Les dynamiques démographiques et économiques des territoires du Morbihan (Flash d'Octant n°131)

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Le Morbihan est le département breton où la progression de l'emploi industriel sur les 30 dernières années est la plus forte. La crise du début des années 2000 n'a cependant pas épargné le département, affectant le développement industriel. La croissance de l'emploi reste pourtant soutenue entre 1999 et 2005, davantage alimentée par les besoins générés par une croissance démographique accélérée sur cettepériode. La progression de la population est plus marquée sur le littoral, comme celle de l'emploi salarié. Néanmoins, à travers des mécanismes variés et à des degrés divers, les différentes parties de l'intérieur du département affichent une croissance démographique et économique.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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LE FLASH
Octant
Territoires
Numéro 131 - octobre 2007Morbihan
Les dynamiques démographiques
et économiques des territoires du Morbihan
Le Morbihan est le département breton où la progression de l'emploi
industriel sur les 30 dernières années est la plus forte. La crise du début
des années 2000 n'a cependant pas épargné le département, affectant le
développement industriel. La croissance de l'emploi reste pourtant
soutenue entre 1999 et 2005, davantage alimentée par les besoins générés
par une croissance démographique accélérée sur cette période. La
progression de la population est plus marquée sur le littoral, comme celle
de l'emploi salarié. Néanmoins, à travers des mécanismes variés et à des
degrés divers, les différentes parties de l'intérieur du département
affichent une croissance démographique et économique.
er l'emploi progresse de 41 % en 30 ans, et la populationu 1 janvier 2005, 259 000 personnes travaillentAdans le Morbihan, soit 21 % des actifs occupés en de 32 %.
Bretagne. À la même date, le département compte Le Morbihan se distingue par son bilan industriel
largement positif, même si les évolutions récentes688 500 habitants, qui représentent 22 % de la
amènent à nuancer le constat. En 30 ans, la progressionpopulation bretonne. Entre 1975 et 2005, la population
des effectifs de l'industrie dans le Morbihan atteint 31 %,du Morbihan augmente de 22 % et l'emploi de 27 %. Sur
contre 19 % pour l'Ille-et-Vilaine et 13 % en moyennel'ensemble de cette période, le département est, après
er
l'Ille-et-Vilaine, le plus dynamique de Bretagne, loin pour la Bretagne. Au 1 janvier 2005, 48 000 actifs
travaillent dans l'industrie morbihannaise.devant le Finistère et les Côtes-d'Armor. Il se situe
néanmoins en retrait par rapport à l'Ille-et-Vilaine, où
ISSN 1276-972X - Exemplaire GRATUITTaux de variation annuel de la population entre les recensements (en %)
Les activités de la sphère
1,4
productive dans le Morbihan
1,2
er
Avec plus de 19 000 salariés au 1 janvier1,0
2005, les industries agroalimentaires sont
0,8 le principal employeur du département et
0,6 représentent près du quart des emplois
salariés de la sphère productive. Cette part
0,4
est 50 % plus élevée que la part moyenne
0,2 du secteur en Bretagne. Le secteur de la
parapharmacie, parfumerie entretien0
emploie dans le Morbihan près de 3 000
-0,2 salariés, une part quatre fois plus1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2005
importante de la sphère productive que la
Côtes-d'Armor Finistère Ille-et-Vilaine Morbihan
moyenne régionale. La construction et
Source : recensements de la population 1975, 1982, 1990 et 1999, enquêtes annuelles de recensement 2004, réparation navales, avec la DCN et la
2005 et 2006 construction et réparation de bateaux de
plaisance comptent un peu plus de 3 000
entre janvier 1999 et janvier 2005 (+ 11,5 %), salariés et représentent une part deux foisLa crise du début des années 2000
n'a pas épargné l'industrie mais désormais davantage alimentée par le plus importante des emplois de la sphère
morbihannaise développement de la construction et des productive ; la métallurgie et transformation
Le bilan industriel du Morbihan sur la dernière services aux particuliers. Les évolutions des métaux presque autant avec
également 3 000 salariés. Deux autrespériode (1999-2005) est toujours positif, avec récentes de l'emploi salarié privé, hors
3,5 % d'emplois supplémentaires. Mais la crise agriculture, confirment cette tendance. De activités sont également mieux représen-
du début des années 2000 n'a pas épargné le début 2005 à début 2007, la progression de tées dans le Morbihan : l'industrie du bois et
du papier (2 000 salariés), et le secteur dedépartement. Depuis fin 2001, les effectifs l'emploi salarié privé sur ce champ atteint 3,7 %
la chimie, caoutchouc, plastique (3 700industriels sont en baisse (- 3,1 % entre 2002 et dans le Morbihan, une évolution proche de celle
2005). La baisse est un peu plus marquée qu'en observée en Ille-et-Vilaine. La moyenne salariés).
Ille-et-Vilaine, mais moins que dans les Côtes- bretonne se situe à 3,3 %, les deux autres
Dans le Morbihan, plus qu'en moyenned'Armor. départements bretons affichant un bilan plus
dans la région, l'emploi se concentre dansL'emploi salarié des principaux secteurs du modeste. Alors que l'industrie reste morose, la
un nombre restreint de secteurs. Les deuxdépartement (IAA, construction navale, construction, les services aux particuliers, le
secteurs les plus surreprésentés sont enparfumerie, chimie, caoutchouc, plastique, commerce, les transports et les banques
outre très concentrés. La quasi-totalité desélectronique, métallurgie) est affecté. On continuent de créer des emplois.
effectifs salariés de la parapharmacie,observe corollairement un ralentissement du
parfumerie sont regroupés dans quatredéveloppement des activités de services aux Le développement économique
établissements de l'entreprise Yvesentreprises, tant dans les établissements de prend une orientation plus
Rocher. La construction navale emploieconseil et assistance et les activités des résidentielle
77 % de ses salariés dans les quatreorganismes de recherche que dans les services Le économique du dépar-
principaux établissements du secteur, dontopérationnels (gardiennage, nettoyage...). Ce tement prend une orientation plus résidentielle.
la DCN. L'industrie agroalimentaire estphénomène est particulièrement sensible dans Cette évolution s'explique par l'accélération du
moins concentrée, en raison de l'implan-le Morbihan, un peu moins dans les autres rythme de croissance de la population : + 1,1 %
tation de nombreux établissements d'unedépartements. en moyenne annuelle contre 0,6 % de 1975 à
taille importante. Les quatre plus grosLe début des années 2000 semble marquer une 1999. Ce taux est désormais très proche de
établissements regroupent seulementinflexion dans le développement du Morbihan. celui de l'Ille-et-Vilaine, grâce en particulier à
16 % des salariés, les dix premiers 30 %.Malgré une industrie moins dynamique, la l'apport migratoire.
croissance de l'emploi salarié reste soutenue
Évolution de l'emploi total par secteur entre 1975 et 2005 (en %)
Tertiaire
Agriculture Industrie Construction Ensemble
Ensemble Commerce Services
Effectif 1975 228 250 181 490 102 355 463 575 121 845 341 730 975 670
Bretagne 76 195 205 718 84 143 850 469 167 041 683 428 1 216 525Effectif 2005
Variation (%) - 66,6 13,3 - 17,8 83,5 37,1 100,0 24,7
Effectif 1975 50 200 36 400 23 565 93 295 24 525 68 770 203 460
15 812 47 857 19 470 175 645 35 761 139 884 258 784Morbihan Effectif 2005
Variation (%) - 68,5 31,5 - 17,4 88,3 45,8 103,4 27,2
Variation (%)Côtes-d'Armor - 63,5 8,6 - 16,8 64,9 30,7 77,6 10,7
Variation (%) - 66,5 - 2,8 - 31,8 71,4 22,7 89,9 16,2Finistère
Variation (%) - 68,0 19,4 - 2,6 103,6 51,4 120,6 40,8Ille-et-Vilaine
Source : Insee, recensement de la population 1975, estimations annuelles d'emploi au 1er janvier
2 Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007Rapporté à la population, l'excédent migratoire Évolution de l'emploi salarié de la sphère productive de 1990 à 2005
du Morbihan est à partir de 30 ans le plus fort de (base 100 au 1/1/1990)
tous les départements. C'est le cas à l'âge de la 140
retraite, après 60 ans, mais également aux âges
Bretagne
d'activité, à partir de 30 ans. Ces arrivées
Côtes-d'Armor
130répondent en grande partie à la demande de
Finistère
main-d'œuvre créée par les besoins de la
Ille-et-Vilaine
population, en matière de logement, commerce
120
Morbihanou services, tout en contribuant elles-mêmes à
la croissance de ces besoins.
En six ans, de 1999 à 2005, on dénombre 20 % 110
d'emplois salariés supplémentaires dans la
construction, 27 % dans le commerce de détail,
100
18 % dans les services aux particuliers, des
chiffres supérieurs à ceux des autres
départements bretons. En valeur relative, les 90
1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004
activités récréatives, culturelles et sportives
er
Source : estimations annuelles d'emploi au 1 janviersont parmi les services aux particuliers celles où
l'emploi salarié progresse le plus (+ 26 %). En
valeur absolue, ce sont les services de santé ou
d'action sociale qui créent le plus d'emplois ont pu être mesurées entre 1999 et 2005 sur ce entreprises, a fait mécaniquement baisser la
salariés : 4 500 en six ans. champ montrent que la progression du niveau part des salariés relevant de la sphère
d'équipement a été particulièrement marquée productive dans le Morbihan. La croissance de
Le développement accéléré dans le département : le nombre d'établis- l'emploi dans cette sphère avait été presque
des services réduit la part sements a progressé de 26 % dans le aussi vive entre 1993 et 1999 dans le Morbihan
de la sphère productive département, contre 22 % pour l'ensemble de la qu'en Ille-et-Vilaine (respectivement + 15 % et
En 2005, sur le champ du commerce et des région et 18 % en Ille-et-Vilaine. + 16 %). Elle s'est nettement ralentie depuis
services du secteur concurrentiel (hors activités Le développement plus rapide de ces activités, pour s'établir à 7,5 % entre 1999 et 2005, alors
financières), le Morbihan était le mieux équipé relevant de la sphère résidentielle, conjugué au que dans le même temps elle s'est encore
des départements bretons. Les évolutions qui ralentissement de l'industrie et des services aux accentuée en Ille-et-Vilaine (+ 18 %).
Les principaux établissements de la sphère productive du Morbihan au 31 décembre 2004
(établissements de 250 salariés et plus et de 100 à 249 salariés rattachés à une grande entreprise ou un groupe du Morbihan)
Kermene
Socopa
Ardo SA
ALH Argoat Le Hir Société Vitréenne
d'Abattage
Les volailles de Kerana
Houdebine SA
Pontivy
Linpac plastics
Pontivy SA Cooperl Huanudaye
Dandy SA
EuropigBonduelle traiteur - Cie gén prod
Caugant SA alimentaires Peny Manufac produits
automobile de Ploërmel
PDM industriesVolaven Locminé Bernard SA
Société bretonne
fonderie mécanique
PloërmelRonsardGroupe Bigard Yves Rocher
Socavi Doux frais
France télécom Celvia
Hill-rom SAS
Yves Rocher
Délifrance SA Doux frais
Cité marineDCN Yves Rocher
TransportsMT packaging
Rouxel frères Soprat
Auray Avon polymères Faurecia intérieurLorient
France SAS industrie
Saur FranceActivités Manuf Franc pneumatiq Michelin
Procanar
Industries agroalimentaires Vannes
Yves Rocher Société du briquetTransports des biens de consommation jetable 75
Frigorifiques Européens
Industries des biens d'équipement
Catonnages Thibault SA des biens intermédiaires
Énergie
Construction
Commerce
Nombre de salariésTransports
1 800Services aux entreprises
600
250
Contour du département du Morbihan
Seuls les établissements de 250 salariés et plus sont étiquetés
Source : Insee, Clap
Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007 3
© IGN - Insee 2007Part des 3 sphères dans les départements bretons au 31 décembre 2004
Part de la sphère Part de la sphère Part de la sphèreNombre
productive résidentielle publique
de postes salariés (en %) (en %) (en %)
160 125 33 41 26Côtes-d'Armor
Finistère 258 725 34 42 24
335 276 39 39 22Ille-et-Vilaine
Morbihan 201 914 35 41 24
956 040 36 40 24Bretagne
Source : Insee, Clap
littoral, de 11 % dans le reste du départementDepuis 1999 la part de la sphère productive
de début 99 à début 2005. Le dynamisme dus'est réduite d'environ 1,5 point dans le
Morbihan pour se retrouver sensiblement au littoral se traduit également par un taux de
er création d'entreprises un peu plus élevé quemême niveau qu'en 1990. Au 1 janvier 2005, le
dans le reste du département en 2006 (10,2 %Morbihan reste cependant, après l'Ille-et-
contre 9,1 % pour le reste du département).Vilaine, le département où cette part est la plus Zone littorale
L'activité la plus dynamique du littoral est laélevée, grâce au dynamisme industriel des 30
construction, avec une progression de 27 % desdernières années et au développement des
effectifs salariés. Le nombre de logements misactivités connexes, services, logistique… Cette
en chantier entre 1999 et 2005 est de 7 au km²part est estimée à 35 %, contre 36 % en
dans le Morbihan. Cette densité est de 15 aumoyenne en Bretagne et 39 % en Ille-et-Vilaine.
km² pour la zone littorale contre seulement 3 auL'analyse du tissu d'établissements de la sphère reste du département. Cette zone englobe les
km² dans le reste du département. En 2006, leproductive met en évidence une forte grandes agglomérations du département,
taux de création d'entreprises est égalementspécialisation de l'emploi dans quelques Vannes et Lorient. En 1999, elle concentrait
supérieur à celui observé dans le reste dusecteurs clés de l'économie du département, et 73 % de la population et 74 % de l'emploi du
département :13,3 % contre 10,6 %.une forte concentration des salariés dans un département. Les premiers résultats des
nombre restreint d'établissements. À un éche- dernières enquêtes annuelles de recensement
L'orientation résidentiellelon géographique plus fin, ces particularités sont montrent que la concentration de la population
est fortement marquéeencore plus marquées et structurent le dans la zone littorale tend à s'accroître. Entre
dans la zone littoraledépartement en quatre zones contrastées. 1999 et 2005, la progression de la population
La vocation touristique affirmée du littoraldes ménages ordinaires (hors collectivités, dont
morbihannais contribue à ces évolutions. LaLa partie littorale du département les maisons de retraite en particulier) y est
croissance de la population, résidente ou deaffiche un fort dynamisme estimée à près de 7 %, contre 4 % dans le reste
passage, entraîne une augmentation desdémographique et économique du département. En matière d'emploi salarié, le
équipements, commerces ou services auxUne large bande littorale se distingue de la bilan est également plus favorable dans la zone
personnes, ainsi que de l'artisanat du bâtiment.partie intérieure du département. Le dynamisme littorale : le secteur privé (hors agriculture) a
Le littoral a enregistré une progression dede la zone littorale est plus marqué que dans le augmenté ses effectifs salariés de 17 % sur le
l'ensemble des établissements dédiés à ces
activités de 12 % entre 1999 et 2005, contre 3 %
Évolution du nombre de ménages entre 1999 et 2005 par EPCI*
pour le reste du département.
La forte concentration de population sur le
littoral confère à son économie une orientation
résidentielle plus marquée que dans l'ensemble
du département. En 2005, 61 000 des postes de
travail localisés sur la zone littorale relèvent de
la sphère résidentielle privée, soit les trois
quarts des quelque 83 000 que compte le
Morbihan dans cette sphère. Ces postes
représentent 44 % de l'ensemble des postes de
travail du littoral, tous secteurs confondus,
contre 35 % dans le reste du département. La
progression de l'emploi dans la sphère
résidentielle privée a été plus forte entre 1999 et
En %
2005 sur le littoral que dans le reste du
14,5 département : 24 % contre 21 %.
9,4 La zone littorale regroupe également les trois
5,7
quarts des 49 000 postes de travail de la sphère0
publique, plus particulièrement ceux de la
Morbihan : 11 %
fonction publique d'État. Ils sont fortement
présents sur les agglomérations de Vannes etLimites départementales
Limites des zones d'études dans une moindre mesure de Lorient. La part
des postes de la sphère publique est de 26 %
* EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunale
er sur le littoral, contre 21 % dans le reste du
Source : DGI, taxe d'habitation au 1 janvier 1999 et 2005
département
4 Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007
© IGN - Insee 2007
© IGN - Insee 2007Part des 3 sphères dans les quatre zones au 31 décembre 2004
Part de la sphère Part de la sphère Part de la sphèrePopulation* Nombre
er productive résidentielle publique
au 1 janvier 2005 de postes salariés (en %) (en %) (en %)
492 978 139 485 30 44 26Zone littorale
Zone nord-ouest 91 999 24 059 41 35 24
52 588 19 556 57 27 16Zone centrale
Zone est 90 722 29 372 39 39 22
669 481 201 914 35 41 24Morbihan**
* population des ménages ordinaires
** la zone est englobant des communes situées hors du département, les données relatives au Morbihan ne sont pas égales à la somme des quatre zones.
Source : Insee, Clap , enquêtes de recensement 2004, 2005 et 2006
Concentration des ménages et de l'emploi salarié dans les principales agglomérations (en %)
Part des ménages dans le département Part de l'emploi salarié privé dans le département
1999 2005 1999 2005
29,1 28,0 29,2 27,5Ca* de Lorient
17,4 18,2 20,4 23,5Ca de Vannes
2,0 2,1 2,8 2,8Cc** de Ploërmel
5,5 5,9 5,6 5,7Cc du pays d'Auray
6,5 6,2 7,5 7,8Cc de Pontivy
* communauté d'agglomération
** de communes
Source : taxe d'habitation, Urssaf
La sphère productive reste agglomérations, de Lorient et de Vannes, et leur Lorient a moins augmenté : de 20 communes à
dynamique, grâce au développement vient compenser la faible 23. Avec les communes situées entre Lorient et
développement des services croissance des emplois industriels. Vannes et dont 40 % des salariés travaillent
aux entreprises dans l'une ou l'autre des trois (avec Auray)
Dans la zone littorale, l'importance de la sphère L'emploi reste concentré principales villes de la bande littorale, cette zone
résidentielle privée ou publique réduit dans les grandes agglomérations, constitue désormais un espace urbain continu.
mécaniquement la part de la sphère productive, les déplacements domicile-travail Le rayon d'attraction des deux grandes villes ne
qui ne dépasse pas 30 % des postes salariés. augmentent s'est en revanche pas beaucoup étendu au-delà
Elle compte cependant 42 000 postes, soit 60 % L'emploi reste concentré dans les de la zone littorale vers l'intérieur du
des postes de l'économie productive du agglomérations de Vannes et de Lorient. À elles département. Parmi les communes qui se sont
département. L'industrie du littoral est très deux, elles comptent 54 % de l'ensemble des ajoutées à celles fortement attirées par Lorient,
marquée par la présence des activités de la postes de travail salariés privé du département seule Quistinic se situe hors de la bande
filière construction navale, militaire et de en 2005, 51 % des salariés du secteur privé littorale. Vers Vannes, elles ne sont que deux
plaisance avec une surreprésentation des hors intérim et agriculture. Une redistribution communes dans le même cas : La Vraie-Croix et
principales activités des sous-traitants, s'est effectuée entre 1999 et 2005 au profit de Saint-Guyomard.
métallurgie et plastique. Cette spécialisation est Vannes. L'agglomération offre 23 % des
accentuée par la présence de la tréfilerie emplois du secteur privé hors agriculture en Trois zones distinctes
Michelin à Vannes. 2005 contre 20 % en 1999. À Lorient, cette part à l'intérieur des terres
La sphère productive reste dynamique sur le est passée de 29 à 27 %. Les dynamiques qui ont permis la croissance
littoral. L'emploi salarié privé (hors agriculture) y La concentration des ménages est moindre : en démographique et économique de l'intérieur du
a davantage progressé entre 1999 et 2005 que 2005, 46 % des ménages ont leur résidence département ne se limitent donc pas à un effet
dans le reste du département : 8 % contre 5 %. principale dans les deux communautés induit du développement du littoral. En matière
Ce dynamisme est confirmé par la vigueur de la d'agglomération. La part des ménages vivant de développement, les différentes parties de
création d'entreprises dans la sphère dans l'agglomération vannetaise a augmenté, l'intérieur du département ne constituent en fait
productive : le taux de création atteint 11,2 % en mais moins que la part de l'emploi. Pour
2006 sur le littoral, contre 9,9 % pour le reste du l'agglomération de Lorient, cette part a diminué.
département. À travers l'augmentation des navettes domicile-
L'emploi industriel du secteur privé (hors travail, la croissance de l'emploi a donc Zone
nord-ouest
agriculture) a peu augmenté : + 1%, contre 4 % bénéficié aux communes périurbaines de
dans le reste du département. En revanche les l'ensemble des deux agglomérations. Zone
centraleactivités connexes, notamment les services aux Au recensement de 1999, 27 communes
entreprises, services opérationnels, conseil et voyaient plus de 40 % de leurs salariés (hors
Zone
estassistance, se sont considérablement fonctionnaires d'Etat) se déplacer quoti-
développés sur la période : + 30 %, contre 26 % diennement pour aller travailler à Vannes. En
dans le reste du département. Ces activités sont 2005, elles sont huit communes supplé-
en fait très concentrées dans les deux grandes mentaires dans ce cas. L'aire d'attraction de
Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007 5
© IGN - Insee 2007la Communauté de communes de Questem-pas un ensemble homogène. L'analyse de Une croissance basée
bert. Parmi ces dernières, les plus à l'Ouest, enl'appareil productif permet de partitionner sur le développement de l'industrie
bordure de la communauté d'agglomération del'intérieur du département en trois zones agroalimentaire dans la partie
Vannes, envoient plus de 40 % de leur salariésdistinctes et de mettre en évidence les centrale
travailler à Vannes. Les salariés de communesmécanismes économiques à l'origine de leur Acet égard, la zone centrale du département est
proches de la route à 4 voies vont travailler, pourcroissance. atypique, puisqu'elle ne comporte aucune
un peu plus de 40 % d'entre eux, à Vannes ouLa première zone se situe dans la partie est du grande agglomération, contrairement aux trois
Redon.département, et ne saurait être observée sans y autres. En revanche le territoire est irrigué par
Entre 1999 et 2005, la population vivant eninclure la partie de la Communauté de les grands axes de circulation, aux carrefours
logement ordinaire a progressé de 6 %, presquecommunes de Redon située hors du Morbihan. desquels se sont implantés de nombreux
autant que sur le littoral. Cette croissance s'estLes implantations des établissements Yves établissements de l'industrie agroalimentaire.
accompagnée d'un développement desRocher qui se sont faites dans cette zone est, Le dynamisme de cette zone sur la période
activités de la sphère résidentielle privée, quiaux alentours de Ploërmel ou de Redon ont 1999-2005 repose ainsi d'abord sur le déve-
restent cependant encore sous-dimensionnées.entrainé une très forte spécialisation industrielle loppement des activités de la sphère produc-
L'emploi y a progressé de 20 % sur la mêmedans les activités de parfumerie entretien. Cette tive.
période, avec une forte progression des effectifszone héberge également des établissements En l'absence de grande agglomération, le taux
salariés du commerce (+ 17 %).Au total l'emploisous-traitants de l'automobile (MPAP à d'équipement de la zone en commerce et
salarié privé (hors agriculture) a progressé dePloërmel ou Faurecia près de Redon). La zone services est en 2005 le plus faible des quatre
12 %.centrale du département se caractérise zones. En raison de la présence moindre des
Les deux autres zones à l'Est et au Nord-Ouestégalement par une forte spécialisation, mais activités de commerce et de services, privés ou
du département ont des structures plus prochesdans un autre domaine avec la présence de publics, les emplois salariés de la sphère
l'une de l'autre. La part de la sphère résidentiellenombreux établissements industriels du secteur productive représentent la majorité des 19 500
privée est un peu plus importante dans la zoneagroalimentaire. Ce dernier secteur est postes de travail de la zone en 2005. Entre 1999
est, au détriment de la sphère productive. C'estégalement très présent dans la zone Nord- et 2005, l'emploi salarié privé (hors agriculture),
dans la zone est que l'emploi salarié privé, horsOuest autour de Pontivy et de Gourin, mais y a progressé de 8 % dans la sphère productive,
agriculture, a le moins progressé entre 1999 etl'économie productive de cette dernière zone autant que dans la zone littorale. Cette
2005 dans les activités de la sphère productiveest un peu plus diversifiée, avec les industries croissance est imputable en grande partie à
(2 %), en raison d'un faible dynamisme dedu bois et papier, et le transport de l'industrie, mais également au développement
l'industrie et du commerce de gros.marchandises. des activités de services aux entreprises.
La population y a néanmoins augmenté de 6 %.Le développement d'un réseau routier dense a
L'économie de la zone prend une orientationfavorisé l'installation de grosses structures La population augmente
plus résidentielle, avec un développementindustrielles dans l'est et le centre du presque autant que sur le littoral
marqué des services aux particuliers. Ladépartement. La zone Nord-Ouest, d'une Les nombreux emplois ainsi créés ont fait appel
croissance des effectifs salariés de la sphèreaccessibilité moindre, en a moins bénéficié, et à une main d'œuvre venue s'installer sur ce
résidentielle privée atteint 25 % entre 1999 etson développement semble en pâtir. Outre les même territoire. La particularité de la zone
2005 : c'est la plus forte des quatre zones. Enroutes, les agglomérations structurent le centrale est en effet sa relative étanchéité en
termes de nombre d'équipements présents surterritoire, concentrant la population, les activités matière de déplacements domicile-travail.
le territoire, la progression est également la plusde commerce et de service. Leur présence est Aucune commune de la zone ne voit plus de
forte après la zone littorale : + 5 %.un facteur déterminant du développement 40 % de ses salariés aller travailler dans une
démographique et économique des territoires. grande agglomération, sauf celles situées dans
L'augmentation des déplacements
domicile-travail stimule l'économie
résidentielle des zones est et nord-
ouest
Part des industries agroalimentaires dans l'emploi salarié au 31 décembre 2004 L'observation de l'évolution des navettes
domicile travail des salariés entre 1999 et 2005
met en évidence une extension des espaces
urbains constitués par les pôles Rennes-
Ploërmel d'une part, Rennes-Redon-Nantes
d'autre part. Une part de la croissance du
nombre de ménages dans la zone est peut ainsi
s'expliquer par l'extension du rayon d'attraction
de l'agglomération nantaise à la partie sud de la
communauté d'agglomération de Redon. De la
même façon l'attraction de l'agglomération
rennaise s'étend à l'ensemble des communes à
l'Est de Ploërmel, contribuant également à la
croissance de la population de la zone. La
En % communauté de communes de Ploërmel
enregistre la plus forte progression du nombre26,3
12,1 de ménages entre 1999 et 2005.
4,1 Dans la zone Nord-Ouest aussi, une part de la
croissance de la population trouveMorbihan : 9,4 %
probablement son origine dans l'extension du
rayon d'attraction du pôle Lorientais. PourLimites départementales
modeste qu'elle soit (+ 2 %), cette progressionLimites des zones d'études
est un retournement de tendance, puisque entre
Source : Insee, Clap
6 Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 -octobre 2007
© IGN - Insee 20071990 et 1999 la population avait diminué de Les zones d'attraction en Bretagne en 1999 (pôles de 4 000 emplois et lien d'au moins 40 %)
1,5 %.
L'emploi salarié privé, hors agriculture a
progressé de 10 % dans la zone entre 1999 et
2005. Elle a bénéficié de la croissance de
l'emploi dans la sphère productive (+ 4 % dans
Pontivy Rennesle secteur privé hors agriculture), en particulier
autour de Pontivy. L'attraction de la commune
de Pontivy s'est particulièrement renforcée et Ploërmel
les communes situées entre Pontivy et Loudéac
bénéficient largement de la présence de
salariés travaillant à plus de 40 % dans l'un de Auray
ces deux pôles. L'extension de l'aire d'attraction VannesLorient
du pôle Lorientais explique également en partie
cette progression. L'ensemble des communes Type de commune
Redon
situées en bordure de la route reliant Lorient à Isolée
MultipolariséePontivy voient plus de 40 % de leurs salariés
Satellitepartir quotidiennement vers Lorient ou Pontivy.
PôleLa croissance de la population reste cependant
la plus faible des quatre zones, de même que la
Limites départementalescroissance de l'emploi dans la sphère
Limites des zones d'études Nantesrésidentielle privée (+ 17 %). La zone bénéficie
Limites des zones d'attraction
d'un niveau d'équipement plus bas que les
Source : Insee, recensement de la population 1999autres zones du département, mais entre 1999
et 2005, on note une évolution favorable,
notamment le développement des activités de Les zones d'attraction en Bretagne en 2004 (pôles de 4 000 emplois et lien d'au moins 40 %)
loisir.
Pontivy Rennes
Ploërmel
Auray
Vannes
Lorient
Type de commune
Redon
Isolée
Multipolarisée
Satellite
Pôle
Limites départementales
Limites des zones d'études Nantes
Limites des zones d'attraction
Source : Insee, DADS 31/12/2004Les trois sphères d'activités
La sphère productive regroupe les
activités orientées vers les marchés Les déplacements domicile-travail : définitions et champ
extérieurs, essentiellement l'industrie, le
secteur de l'énergie, les services aux Commune pôle : unité urbaine concentrant plus de 4 000 emplois
entreprises, le transport de marchandises et satellite : commune dont plus de 40 % des salariés résidents travaillent dans le
le commerce de gros. même pôle d'emploi
La sphère résidentielle est formée des Commune multipolarisée : commune dont, au total, plus de 40 % des salariés résidents
activités liées à la population : services aux travaillent dans un des pôles d'emplois
particuliers, construction, santé, action Communes isolées : communes dont moins de 40 % des salariés résidents travaillent dans un
sociale, commerce de détail, activités des pôles d'emplois
financières et transport de voyageurs... Les salariés retenus pour l'étude des déplacements domicile-travail ne comprennent pas
La sphère publique regroupe les emplois les agricoles, les personnels employés par des particuliers, les fonctionnaires d'État.
relevant des fonctions publiques d'État, En raison de cette restriction du champ le seuil des pôles est fixé à 4 000 emplois (contre
territoriale et hospitalière. 5 000 dans la définition relative aux aires urbaines).
Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007 7
© IGN - Insee 2007 © IGN - Insee 2007Évolution de l'emploi dans les zones d'études par sphère (en %)
130 130
Sphère résidentielleZone littorale Zone nord-ouest
125 125
120 120
Sphère résidentielle
115 115
110 110
Sphère productive105 105
Sphère productive
100 100
95 95
1999 2000 2001 2002 2003 2004 1999 2000 2001 2002 2003 2004
130 130
Zone centrale Zone est
125 125
Sphère résidentielle Sphère résidentielle
120 120
115 115
110 110
Sphère productive105 105
Sphère productive
100 100
95 95
1999 2000 2001 2002 2003 2004 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Source : Insee - Urssaf
La mesure de l'évolution de l'emploi à partir de la source URSSAF
Les indices d'évolution de l'emploi dans les quatre zones d'étude sont calculés à partir de la source URSSAF (Union pour le Recouvrement des
cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales). Les établissements dépendant de la MSA(Mutualité SocialeAgricole) ne sont donc pas
pris en compte. Les salariés en intérim sont exclus du calcul des indices d'évolution.
Si l'on exclut le secteur public, le taux de couverture de l'emploi par la source Urssaf est de 90 %.Il varie cependant selon les sphères et les zones.
Taux de couverture - hors secteur public (en %)
Effectifs Urssaf / postes de travail Clap
Total Sphère productive Sphère résidentielle
Taux Effectif Urssaf Taux Effectif Urssaf TauxEffectif Urssaf
92 600 90 37 000 88 55 600 91Zone littorale
16 600 91 8 600 87 8 000 95Zone nord-ouest
Zone centrale 14 300 87 9 300 84 5 000 95
20 300 89 11 200 95 9 100 90Zone est
Postes de travail dans CLAP (Connaissance Locale de l'Appareil Productif) et estimations d'emploi
er
Au 1 janvier 2005 on compte 960 000 postes de travail selon la source Clap et 1 080 000 personnes en emploi selon les estimations d'emploi.
Ces données produites par l'Insee ne sont pas directement comparables.
D'une part la source Clap comptabilise des postes de travail alors que les estimations d'emploi portent sur le nombre de personnes en emploi au lieu
de travail. Un poste correspond à un contrat de travail dans un établissement pour une durée donnée. Un salarié travaillant dans plusieurs
établissements au 31 décembre comptera pour plusieurs postes quelle que soit la durée des contrats. Par conséquent, le nombre de postes ne
correspond pas au nombre de salariés.
D'autre part, le champ d'activités couvert par ces sources diffère : les secteurs de l'agriculture et des services personnels et domestiques ne sont pas
pris en compte dans Clap.
8 Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007Les pôles de compétitivité dans le Morbihan
Au total 50 établissements morbihannais dont la part des effectifs situés dans le (30 %) du département.
adhèrent à l'un ou l'autre des pôles de Morbihan est la plus forte : 30 %. La part pour La composante recherche des pôles est
compétitivité dont la gouvernance est le pôle Valorial est de 18 %. La moitié des représentée par l'Université de Bretagne Sud
localisée en Bretagne, le pôle Valorial, quelque 1 800 emplois morbihannais du pôle à Vannes (pour les pôles Mer et Automobile
haut de gamme), ainsi que par 5 centres etaliments de demain, le pôle Mer, et le pôle Valorial relèvent de l'industrie des viandes,
Images et réseaux. Ces établissements dont les plus grands établissements sont instituts de recherche situés à Lorient et
emploient au total 4 400 salariés dans le Procanar et Houdebine. Le pôle Images et Ploemeur.
Morbihan, soit 16 % des effectifs des réseaux est peu représenté, avec seulement Deux grands établissements morbihannais
adhèrent à des pôles impliquant la Bretagne,établissements bretons de ces pôles et 12 % quelques établissements de taille modeste,
des effectifs totaux. dont TV Breizh à Lorient, et moins d'une mais pilotés par d'autres régions : la MPAP
Le pôle Mer regroupe plus de la moitié des centaine de salariés au total. (Manufacture des Produits Automobiles de
La zone littorale concentre l'intégralité des Ploërmel) au pôle Automobile haut de gammeemplois morbihannais des pôles, dont 2 200
et la DCNS Lorient au pôle EMC2 (ensemblesdans la construction navale et les industries postes salariés des pôles Images et réseaux
des équipements électriques et électroniques, et Mer Bretagne. Les postes salariés du pôle métalliques et composites).
avec notamment la DCNS Lorient (ex DCN) et Valorial sont majoritairement situés dans les
zones du centre (42 %) et du Nord-Ouestla société Martec Serpe IESM. C'est le pôle
Les établissements d'entreprises Les effectifs des établissements d'entreprises
des pôles de compétitivité bretons (en nombre) des pôles de compétitivité bretons(en nombre de postes salariés)
160 14 000
14 000
120 10 000
6 000
Morbihan80
6 000
Bretagne 6 000
40
2 000
Total France
0 0
Valorial Mer Bretagne Images et réseaux Valorial Mer Bretagne Images et réseaux
Les établissements employeurs du Morbihan adhérents aux pôles de compétitivité bretons en 2007
Pontivy
Acemo Olmix
Houdebine SA
Ploërmel
Bretagne lapins
Locminé
Socavi
Martec Serpe IESM
Groupe Entremont
Timolor SARL
Guyomarc'h SNC Bretagne
Lareal-Sermix chimie fine
DCNS
Auray
Cecab centrale
coop agric BretLorient
Vannes
Procanar
Nombre de salariés
1 980
500 Pôles
Images et réseaux
Mer Bretagne
50 Valorial
Seuls les établissements de 50 salariés et plus sont étiquetés
Contour du département du Morbihan
Source : Pôles de compétitivité, Insee, Clap au 31 décembre 2005
Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007 9
© IGN - Insee 2007L'emploi lié à la fréquentation touristique dans le Morbihan
L'emploi généré par la fréquentation Dans le Morbihan, l'emploi touristique ces,…) et les restaurants contribuent pour
touristique dans le Morbihan est estimé à représente 5,5 % de l'emploi salarié du moitié au total de l'emploi touristique. Viennent
environ 11 000 en moyenne sur l'année 2003, département, un peu plus que la moyenne ensuite les activités de commerce de détail, au
un peu moins de 9 000 en équivalent temps régionale (4,6 %). premier rang desquelles les super et
plein sur l'année. Le département représente Les emplois dans les structures d'héber- hypermarchés.
un quart de l'emploi touristique breton. gement (hôtels, campings, centre de vacan-
Effectif salarié moyen annuel en 2003
Morbihan Zone littorale
10 998 9 709Total de l'emploi lié au tourisme*
2 428 2 048dont : hôtels
1 020 986autres hébergements touristiques
ensemble de l'hébergement 3 448 3 034
restauration 2 247 2 036
900 779super / hypermarchés
665 620commerce de détail non alimentaire
687 545boulangerie
384 286cafés / tabacs
activités sportives 267 249
199 117 138 670Total emploi salarié**
* Le niveau de l'emploi touristique dans l'intérieur du département est trop faible pour qu'une estimation fiable en soit donnée. Pour des raisons tenant à la méthode de calcul,
elle ne peut être obtenue par différence entre le et la zone littorale.
** Hors administration d'État
Source : Insee, DADS
Variation annuelle de l'emploi touristique en Bretagne en 2003 (en nombre) La saisonnalité de l'emploi touristique est très
marquée : l'effectif varie d'un peu plus de 7 000
20 500
en basse saison à 18 500 au cœur de l'été
19 500 dans le Morbihan. Le rapport des effectifs les
plus élevés aux plus faibles est de 2,6. C'est un17 500
peu plus que la moyenne bretonne (2,4), tirée
15 500
à la baisse par l'Ille-et-Vilaine, qui concentre
13 500 une grande part du tourisme d'affaires, réparti
11 500 sur l'ensemble de l'année.
L'emploi touristique est extrêmement9 500
concentré sur la zone littorale, largement
7 500
mieux équipée en hébergements touristiques
5 500 et résidences secondaires, ainsi qu'en
3 500 commerces ou services de proximité. La part
janv. mars juin juil. sept. nov.fév. avril mai août oct. déc. de la zone littorale dans le total de l'emploi
touristique du département atteint 90 %. En
Côtes-d'Armor Finistère Ille-et-Vilaine Morbihan Zone littorale du Morbihan moyenne annuelle, 7 % des salariés de la
zone littorale ont une activité liée au tourisme.
Source : Insee, DADS
10 Insee Bretagne - Flash d'OCTANT - N° 131 - octobre 2007

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