Lemploi salarié dans le tourisme : une nouvelle estimation

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En 2003, le tourisme génère 900 000 emplois salariés sur le territoire métropolitain. La part du tourisme dans l’emploi salarié total est ainsi de 4,3 %. Cette part est particulièrement importante dans les stations de montagne. La restauration est, devant l’hôtellerie, l’activité qui est à l’origine du plus grand nombre d’emplois touristiques. Mais ces emplois sont également nombreux dans des activités comme le commerce non alimentaire et les super et hypermarchés. La saisonnalité de l’emploi, très marquée, est maximale sur le littoral atlantique. Une estimation délicate Près de la moitié des emplois touristiques sont situés en milieu urbain La restauration, devant l’hôtellerie L’amplitude saisonnière est maximale sur le littoral atlantique En milieu urbain, l’emploi touristique est peu saisonnier Encadrés L’estimation de l’emploi touristique Le zonage en types d’espace
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1099 - AOÛT 2006
PRIX : 2,30€
L’emploi salarié dans le tourisme :
une nouvelle estimation
Brigitte Baccaïni, Gwenaëlle Thomas, pôle Analyse territoriale, Insee
Abdel Khiati, département de la Stratégie, de la Prospective, de l’Évaluation et des
Statistiques, direction du Tourisme
n 2003, le tourisme génère 900 000 emplois salariés, soit 4,3 % de l’emploi salarié
total. Cet effectif varie de 686 000 en janvier àemplois salariés sur le territoire
1 184 000 en août. En équivalent temps plein,Emétropolitain. La part du tourisme
cela représente 661 000 emplois.
dans l’emploi salarié total est ainsi de
4,3 %. Cette part est particulièrement im-
portante dans les stations de montagne. Près de la moitié des emplois
La restauration est, devant l’hôtellerie, touristiques sont situés
l’activité qui est à l’origine du plus grand en milieu urbain
nombre d’emplois touristiques. Mais ces
Le poids du tourisme dans l’emploi salarié total estemplois sont également nombreux dans
très fortement lié au contexte géographique, à la
des activités comme le commerce non ali-
nature des espaces (tableau 1).
mentaire et les super et hypermarchés. La Dans le cadre de cette étude, le territoire
saisonnalité de l’emploi, très marquée, métropolitain a été divisé en cinq types d’espaces :
est maximale sur le littoral atlantique. le « littoral », les « stations de montagne », la
« montagne hors stations » le « rural » et « l’ur-
bain ». Les espaces « montagne » et « littoral »
sont divisés en sous-catégories géographiques
Les retombées du tourisme sur un territoire sont (encadré 2).
multiples. Les emplois salariés en sont une C’est dans l’urbain que l’on trouve le plus d’emplois
composante essentielle. Estimer leur nombre touristiques (441 000 emplois soit 49,3% de l’em-
est cependant délicat. Une première approche ploi touristique total). Cette importance du tourisme
consiste à décompter l’emploi présent dans les urbain est en grande partie liée au tourisme d’affai-
activités totalement dédiées au tourisme : ainsi res. L’espace littoral vient en deuxième position
tous les emplois des hôtels, des campings, des (22,5 % de l’emploi touristique total). Dans l’espace
offices de tourisme ou des remontées mécani- rural, on atteint 172 000 emplois liés au tourisme,
ques sont touristiques. Pour d’autres activités, troisième rang en terme d’effectifs. Les deux types
c’est le surplus d’emplois lié à la présence de d’espaces de montagne regroupent, ensemble,
touristes qui est pris en compte. Ainsi, pour la 9 % de l’emploi touristique (graphique 1).
restauration ou le commerce alimentaire, qui En ce qui concerne la part de l’emploi touris-
offrent leurs services aux touristes mais aussi à tique dans l’emploi salarié total, c’est dans les
la population locale, il est pertinent d’inclure une stations de montagne qu’elle est la plus impor-
partie des emplois dans l’emploi touristique. tante : 11,9 %, cet espace se distinguant ainsi
Une étude de la direction du Tourisme a montré déjà nettement des autres. Dans la montagne
comment variait selon les lieux et les saisons hors stations, 5,1 % de l’emploi salarié est lié
cette population présente et l’économie présen- au tourisme, avec des contrastes importants
tielle qu’elle génère. d’un massif à l’autre, des Pyrénées où elle
L’Insee a mis au point une méthode appliquant atteint 8 % au Jura où elle n’est que de 3 %.
ces principes, permettant d’estimer un effectif Sur les littoraux, la situation est intermédiaire,
d’emplois salariés touristiques, déclinable selon 7,4 % de l’emploi salarié total est généré par la
le mois ou la saison et par groupe d’activités fréquentation touristique, cette part étant plus
(encadré 1). Conformément à la définition inter- faible sur le littoral de la Manche que sur celui de
nationale, le tourisme concerne tous les voya- l’Atlantique ou de la Méditerranée. Dans l’es-
ges, qu’ils soient d’affaires ou de loisirs pace urbain, la place relative du tourisme dans
(définition). l’emploi salarié est plus faible (3,6 %). Mais c’est
En 2003, dans l’ensemble de la France métro- dans l’espace rural que l’emploi touristique
politaine, selon cette méthode d’estimation, le occupe la place relative la moins importante
tourisme génère en moyenne annuelle 894 000 (3,4 %) (graphique 2).
INSEE
PREMIERE Poids de l’emploi touristique dans l’emploi salarié total La restauration,
selon les types d’espace, en 2003 devant l’hôtellerie
Emploi salarié Emploi salarié Part de l’emploi
Au niveau national, l’emploi touristiquetouristique total touristique
repose sur les deux activités essentiel-Effectif ETP Effectif ETP dans les dans les
les que sont l’hôtellerie et la restauration.(moyenne (moyenne (moyenne (moyenne effectifs ETP
annuelle) annuelle) annuelle) annuelle) (en %) (en %) C’est la restauration qui prédomine :
Méditerranée 102 500 78 000 1 297 159 1 056 526 7,9 7,4 27,5 % des emplois salariés liés au tou-
Atlantique 67 000 52 000 850 511 694 316 7,9 7,5 risme relèvent de cette activité. L’hôtel-
Manche 32 000 23 000 572 259 467 074 5,5 5,0 lerie vient ensuite avec 23,0 % des
Ensemble littoral 201 500 153 000 2 719 929 2 217 916 7,4 6,9 emplois liés au tourisme. Cette part
Alpes 6 000 5 000 148 559 120 334 4,3 3,9 atteint 29,4 % si l’on l’ajoute les autres
Pyrénées 7 000 5 000 85 528 68 127 7,7 7,4 activités d’hébergement (gîtes, auber-
Vosges 5 000 4 000 92 698 75 981 5,7 5,1
ges de jeunesse et camping).
Jura 3 000 2 000 91 581 75 040 3,0 2,5
Dans quasiment tous les types d’espace,
Massif central 13 000 10 000 255 294 207 356 5,1 4,7
ces deux activités (hôtellerie et restaura-Ensemble montagne
tion) arrivent en tête. Deux profils peu-(hors stations) 34 000 26 000 673 660 546 838 5,1 4,6
vent cependant être distingués. Dans lesStations de montagne 46 000 36 500 385 119 315 505 11,9 11,6
espaces littoraux et dans l’espace urbain,
Rural 172 000 126 000 5 088 636 4 156 832 3,4 3,0
c’est la restauration qui détient la pre-
Urbain 441 000 319 000 12 152 758 9 922 863 3,6 3,2 mière place, générant un tiers de l’emploi
Ensemble des espaces 894 500 660 500 21 020 102 17 159 954 4,3 3,9 touristique dans l’espace urbain. Le poids
élevé de la restauration sur les littoraux
Source : Insee, DADS 2003
(le quart des emplois touristiques) est
Encadré 1
L’estimation de l’emploi touristique
Traditionnellement l’emploi touristique est afin de mieux rendre compte des im- été retenues induisent des emplois dans
suivi à travers les activités dites « caracté- pacts territoriaux : un établissement le reste du système économique. Ces em-
ristiques du tourisme ». Selon la définition peut être qualifié de « touristique », et plois induits ne sont pas comptabilisés
adoptée par l’Organisation mondiale du son emploi alors comptabilisé en « touris- dans cette évaluation. Ainsi, l’ouverture
tourisme, il s’agit des activités « dont une tique », en fonction du caractère plus ou d’un commerce de détail saisonnier est
partie de l’output principal est constituée moins touristique de son activité et du niveau prise en compte mais ce dernier « induit »
de produits qui, dans la plupart des pays, d’équipement touristique de la commune. En des emplois dans le commerce de gros
cesseraient d’exister en quantité significa- fonction de ces deux critères (activité de l’é- qui, eux, ne sont pas retenus.
tive en l’absence de tourisme ». Les princi- tablissement et localisation), des règles de Les effectifs d’emplois liés au tourisme,
pales sont l’hôtellerie et les autres formes décision permettent de déterminer quelle dans une zone donnée, sont déclinés par
d’hébergement, la restauration et les ca- part de l’emploi de l’établissement (de groupes d’activités et par périodes (mois ou
fés, les téléphériques et remontées méca- tout l’emploi à aucun emploi) sera consi- regroupement de mois : haute saison d’été,
niques, les agences de voyages et le dérée comme liée au tourisme (tableau). saison d’hiver...).
transport de voyageurs... C’est cette défini- Pour permettre des comparaisons géogra- La méthode, les données nécessaires,
tion qui est utilisée par la direction du Tou- phiques pertinentes, les activités en lien et les programmes de calcul sont mis à
risme pour l’élaboration des comptes du avec le tourisme mais pas avec la fréquen- la disposition des directions régionales
Tourisme. Elle permet les comparaisons tation touristique du territoire analysé sont de l’Insee afin qu’elles puissent ré-
internationales et le suivi conjoncturel. exclues (agences de voyages pour des sé- pondre, en région, aux demandes des
La méthode d’estimation des emplois sa- jours à l’étranger ou fabrication de carava- professionnels du tourisme ou des ac-
lariés liés au tourisme, mise au point à nes par exemple). Par ailleurs, comme teurs publics locaux, pour toute zone
l’Insee, repose sur un principe différent, toutes les autres activités, celles qui ont d’étude.
Type de commune
Bien équipée pour le tourisme Moyennement équipée pour le tourisme Peu équipée pour le tourisme
Type d’activité
100 % touristique Tout l’emploi Tout l’emploi Tout l’emploi
(ex. : hôtellerie)
Fortement touristique Emploi saisonnier Emploi saisonnier + partie de l’emploi permanent Aucun emploi
(ex. : restauration, café-tabac) + partie de l’emploi permanent
Moyennement touristique Emploi saisonnier Emploi saisonnier Aucun emploi
(ex. : supermarchés, hypermarchés)
Faiblement touristique Emploi saisonnier Aucun emploi Aucun emploi
(ex. : commerce de détail habillement)
Non touristique (ex. : industrie) Aucun emploi Aucun emploi Aucun emploi
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREd’ailleurs largement dû à la zone « Médi- thermes et thalassothérapie dans les d’activité touristique. À celui de l’été (juil-
terranée », très urbanisée. Pyrénées. let-août), s’ajoute un second en hiver
Dans les autres espaces, l’hôtellerie Il convient aussi de souligner l’im- (février-mars surtout). Le pic de l’hiver est
devance au contraire la restauration. Dans portance des activités non spécifique- le plus marqué, le tourisme de ces espa-
les zones de montagne (stations ou hors ment touristiques dans l’emploi touris- ces étant orienté préférentiellement vers
stations), un emploi touristique sur trois se tique total, notamment les super et les sports d’hiver. L’écart saisonnier atteint
situe dans l’hébergement (hôtels, gîtes, hypermarchés, qui représentent 5 % de son maximum par rapport à la période
auberges de jeunesse et camping). Cette l’emploi touristique total. Les boulange- creuse d’octobre quand les effectifs sont
part atteint un emploi sur deux dans les ries représentent également une part non 2,2 fois plus faibles qu’en février. Pour les
Vosges. Dans ces zones, très marquées négligeable de l’emploi touristique dans zones de montagne hors stations, il n’y a
par l’activité d’hébergement, la restaura- la montagne hors stations et dans le qu’un pic, en été (graphique 3).
tion a un poids nettement plus faible. rural. Les espaces littoraux reçoivent un afflux
Dans toutes les zones, l’hôtellerie est de touristes l’été, et la courbe de l’acti-
bien présente (entre 20 % et 30 % des vité touristique présente donc un pic
L’amplitude saisonnièreemplois liés au tourisme, 38 % dans les unique, très marqué. En haute saison
Vosges). La part des « autres héberge- est maximale sur le littoral (juillet-août), les littoraux regroupent
ments » est beaucoup plus variable d’un 27 % de l’emploi touristique total du paysatlantique
espace à l’autre. (contre 22,5 % en moyenne dans
Dans certains espaces, quelques Dans tous les types d’espace, l’emploi l’année).
activités spécifiques génèrent de touristique augmente, plus ou moins for- Sur le littoral atlantique, l’emploi salarié
nombreux emplois touristiques : tement, au cours de l’été. touristique est, lors du pic du mois
remontées mécaniques dans les sta- Les stations de montagne diffèrent des d’août, trois fois plus important qu’en
tions de montagne, parcs d’attraction autres espaces, avec une courbe d’emploi janvier, mois le plus creux. C’est l’es-
et casinos sur le littoral de la Manche, touristique particulière : elles ont deux pics pace où l’amplitude saisonnière est
Poids des différents espaces Emploi salarié touristique Poids de l'emploi touristique
dans l'ensemble de l’emploi mensuel - Espaces de montagnedans le total de l'emploi salarié
touristique métropolitain des différents types d'espaces
moyenne annuelle = 100en % en % de l'emploi salarié total
Jura 200
Jura
Vosges
180Rural
Alpes
Urbain 160Pyrénées Stations Montagne hors stationAlpes
Massif central 140
Massif central
Manche
Manche 120
Stations montagne
Vosges
100Atlantique
Pyrénées
Méditerranée 80Atlantique
Rural
Méditerranée 60Urbain
Stations montagne
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 0 24 68 10 12
Source : Insee, DADS 2003. Source : Insee, DADS 2003.Source : Insee, DADS 2003.
Emploi salarié touristique Emploi salarié touristique mensuel - Ampleur de la saisonnalité
mensuel - Espaces littoraux Espace rural et espace urbain de l’emploi touristique
moyenne annuelle = 100moyenne annuelle = 100 Urbain
200200 Vosges
Atlantique Alpes
180180 Jura
Pyrénées
160160
Manche
Rural
Rural140140
Stations montagne
120 Massif central120
Méditerranée Urbain Méditerranée
100100 Atlantique
0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0Manche rapport mois maximum/mois minimum8080
Note de lecture : sur le littoral atlantique, au cours du mois du
maximum d'emplois touristiques (août), le nombre d'emplois6060
est 3 fois plus important qu'au cours du mois du minimum
d'emplois touristiques (janvier).
Source : Insee, DADS 2003. Source : Insee, DADS 2003. Source : Insee, DADS 2003.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
janv.
fév.
mars
avril
mai
juin
juillet
août
sept.
janv.oct.
nov. fév.
déc. mars
avril
mai
juin
janv.
juilletfév.
août
mars
sept.
avril
oct.
mai
nov.
juin
déc.
juillet
août
sept.
oct.
nov.
déc.
INSEE
PREMIEREmaximale. Dans la zone de la Manche, certes, du type d’espace, mais égale- Enfin, dans les espaces urbains, c’est
l’écart entre la haute saison et la basse ment de la nature de l’activité. presque toujours la non-saisonnalité qui
saison est nettement moins fort (rapport Sur les littoraux, le pic de juillet-août est de règle, à l’exception toutefois des
de 1,9 seulement). La situation est est très accentué, mais nettement emplois des super et hypermarchés, qui
intermédiaire en Méditerranée (2,4). moins marqué dans l’hôtellerie que présentent un pic marqué en été.
Mais, sur le littoral méditerranéen, l’ar- dans les autres activités dominantes
rière saison touristique est plus du tourisme (restauration en particu-
Sourceattrayante, et son effet se répercute sur lier). Dans les stations de montagne, la
l’emploi (graphique 4). saisonnalité est plus indépendante de
Dans l’espace urbain, les effectifs de l’activité, les courbes sont d’un remar- La méthode utilise les résultats de l’ex-
salariés liés au tourisme varient nette- quable parallélisme entre elles. Les ploitation des déclarations annuelles de
données sociales (DADS) de l’annéement moins au cours de l’année. Ils sont remontées mécaniques font bien évi-
2003. Il s’agit d’un document administratifsupérieurs toutefois de 50 % pour le pic demment exception, avec un seul pic,
que doit fournir toute entreprise em-
de juillet par rapport au creux de janvier en hiver.
ployant des salariés, pour toutes les acti-
(graphiques 5 et 6). Dans les espaces de montagne hors sta- vités économiques à l’exception de
tions ainsi que dans l’espace rural, la sai- l’agriculture, des services domestiques et
des services de l’État. Le fichier DADSsonnalité est particulièrement marquée
permet de connaître le niveau de l’emploiEn milieu urbain, l’emploi dans l’hébergement (autre que l’hôtel-
salarié par activité pour chaque jour de
lerie), avec un pic en juillet-août, ainsi quetouristique est peu saisonnier l’année.
dans les super et hypermarchés. Dans
La plus ou moins grande variabilité, au les autres activités dominantes du tou-
cours de l’année, des effectifs dans les risme, les variations au cours de l’année Définition
activités liées au tourisme dépend, sont moindres.
Tourisme : selon la définition retenue par
Encadré 2
l’Organisation mondiale du tourisme, le
Le zonage en types d’espace tourisme comprend « les activités dé-
ployées par les personnes au cours de
Les professionnels du tourisme utilisent un bassins de vie classés « montagne » ou
leurs voyages et de leurs séjours dans les
zonage différenciant les communes selon « station de montagne ». Les bassins de vie
lieux situés hors de leur environnement ha-
leur contexte géographique (littoral, mon- urbains sont ceux qui, n’étant ni littoral, ni
bituel pour une période consécutive qui
tagne...). Partant de ce zonage, et en utili- de montagne ou de station de montagne, comprend au moins une nuit et ne dépasse
santlebassindeviecomme«maille»de contiennent sur leur territoire une commune pas une année, à des fins de loisirs, pour af-
base, la France métropolitaine a été par- de plus de 30 000 habitants. Les bassins de faires et autre motif ».
tagée en cinq grands ensembles. vie restant sont considérés comme ruraux.
1. Les bassins de vie littoraux : 200 bassins L’espace littoral a été subdivisé en trois grou-
de vie. pes : Méditerranée, Atlantique-Bretagne,
2. Les bassins de vie de montagne : 177 Manche. Le littoral breton n’a pas été isolé, la Bibliographie
bassins de vie. nature du tourisme étant proche au sud et au
3. Les bassins de vie ruraux : 1 399 bas- nord de la Bretagne ; ce littoral a donc été en-
« Les bassins de vie, au cœur de la vie des
sins de vie. tièrement inclus dans l’espace atlantique.
bourgs et des petites villes », Insee Pre-
4. Les bassins de vie de station de mon- L’espace montagne est subdivisé en cinq mière n° 953, avril 2004.
tagne : 57 bassins de vie. groupes : Alpes, Pyrénées, Vosges, Jura, « Le tourisme en France », Insee Référen-
5. Les bassins de vie urbains : 83 bassins Massif central. En Corse, le caractère littoral ces, novembre 2005.
de vie. est, sur le plan touristique, dominant dans la « Le Mémento du tourisme », La Documen-
tation française, édition 2005.Un bassin de vie appartiendra à la catégorie plupart des bassins de vie. Seul le bassin de
« Tableaux de bord du Tourisme » : sur« littorale » si, parmi toutes les communes vie de Corte a été classé en zone de mon-
www.tourisme.gouv.fr, rubrique « statisti-qui composent le bassin de vie, la plus forte tagne. Ses caractéristiques touristiques
ques ».
capacité d’hébergement se situe dans les étant assez proches de celles du Massif cen-
« En haute saison touristique, la population
communes classées en « espace littoral ». tral, il a été regroupé, dans les analyses,
présente double dans certains départe-
Le même principe est appliqué pour les avec les bassins de vie de ce massif.
ments », Insee Première n° 1050, no-
vembre 2005.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
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