion. Ce sec teur géo gra phique celui de Beu zeville qui se dé marque parpou vait être consi dé ré comme un ter ri -
bé né fici e plei ne m ent du cyc le ver tueux de une forte crois sance de l’em ploi et partoire en déclin depuis de nom breu ses
crois sance que connais sent les ai res ur bai -
des ap por ts mi g r a toi res nom breux. L ’em -dé cen nies, a re trou vé dans les annéesnes d’EVREUX et de LOUVIERS - VAL DE REUIL de -
ploi recule dans le bassin de Cormeil les90 une crois sance si gni fi ca tiv e de l’em -puis plu sieurs dé cen nies, ain si que de la
pr o xi mi té fran ci lienne. Les po pu la ti ons ont mais celui-ci main tient son at trac ti vi té ré -ploi mais a aussi enrayé son recul dé -
été sen si b le ment re nou ve lées et « ra jeu - si den tielle g râce au dy na misme éco no -mo gra phique par des ap ports
nies », et sont d’un ni veau so cial en moyenne
mique des bas sins voi sins omi g r a toi res plus nom breux. T ou te f ois , ce élevé. Les em plois sont plu tôt qua li fiés et le
re tour ne ment f a v o r ab le ne concer nechô ma ge reste mo dé ré ;
• le nord-est de la Seine-Ma ri time (sc hé ma ti -
que ment au nord d’une ligne Fé camp - For-
ges-les-Eaux) est pro ba ble ment la partie du
ter ri toire ré gio nal qui est le plus en dif fi cul té. Pour en savoir plus
La zone d’in fluence diep poise et la moi tié
- Le dé ve lop pe ment ré gio nal depuis 40 ans : la Haute-Nor mandie à la re cherche d’une
nord du Pays de Bray connais sent un dé ve - nou velle dy na mique de crois sance - AVAL n° 52 Spé cial SRADT (2006, fév.)
lop pe ment peu dy na mique sur longue pé -
- La Haute-Nor mandie parmi les 22 ré gions : une image plus nuancée - AVAL n° 52 Spé -
riode, a vec un chô ma ge re la t i ve ment éle vé et cial SRADT (2006, fév.)
de longue durée. Les in di ca teurs so ciaux
- Les mou ve ments de la po pu la tion active re com po sent la carte du chô mage : évo lu tion
sont en gé né ral dé fa v o ra b les et les po pu la - de l’em ploi et du chô mage dans les zones d’em ploi haut-nor man des - AVAL N° 50 (2005,
tions, en stagna tion voire en re cul, sont plu tôt déc.)
âgées et peu qua li fiées, avec une com po - - Evo lu tion de l’em ploi dans l’es pace à do mi nante rurale en Haute-Normandie : l’in -
sante agr i cole im por tante . dustrie à la cam pagne - AVAL N° 37 (2004, sept.)
La Vallée de la Bresle pré sente des ca rac té - - Struc tu ra tion de l’es pace ré gio nal : 58 bas sins de vie des bourgs et pe ti tes villes - AVAL
ris t i ques so cio dé mo gr a phi ques pr o ches. Si N° 37 (2004, sept.)
elle a mieux ré sis té sur le plan éco no mique - Les zones d’em ploi de Haute-Nor mandie : la re dis tri bu tion des cartes - AVAL N° 32
ces der niè res dé cen nies, la grande concen - (2004, fév.)
tra tion de son tis su pro duc tif cons titue un - Espa ces ur bains, es pa ces ruraux : l’es pace rural est peu re pré sen té en Haute-Nor -
fac teur de risque. En outre, son dé fi cit mi gra - mandie - AVAL N° 26 (2003, juin)
toir e re la t i ve ment éle vé donne l’i mage d’un - Les mi gra tions al ter nan tes : ré si der en Haute-Nor mandie, tra vail ler en Ile-de-France -
ter r i toi re en risque de dé c lin dé mo gra phi que ; AVAL N° 15 (2002, mai)
- Evo lu tion de l’es pace urbain en Haute-Nor mandie : les aires ur bai nes ga gnent tou jours• en fin, la moitié ouest de l’Eure pré sente un
du ter rain - AVAL N° 14 (2002, avr.)pr o fil so cio dé mo gr a phique très pr oche de ce -
- Les mi g ra tions ré si den tiel les in ter nes à la Haute-Nor mandie : la mo bi li té ré si den tiellelui du nord de la Seine-Ma ri time mais par vient
re com pose lo ca le ment la po pu la tion - AVAL N° 12 (2002, fév.)à main t e nir un dé ve lop pe ment un peu plus
- Niveau de forma tion de la po pu la tion en Haute-Nor mandie : des dis pa ri tés lo ca les quid y na mique et un re nou vel l e ment de ses po -
res tent bien mar quées - AVAL N° 11 (2002, janv.)pu la tions grâce à un cer tain re gain d’attrac ti -
- Evo lu tion de la po pu la tion active par zones d’emploi : dé mo graphie, taux d’ac ti vi té, mi -vi té ré si den t iell e . Sa po si ti on géo gra phique
gra tion : de fortes dis pa ri tés - AVAL N° 7 (2001, sept.)ap pa raît en ef fet plus fa vo rable : bonne ac -
ces si bi l i té r ou tièr e, si tua t ion au centre du
triangle Rouen - Caen - Le Havre, moindre P our re tr ou ver ces ar ti cles ou consul ter la ru brique des pu bli ca tions élec tro ni ques
consacrée aux zones d’em ploi de Haute-Nor mandie (mise à jour prévue à l’au tomne)éloi gne ment de P a ris.
sur in ternet : www.insee.fr
AVAL Lettre sta tis tique et éco no mique de Haute-Nor mandie - N° 57-58 - Sep tembre-Octobre 2006 13



















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