L'industrie manufacturière en 1997 - Une reprise vigoureuse tirée par la demande extérieure

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En 1997, l'industrie manufacturière a renoué avec la croissance. Sa production a augmenté de 4,8 % en volume. La demande extérieure a été déterminante ; un excédent commercial record de 166 milliards de francs a été dégagé, grâce notamment aux ventes d'automobiles, d'Airbus et autres biens d'équipement professionnel. L'investissement en produits manufacturés a très légèrement contribué à la croissance alors que la consommation des ménages a joué en sens inverse. En baisse depuis fin 1995, les prix à la production se sont stabilisés. La remontée du dollar et la réappréciation des monnaies européennes dévaluées en 1992 ont même permis aux entreprises de relâcher leur effort sur les prix à l'exportation. La baisse de l'emploi industriel a été enrayée à la fin de 1997. Au début de 1998, la croissance de la production industrielle s'est poursuivie et l'emploi a augmenté.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 592 JUIN 1998
PRIX : 15 F
L’industrie manufacturière en 1997
Une reprise vigoureuse
tirée par la demande extérieure
Véronique Guihard, division Comptes et études de l’industrie, Insee
4,9 % en volume. Sur sa lancée, la crois-n 1997, l’industrie manufacturière a
sance de la production industrielle est restéerenoué avec la croissance. Sa pro
soutenue au premier semestre 1998, mêmeEduction a augmenté de 4,8 % en
si elle s’est légèrement infléchie par rapport
volume. La demande extérieure a été dé au dernier trimestre 1997.
terminante ; un excédent commercial re La reprise vigoureuse de 1997 s’est dérou
cord de 166 milliards de francs a été lée toutefois sur fond d’incertitudes. Au se
cond semestre, la crise financière etdégagé, grâce notamment aux ventes
boursière s’est propagée de la Thaïlande àd’automobiles, d’airbus et autres biens
l’ensemble de l’Asie du Sud Est, remettant
d’équipement professionnel. L’investis
en cause les perspectives de croissance de
sement en produits manufacturés a très cette zone et faisant redouter les effets en
légèrement contribué à la croissance chaîne sur les autres économies.
alors que la consommation des ménages Au sein de l’Union européenne à quinze, la
production industrielle a progressé asseza joué en sens inverse. En baisse depuis
fortement en France et en Italie, plus modes fin 1995, les prix à la production se sont
tement au Royaume Uni et en Allemagne. La
stabilisés. La remontée du dollar et la ré
France a ainsi rattrapé une partie du retard
appréciation des monnaies européennes de croissance qu’elle accumulait depuis
dévaluées en 1992 ont même permis aux 1995 par rapport à la moyenne européenne
entreprises de relâcher leur effort sur les(graphique 2). L’évolution en Europe con
traste cependant avec le dynamisme continuprix à l’exportation. La baisse de l’emploi
de l’industrie américaine. Au Japon, la pro industriel a été enrayée à la fin de 1997. Au
duction a décliné.
début de 1998, la croissance de la produc
tion industrielle s’est poursuivie et l’em La demande extérieure,
ploi a augmenté. premier facteur de croissance
En 1997, la croissance était au rendez La croissance de la production manufactu
vous : la production de l’industrie manufac rière de 1997 a été tirée par la demande ex
turière a progressé de 4,8 % en volume térieure (tableau 1). Les exportations ont
après la pause de 1996 (graphique 1). La progressé de 14,3 % en volume alors que
production a crû tout au long de l’année, les importations augmentaient de 9,5 %. La
avec une forte accélération au second tri
mestre . L’industrie manufacturière a joué un La production de l’industrie
rôle prépondérant dans la croissance du PIB manufacturière en France
(+ 2,2 %), sa valeur ajoutée augmentant de
Ressources et emplois des produits
de l’industrie manufacturière
Évolution annuelle en volume, en %
1994 1995 1996 1997
Production distribuée 5,4 4,0 0,8 4,8
Consommation des ménages 2,2 1,5 1,9 0,4 mation intermédiaire 2,8 2,6 0,5 3,8
Investissements (FBCF) 3,7 6,6 2,5 2,0
Exportations 8,9 8,7 5,7 14,3
Importations 9,1 7,9 2,6 9,5
Variations de stocks
(en milliards de francs 1980) 3,9 7,7 25,1 13,5
Source : comptes de la nation, InseeSource : comptes de la nation 1997, Insee
˚?
INSEE
PREMIEREdemande mondiale adressée à la professionnel, l’excédent commercial l’investissement des administrations
France a bénéficié de la croissance (97,1 milliards en 1997) s’est accru deest resté bien orienté depuis le reflux
continue des États Unis et d’une re 31 de francs (+ 7,2 milliards de 1994. Les institutions financières et
prise de l’activité en Europe, alors queavec les Philippines, + 2,6 milliards les assurances se modernisant, leur
les effets de la crise asiatique res avec la Chine) essentiellement grâce à demande a été soutenue.
taient encore limités. De plus, l’appré l’aéronautique. Les soldes des biens de Enfin, la consommation des ménages
ciation du dollar a amélioré la consommation courante et des biens in en produits industriels a baissé de
compétitivité des produits français. termédiaires sont devenus positifs 0,4 % en volume en moyenne an
Exceptionnel en 1997, l’environne après une longue période de déficit. nuelle. Après être tombée à un très fai
ment international est devenu moins Avec l’Union européenne (à douze), ble niveau fin 1996, elle s’est
porteur début 1998. les industriels français ont dégagé un améliorée au second semestre 1997
Les exportations de produits manufac excédent commercial de 42 milliards grâce à une progression sensible du
turés se sont accélérées sur les trois de francs. Fortement déficitaires à la pouvoir d’achat.
premiers trimestres de 1997, pour se fin des années quatre vingt, les De 1994 à 1996, les ménages avaient
tasser en fin d’année. Les construc échanges avec cette zone se sont pro donné la priorité à l’automobile pour
tions aéronautique, navale et ferro gressivement rééquilibrés et ont été bénéficier des primes à la casse puis
viaire ont en effet réalisé des ventes excédentaires pour la première fois. des primes qualité ; en 1997, ils ont
importantes, plutôt concentrées en dé Tournées résolument vers l’exporta- réduit leurs achats de voitures de 8 %
but d’année. tion en 1997 après une panne de crois en volume malgré la baisse des prix.
L’équipement professionnel a été par sance en 1996, les entreprises ont Les consommateurs ont privilégié
ticulièrement dynamique (+ 19,2 % en également fortement amélioré leur ex l’équipement du foyer : micro ordina
volume) grâce aux exportations d’air cédent avec les Pays de l’Est et réduitteurs, téléphones mobiles, électroni
bus en Asie. Les exportations d’auto leur déficit avec les pays d’Asie en dé que grand public et équipement
mobiles et matériel roulant ont veloppement rapide. ménager. Les achats de biens de con
également été soutenues (+ 14,5 %). sommation courante ont également
Les primes gouvernementales accor été dynamiques : médicamentsLe marché intérieur redémarre
dées en Italie et en Espagne ainsi (+ 3,6 %) et, moins attendus, vête-
qu’une amélioration du pouvoir Le marché intérieur a progressé de ments et chaussures.
d’achat au Royaume Uni ont profité 2,7 % en volume en 1997, alors qu’il
aux achats d’automobiles et notam- s’était contracté de 1,3 % en 1996. Le Toutes les branches ont profité
ment aux marques françaises. ralentissement du déstockage a été fa de la reprise
Les importations ont été tirées par les vorable à la croissance ; la chute des
seuls biens d’équipement profession stocks matières de 1996, suscitée En 1997, presque toutes les branches
nel (+ 14,7 % en volume) ; les flux en alors par la faiblesse de la demande ont renoué avec la croissance ( ta
tre les partenaires du consortium inter industrielle et la baisse des prix, bleau 2). Seule l’activité cuir chaus-
européen Airbus, en phase haute a en effet été enrayée en 1997. Hors sure a régressé, mais la baisse a été
d’activité, ont partiipé à la c croissance variations de stocks, le marché inté moindre qu’en 1996. La branche du
des importations, mais aussi les com rieur a progressé de 2,2 % en volumetextile habillement s’est stabilisée,
posants électroniques et le matériel grâce aux consommations intermé- après les difficultés de 1996 qui
électrique. Après une forte augmenta diaires, alors que la demande finale, avaient suscité la mise en place du
tion, fin 1996, liée à la prqualité, lesime investissement et consommation des plan textile de juin 1996 à fin 1997.
importations d’automobiles ont reculé ménages, est restée stable en moyenne Dans le cas des branches qui enregis
( 3 %) accompagnant la baisse glo annuelle. Toutefois, la demande finale
bale du marché français. s’est progressivement raffermie pour
La production industrielle
s’accélérer fin 1997, par un effet de dif
dans le monde
fusion de la reprise industrielle à l’en Fort excédent commercial
semble de l’économie.grâce à l’automobile
En 1997, les consommations intermé et l’aéronautique
diaires ont crû de 3,8 % en volume,
Au total, les échanges de produits ma réactivées par la demande inter indus
nufacturés se sont soldés en 1997 partrielle.
un excédent de 166,6 milliards de L’investissement en produits indus
francs, soit presque le double de 1996triels a progressé de 2 % en volume.
(86,8 milliards). L’équipement professionnel, qui cons
L’excédent de l’automobile et des au titue les deux tiers de l’investissement,
tres matériels de transport terrestre a n’a progressé que de 1 % mais le ma
atteint 68,5 milliards de francs en tériel de transport a augmenté de
1997, soit 38,4 milliards de plus qu’en 2,7 %. Les entreprises n’ont augmenté
1996 (+ 10,3 milliards avec le leurs investissements en biens indus
Champ : ensemble de l’industrie, non compris le bâtiment
Royaume Uni, + 7,8 avec l’Italie, + 7,6triels que de 1,6 %, sous l’impulsion
mais y compris l’énergie et les industries alimentaires.
avec l’Espagne). Sur l’équipement de la branche transport. En revanche, Source : Eurostat
`traient une croissance en 1996, la pro courante n’ont pas participé à laLes prix de vente industriels
duction s’est accélérée en 1997, à baisse des prix à la production, notam se sont stabilisés
l’exception de l’équipement ménager. ment le textile habillement et le cuir
L’activité a été particulièrement dynami Dès le début de 1997, la reprise de lachaussure.
que dans la branche automobile production a stoppé la chute des prix Les prix à l’exportation ont très légère
(+ 8,6 %), tirée par la demande exté de vente industriels amorcée au troi ment progressé (+ 1 %). Pour la
rieure alors que la demande intérieure sième trimestre 1995. Mais la baisse deuxième année consécutive, les entre
fléchissait. Elle s’est nettement raffer des prix des matières premières im prises ont pu relâcher leur effort sur les
mie dans les activités de biens intermé portées, ainsi que la crainte d’une con prix à l’exportation, consenti à la suite
diaires, sur lesquels ont joué tous les currence accrue de la part des pays des dévaluations de la livre et de la lire
leviers de la croissance : reprise de la asiatiques, ont contribué à tasser les en 1992 et de la chute du dollar fin 1993.
demande inter industrielle, inflexion du prix fin 1997. Début 1998, les prix à laPar ailleurs, la remontée du dollar jus
déstockage, demande extérieure forte. production se sont à nouveau orientés qu’en août 1997 a joué favorablement
À noter la légère croissance des maté à la baisse. sur la valeur en francs des exportations
riaux de construction, malgré les difficul En moyenne annuelle, les prix de la pro dans le cas des contrats libellés en dol
tés du BTP dont l’activité est en baisse duction industrielle sont restés stables lars (non ferreux, aéronautique...). Les
depuis maintenant six ans. en 1997 ( 0,1 %) après une baisse pro prix à l’importation sont restés quasi
La production de biens de consomma noncée en 1996 ( 1,4 %). Parmi les ment stables (+ 0,1 %).
tion a été tirée par la parachimphar ie- biens d’équipement, la baisse des prix àLes prix à la consommation des pro
macie. Cette branche, qui exporte la production s’est accentuée sur l’auto duits manufacturés ont suivi les prix à
presque la moitié de sa production, a bé mobile, mais s’est ralentie sur les autresla production ( 0,1 % en moyenne an
néficié du dynamisme de la demande produits, notamment l’électronique pro nuelle), contribuant ainsi à la modéra
extérieure. La consommation de médi fessionnelle et l’électronique grand pu tion de l’indice général (+ 1,2 %).
caments a également été réactivée en blic où les baisses de prix sont
1997, surtout en fin d’année. Malgré lestendancielles. La quasi stabilité des prix Les entreprises industrielles
succès de la maroquinerie à l’exporta des biens intermédiaires résulte à la fois ont commencé à réinvestir
tion, l’activité cuir chaussure subit forte de baisses sensibles, comme celles des fin 1997
ment la concurrence des produits produits ferreux et du papier carton, et
importés ; le recul de la production de de hausses significatives comme celles Dans l’industrie, les dépenses d’inves
1997 s’est accompagné d’une pénétra des non ferreux et de la chimie organi tissement n’ont progressé que de 1 %
tion accrue du marché intérieur et que. En aval des processus de produc en moyenne annuelle en 1997. Les es
d’une chute du taux de couverture. tion, les biens de consommation poirs d’une reprise de l’investissement,
L’industrie en 1997 : principaux résultats
Production effective (1) Évolution SoldeÉvolution en % Évolution en %
Taux de
de (milliards des exportations des importationsÉvolution couverturePoids
l’emploi de
(3)(en %) Volume Prix Volume Prix Volume Prixtotal (2) francs)
industrie Total manufacturière 100,0 5,0 0,1 1,5 14,3 1,0 9,5 0,1 113,2 166,6
intermédiairesBiens 32,8 5,7 0,1 1,3 10,3 0,7 10,0 0,1 100,5 2,0
Minerais et métaux ferreux 3,0 11,8 2,2 1,2 15,8 1,9 15,2 2,7 119,7 8,9
Miétaux non ferreux 2,6 3,9 3,9 2,6 0,9 3,9 10,7 2,1 72,0 14,9
Matériaux de construction 3,4 1,0 0,0 3,2 7,9 3,2 5,2 0,4 94,4 0,9
Verre 1,0 4,6 2,0 3,1 13,4 2,1 11,9 1,9 142,7 4,8
basede Chimie 5,4 5,6 4,0 0,5 8,3 5,0 8,3 2,2 105,3 6,8
Fonderie, travail des métaux 9,1 6,5 0,5 1,0 11,2 1,1 5,3 1,1 106,1 2,5
Papier carton 3,3 5,1 4,6 1,4 17,3 6,2 13,7 5,0 78,7 9,4
Caoutchouc, matières plastiques 5,0 5,5 0,6 0,6 11,4 0,5 10,5 1,6 108,4 4,3
Biens d’équipement professionnel 27,5 4,6 0,4 1,3 19,2 1,1 14,7 0,9 123,1 97,1
Mécanique 10,1 3,6 0,8 0,7 7,0 2,1 4,6 1,7 109,9 14,8
Matériel électrique et électronique 11,8 6,7 2,1 1,5 24,0 2,7 17,8 0,9 104,1 8,8
Constr. navale, aéronautique, armement 5,6 1,7 5,3 2,5 29,5 5,8 35,1 1,2 228,5 73,6
d’équipement Biens ménager 1,4 3,3 0,6 2,0 8,7 1,3 7,2 3,4 84,3 5,4
Automobile, transport terrestre 13,1 8,6 1,6 1,4 14,5 0,9 3,0 1,6 142,6 68,5
consommationde Biens 25,2 2,8 0,3 1,8 11,7 1,4 10,2 0,6 101,7 4,4
Parachimpharmie, acie 8,1 6,7 0,2 0,7 13,9 3,0 11,9 0,5 180,7 51,1
Textile habillement 5,0 0,1 0,2 3,8 10,9 0,5 9,8 1,8 76,0 24,1
Cuir, chaussure 0,8 2,1 0,9 3,6 7,2 0,5 12,1 1,5 61,6 9,5
Bois, meubles, divers 5,3 2,6 0,3 1,3 10,8 0,9 10,1 1,2 79,2 10,6
Imprimerie, presse, édition 6,0 0,9 0,4 1,2 7,1 2,3 3,9 1,6 85,6 2,5
1. Production effective de la branche.
2. Emploi salariés (non compris intérimaires) et non salariés.
3. Taux de couverture = Exportations FAB / Importations CAF.
Source : comptes de la nation 1997, Insee
¸après la récession de 1993, ne se sont Si l’Allemagne et l’Italie ont, comme lavail, 6,5 % par salarié. Comme la du
concrétisés qu’à partir du second se France, faiblement développé leurs in rée de travail par salarié s’est légère
mestre 1997, c’est à dire en décalage vestissements en 1997, le Royaume ment réduite, les gains de productivité
avec la reprise de l’activité. Début Uni et l’Espagne se sont montrés plushoraire ont été encore supérieurs,
1998, l’investissement s’est accéléré. dynamiques. Les États Unis ont très 6,9 %. L’automobile et les biens inter
Le taux d’utilisation des capacités de fortement investi, alors que le Japon médiaires ont présenté les plus fortes
production s’est redressé tout au long s’est replié. améliorations, compensant ainsi le re
de 1997, regagnant son niveau de lon tard pris en 1996 par rapport aux au
gue période en fin d’année (84,4 % au tres branches.Stabilisation de l’emploi
e4 trimestre). Les goulots de produc industriel en fin d’année
tion ont commencé à être plus nom Pour comprendre
breux. Les perspectives de production Pour répondre à la demande en 1997,ces résultats
restant très favorables pour le début l’industrie a d’abord eu recours à l’in
de 1998, les entreprises ont commen térim, notamment dans les secteurs
Dans les comptes nationaux, l’Insee réalisecé à investir, d’autant que les taux de l’automobile et des composants
chaque année une synthèse des différentesd’intérêt sont restés très bas et que les électriques et électroniques. Ainsi 43
informations disponibles. Ainsi, le compte
prix des biens manufacturés immobi postes sur 1000 étaient occupés par
provisoire 1997 de l’industrie manufactu
lisés ont sensiblement diminué. des intérimaires en 1997, contre 35 enrière (au sens strict, c’est à dire non com
En 1997, en moyenne annuelle, seu 1996. La croissance se confirmant, pris les industries agro alimentaires) tient
compte des statistiques par produits etles les branches des biens intermé l’emploi industriel au sens strict en a
branches industrielles émanant du SESSIdiaires et de l’automobile ont contribuéprogressivement bénéficié.
(enquêtes de branches), des Douanes (im
à l’investissement, poursuivant leur ef Alors que l’emploi industriel baisse de
portations et exportations de la France mé
fort de 1996. Ces deux branches d’ac façon tendancielle, le mouvement tropolitaine), de l’Insee (enquêtes de
tivité ont profité de la forte s’est amorti tout au long de 1997, et conjoncture sur l’activité industrielle, indice
de la production industrielle, stocks, con accélération de leurs ventes tout au l’emploi s’est stabilisé au dernier tri
sommation des ménages...). Les investis long de 1997, et disposaient encore enmestre (graphique 3). En effet, en fin
sements désignent ici la formation brute de
fin d’année d’un carnet de commandesd’année, l’emploi s’est maintenu dans
capital fixe (FBCF), qui comprend les biens
global et étranger très étoffé. Les en les industries de biens d’équipement, dont les entreprises sont propriétaires,
treprises de l’équipement profession et les créations dans les industries de mais aussi ceux qu’elles financent par voie
de crédit bail ou de location longue duréenel ont stabilisé leur investissement aubiens intermédiaires ont presque com
avec option d’achat.niveau de 1996 et celles des biens depensé les suppressions dans les biens
consommation l’ont revu à la baisse de consommation et l’automobile.
compte tenu des perspectives plus D’autres signes favorables sont appa
nuancées. rus : le chômage partiel a quasiment
diminué de moitié et les défaillances
L’emploi dans l’industrie d’entreprises industrielles ont forte Pour en savoir plus
manufacturière ment diminué. L’effet de la reprise
s’est d’ailleurs conforté au premier tri « Les comptes de la Nation en 1997 »,
mestre 1998, l’industrie créant des Insee première n° 579, avril 1998.
emplois, comme lors du rebond du « Le commerce extérieur de la France
premier semestre 1995. en 1997 », Insee première n° 587, juin
1998.Néanmoins, en moyenne annuelle, le
recul a été de même ampleur en 1997 « Le commerce extérieur avec les pays
et en 1996 : l’industrie manufacturière d’Asie touchés par la crise », Insee pre
mière n° 583, mai 1998.a perdu environ 50 000 postes, soit
1,5 % de l’emploi industriel. « La consommation des ménages en
1997 », Insee première n° 585, juinLa reprise de la production industrielle
1998.s’est donc accompagnée de forts
Source : Insee gains de productivité apparente du tra
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