La construction depuis 1990 : crise, reprise et mutations

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Dans les années 1990, les entreprises de la construction ont connu deux périodes nettement contrastées : jusqu'en 1997, elles subissent une crise profonde et réduisent leurs effectifs ; à partir de 1998, elles renouent avec la croissance, portées par l'amélioration de la conjoncture économique.

Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°95 - 2001 La construction depuis 1990 : crise, reprise et mutations Dans les années 1990, les entreprises de la construction ont connu deux périodes nettement contrastées : jusqu'en 1997, elles subissent une crise profonde et réduisent leurs effectifs ; à partir de 1998, elles renouent avec la croissance, portées par l'amélioration de la conjoncture économique. Le secteur a nettement mieux résisté en Picardie qu'en France. Dans la région, l'emploi diminue de 4% en dix ans au lieu de 13% pour l'ensemble du pays. Cette meilleure résistance tient aux activités de gros uvre. En revanche, les établissements de second uvre ont suivi la tendance nationale et l'emploi dans les travaux publics en Picardie a fortement chuté. On observe deux évolutions majeures : l'effectif des entrepreneurs individuels se réduit du fait de nombreux départs en retraite ; l'emploi des grands établissements décline sous l'effet des restructurations des groupes. La reprise de l'activité s'est toutefois accompagnée d'un tassement des marges des entreprises. En 1999, elles sont moins élevées que trois ans auparavant.
n 2000, le secteur de la cons-truction emploie en Picardie en-5,E9% de l'emploi régional. Les sala-viron 38 700 personnes, soit riés représentent 82% de ces emplois. En Picardie comme en France, les éta-blissements de second $uvre du bâ-timent emploient l'essentiel des sala-riés du secteur (54%), contre 38% pour le gros $uvre et 8% pour les tra-vaux publics. Dans la très grande ma-jorité des cas, les non salariés du sec-teur exercent leur métier dans le se-cond $uvre.
Des évolutions liées à la conjoncture économique globale
Dans la région comme en France, le secteur a connu depuis 1990 deux périodes nettement contrastées. Jus-qu'en 1997 inclus, une forte crise pro-voque d'importantes réductions d'ef-fectifs. Les établissements de cons-truction picards perdent 9% de leurs effectifs entre 1990 et 1998, alors que l'emploi total progresse légèrement, porté par le dynamisme des activités tertiaires. L'année 1998 marque le re-tour de la croissance. Tandis que l'agri-
                              *+% )  %% *  "%'$ ,# ! - "#$ (         !   "%&%'  
Les établissements de construction sont présents sur l'ensemble de la région, en zone rurale comme en zone urbaine. Cependant, leur concentration en nombre et en effectif salarié est fortement liée aux densités de population. L'Oise accueille 44 %des établissements de construction de la Picardie, tandis qu'elle représente 41% de la population régionale. L'Aisne et la Somme accueillent chacune 28% des établissements, quand elles représentent respectivement 29% et 30% de la popula-tion picarde.
culture et l'industrieen Picardie,En dix ans, l’emploi dans la construction baisse de 4 % continuent de réduire au lieu de 13 %en moyenne nationale leurs effectifs, l'emploiEstimations d’emploi dans le secteur de la construction Unité : emploiSource : Insee régional dans la cons-01/01/1990 01/01/2000Évolution de l’emploi total (%) truction progresse de Évolution Évolution 5,5 %entre 1998 et Évolution Non Nonannuelle annuelle 2000, devançant celui Salariés TotalSalariés Total1990  salariés salariés1990 1998 des activités tertiaires2000 1998 2000 (+ 4,7%). Aisne 1985 8879 10864 1833 9287 11120 0,63,5 2,4 L'activité de la Oise 3414 15396 18810 3111 14466 17577 1,42,1 6,5 construction reflète et Somme 2410 8317 10727 2082 7954 10036 1,52,9 6,4 amplifie la conjoncture592 40809 32026 31401 7733 1,2707 382,7 4,1Picardie 7 économique globale.856 1France 3071 633 863326 0072,2 1,7 13,11 420 5821 150 594269 988 Les commandes adres-sées au secteur résultent en effet desvies par les différents gouvernements àprises artisanales et 160 artisanales et décisions d'investissement des ména-partir de 1996, se sont révélées bénéfi-commerciales). Les départs d'entrepre-ges, des entreprises et des administra-ques au secteur (prêt à taux zéro, amor-neurs âgés dans les années 1990 ont tions publiques (Etat, collectivités terri-tissement Périssol, loi Besson). Les nou-entraîné une baisse constante de l'âge toriales). Or, ces décisions sont sou-velles mesures de baisse de la TVA de-moyen des artisans. En moyenne na-mises à de fortes variations conjonctu-vraient jouer le même rôle essentielle-tionale, celui-ci s'établit désormais à 44 relles, en fonction de la capacité finan-ment dans le second $uvre.ans dans le bâtiment comme dans l'en-cière des agents, de leur confiance ensemble des secteurs de l'artisanat. l'avenir, des prix des actifs et des tauxLes difficultésL'emploi non salarié dans les travaux d'intérêt. Jusqu'en 1997, tous ces para-publics est un phénomène marginal. En des entreprises individuelles mètres sont défavorables : menace duPicardie, on ne compte en 2000 que 22 chômage sur les ménages, taux d'inté-En Picardie comme en France, leétablissements n'ayant pas de salarié. rêts réels élevés. Pour apurer les défi-nombre d'emplois non salariés se réduitLeur nombre est toutefois en progres-cits antérieurs dans le cadre de la politi-au cours des années 1990. En dix ans,sion depuis 1993. Il s'agit essentielle-que de convergence et le passage àla baisse atteint 10% dans la région etment d'entreprises de construction de l'euro, les administrations publiques mè-12 %en moyenne nationale. Cette dimi-chaussées routières et de sols sportifs. nent une politique de désendettementnution reflète les difficultés des entre-1 plutôt que d'investir . D'autres facteursprises individuelles . Dans le bâtiment,La restructuration ont particulièrement pénalisé les activi-elle est imputable à deux facteurs : tout des grands établissements tés de la construction : les nombreusesd'abord, la pression concurrentielle et Une autre évolution majeure du sec-mises en chantier de bureaux, soute-l'augmentation du prix des consomma-teur de la construction est la diminution nues par l'engagement de grandes ban-tions intermédiaires ont pesé surtout sur du nombre de grands établissements de ques, débouchent à partir de 1993 surles plus petites entreprises. En outre, les 50 salariés et plus. Dans le bâtiment une grave crise immobilière ; le secteurdéparts en retraite, particulièrement comme dans les travaux publics, les a été en outre affecté par la réorienta-nombreux dans les années 1990, ont grands établissements réduisent leurs tion des dépenses d'investissement desentraîné une baisse du nombre d'entre-effectifs ou se restructurent. En Picardie, entreprises françaises, qui ont moder-prises individuelles, les cessations le secteur de la construction ne compte nisé leurs équipements au détriment den'ayant pu être entièrement compen-plus que 60 établissements de plus de 50 leurs dépenses immobilières. En revan-sées. Ceci peut tenir pour une part aux salariés en 2000, contre 91 en 1993. che, depuis 1998, la reprise économi-difficultés de transmission d'entreprise Dans le bâtiment, le nombre de que a particulièrement profité aux en-individuelle, et d'autre part à une moin-grands établissements est passé dans la treprises de construction : le contextedre propension des jeunes à créer leur région de 71 en 1993 à 44 en 2000. Cette économique est redevenu favorable,entreprise dans les métiers du bâtiment. baisse de 38% est plus forte que celle du combinant croissance, baisse du chô-Parmi les entreprises individuelles, les 2nombre d'établissements du secteur, qui mage et des taux d'intérêt. Le redres-entreprises artisanalesont vu leur nom-se limite à 8%. Ces chiffres sont tout à sement des finances de l'Etat a permisbre baisser de 19% depuis 1993, pour fait comparables à ceux enregistrés au depuis 1999 aux administrations publi-s'établir à 2245 en 2000 (2085 entre-niveau national. Les restructurations des ques d'accroître leurs commandes, no-1 -Entreprises sans salarié dont le capital groupes et des grandes entreprises sont tamment celles des collectivités locales. appartient au seul entrepreneur. à l'origine de ce recentrage vers des éta-Les mesures de soutien à l'investisse-2 - Entreprises artisanales répertoriées aux blissements plus petits. En effet, les ment en logement, initiées et poursui-registres des métiers. groupes ont souvent réduit l'effectif de leurs plus grandes unités, dans des logi-Moins d'emplois salariés dans les grands établissements picardsques d'externalisation, de filialisation ou de désengagement. L'implantation en Pi-Effectifs salariés dans le secteur de la construction, en Picardie, selon la taille d'établissement et le secteur cardie de nouveaux établissements de Unité : %Source : Insee  Démographie des entreprises, gros $uvre de plus de 100 salariés n'a champs ICS  hors établissements sans salarié pas empêché le déclin général des Gros œuvreSecond œuvreTravaux publics grands établissements dans l'emploi du 2000 1993 2000 1993 2000 1993 bâtiment. De 1 à 9 salariés34 32 48 424 2 Dans les travaux publics, les grands De 10 à 49 salariés36 35 42 42 27 16 établissements ont vu également leur 50 salariéset plus30 33 10 16 69 82 poids décliner. L'effectif moyenest Ensemble100 100 100 100 100 100 passé de 65 salariés en 1993 à 34 en
2000. Les établissements de 50 sa-L e sé v o l u t i o n sd e       lariés et plus rassemblent 69% des         l'emploi d'un secteur salariés régionaux de l'activité en dans une région peuvent 8    /  2000, contre 83% en 1993.        0112  être décomposées entre 9 trois facteurs : l'évolution        Une reprise0 moyenne de l'emploi du dans le bâtiment supérieuresecteur au niveau natio-nal, l'effet dû à la taille à la moyenne nationale"  des établissements de la région et un effet spécifi-L'emploi dans le secteur de la quement régional. L'effet construction a mieux résisté en Pi-taille est mesuré en sup-0 ! posant que tous les éta-cardie que dans l'ensemble de la 0blissements de la région France. La baisse entre 1990 et 2000 suivent la même évolu-a été de 4% dans la région contre tion que ceux de la même 13% pour la France entière. L'em-tranche de taille au ni-  ploi dans la construction a même lé-veau national. L'effet spé-2 gèrement progressé dans l'Aisnecifiquement régional est celui qui reste, une fois (+ 2%). 2 éliminés dans les évolu-Dans les deux activités du bâti- ))    $tions de la région l'effet ment (gros-$uvre et second-$uvre), national et l'effet taille. la période de récession la plus im-portante se situe entre 1993 et 1998. Sur cette période, l'effectif salarié baisse leur progression dans la régionnationale. Ceci peut tenir à la faible re-de 15% en Picardie et de 16% en (+ 10,2 %)est proche de la moyenneprésentation, dans le parc des logements France. A partir de 1998, la Picardie re-française (+10,6%), la forte croissancepicards, des résidences secondaires, qui noue avec la croissance : en deux ans de l'Oise (+13,1 %)étant contrebalan-font proportionnellement plus souvent l'effectif salarié s'accroît de 5%, tandis cée par celle plus faible de la Sommel'objet de rénovations. Il est aussi possi-qu'en France il continue de baisser de (+ 9,9 %)et de l'Aisne (+6,7%). La Pi-ble que les Picards aient une plus forte 1 %. cardie connaît en outre une diminutionpropension que la moyenne des Fran-La meilleure tenue de l'emploi du du parc des résidences secondaires deçais à rénover eux-mêmes leur logement. bâtiment en Picardie s'explique en pre-15,9 %,alors que celui-ci augmente deCeci serait cohérent avec la structure mier lieu par la taille plus petite de sessociale de la région où ouvriers et agri-9,3 %en France. Si elle ne résulte pas établissements. En France, les grandsdu nombre de logements livrés, laculteurs, qui effectuent plus souvent eux-établissements ont connu une fortemeilleure résistance du gros-$uvre enmêmes des travaux à leur domicile, sont chute de l'emploi de 1993 à 1998Picardie peut s'expliquer par le type desdavantage représentés qu'en moyenne (-20 %),que n'a pas compensé un re-bâtiments construits (maisons indivi-nationale. Ces facteurs spécifiques à la gain sur les deux années suivantesduelles et bâtiments neufs) dont la cons-Picardie neutralisent l'effet favorable lié truction mobilise davantage de salariésà la forte présence de petits établisse-(+ 11 %).En Picardie, les grands établis-que les autres formes de logements. Ilments, et ramènent les pertes d'emplois sements ont connu une réduction d'ef-est également possible que les coûts dedans le second $uvre à une proportion fectif encore plus intense (-35% de 1993 main-$uvre, moins élevés dans la ré-équivalente à celle de la France. à 1998) et continue (-20 %de 1998 à gion, aient permis cette moindre dégra-2000). Or, ces grandes unités sont dation de l'emploi.Une chute particulièrement moins présentes dans la région : le tissu A l'inverse, les activités de secondbrutale de l'emploi régional du bâtiment est largement $uvre subissent en Picardie, à taille dans les travaux publics constitué d'établissements de taille plus d'établissement comparable, des pertes petite. Si ces petites unités ont eux aussi d'emplois plus lourdes que la moyenneDans les travaux publics picards, les subi la crise en disparaissant ou en ré-duisant leurs effectifs, elles ont dans        l'ensemble mieux résisté.          Outre l'effet favorable lié à la taille .  /      0112    ,   + des établissements, le secteur du gros             $uvre a bénéficié en Picardie d'un dy-0 namisme spécifique qui a contribué à des pertes d'emplois moins lourdes00 qu'en moyenne nationale. Cet avantage est d'autant plus remarquable que la 0 population et le nombre de logements   7 en Picardie se sont accrus moins rapi-1 (&  dement que dans le reste du pays. De 1990 à 1999, la population picarde aug-(& 7 5 mente de 2,6%, contre 3,4% pour celle de la France métropolitaine. Sur la même période, le nombre de logements4 croît de 7,4% dans la région contre   9,4 %pour la France métropolitaine.3 0112 0116011 0113 0114 0115 0111 S'agissant des résidences principales,
Croissance du chiffre d'affaires par salarié dans toutes les activités de la construction Indicateurs économiques dans le secteur de la construction, en Picardie et en France, selon le secteur Unité : millier de francsSource : EAE régionalisées Gros œuvreSecond œuvreTravaux publics Picardie France Picardie France Picardie France 1999 1996 1999 1996 1999 1996 1999 1996 1999 1996 1999 1996 CA/salarié 613576 690 635 563 477 583 541 867 735 888 796 Investissement/salarié 1211 17 21 119 10 11 35 19 27 27 VAHT/salarié 394424 406 435 439 449 440 450 282 337 309 343 Rentabilité brute d’exploitation en %35 50 29 45 45 67 42 598 215 15
effets de la crise se sont traduits bru-talement sur une période très courte. De 1994 à 1996, l'effectif salarié de la région tombe de 38% puis se stabi-lise. Cette chute est bien plus forte qu'en France où l'effectif salarié baisse de 15% entre 1994 et 1998 avant de remonter légèrement. Cette chute s'explique par la con-jonction de trois facteurs: conjonc-ture défavorable au niveau national, forte représentation des grands éta-blissements dans la région, et pertes d'emplois plus élevées qu'au niveau national, quelle que soit la taille des établissements. Comme dans les ac-tivités du bâtiment, ce sont les établis-sements les plus grands qui ont ré-duit le plus leurs effectifs, sous l'effet notamment des restructurations des groupes. Or, ces établissements sont largement majoritaires dans la région, employant 83% des salariés du sec-teur contre 75% en moyenne natio-nale. Les fortes baisses d'emploi obser-vées en Picardie pour toutes les tailles d'établissements tiennent vraisembla-blement au faible nombre de grands travaux mis en $uvre dans la région
Pour en savoir plus " Résidences principales : 10 % de plus qu'en 1990 ", Evrard A., Insee Pi-cardie Relais, n° 78, janvier 2000. " BTP 2000 : encore de l'or pour le béton ? ", Haitaian F., Conjoncture, BNP Paribas, octobre 2000. " EAE - Construction 1999 : principaux résultats ", SES Info Rapides, Ministère de l'Equipement, des Transports et du Logement, mai 2001. " 2000 : une deuxième année excep-tionnelle pour la construction ", Le Garrec M. A., Insee Première, n° 786, juin 2001. " Baisse générale de l'activité de la construction ", Pouillon Y., Bilan écono-mique et social 2000, Insee Picardie, juillet 2001.
durant les années 1990. L'activité des travaux publics dépend avant tout des commandes de grands travaux éma-nant de l'Etat, des collectivités loca-les et des entreprises. Au cours des années 1990, ces commandes ont vi-vement diminué au niveau national. El-les ont chuté encore plus dans la ré-gion, où la construction des lignes de TGV, qui donne lieu aux principaux chantiers de travaux publics, avait été réalisée durant la décennie 1980. Avec la diminution des construc-tions nouvelles, les entreprises de tra-vaux publics s'orientent davantage vers l'entretien et la rénovation. Ainsi, les activités de construction de chaus-sée et de sols sportifs se développent. Dans la région, on compte 77 établis-sements consacrés à cette activité en 2000, contre 52 en 1993. La protection de l'environnement, les nouvelles tech-nologies engendreront sans doute de nouveaux marchés (enfouissement des lignes, assainissement, installation de réseaux de fibres optiques).
Plus d'activité, mais des marges qui diminuent
Dans toutes les activités de la construction, les réductions d'effectifs se sont traduites par une croissance du chiffre d'affaire par salarié. Les entreprises picardes font des efforts d'investissement : de 1996 à 1999, l'in-vestissement par salarié augmente dans la région, même s'il reste encore dans le gros $uvre inférieur à la moyenne nationale. En dépit de ces facteurs, la valeur ajoutée par salarié diminue, en Picar-die comme en France. Tous les sec-teurs de la construction subissent une diminution de la rentabilité brute d'exploitation (excédent brut d'exploi-tation/chiffre d'affaires hors taxes). En effet, pour maintenir ou accroître leur
part de marché, les entreprises dimi-nuent leurs marges. Cette moindre ren-tabilité de l'exploitation est la résultante de trois phénomènes. Tout d'abord, les entreprises augmentent leurs charges externes en ayant recours à la sous-traitance et à l'intérim pour répondre à la demande. En effet, du fait de la con-currence, une part croissante d'entre elles acceptent des commandes qu'el-les ne peuvent satisfaire dans les dé-lais sans faire appel à des entreprises extérieures. Ensuite, face à la pression concurrentielle, elles ne répercutent pas entièrement l'augmentation des coûts liée à l'utilisation matériaux de meilleure qualité et d'outillages et en-gins plus sophistiqués. Enfin, les four-nisseurs des principales matières pre-mières (béton, acier, aluminium, etc.) sont désormais fortement regroupés, ce qui limite les possibilités de négo-ciation des prix. En 1999, la rentabilité brute d'ex-ploitation des entreprises de la région est de 45% dans le second $uvre, 35% dans le gros $uvre et 8% dans les travaux publics, soit à des niveaux proches des chiffres nationaux. Les travaux publics enregistrent en moyenne une faible rentabilité car quelques-unes de leurs plus grandes entreprises présentent des résultats d'exploitation médiocres voire néga-tifs. La signification de ces moindres performances ou de ces pertes doit toutefois être relativisée, car ces gran-des entreprises appartiennent le plus souvent à des groupes, et le déficit qu'elles affichent dans ce cas n'est pas forcément représentatif de leur santé économique réelle. En 1999, en Picar-die, en excluant les principales entre-prises en termes de chiffre d'affaires, la rentabilité brute d'exploitation dans les travaux publics serait de 17% au lieu de 8%. Isabelle COLLET
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie- Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01 Directeur de la Publication :Jean-Paul FRANÇOIS-Rédacteur en chef :Edwige CROCQUEY Maquette Insee Picardie - Flashage POLYGRAPHIQUE - Impression YVERT Dépôt légal : juillet-août 2001 - ISSN : 0396-3128 - Code SAGE : IPR09562 - N°95 juillet-août 2001 Prix : 2,44(16 F) - Conditions d'abonnement - INSEE PICARDIE Relais : 1 an (11 numéros) 21,34(140 F) ou INSEE PICARDIE Relais (11 numéros) + INSEE PICARDIE Première (11 numéros minimum) 38,11(250 F) Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1Mél : ventes-picardie@insee.fr © Insee 2001 Bureau d'information: Téléphone : 03 22 91 39 39 - Télécopie : 03 22 97 32 04
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