Les échanges de population entre zones demploi

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Six profils types Six profils suffisent à illustrer les profils migratoires de la totalité des zones d’emploi. Ils renvoient toujours aux mêmes âges clés du cycle de vie. Les zones d’emploi de Paris et des grandes villes de province se distinguent par un fort afflux de jeunes de 17-18 ans pour leurs études, et des départs en augmentation juste après 20 ans. Dans les communes périurbaines à la périphérie de Paris, les départs se font plutôt en fin de vie active. Dans les autres zones périurbaines de province, ou en grande périphérie de Paris, les arrivées sont en majorité le fait des trentenaires : c’est le phénomène de la périurbanisation. Certaines zones, situées notamment dans le Nord-Est et le Centre-Est, ne sont attractives pour aucun âge après le départ de nombre de leurs jeunes pour leurs études. En revanche, beaucoup de petites villes de l’Ouest et du Sud se caractérisent par une attractivité principalement liée aux âges de la retraite. Dans les zones d’emploi du littoral sud , s’ajoutent à ces arrivées de retraités celles de jeunes actifs. Des territoires multiples Paris et les grandes villes de province attirent les jeunes aux âges d’études À la périphérie de Paris, arrivées de jeunes et départs de retraités Au cours des décennies 80 et 90, les zones du Centre-Est et du Nord-Est ne sont attractives à aucun âge Des arrivées de trentenaires dans l’espace périurbain Départs pour études et arrivées de retraités dans les petits pôles urbains Les zones littorales du Sud attirent à la fois les jeunes actifs et les retraités
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 1074 - MAI 2006
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Les échanges de population
entre zones d’emploi
Six profils types
Olivier Léon, Pascal Godefroy, pôle Emploi-Population, Insee
ix profils suffisent à illustrer les clarté, les zones d’emploi ont été privilégiées :
six des sept profils migratoires types suffisent àprofils migratoires de la totalité
les caractériser (carte).Sdes zones d’emploi. Ils renvoient
Ces profils migratoires, déclinés par sexe et
toujours aux mêmes âges clés du cycle de
âge des migrants, se différencient les uns des
vie. Les zones d’emploi de Paris et des autres par le sens et l’ampleur des migrations à
grandes villes de province se distinguent des âges clés du cycle de vie. Trois âges du
par un fort afflux de jeunes de 17-18 ans cycle de vie ont ainsi été pris en compte dans
cette étude. Entre 16 et 20 ans, il s’agit despour leurs études, et des départs en aug-
migrations de lycéens et d’étudiants pour leursmentation juste après 20 ans. Dans les
études. Entre 20 et 30 ans, les migrations cor-
communes périurbaines à la périphérie
respondent à celles de jeunes actifs à la
de Paris, les départs se font plutôt en recherche d’un emploi ou occupant leur pre-
fin de vie active. Dans les autres zones mier emploi. Entre 55 et 65 ans, les migrations
périurbaines de province, ou en grande sont liées à la fin d’activité : cette classe d’âge a
été étendue jusqu’à 65 ans pour prendre enpériphérie de Paris, les arrivées sont en
compte deux phénomènes : d’une part, cesmajorité le fait des trentenaires : c’est le
migrations peuvent se réaliser quelques
phénomène de la périurbanisation. Cer-
années après la fin d’activité, d’autre part elles
taines zones, situées notamment dans le peuvent être un peu retardées pour les couples
Nord-Est et le Centre-Est, ne sont attracti- et n’intervenir qu’après la cessation d’activité
ves pour aucun âge après le départ de du conjoint le plus jeune, le plus souvent la
femme. Ces éléments déterminent à eux seulsnombre de leurs jeunes pour leurs étu-
la famille de profils à laquelle une zone d’em-des. En revanche, beaucoup de petites
ploi appartient. Ils sont liés aux caractéristiques
villes de l’Ouest et du Sud se caractéri-
géographiques et sociologiques de la zone.
sent par une attractivité principalement Les comportements migratoires des hommes
liée aux âges de la retraite. Dans les zones et des femmes sont assez semblables : ils se
d’emploi du littoral sud , s’ajoutent à ces ar- rattachent presque toujours, pour une zone
donnée, à la même famille de profils types. Enrivées de retraités celles de jeunes actifs.
fait, l’âge des migrants et la localisation des ter-
ritoires sont les deux facteurs déterminants des
comportements migratoires.Les nombreux modes de subdivision du terri-
toire métropolitain conduisent à une multitude
de zones. Les départements, arrondissements
Paris et les grandes villes deou cantons traduisent des réalités administrati-
ves, d’autres découpages du territoire, comme province attirent les jeunes
les zones d’emploi, les bassins de vie ou les aux âges d’études
aires urbaines, correspondent à des logiques
économiques et sociales. Les jeunes de 17-18 ans arrivent massive-
Une typologie a été réalisée sur un ensemble ment dans les zones d’emploi de Paris et des
de 4 300 territoires composés de bassins de grandes villes de province (graphique 1).
vie, zones d’emploi, départements et régions. Dans le même temps, des départs de plus
Elle a permis de mettre en valeur sept profils faible intensité surviennent peu après 20 ans,
migratoires types qui caractérisent les compor- et le solde migratoire devient quasiment nul
tements migratoires des populations résidentes après 30 ans. La forte intensité et la soudaineté
(source). Dans cette analyse, par souci de des arrivées aux âges d’études font que le
INSEE
PREMIEREsolde migratoire s'accroît très vite à par- l’émigration s’intensifie peu à peu pourÀlapériphériedeParis,
tir de 16 ans et est maximal à 18 ans. Ce atteindre son maximum vers 60 ans.arrivées de jeunes
phénomène est caractéristique des Les zones en question sont presque tou-
et départs de retraités
zones d’emploi englobant les grands tes situées dans la petite couronne pari-
pôles urbains et universitaires de pro- sienne : les motivations d’études et
vince tels que Toulouse, Lyon, Gre- À la périphérie de Paris, les arrivées sont d’emploi expliquent en grande partie leur
noble, Rennes ou encore Lille. Ces davantage étalées dans le temps : elles forte attractivité auprès des jeunes. Une
territoires, bien dotés en établissements ont principalement lieu entre 18 et 30 ans fois l’âge de la retraite venu, l’intensité
d’enseignement supérieur, voient affluer (graphique 2). De plus, les départs sont de l’émigration traduit, pour cette popu-
de nombreux jeunes. Entre 20 et 30 ans, retardés et se concentrent principale- lation, une volonté de départ définitif
le solde migratoire négatif traduit pour ment autour de l’âge de la retraite (55-65 vers la province.
partie le départ de ces étudiants : une ans). L’ampleur de ces départs est au Les cinq autres familles de profils migra-
fois leur cursus terminé, ils migrent vers moins égale à celle des arrivées, contrai- toires possèdent en commun la particu-
d’autres zones pour trouver un emploi. rement aux zones de Paris et des gran- larité de comporter des départs de
Certains pôles universitaires franciliens des villes de province : les départs en jeunes aux âges d’études. Elles se dis-
tels que Paris ou Orsay sont également étaient moins nombreux. Dans ces tinguent les unes des autres par l’éven-
dans ce cas : les jeunes y arrivent tou- zones, les arrivées après 20 ans ne sont tuelle existence de soldes migratoires
tefois plus tardivement. Ainsi, c’est à pas exclusivement le fait d’étudiants. De positifs à des âges ultérieurs, ainsi que
20 ans que l’attractivité exercée par jeunes actifs viennent également s’y ins- par les tranches d’âge où cette attracti-
Paris sur les jeunes est maximale. taller. En revanche, après 30 ans, vité se manifeste.
Au cours des décennies 80 et
Les profils migratoires des zones d'emploi 90, les zones du Centre-Est et
du Nord-Est ne sont attractives
à aucun âge
Un ensemble de zones ont une forte
émigration des jeunes autour de 18 ans
et des soldes migratoires quasiment
nuls aux autres âges (graphique 3). Ces
zones sont assez dispersées au plan
géographique. Elles comprennent notam-
ment les zones en déclin industriel ou
rural. Les régions à solde migratoire
faible ou négatif, principalement au nord,
au centre et à l’est, de la Bourgogne aux
Flandres sont fortement représentées.
Les grandes villes : nombreuses
arrivées à 17-18 ans et départs en
augmentation après 20 ans
1
quotient migratoire normalisé (en %)
100
80
60
40
20
0
10 20 30 40 50 60 70 80
-20
âge
-40
-60
-80
-100
1. Rapport du quotient migratoire au quotient migratoire ab-
© IGN - Insee 2006
solu maximal de ce profil type tous âges confondus.
Lecture : dans « les grandes villes », le quotient migratoire at-
« grandes villes » : arrivées pour études puis départs immédiats
teint son maximum à l'âge de 17 ans. Autrement dit, c'est à
« périphérie parisienne » : arrivées d'étudiants et de jeunes actifs
cet âge que la part du solde migratoire (excédent des arri-
« zones à faible attractivité » : des soldes négatifs à tous les âges
vées sur les départs) dans la population âgée de 17 ans en
« périurbain » : départs pour études et arrivées de jeunes ménages
début d'année, est la plus importante. À l'inverse, c'est à 22
« petits pôles urbains » : départs pour études et arrivées de retraités
ans qu'il est minimal, les départs l'emportant sur les arrivées.
« méditerranéen » : départs pour études puis arrivées à tous âges
Après 40 ans, départs et arrivées se compensent.
Source : Insee, modèle Omphale. Source : Insee, modèle Omphale.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIERED’autres zones sont également concer- commencent à émerger depuis quel- l’installation de ménages jeunes et actifs
nées comme le bocage normand, le ques années. En effet, l’intensification et le départ d’étudiants.
marais poitevin et une partie des Lan- des migrations et l’installation des ména- Les zones d’emploi de la grande péri-
des. ges toujours plus loin des villes-centres phérie parisienne, marseillaise ou lyon-
À aucun âge, le solde migratoire de ces sont susceptibles de rendre à l’avenir naise comptent parmi cette famille de
zones n’est excédentaire : les jeunes ces zones attractives pour certaines profils migratoires, tout comme de nom-
émigrants ne retournent donc pas dans tranches d’âge. breuses zones d’emploi alsaciennes et
leur territoire d’origine, ou bien en corses.
nombre trop faible pour compenser les Des arrivées de trentenaires
autres départs. Ainsi, ces zones sont
dans l’espace périurbain Départs pour étudesplus que les autres exposées au déclin
démographique et au vieillissement de et arrivées de retraitésUn ensemble de zones d’emploi très majo-
la population. ritairement situées dans l’espace périur- dans les petits pôles urbains
Toutefois, pour certaines d’entre elles, bain se caractérisent par des départs de
les prémices d’un regain d’attractivité Certaines zones enregistrent des arri-forte intensité aux âges d’études et des arri-
vées et retours plus tardifs après levées majoritairement entre 25 et 40 ans,
départ des jeunes aux âges d’études. Leaprès quoi le solde migratoire reste fai- À la périphérie de Paris, arrivées
cas des zones rurales de l’Ouest ainsiblement excédentaire (graphique 4). Les
aux âges d'études et départs en
que de nombreux petits pôles urbainsâges de départ et d’arrivée sont égale-
fin d'activité
illustrent cette situation (graphique 5).1 ment très proches dans ces zones d’em-quotient migratoire normalisé (en %)
100 Dans ces zones, les départs aux âgesploi. Ces zones constituent donc le
80 d'études sont suivis d’une immigrationpendant des zones de Paris et des gran-
60 faible jusque vers 50 ans, le solde migra-des villes de province où les jeunes arri-
40
toire devenant alors sensiblement positifvent pour leurs études et en repartent20
jusqu’à 65 ans.0 juste après. Elles sont caractéristiques
10 20 30 40 50 60 70 80
-20 En raison de leur faible offre d’emploi oudu concept de migrations périurbainesâge
-40 de l’éloignement des pôles urbains plusdu point de vue de la zone d’arrivée :
-60 importants, ces zones ne sont pas
-80
attractives pour les jeunes adultes, et les
-100
arrivées plus nombreuses vers l’âge de
Zones rurales de l'Ouest et petits la retraite peuvent, pour partie, appa-
Dans le Centre-Est et le Nord-Est : pôles urbains : départs aux âges raître comme des « retours au pays » de
des zones attractives à aucun âge d'études et arrivées aux âges de personnes ayant émigré quelques
1
quotient migratoire normalisé (en %) fin d'activité décennies plus tôt.
100 1
quotient migratoire normalisé (en %)
Ce profil est typique de nombreuses80 100
60 80 zones d’emploi de Bretagne, du Limou-
40 60 sin et du Centre, tout comme celles des
20 40 Hautes-Pyrénées, des Alpes du Sud et
0 20
10 20 33 43 53 63 73 83 des Cévennes.
-20 0âge
10 20 30 40 50 60 70 80
-40 -20
âge
-60 -40
Les zones littorales du Sud-80 -60
-100 -80 attirent àlafois
-100 les jeunes actifs et les retraités
Les zones périurbaines de province
Les zones littorales du Sud :ou en grande périphérie de Paris : Les zones méditerranéennes et quelques
arrivées de jeunes actifsarrivées majoritaires de trente- zones atlantiques enregistrent, après le
et à l'approche de la retraitenaires départ des jeunes pour études, un afflux
1 1
quotient migratoire normalisé (en %) quotient migratoire normalisé (en %) de jeunes actifs et de jeunes retraités
100100
(graphique 6).8080
60 Qu’elles soient rurales ou urbaines, ces60
4040 zones sont attractives, certaines offrant
2020 même suffisamment d’infrastructures
0 0
10 20 33 43 53 63 73 83 10 20 33 43 53 63 73 83 universitaires pour ne pas avoir de soldes
-20 -20
âge âge négatifs aux âges d'études. Ce profil-40 -40
-60 migratoire est très fréquent en région-60
-80 -80 Provence - Alpes - Côte d’Azur, notam-
-100 -100 ment dans le Var, et en Langue-
1. Rapport du quotient migratoire au quotient migratoire ab- 1. Rapport du quotient migratoire au quotient migratoire ab-
doc-Roussillon. On y trouve aussi certai-solu maximal de ce profil type tous âges confondus. solu maximal de ce profil type tous âges confondus.
Source : Insee, modèle Omphale. Source : Insee, modèle Omphale. nes zones d’emploi du littoral atlantique.
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (0) 1 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREdavantage liés au cycle de vie qu’attribua- caractéristique de territoires correspon-Source
bles à une génération donnée. dant à des intercommunalités de taille
moyenne, où les retours après les départs
. Élaboration de la typologie pour études sont provisoires. Ils précèdent
Cette analyse des profils migratoires se Les profils migratoires types ont été obte- de nouveaux départs correspondant à
base sur les données des recensements de nus à partir d’une typologie de profils migra- l’exercice ou la recherche d’un emploi.
population de 1982, 1990 et 1999. toires. Elle a été effectuée sur un ensemble
de zones comprenant les régions, départe-
. Estimation de l’âge à la migration ments et zones d’emploi de métropole ainsi Définitions
Les migrations sont constatées aux recen- que 610 zones constituées sur la base des
sements. Le moment auquel elles s’effec- bassins de vie. Tous ces types de territoires
tuent n’est pas demandé : on sait ont été pris en compte pour réaliser la typo-
Zone d’emploi : une zone d’emploi est un
simplement qu’elles ont eu lieu depuis le re- logie, de manière à s’assurer que le profil
espace géographique à l’intérieur duquel la
censement précédent. L’âge au moment migratoire de tout zonage infra-régional
plupart des actifs résident et travaillent.
d’une migration est donc imprécis. Sa dé- pourrait aposteriori se rattacher à l’un des
Effectué conjointement par l’Insee et les
termination peut être affinée moyennant profils types ainsi déterminés. Pour chaque
services statistiques du ministère du Tra-
certaines hypothèses sur les comporte- zone, la classification comprend quatre
vail, le découpage en zones d’emploi cons-
ments migratoires à d’autres âges. Par profils migratoires : le profil migratoire des
titue une partition du territoire adaptée aux
exemple, au niveau individuel, une per- hommes et des femmes, croisé avec les
études locales sur l’emploi et son environ-
sonne âgée de 20 ans en 1999 et ayant mi- quotients migratoires des hommes et des
nement. Les déplacements domicile-travail
gré depuis 1990, peut l’avoir fait à l’âge de femmes pour les périodes 1990-1999 et
constituentlavariabledebasepourladé-
12 ans en 1991. Néanmoins, au niveau 1982-1990. Au total, la typologie porte ainsi
termination de ce zonage. Le découpage
agrégé, une migration à cet âge est peu sur 4 304 profils migratoires.
respecte nécessairement les limites régio-
plausible. Les parents d’un enfant de 12 Pour neutraliser la variabilité de l’intensité
nales, et le plus souvent les canto-
ans ont autour de 40 ans. Or à cet âge, les des migrations, chaque profil migratoire a (et donc a fortiori départementales).
migrations ne sont pas importantes. été normalisé : chaque quotient migratoire
Il était recommandé de ne pas créer de zo-
par âge a été divisé par la valeur maximale
nes réunissant moins de 25 000 actifs. Défi-
. Une approche transversale suffisante absoluedumêmeprofiltypeobservéetous
ni pour la France métropolitaine, il
pour appréhender les comportements âges confondus. Les profils ainsi normali-
comporte actuellement 348 zones.
migratoires séssontcompris entre–1et+1.
Zonage en aire urbaine :lezonageenai-
L’analyse, basée sur des données issues Au final, la typologie a mis en évidence les
resurbainesdéclineleterritoireenquatre
des recensements de 1982, 1990 et 1999, profils suivants :
catégories. La première représente l’es-
offre une vision transversale de la popula- 1- « grandes villes » : arrivées pour études
pace à dominante rurale qui comprend à la
tion à une date donnée. Les parcours indivi- puis départs immédiats ;
fois des petites unités urbaines et des com-
duels en termes de migration et d’âge à la 2- « périphérie parisienne » : arrivées d’étu-
munes rurales. Les trois autres constituent
migration ne sont donc pas repérables, diants et de jeunes actifs ;
l’espace à dominante urbaine : ce sont les
comme ce serait le cas dans le cadre d’une 3- « zones à faible attractivité » : des soldes
pôles urbains, les couronnes périurbaines
analyse longitudinale. Par exemple, si, sur négatifs à tous les âges ;
et les communes multipolarisées.
un territoire donné, on observe en 1999 de 4- « périurbain » : départs pour études et ar-
nombreuses arrivées à l’âge de 18 ans et rivées de jeunes ménages ;
de nombreux départs à 25 ans, il estapriori 5- « petits pôles urbains » : départs pour
Bibliographiedifficile d’anticiper sur les comportements études et arrivées de retraités ;
futurs des jeunes de 18 ans, lorsqu’ils en 6- « méditerranéen » : départs pour études
auront 25. Ce défaut n’est cependant pas puis arrivées à tous âges ;
très gênant. En effet, d’une part les compor- Dekneudt J., « Le modèle de projection7- « retours provisoires après études ».
tements migratoires sont assez stables démographique Omphale 2000 », InseeLa septième classe, non évoquée dans
dans le temps, d’autre part ils sont Méthodes n° 112, décembre 2005.cet Insee Première, se révèle davantage
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