L'industrie manufacturière en 1996

De
Publié par

En 1996, la croissance de la production manufacturière a été faible (+ 0,4 % en volume). L'industrie française a dû faire face à un fort ralentissement, non seulement de la demande intérieure, malgré la bonne tenue de la consommation des ménages, mais aussi de la demande extérieure. Les industriels ont réagi par un fort mouvement de déstockage. Toutefois, le commerce extérieur des biens manufacturés a encore dégagé un solde record. Les signes d'une reprise de la production industrielle se sont manifestés en France et en Europe à partir de l'été. Le début de l'année 1997 s'inscrit dans cette tendance.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 14
Tags :
Nombre de pages : 4
Voir plus Voir moins

N° 529 JUIN 1997
PRIX : 15 F
L’INDUSTRIE MANUFACTURIÈRE EN 1996
Jean Lienhardt, Division Comptes et études d l’iendus trie, Insee
traste avec le dynamisme de l’industrie amé n 1996, la croissance de laoduc pr tion
ricaine (graphique 2).
manufacturière a été faible ( + 0,4 %E en volume). L’industrie française a Confrontés à une faible demande,
dû faire face à un fort ralentissement, non les industriels ont déstocké
seulement de la demande intérieure, mal En 1996, l’industrie manufacturière a fait
gré la bonne tenue de la consommation face à un fort ralentissement de la demande
intérieure ( 0,5 % après + 3,4 % en volume).des ménages, mais aussi de la demande
D’une part, la demande hors stocks a faible
extérieure. Les industriels ont réagi par un ment progressé malgré la bonne tenue de la
fort mouvement de déstockage.Tout efois, consommation des ménages. Cette évolu
tion s’inscrit, depuis 1990, dans un mouve le commerce extérieur des biens manu-
ment de fond qui voit la part relative de la
facturés a encore dégagé un solde record.demande intérieure adressée à l’industrie
Les signes d’une reprise de la productionmanufacturière diminuer régulièrement.
D’autre part, les industriels ont répondu àindustrielle se sont manifestés en France
ce faible surcroît de demande par un fort
et en Europe à partir de l’été. Le début dedéstockage. En effet, la faiblesse de la
l’année 1997 s’inscrit dans cette tendance. demande interindustrielle et la baisse des prix
de vente industriels ont conduit les uilisa t
teurs à limiter leur encours de matières pre-
mières. Ce mouvement a également pesé
Après s’être stabilisée au cours de l’année sur la croissance de la production dans la
1995, la production de l’industrie manufac branche des biens de consommation. Seule
turière a progressivement repris en 1996 la branche des biens d’équipement profes
(graphique 1). Le raffermissement de l’acti sionnel a profité d’un mouvement continu
vité, qui a fait suite aux mouvements sociaux de stockage. La contribution des vaionsriat
de la fin 1995, s’est confirmé durant l’été ; de stocks à la croissance de la p oductionr
puis l’activité industrielle a connu une pause industrielle, qui avait été encore en 1995, lé
en fin d’année. gèrement positive, a donc été fortement né
En moyenne annuelle, toutefois, la crois gative en 1996 (tableau 1).
sance de la production manufacturière resteMalgré un fort ralentissement en fin d’an
modeste : + 0,4 % en volume après 3,9 %née, le mouvement de déstockage s’est
en 1995. L’activité a été globalement plus poursuivi au début de 1997.
soutenue dans les autres branches
marchandes. Hausse de la consommation des
L’évolution de l’activité industrielle en France
ménages en produits manufacturés
est restée proche de celle observée en Europe
( + 0,3 %) ; la croissance a été franche dansLa consommation des ménages en biens ma-
les pays nordiques, mais la p oduction indus r nufacturés a augmenté de façon sensible en
trielle a reculé dans les pays du Sud. Elle con 1996 (+ 2,1 % en volume) ; il s’agit du
Ressources et emplois des p oduir ts de l’industrie manufacturière
Évolution annuelle en volume, en %
1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996
Production 2,8 - 0,4 0,3 - 5,2 5,4 4,0 0,3
Consommation des ménages 2,7 - 1,3 0,6 - 2,7 2,2 1,5 2,1
Consommation intermédiaire 2,9 0,5 0,9 - 3,7 2,8 2,6 0,0
FBCF 3,9 -0,1 - 5,6 - 7,8 3,7 6,6 - 0,6
Exportations 5,1 4,2 4,6 - 3,9 8,9 8,7 5,6
Importations 6,0 1,6 0,7 - 5,2 9,1 7,9 2,5
26,5 2,0 - 13,9 - 47,0 - 3,9 7,7 - 20,1Variations de stocks (mds fr1980)s
Nota : la FBCF du tableau 1 comprend tous les biens industriels imilism éobs, à des fins d’investissement, par les branches deonom l’écie
dans leur ensemble. En revanche, la FBCF des tableaux 3 et 4 désigne des produits industriels (machines) ou non industriels (bâtiments,
etc..) qui concourent à l’investissement de la seule branndustche irie.
Source : Comptes nationaux 1996, Insee
˚
INSEE
PREMIEREmeilleur résultat depuis 1990. La consom pour les biens d’équipement que un contexte de ralentissement de la
mation des ménages (notamment l’auto pour l’automobile. Après avoir reflué demande extérieure adressée à la
mobile et l’équipement du foyer) a en 1994, elle est soutenue depuis France, et de faiblesse générale des
d’abord profité du rebond qui a fait suite près de deux ans. prix des échanges. Par ailleurs, des
aux mouvements sociaux de la fin de La croissance de l’investissement en parts de marché ont été perdues en
1995. La consommation des ménages biens manufacturés a encore été très début d’année puis reprises à partir du
a ensuite subi quelques ajustements modérée au début de 1997. printemps grâce à l’amélioration de la
à la baisse au second trimestre et les compétitivité des produits français, que
produits manufacturés en ont pâti. Le les fluctuations des taux de change ontNouvel excédent industriel
profil de la consommation en fin d’année favorisée.
a été marqué par l’évolution heurtée En progressant de près de 36 milliardsCes résultats sont dus, d’une part, à
des achats d’automobile. Hors l’auto de francs en 1996, le solde des échan une croissance moindre des impor
mobile, la consommation des biens ges extérieurs de biens manufacturés tations que des exportations (tableau 3)
manufacturés s’est stabilisée au second a fortement contribué à la croissance et, d’autre part, à la reprise plus précoce
semestre. de l’activité manufacturière (tableau 2). de ces dernières. Celles ci ont été
En année moyenne, la croissance en Ce solde s’est amélioré vis à vis de la tirées, dès le début du premier semes
volume n’a affiché des taux substan plupart des pays de l’Union euro tre, par les achats des pays extérieurs
tiels que pour l’automobile (+ 6,3 % péenne (hormis l’Ialie), t tout en restant à l’Union européenne (OCDE, pays de
pour l’ensemble des produits de la globalement déficitaire de 8 milliards l’Est). Ce mouvement a été conforté
branche). La faiblesse de la consom de francs. Avec les pays de l’OCDE au second semestre grâce à la reprise
mation a été persistante dans les n’appartenant pas à l’Union euro de l’activité en Europe (pays nordi-
cuirs et textiles et dans l’ameublement. péenne, l’amélioration est moins ques, Espagne). Quant aux importa-
Dans l’électronique grand public et sensible, les déficits vis à vis des tions, elles ont reculé au premier
l’équipement ménager, la consom États Unis et du Japon restant impor semestre et leur reprise ne s’est faite
mation a ralenti après la période de tants. Le solde des échanges s’est sentir qu’avec le rebond de la demande
croissance entamée au début de 1994. conforté vis à vis des pays de l’Est, intérieure au troisième trimestre. Les
Le taux de croissance des dépenses mais est devenu nettement déficitaire pays de l’Est, d’Asie du sud est et l’Es
en pharmacie parachimie (+ 2,7 % avec les nouvelles économies d’Asie pagne en ont bénéficié.
en volume) traduit un ralentissement industrialisées dont la Chine. Le gonflement des échanges a reposé
sensible des dépenses en médica Ces performances s’inscrivent dans essentiellement sur les biens d’équi
ments. La demande des ménages
pour les matériels d’équipement profes
Trois ans de production La production industrielle* danssionnel (ordinateurs, téléphonie) a été
industrielle les principaux pays i ndustrialisésdynamique. 1996 a aussi été un bon crû
pour les produits de la filière papier.
Au premier trimestre 1997, la consom
mation en produits manufacturés a
progressé de 0,6 %, en dépit d’un
nouveau repli des achats d’automobiles.
L’investissement en produits
manufacturés n’a pas soutenu
la croissance
L’investissement en biens manufac-
turés, qui avait contribué pour un
tiers à la croissance de la production
en 1995, a pesé négativement sur
celle de 1996 ( 0,6 % en volume). Le
* industrie manufacturière, énergie et IAA ; hors construction.
fléchissement constaté dès le prin
Source : Comptes trimestriels 1996, Insee Source : Eurostat
temps 1995 s’est poursuivi au premier
semestre 1996 mais la demande est
Demande mondiale et échanges extérieurs de biens manufacturés
apparue plus dynamique au second
Évolution annuelle en volume, en %semestre. L’investissement se partage
1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996essentiellement entre biens d’équipe
Demande mondiale*ment professionnel (70 %) et matériel 9,7 9,4 6,9 6,3 3,7 - 1,7 9,8 8,2 4,5
Exportations 8,7 10,3 5,1 4,2 4,7 - 3,9 8,9 8,7 5,6de transport (20 %). En 1996, les entre-
Importations 12,7 10,2 6,0 1,6 0,7 - 5,2 9,1 7,9 2,5prises ont acheté plus d’automobiles
Solde commercial (en milliards de F) - 42,6 - 57,7 - 58,6 - 35,5 3,8 43,1 47,3 53,0 88,9et moins de biens d’équipement. A
(*) La "demande mondiale" adressée à la France est la somme des importations des différents pays pondérées par la
l’inverse, la demande des administra structure du commerce extérieur français
tions a été beaucoup mieux orientée Sources : Comptes nationaux 1996, Insee et Direction de la prévision
¸?`pement professionnel (matériel élec demande extérieure et le machinisme stockage et une augmentation des
tronique) et sur l’automobile. La reprise agricole a été dopé par la demande deimportations. Par contre, le secteur
des échanges de biens intermédiaires l’agriculture nationale. L’activité dans le sec des pièces détachées lui a apporté
n’est sensible qu’en glissement annuel teur de l’armement, le matériel ferroviaire une contribution positive.
et en volume, compte tenu de la baisse et, dans une moindre mesure, la construc- La production de biens de consom
de leur prix. Les ventes de voitures tion aéronautique a été bien orientée. mation n’a été que faiblement entraî
neuves vers les pays de l’Est ont aug Le regain de dynamisme de la branchenée par le rebond de la demande
menté de 70 % ; les ventes de matériel des biens intermédiaires s’apprécie intérieure au premier trimestre. Elle a
pour travaux publics et les achats essentiellement en glissement. Après accéléré à l’été, mais a reculé en fin
de machines agricoles ont également le vif recul du deuxième semestre d’année. La stagnation globale n’a
progressé. Le développement des 1995, l’activité s’est progressivement été acquise que grâce à la contri
échanges a peu concerné les branches accélérée en 1996 grâce à la demandebution de la parachimie ( + 3,9 % en
de biens de consommation. Au premier étrangère et au ralentissement du volume). Dans l’habillement, la produc
trimestre 1997, les échanges se sont déstockage. La production s’est mal tion a reculé de plus de 8 % ; dans la
intensifiés et le redressement des expor gré tout repliée en moyenne annuelle chaussure, de près de 9 %. La maro
tations s’est poursuivi. par rapport à 1995. Portées par les quinerie a mieux résisté. Le recul de
exportations, la chimie minérale et les l’industrie textile ( 5 %) a fait place à
matières plastiques sont les seules la production étrangère, à l’inverseLa production manufacturière
branches en progression d’une année d’industries dont le taux de couvertureen voie de redressement
à l’autre. Dans les filières papier et s’est amélioré telles le jouet, la photo
En progression régulière depuis le début acier, l’activité présente un profil dyna et la bijouterie. Dans le bois, le
1994, la branche des biens d’équipe mique depuis le début de 1996, en meuble, l’imprimerie, la production a
ment professionnel a bénéficié de la dépit de résultats annuels médiocres. été stable.
croissance la plus élevée en 1996. Dans le travail des métaux, la produc
L’électronique professionnelle, dont la tion est constante depuis le début de La baisse des prix de
croissance est constante et durable, a 1995. La branche des matériaux de production s’est infléchie en fin
été favorisée par des exportations construction a subi le contrecoup d’une d’année
soutenues en 1996. La production de cinquième année de crise du BTP.
biens d’équipements mécaniques (équi L’activité dans la branche automobile Un fort ralentissement des prix de produc
pement industriel, machines outils) a n’a, au total, pas progressé en 1996. tion a accompagné le ralentissement
été pénalisée par la faiblesse de l’effort Elle n’a pas profité du gonflement de de l’activité industrielle à partir du troi
d’investissement en France ; mais la la demande induite par la prime ”qua sième trimestre 1995. Ce mouvement
production de matériel de travaux publics lité”, qui a été satisfaite, principale s’est prolongé tout au long de 1996 et, en
a pu s’appuyer, comme en 1995, sur lment, par un ralenta issement du moyenne annuelle, les prix ont reculé
Principaux résultats des branches industrielles e 1996n
Production Production FBCF Emploi Exportations Importations Taux de Solde
Activités 1996 (volume) total couverture commercial
Volume Prix Volume Prix Volume Prix
(%) (1) (2) (%) (3) (milliards F)
Biens intermédiaires 32,8 - 0,4 - 2,3 - 2,6 - 1,1 2,8 - 2,9 - 0,9 - 3,3 99,7 - 1,0
Minerais et métaux ferreux 3,0 - 1,9 - 4,7 ns - 2,8 - 1,3 - 4,1 - 6,3 - 6,9 118,7 7,6
Minerais et métaux non ferreux 2,6 0,3 - 2,7 - 7,7 - 3,4 2,0 - 3,4 - 5,0 - 3,6 76,8 - 10,8
Matériaux de construction 3,4 - 4,5 0,7 - 3,9 - 2,3 4,7 - 1,6 - 4,4 1,7 96,9 - 0,5
Verre 1,1 - 2,3 - 1,1 19,9 - 2,1 4,9 - 1,6 - 0,9 - 0,7 141,5 4,2
Chimie de base 5,3 2,4 - 4,0 3,7 - 2,4 3,6 - 4,6 2,7 - 3,6 104,1 4,7
Fonderie, travail des métaux 9,0 - 0,3 0,8 - 7,2 0,2 5,0 0,2 1,0 0,5 103,2 1,2
Papier-carton 3,5 - 1,6 - 8,8 - 1,7 - 2,3 - 2,9 - 3,1 - 4,9 - 5,0 77,3 - 9,3
Caoutchouc et matières plastiques 4,9 1,2 - 1,5 - 7,0 - 0,4 7,0 - 0,9 3,7 - 2,5 104,1 1,9
Biens d’équipement professionnel 27,2 1,9 - 1,1 - 0,8 - 1,0 7,8 0,0 6,3 0,2 118,2 65,8
Mécanique 10,1 - 1,1 1,0 - 0,6 - 0,5 7,1 - 0,5 4,9 2,1 106,8 9,5
Matériel électrique et électronique 11,8 4,7 - 3,6 - 3,9 - 1,0 11,4 - 0,6 9,1 - 1,6 101,8 3,3
Constr. navale, aéronaut, armem. 5,3 1,3 0,4 11,0 - 2,0 2,2 2,0 - 0,4 2,1 224,4 53,0
Biens d’équipement ménager 1,3 2,5 - 2,3 5,9 - 1,9 7,3 - 1,8 - 2,0 - 2,8 81,9 - 5,9
Automobile, transport terrestre 12,9 0,4 - 0,9 2,3 - 0,6 7,0 - 0,4 4,1 0,8 117,8 30,1
Biens de consommation 25,8 - 0,2 0,1 - 0,4 - 2,8 4,7 0,3 1,7 0,8 99,9 - 0,1
Parachimie-pharmacie 7,9 2,7 1,0 9,4 - 1,5 7,1 2,0 2,3 0,8 172,9 41,0
Textile-habillement 5,3 - 5,1 - 1,3 - 4,5 - 4,9 2,6 - 1,6 3,1 0,8 76,5 - 20,9
Cuirs, chaussure 0,8 - 6,4 - 0,9 - 20,8 - 3,8 1,6 0,8 0,2 2,4 65,5 - 7,4
Bois, meuble, divers 5,5 1,4 - 0,5 - 6,9 - 2,3 5,5 - 1,2 - 0,3 0,8 79,1 - 9,6
Imprimerie, presse, édition 6,3 0,2 1,0 - 4,7 - 1,6 - 0,3 2,4 - 0,4 - 1,2 80,5 - 3,2
TOTAL Industrie manufacturière 100,0 0,4 - 1,2 - 0,9 - 1,5 5,6 - 0,9 2,5 - 0,8 107,8 88,9
3 090 mds F
(1) voir note du tableau 1 ; (2) Emplois salariés (non compris intérimaires) et non salariés ; (3) Taux de couverture : exportations(FAB) / importations(CAF)
Source : Comptes nationaux 1995, Insee
?de près d’un point par rapport à 1995.d’ensemble (en moyenne annuelle de pertes en glissement plus substantiel
Cette baisse n’a épargné que les bienspuis 1990), les produits manufacturés les que dans les biens d’équipement. En
de consommation. Dans la branche ont apporté une contribution notable à moyenne toutefois, les pertes sont voisi-
des biens intermédiaires, où les mou la désinflation. En 1996, la modération nes : 12 000 postes de travail dans les
vements de prix sont plus marqués, des prix doit beaucoup à l’automobile. biens intermédiaires, 9 000 dans les
les niveaux observés sontpour partie La contrainte de compétitivité prix, qui biens d’équipement, soit 1 % des effec
le résultat des fluctuations des prix s’était renforcée sur les produits manu tifs. Quelques indicateurs présen-
des matières premières importées. facturés français depuis 1993, s’est des taient cependant en fin d’année des
L’indice correspondant, libellé en francs, serrée avec le renchérissement de la évolutions encourageantes : l’industrie
avait perdu 25 % entre début 1995 et livre, de la lire et du dollar. La moindre a moins recouru au chômage partiel
fin 1996. Il s’est redressé en fid’annéen intensité de la concurrence sur les mar depuis octobre et cette tendance s’est
et, parallèlement, les prix de production chés extérieurs a permis aux entrepri affirmée au premier trimestre 1997. L’inté
ont cessé de baisser. ses manufacturières (sauf dans la rim a été créateur d’emplois au qua
Cette amélioration est encore partielle : branche des biens intermédiaires) de trième trimestre 1996. La baisse du
nette dans la chimie organique et les relâcher quelque peu leur effort sur les nombre de créations d’entreprises
métaux non ferreux, elle n’a pas touché marges à l’exportation. industrielles s’est interrompue en fin
les produits en bois, en papier ou carton d’année. Parallèlement, le nombre de
dont les prix ont encore reculé au début défaillances d’entreprises industrielles aLes effectifs ont été ajustés à
1997 ; les prix de production sont restés recommencé de décroître depuis lela baisse
faibles, tout juste au-dessus deleur printemps 1996.
niveau de 1990. Ils sont également res Après l’amélioration constatée au premier
tés déprimés dans les biens d’équipe semestre 1995, un mouvement de réduc L’investissement dans
ment. Dans l’automobile, qui évolue tion des effectifs s’est de nouveau enclen l’industrie manufacturière a stagné
dans un contexte plus favorable, les prixché à partir de l’été, conséquence directe
de production ont également progres du retournement d’activité enregistré au Après une progression sensible en
sé moins vite que l’inflation. début de 1995 (graphique 3). Il s’est accé 1995, l’investissement des branches
La croissance des prix à la consomma léré en 1996, mais s’est atténué au débutmanufacturières s’est stabilisé en 1996.
tion des produits manufacturés reste 1997. En moyenne annuelle, après la Les efforts encore soutenus dans
très modérée. Le glissement annuel despause de 1995, l’emploi a été réduit de l’industrie automobile ont été plus que
prix est revenu à son niveau de 1995, 1,5 % dans les industries manufacturiè compensés par un tassement général
antérieur au relèvement du taux de TVAres, ce qui correspond à la disparition de de la demande des autres branches
du mois d’août. Il est inférieur à 1 % pour50 000 postes de travail. En glissement, manufacturières. Les perspectives
les produits manufacturés. En évoluant le recul est supérieur à 2 %. La duréemoroses en début d’année ont conduit
un demi point au dessous de l’indice annuelle effective du travail salarié a les entreprises à revoir à la baisse leurs
légèrement progressé. projets d’investissement, et ce en dépit
L’emploi dans l’industrie Plus de la moitié des pertes d’emplois a du desserrement des contraintes liées
manufacturière depuis 1993 concerné la branche des biens de con au coût de financement. Les tensions
sommation, particulièrement le textile et lesur l’appareil productif se sont déten
cuir ; cette branche avait peu profité de dues. Le repli du taux d’utilisation des
l’embellie de 1995. Dans l’automobile, où capacités de production dans l’industrie
l’ajustement à la baisse s’est manifesté manufacturière à partir de l’été 1995
plus tardivement, les pertes moyennes s’est poursuivi en 1996 ; au début de
d’emplois ont été limitées, mais les emplois 1997, il était inféieur à sa moyenne der
créés en 1995 ont été reperdus. Dans leslongue période. Le retard d’investisse
biens intermédiaires, le travail des métauxment ne s’est toutefois pas aggravé
a été la seule branche d’importance à car la croissance de l’investissement
avoir globalement maintenu ses effectifs. des entreprises industrielles a été
L’ampleur des ajustements dans ces également faible chez nos principaux
Source : Insee branches très réactives a conduit à des partenaires.
Direction Générale :
18, Bd Adolphe Pinard
A RETOURNER A : INSEE CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE Tarif 1997
Paul Champsaur 1 an, 60 numéros = 530 F (France) 663 F (Europe) 827 F (Reste du monde)
Rédacteur en chef :
Nom ou raison sociale : ___________________ Activité : ___________________________ Baudouin Seys
Rédacteurs : F. Magnien, Adresse : _______________________________________________________________
C. Dulon, A.C. Morin, S. Tagnani__________________________________ Tél : ______________________________
Maquette : F. Peretti
Ci joint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE : F.
ISSN 0997 3192
Date : ______________________________ Sgnaturei © INSEE 1997
qq´q

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.