Le budget transports des ménages depuis 40 ans - La domination de l'automobile s'est accrue

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En 2004, les ménages ont consacré à la fonction transports 14,9 % de leur budget, soit 5 140 euros. La voiture particulière joue un rôle dominant. Le marché de la voiture d'occasion s'est renforcé. Les consommations en carburant stagnent depuis 1989, du fait des hausses récentes de prix et de la rénovation du parc qui tendent à les modérer. Les consommations en entretien-réparation, qui ont un poids deux fois plus faible, ont baissé de 13 % en volume sur la même période. En concurrence accrue sur le marché intérieur, le train et l'avion ont, depuis 10 ans, un poids important dans le dynamisme des transports collectifs. Les trains à grande vitesse ont capté une bonne part du trafic intérieur. La montée en puissance des compagnies aériennes à bas coût a limité l'effet d'un environnement international moins favorable depuis 2001.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1039 - SEPTEMBRE 2005
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Le budget transports des ménages
depuis 40 ans
La domination de l'automobile s'est accrue
Régis Arthaut, division Synthèse des biens et services
n 2004, les ménages ont consacré en France et à l'étranger. Les distances qu'ils
parcourent en voiture sont deux fois plus impor-à la fonction transports 14,9 % de
tantes qu'avec les autres types de transportsEleur budget, soit 5 140 euros.
(753 milliards de voyageurs-kilomètres contreLa voiture particulière joue un rôle domi-
373) pour une dépense globale six fois plus
nant. Le marché de la voiture d'occasion
élevée.
s'est renforcé. Les consommations en car- En 1960, le poids des carburants et lubrifiants
burant stagnent depuis 1989, du fait des dans le budget global automobile était plus
hausses récentes de prix et de la rénova- élevé que celui des achats de voitures neuves.
Cela s'est vérifié, avec quelques fluctuationstion du parc qui tendent à les modérer. Les
dues aux deux premiers chocs pétroliers, jus-consommations en entretien-réparation,
qu'au contre-choc pétrolier de 1985. La partqui ont un poids deux fois plus faible, ont
des carburants et lubrifiants est alors devenue
baissé de 13 % en volume sur la même
plus faible que celle des achats de voitures
période. neuves jusqu'en 1992. Depuis 1997, le budget
En concurrence accrue sur le marché inté- consacré aux carburants est de nouveau le
rieur, le train et l'avion ont, depuis 10 ans, plus élevé et le budget annuel voitures neuves
est devancé depuis 2003 par les pièces déta-un poids important dans le dynamisme
chées (graphique 1).des transports collectifs. Les trains à
grande vitesse ont capté une bonne part
du trafic intérieur. La montée en puissance Les voitures neuves
des compagnies aériennes à bas coût a décrivent un cycle
limité l'effet d'un environnement interna-
tional moins favorable depuis 2001. Les achats de véhicules (voitures neuves et
d'occasion, motos et bicyclettes) représentent
27,3 % des dépenses de transport en 2004.
La part du budget que les ménages consacrent
aux transports est passée de 10,6 % à 15,6 % Les différents postes de la consommation
entre 1960 et 1989. Elle s'est stabilisée depuis des ménages en automobile
et se situe à 14,9 % en 2004. C'est le poste de en % du budget automobile
40dépenses le plus élevé après le logement (8 440
Carburants, lubrifiants
euros) et devant l'alimentation (4 980 euros). En
Voitures neuves
1960, le budget de était deux fois
30et demie supérieur à celui des transports.
L'automobile : 20 Pièces détachées et accessoires
83 % du budget transports
Entretien-réparation
10Le budget transports des ménages (définitions)
Voitures d'occasion (dépenses nettes)
se répartit entre l'automobile (achat et utilisa-
tion), les services de transport (transports col- Autres*
0lectifs et taxis) et, pour une faible part, les deux
1960 1964 1968 1972 1976 1980 1984 1988 1992 1996 2000 2004
roues (tableau 1).
* Échanges standard moteur et autres dépenses d'utilisation (péages,
C'est avec la voiture particulière que les ménages parkings, location de voitures, écoles de conduite).
effectuent les deux tiers de leurs déplacements Source : Comptes nationaux, base 2000, Insee
INSEE
PREMIERELes ventes directes de voitures d'occa- de croissance sont plus faibles et la ten- Sur quinze ans la baisse des immatricu-
sion entre ménages (dépenses brutes, dance est inverse : 2,2 % en moyenne lations en moyenne annuelle est forte
définitions) ne sont pas prises en compte pour le pouvoir d'achat contre 0,8 % en (– 2,7 %) alors qu'elle est plus modérée
car elles ne modifient en rien la consom- volume pour les achats des ménages en pour les volumes consommés (– 0,8 %).
mation totale des ménages, une vente voitures neuves. La montée en gamme et l'effet qualité
étant compensée par un achat. Seules Les fortes évolutions du marché auto- atténuent en effet ce recul en nombre.
sont comptabilisées les ventes avec mobile évoquent un « cycle automo- Celui-ci est en partie dû à une forte
intermédiaires, et dans ce cas seule la bile » d'une durée d'environ 12 ans, que baisse des immatriculations de voitures
marge de ces derniers est retenue vérifient les dernières immatriculations neuves chez les ouvriers et employés
(dépenses nettes, définitions). (graphique 2). Toutefois, ceci n'est vrai (– 200 000 entre 1999 et 2004), avec un
Entre 1960 et 2004, les ménages ont que pour l'ensemble du marché (ména- report partiel (+ 120 000 entre 1999 et
accru leurs achats d'automobiles neu- ges + entreprises + administrations). 2004) sur les voitures d'occasion.
ves, de 4,8 % en moyenne par an en Le marché restreint aux ménages est En effet, le prix unitaire moyen d'une voi-
volume soit plus rapidement que le pou- quasiment à son plus bas niveau his- ture neuve (définitions) a augmenté de
voir d'achat de leur revenu disponible torique depuis les années 1980, 34 % 25 % entre 1995 et 2004, pour atteindre
brut (3,1 %). Depuis 1995, les rythmes en dessous de son plafond de 1989. 19 040 euros. L'indice de prix a pourtant
très légèrement baissé dans l'intervalle
(tableau 2), la divergence provenant de Les postes du budget transports des ménages (en euros par ménage)
l'effet qualité : montée en gamme,
1960 1980 2000 2004
poussée des moteurs diesel et améliora-
Automobile 145 1 588 4 074 4 273 tions qualitatives avec plus d'électro-
- Voitures neuves 36 464 950 891
nique et de sécurité (ABS, airbag).
- Voitures d'occasion 5 82 319 390
- Pièces détachées et accessoires 22 256 751 917
- Carburants, lubrifiants 56 520 1 187 1 146 Le marché des voitures
- Entretien-réparation 23 204 592 629
1 d'occasion a explosé- Autres 3 63 274 300
2
Motos, bicyclettes 12 82 175 180
Les voitures d'occasion, hors transac-
Services de transport 36 231 614 692
tions entre particuliers comme précisé- Transport ferroviaire interurbain 14 57 128 145
ci-dessus, affichent la plus forte crois-- Transport aérien 4 56 202 220
- Autobus, cars et taxis 9 63 141 163 sance en volume des postes de trans-
- Transport urbain 7 32 108 125 port. Après une hausse sensible entre
- Transport maritime 2 8 12 14 1960 et 1980 (10,1 % en moyenne par
3
- Autres services de transport 1152325 an), une légère décélération a suivi.
Transports 193 1 901 4 862 5 144 Avec l'arrivée du contrôle technique, la
4
Assurances automobiles 7 64 160 204 qualité des véhicules s'est améliorée et
les ventes ont fortement progressé1. Échanges standard moteur et autres dépenses d'utilisation (péages, parkings, location de voitures, écoles de conduite).
2. Achat, location et utilisation. (6,9 % en moyenne par an depuis 1995),
3. Essentiellement déménagements. malgré un sensible ralentissement
4. Le poste assurances automobiles est indiqué pour mémoire car il n'appartient pas à la fonction transports
depuis 2002.mais à la fonction autres biens et services avec toutes les assurances et services financiers.
Source : Comptes nationaux, base 2000, Insee Le marché de l'occasion est constitué à
80 % en valeur par des voitures de
moins de 5 ans. Il tend ainsi à s'apparen- Évolution des prix des voitures neuves
ter à celui du neuf avec, pour la première
Taux de croissance annuel moyen (%) fois en 2003, une domination des imma-
1970-1985 1985-1995 1995-2004 triculations de voitures diesel. Depuis
Indice de prix des voitures particulières neuves 9,4 2,1 - 0,05 2000, le budget que les ménages consa-
Effet « Qualité et Structure » 2,7 1,5 2,5 crent aux voitures d'occasion dépasse,
« Dépense Unitaire Moyenne » des voitures particulières neuves 12,4 3,7 2,5
en dépenses brutes, celui des voitures
Source : DAEI/SES, Insee neuves (tableau 3).
Immatriculations et dépenses en voitures particulières neuves et d'occasion réalisées par les ménages
Dépenses (millions d'euros)Immatriculations
1(en milliers) Dépenses brutes Dépenses nettes
1990 1995 2000 2004 1990 1995 2000 2004 1990 1995 2000 2004
Voitures particulières neuves 1 817 1 428 1 390 1 221 24 746 21 787 23 550 23 256 24 746 21 787 23 550 23 256
Voitures particulières d'occasion 4 491 3 956 4 898 5 259 19 429 19 133 25 123 31 237 4 570 5 144 7 912 10 177
Ratio occasion/neuf 2,5 2,8 3,5 4,3 0,8 0,9 1,1 1,3 0,2 0,2 0,3 0,4
1. Les dépenses brutes incluent les ventes d'occasion entre ménages.
Source : DAEI/SES, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREEntretien-réparation et Part des dépenses consacrée aux transports dans l'Union européenne en 2003
En % de la consommation finalecarburants : prix en hausse,
Pays Achats de véhiculesconsommations en baisse Utilisation Services Total
de véhicules de transport transportsEnsemble dont voitures*
Les dépenses liées à l'utilisation des
Allemagne 5,6 5,2 6,7 1,8 14,1
véhicules ont toujours été les plus impor-
Belgique 5,9 5,4 7,2 0,9 14,0
tantes dans le budget transports, elles Espagne 5,2 5,0 5,7 2,1 13,0
en constituent 59,2 % en 2004, soit France 3,9 3,5 8,7 2,4 14,9
Italie 3,6 3,3 6,7 1,9 12,279,5 milliards d'euros.
Royaume-Uni 5,4 5,1 5,1 3,7 14,1L'entretien-réparation est aussi le poste
UE 15 4,7 4,4 6,6 2,3 13,6
transports qui affiche la plus forte hausse
de prix sur longue période : + 10,1 % entre * Neuves et d'occasion
Source : Eurostat1960 et 1995 en moyenne par an contre
6 % pour l'inflation, puis + 3,4 % de 1995 Pour les dépenses des ménages en trans- étaient supérieurs à la moyenne euro-
à 2004 (1,1 % pour l'inflation). Cette ports, la France se situe aujourd'hui péenne actuelle ; il faut donc voir dans la
hausse des prix relatifs résulte surtout nettement au-dessus de la moyenne euro- position française en 2003 un effet de
péenne, bien que les achats de véhicules y creux de cycle. En revanche les dépensesd'une hausse du niveau de spécialisa-
occupent une part sensiblement réduite. d'utilisation de véhicules semblent struc-tion de la main-d'œuvre et d'une plus
Néanmoins, à la fin des années 1980, point turellement plus importantes en Francegrande complexité des réparations liée à
haut du cycle, les achats de voitures que dans le reste de l'Europe.l'électronique embarquée. Elle explique
sans doute en partie un net recul des
volumes (– 13 % depuis 1989). Il est
amplifié par le renforcement du contrôle kilométrage moyen annuel. La consom- Transport aérien :
technique et plus récemment par les pro- mation de gazole n'a cessé de croître,
de nombreuses turbulences
grès de la sécurité routière. dépassant même en quantité l'essence
Le prix des carburants et lubrifiants a en 2003, alors que le volume d'essence Le transport aérien a commencé à per-
beaucoup fluctué en raison des chocs consommé n'a jamais été aussi bas cer dans les années 1960 avec l'arrivée
pétroliers mais sa hausse moyenne depuis 1970. en France des premiers charters. Il est
annuelle depuis 1960 est restée légère- monté en puissance dans les années
ment inférieure à l'inflation (4,9 % contre 1980, poussé par l'augmentation de la
Services de transport :5 %). Mais sur les quinze dernières capacité des avions, le développement
années, le prix des carburants a pro- le budget avion a devancé des lignes régulières et l'extension des
gressé en moyenne plus vite que l'infla- aéroports.le budget train
tion (3 % contre 1,5 %). Les dernières Le trafic aérien français a ainsi poursuivi
envolées en 2000 (+ 18,4 %) et 2004 De 1960 à 1995, la consommation des sa croissance, passant de 33 millions à
(+ 8 %) proviennent d'une forte hausse ménages en services de transport s'est plus de 100 millions de passagers entre
du cours du baril de pétrole. Après une accrue moins vite que celle de l'en- 1980 et 2000. Il a connu une forte accé-
période de hausse régulière en volume, semble des transports (2,3 % contre lération avec l'ouverture partielle à la
les consommations ont atteint un pla- 4,3 % en moyenne par an en volume). La concurrence du marché intérieur aérien
fond en 1989. L'accroissement du parc tendance s'est inversée depuis 1995 en 1995 : sa croissance annuelle
automobile des ménages s'est accom- (3,6 % contre 1,7 %) grâce au train moyenne a été de 8,6 % en volume entre
pagné depuis 1999 d'une réduction du (3,8 %) et à l'avion (4,9 %). 1995 et 2000.
En 1960, parmi les services de trans-
Les postes de la consommation des Le cycle des immatriculations port, le budget train était de loin le plus
ménages en services de transportde voitures particulières neuves important pour les ménages (gra-
%milliers phique 3) alors que celui de l'avion était
2 500 Autres services* Transport maritimetrès faible. Ils ont suivi des évolutions
100
opposées : en 1980, l'avion a rejoint le
train dans le budget des ménages avant Transport urbain80
2 000 de devenir en 1983 leur première source
Ensemble* de dépense en services de transport. Il Autobus, cars et taxis
60
devance dans l'ordre les transports par
autocar, bus et taxis, le transport ferro-
40 Transport aérien1 500 viaire interurbain, et le urbain
(définitions).
20
Ménages Depuis le début des années 1990, les Transport ferroviaire
parts de l'aérien et du ferroviaire se1 000 0
sont stabilisées, chaque mode 1960 1970 1980 1990 2000 20041980 1984 1988 1992 1996 2000 2004
connaissant des progrès et des vicissi-* Ménages, entreprises et administrations. * Essentiellement déménagements.
Source : Fichier central des automobiles (DAEI/SES) Source : Comptes nationaux, base 2000, Inseetudes divers.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREménages ne sont pas comptabilisées.Un retournement est intervenu en 2001 de la SNCF sont en effet très substitua-
Elles ne modifient pas en effet la consom-avec une baisse du trafic (– 1,8 % en bles. Une optimisation de la tarification
mation totale des ménages : une vente est
volume), liée aux attentats terroristes (« yield management ») visant à maximi-
compensée par un achat. Seules sont donc
du 11 septembre, à la concurrence du ser le chiffre d'affaires en différenciant prises en compte les dépenses « nettes »,
TGV Méditerranée et aux difficultés de les prix selon les clientèles, la date d'a- à savoir les achats de véhicules d'occasion
qui passent par un circuit commercial : vé-la compagnie Air Liberté. La reprise chat, la date de voyage, a été mise en
hicules de démonstration, véhicules ap-s'est fait attendre les années suivantes, place. Elle a eu pour effet de créer des
partenant aux loueurs de courte durée et
avec la crise en Irak et l'épidémie de écarts de prix considérables sur un
véhicules achetés par les ménages à des
pneumopathie en Asie du Sud-Est. même trajet. La fourchette va de un à professionnels (dans ce dernier cas,
En 2004, le trafic global s'est accru de huit et parfois plus, et les transporteurs seules sont comptées les marges réa-
lisées par l'intermédiaire). Les dépen-6 % en volume, dépassant son niveau ont choisi des positionnements diffé-
ses « brutes » prennent en comptede 2000 malgré une baisse du trafic inté- rents : promotion sur les vols du
l'intégralité des dépenses effectuées,
rieur. Les compagnies à bas coût (low week-end pour Air France, les vols en
quel que soit le type de transaction,
cost) sont en pleine expansion. Leur tra- semaine pour les compagnies à bas sans soustraction des cessions. Pour
fic a quadruplé entre 2001 et 2004 et coût ; tarifs préférentiels liés à l'assi- les voitures neuves, dépenses brutes et
nettes coïncident.capte à présent plus de 10 % des passa- duité, aux réservations très précoces et
Immatriculations (neuves et d'occasion)gers transportés. aux achats par internet pour la SNCF.
des ménages : voitures immatriculées par
En contrepartie des offres promotionnel-
des particuliers, hors usages (réputés non
les, les prix des billets en période de privés) des entrepreneurs individuels.
Le trafic ferroviaire reste en phase pointe sont orientés à la hausse. Dépense unitaire moyenne par voiture
neuve : ratio entre la dépense des ménages etavec le trafic aérien intérieur
le nombre de voitures neuves immatriculées.
Définitions
De 1960 à 1995, le transport ferroviaire
Sources
interurbain n'a progressé que très modé-
La consommation des ménages liée aux
rément (1 % en volume).
transports comprend les dépenses en :
Après un net repli en 1995 (– 5,2 % en - Comptes nationaux, base 2000 : les sériesAchats de véhicules : automobiles neu-
de consommation des ménages sont pré-volume), dû aux conflits sociaux de fin ves, automobiles d'occasion (achats nets) ;
sentées en base 2000 et les anciennes sé-échanges standard moteur ; motos ; bicy-d'année et au ralentissement général de
ries en base 1995 ont été rétropoléesclettes.l'activité, le trafic ferroviaire de voyageurs
jusqu'en 1960 ;Utilisation de véhicules : pièces déta-
s'est accru de 5 % en volume entre 1996 - Fichier central des automobiles pour leschées et accessoires (pièces mécaniques,
et 2000 grâce à la forte expansion du tra- immatriculations françaises ;pneumatiques y compris rechapage, maté-
- Comité professionnel du pétrole (CPDP);fic TGV et à la montée en puissance riels électriques pour moteurs et véhicules,
- Commission des comptes des transportspiles et accumulateurs) ; carburants, lubri-d'Eurostar et de Thalys (mis en service
de la Nation ;fiants ; entretien-réparation d'automobilesen 1994 et 1996). Son rythme de crois-
- Eurostat : dépense en transports danset de motos (y compris contrôle technique) ;
sance s'est ralenti depuis 2001. l'Union européenne.autres services liés aux véhicules person-
Entre 1960 et 2000, les prix des trans- nels (location de véhicules, écoles de
ports ferroviaires interurbains et aériens conduite, péages, parkings et stationne- Bibliographie
ment).ont augmenté moins vite que celui de
Services de transport : transports urbainsl'ensemble des transports. Depuis 2000,
(métros, tramways, bus, chemin de fer…) ; « La consommation automobile depuis
l'augmentation de prix est identique (3 %
transports interurbains de voyageurs par 40 ans - Entretien et réparation, premier
en moyenne). rail ; transports de voyageurs par route, par poste de dépense » Insee Première n° 844,
La relative convergence des prix et des taxi, par air, par mer et voies d'eau intérieu- mai 2002.
res ; autres services de transport achetés « Les dépenses de motorisation en France -consommations de ces deux modes de
(dont déménagements) à l'exclusion des 2003 », P.-L. Debar et J. Mollet, étude dudéplacement est en partie liée à leur
assurances-voyage. Comité des constructeurs français d'auto-
concurrence sur certaines liaisons du tra-
Dépenses nettes, dépenses brutes:en mobiles, novembre 2004.
fic intérieur : entre Paris et le sud du pays, comptabilité nationale, les transactions « Pétrole 2004 éléments statistiques »,
les offres des compagnies aériennes et de voitures d'occasion de gré à gré entre Comité professionnel du pétrole, juin 2005.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
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