Les performances de l'industrie régionale en 1996

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L'économie de la région a de nombreux points forts : des industries liées à la chimie de base, au verre, aux industries agricoles et alimentaires, où les grandes entreprises sont parmi les plus performantes. Ces dernières années, elle a dû faire face au déclin de nombreux secteurs stratégiques (textile et habillement, construction navale, etc.). Mais elle a su développer son potentiel, en investissant dans les secteurs porteurs, tel l'automobile, et en multipliant ses marchés à l'étranger. À la troisième place des régions exportatrices, elle comptabilise 5,3% du total des exportations nationales. Même si elles gardent une certaine fragilité, ses entreprises ont pris leur place dans le marché économique français voire européen. Elles doivent désormais continuer à combiner une position géographique remarquable, qui confère à la région une vocation d'échanges commerciaux, et une expérience industrielle sans précédent.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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NORD-P AS-DE-CALAIS
ROFILS
NOVEMBRE 1997Prix : 15 francs N°15P
La répartition des entreprises par grandsL’économie de la région a de nom-Les secteurs d’activité est sensiblement iden-breux points forts : des industries
tique à celle de la France. Près de la liées à la chimie de base, au verre,
moitié des entreprises se situent dans lesaux industries agricoles et alimen-
industries des biens intermédiaires ettaires, où les grandes entreprisesperformances
près d’une entreprise sur cinq se trouvesont parmi les plus performantes.
dans les biens de consommation, uneCes dernières années, elle a dû faire
proportion identique à celle des biensface au déclin de nombreux secteursde l’industrie d’équipement. À un niveau plus fin, les
stratégiques (textile et habillement,
industries textiles et mécaniques repré-
construction navale, etc.). Mais elle
sentent chacune près de 20% des entre-
a su développer son potentiel, en inves- prises régionales. Viennent ensuite lesrégionale tissant dans les secteurs porteurs, secteurs de la métallurgie et transforma-
tel celui de l’automobile, et en tion des métaux, de l’habillement, cuir.
multipliant ses marchés à l’étranger. La répartition sectorielle de l’industrie
À la troisième place des régions régionale s’est peu modifiée en deux ans.en 1996
exportatrices, elle comptabilise La part de chaque secteur au sein de l’in-
5,3% du total des exportations dustrie nationale a également peu changé.
nationales. Même si elles gardent Dans la région, le nombre d’entreprises
de 20 à 99 salariés augmente tandis une certaine fragilité, ses entreprises
que celui des entreprises de plus de 100ont pris leur place dans le marché
salariés diminue. Deux secteurs, l’industriePatrice Vambre économique français voire européen.
automobile et l’énergie, concentrent deElles doivent désormais continuer àDivision Synthèses économiques grandes unités. Cependant, leur taillecombiner une position géographique
moyenne est de 300 salariés par entrepriseremarquable, qui confère à la région
contre plus de 500 au plan national.une vocation d’échanges commer-
Malgré un nombre d’entreprises en légèreciaux, et une expérience industrielle
baisse, l’emploi salarié s’est maintenu
sans précédent.
entre 1994 et 1996. Les secteurs de
l’énergie, de la chimie et, dans uneUne tradition industrielle
moindre mesure, de l’automobile ont
erAu 1 janvier 1996, le Nord-Pas-de-
connu une croissance importante de leurs
Calais compte près de 1700 entreprises effectifs, tandis que la construction
industrielles de 20 salariés ou plus
navale, aéronautique et ferroviaire a subi
(hors IAA). La région rassemble 7,1%
de lourdes pertes.
(1)des entreprises industrielles nationales .
L’industrie textile est très représentée, Des performances honorables
puisqu’une entreprise sur cinq est
implantée dans la région. En revanche, En 1996, le chiffre d’affaires des entre-
les industries de la pharmacie, parfume- prises régionales est de 180 milliards de
rie et entretien ainsi que celles des francs. En deux ans, il a enregistré une
composants électriques et électroniques croissance légèrement supérieure à celle
sont peu présentes. de la France (+14% contre +12%). Si
(1) rappelons à titre de référence que le Nord-Pas-de-Calais représente 6,9% de la population française, 6,0% des
emplois salariés et 4,4% des entreprises du pays.
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00les résultats de nos entreprises sont en Le salaire annuel moyen d’un salarié de Performances industrielles par zone : e
général inférieurs aux moyennes natio- la région Nord-Pas-de-Calais est infé-
nales pour les ratios tels que le taux de rieur de 12,3% à celui de l’ensemble de
valeur ajoutée, la productivité apparente l’industrie française. Cet écart peut s’ex- Dunkerque
du travail, le salaire annuel moyen brut pliquer, en partie, par la présence d’une RoubaiCalaisis
ou encore le montant des investissements main-d’œuvre relativement moins quali-
par salarié, il faut toutefois mettre en fiée. Les salaires les plus élevés se trou-
Flandre-Lysévidence qu’ils sont souvent supérieurs à vent essentiellement dans les secteurs à Boulonnais
Saint-Omer
ceux de la province. En effet, la notion haut niveau de qualification : l’énergie,
Béthune-Bruayd’entreprise étant liée au siège social, la la pharmacie, parfumerie ainsi que dans
Berck-Montreuil
concentration des résultats d’entreprises l’imprimerie, la presse et la reproduction.
Lens-Hédans la région parisienne est conséquente. En revanche, l’habillement, cuir, qui fait
La région Nord-Pas-de-Calais peut donc face à une conjoncture très déprimée Artois-Ternois
être fière d’un taux d’investissement, de depuis de nombreuses années, enregistre
marge brute et d’exportation supérieurs les plus faibles niveaux de rémunération.
à ceux de la France entière. Sur deux ans l’évolution du salaire
erannuel moyen a été de +6,4% en région Source : Sessi - EAE au 1 janvier 1996
La valeur ajoutée régionale représente contre +4% au plan national. Cette crois-
4,5% de la valeur ajoutée nationale. Elle sance est surtout liée à l’énergie ainsi
L’industrie régionale
s’est accrue d’environ 13% contre moins qu’à la construction navale, aéronau-
de 10% au niveau national. Les industries tique et ferroviaire. Ce dernier secteur a Nord-
Pas-de-Calade biens intermédiaires représentent à perdu un quart de ses effectifs principa-
1994 19elles seules 46% de cette valeur ajoutée. lement dans la construction navale, et a
Entreprises (concernées par l’enquête) 1 889 Les industries agricoles et alimentaires conservé la main-d’œuvre qualifiée de
Effectifs employés
se distinguent par ailleurs par leur dyna- l’industrie aéronautique employée à des (concernés par l’enquête) 193 349 19
misme, désormais fortement lié au salaires plus élevés. Chiffre d’affaires 179 350 20
Valeur ajoutée 55 058 6développement de la consommation via
Taux de valeur ajoutée 30,7les hypermarchés et supermarchés. Globalement, tous indicateurs confondus,
Taux de marge brute 28,2
le Nord-Pas-de-Calais se situe en troisième Productivité apparente du travail 284,8
Les secteurs où le taux de valeur ajoutée place des régions françaises, loin derrière Salaire annuel moyen brut 132,1
Investissements par salarié 37,2est le plus élevé, sont ceux de l’énergie l’Île-de-France et la région Rhône-Alpes,
Taux d’investissement 13,0(46%) et des industries des biens d’équi- mais avec une part honorable. Les plus
Taux d’exportation 28,4
pement (40%). Toutefois dans l’énergie, mauvaises places occupées par la région
erSource : Sessi - Enquête annuelle d’entreprise au 1 janvierece ratio est en perte de vitesse (-8 points sont le 7 rang pour la rémunération
een deux ans). annuelle moyenne par salarié et le 6
Répartition dL’habillement, cuir connaît également de pour la taille moyenne par entreprise
sérieuses difficultés qui apparaissent au (105 salariés).
travers de tous les indicateurs et se tra-
Secteur d’activité
duisent par un taux de valeur ajoutée en
Une région qui souffre
chute de 10 points par rapport à 1994.
(1)de sa structure Industries agricoles et alimentaires
Habillement, cuir
Avec un taux de marge brute de 30%, le Édition, imprimerie, reproduction
Nord-Pas-de-Calais se place devant la Si la productivité apparente du travail Pharmacie, parfumerie et entretien
Industries des équipements du foyerFrance. Trois secteurs se démarquent des entreprises industrielles régionales est
Industrie automobilefortement : la pharmacie, parfumerie et nettement inférieure à celle de la France
Construction navale, aéronautique et ferroviaire
entretien qui affiche un taux de 70% (321 milliers de francs courants contre Industries des équipements mécaniques
(contre 40% en moyenne nationale), la 395), elle est tout de même supérieure à Industries des équipements électriques et électroniques
Industries des produits minérauxchimie, caoutchouc, plastiques (56% celle de la province. Cette infériorité vis-
Industrie textilecontre 35%) et les industries agroalimen- à-vis des performances nationales s’ex-
Industries du bois et du papier
taires (41% contre 36%). En deux ans, le plique à 80% par l’effet de la structure Chimie, caoutchouc, plastiques
taux de marge a crû de 8%, les plus régionale. En effet, par rapport à la Métallurgie et transformation des métaux
Industries des composants électriques et électroniquesfortes hausses apparaissant dans la moyenne nationale, la région est relative-
Production de combustibles et de carburantsmétallurgie, transformation des métaux et ment moins présente dans des secteurs à
Eau, gaz et électricité
la chimie. Seule la construction navale, haut niveau de productivité (pharmacie,
Ensemble
aéronautique et ferroviaire a un taux de énergie, chimie, etc.). Le reste est dû, en
(1) Entreprises de 100 salariés et plus.
ermarge nul. partie, à l’effet du diplôme et de la sous- Source : Sessi - Enquête annuelle d’entreprise aux 1 janvier 1994 et 199
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAISqualification des salariés de la région. Cette hausse est essentiellement due àeffet de structure et dynamisme propre
L’effet de la structure régionale est tout de l’effort effectué dans les industries des
même moins pesant qu’en 1994 où il biens intermédiaires, notamment dans laProductivité apparente du travail
était de près de 90%. chimie, caoutchouc, plastiques, la métal-
de 240 à moins de 280
Entre 1994 et 1996, la productivité s’est lurgie et transformation des métaux ainsiix-Tourcoing de 280 à moins de 320
accrue de plus de 12% soit deux points que dans les industries des composants
de 320 à moins de 360 de plus qu’en France. Cette progression électriques et électroniques. En revanche,
de 360 à moins de 830 est essentiellement liée à une augmenta- une baisse du taux d’exportation a eu lieu
tion significative de la valeur ajoutée dans la plupart des autres grands secteurs.ValenciennoisLille
(+13,2%) tandis que les effectifs Elle a été particulièrement vive dans
employés durant cette période ont connu l’énergie, secteur dans lequel le taux
énin une progression de 0,5%. L’effort est d’exportation est passé de 8% à 2%. Les
Douaisis
d’autant plus méritoire que, pendant industries des équipements électriques et
cette période, la France enregistrait une électroniques se sont également recentrées
Sambre-Avesnois progression de sa valeur ajoutée de sur le marché national.
Cambrésis
moins de 10% dans un contexte de légère
baisse des effectifs. Une industrie traditionnelle comme l’in-
dustrie automobile a un taux d’expor-
Certains secteurs ont une productivité tation relativement faible. En effet, les
e en quelques chiffres
apparente du travail importante. Il s’agit entreprises de l’industrie automobile
Unités : %, millions de francs courants
de la pharmacie, parfumerie et entretien régionale trouvent leurs débouchés à
Province France
ais ainsi que de la chimie, caoutchouc, plas- l’intérieur même de la région auprès des
996 1994 1996 1994 1996 tiques (respectivement 865 et 604). Ce établissements d’entreprises non régio-
1 843 20 389 20 424 26 110 25 895 sont des secteurs de pointe qui emploient nales, comme Sevelnord ou Renault, et
une main-d’œuvre très qualifiée et inves- sont donc peu ou pas exportatrices. En ce94 234 1 966 811 1 985 526 3 486 566 3 479 229
tissent beaucoup en recherche et déve- qui concerne les industries de la chimie,04 767 1 722 236 1 929 096 3 822 311 4 298 083
62 313 532 471 582 401 1 251 529 1 374 189 loppement. Viennent ensuite le secteur de du caoutchouc et des plastiques, l’effet
30,4 30,9 30,2 32,7 32,0 l’eau, gaz et électricité (587) ainsi que les est inverse, elles sont très exportatrices.
30,6 23,6 26,2 26,6 29,1
industries agricoles et alimentaires (422). La plupart d’entre elles ont un taux d’ex-320,8 270,7 293,3 359,0 395,0
portation de plus de 50%, certaines frôlant140,5 134,8 139,1 154,0 160,3
47,3 32,4 37,1 50,8 54,4 même les 100%.
Des industries qui exportent14,7 12,0 12,6 14,1 13,8
29,8 22,6 24,5 24,5 26,6
Un effort d’investissement
La région bénéficie d’une situation géo- remarquable
graphique très ouverte sur l’étranger dontes entreprises
elle a su tirer profit. Son taux d’exportation
Unités : nombre, %
Le taux d’investissement des entreprisess’élève ainsi à 30% en 1996 contre 26,6%Nord-Pas-de-Calais France
régionales s’établit à 14,7% en 1996, enen moyenne au plan national.
Nombre Structure Évolution de Structure hausse de 1,7 point par rapport à 1994.
en % 1994 à 1996 en %
Cet effort soutenu a permis à la région deDe 1994 à 1996, le chiffre d’affaires
177 9,6 -5,9 11,6 dépasser la moyenne nationale (13,8%),réalisé à l’exportation a augmenté de188 10,2 -7,4 8,4
celle-ci ayant au contraire accusé une122 6,6 +1,7 7,7 20% aussi bien au niveau régional que
15 0,8 0,0 2,1 légère diminution. L’effort d’investisse-national. Avec une hausse de plus de
59 3,2 0,0 5,8 ment a également été deux fois plus40%, ce sont surtout les industries des
38 2,1 +5,6 2,1
important dans le Nord-Pas-de-Calaisbiens intermédiaires qui se sont ouvertes20 1,1 +11,1 1,1
que dans l’ensemble des autres régions325 17,7 -6,6 13,8 à l’extérieur. Elles réalisent les deux tiers
44 2,4 -15,4 4,8 de province. Les secteurs où le taux d’in-du chiffre d’affaires à l’exportation dont
83 4,5 +5,1 5,0 vestissement est le plus important sont17% dans la chimie, caoutchouc, plas-
323 17,5 -6,4 5,9 l’industrie automobile (près de 50%), suivietiques et 13% dans l’industrie textile.102 5,5 +4,1 6,3
des industries agricoles et alimentaires119 6,5 +10,2 7,9 Dans ce dernier secteur, les exportations
193 10,5 +1,0 13,2 (plus de 20%). Une situation qui est spéci-doivent être liées aux nombreuses délo-
21 1,1 +16,7 3,3 fique à notre région, car le taux d’inves-calisations de sites de production vers
6 0,3 +20,0 0,3
tissement dans l’industrie automobile estdes pays à bas salaires.8 0,4 +33,3 0,7
près du double de celui de la France. Il
1 843 100,0 -2,4 100,0
Le taux d’exportation, quant à lui, a est essentiellement lié aux efforts d’inves-
96 enregistré une hausse de près de 5%. tissements des grandes entreprises
INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS 130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00régionales. Ce secteur a continué un demie la moyenne régionale. La seconde
Définitions
effort d’investissement déjà constaté en est dynamisée dans l’agroalimentaire
1994. En effet, il a investi 129,5 milliers par l’entreprise Roquette. Ensemble, elles Valeur ajoutée brute : elle mesure
de francs par effectif employé en 1996, réalisent 27% du chiffre d’affaires à l’ex- la richesse (hors taxes) créée dans
alors que la moyenne régionale est de portation régional. La Sambre-Avesnois et l’activité de production. Elle est
47,3 milliers de francs et celle de la Béthune-Bruay, sont à la base de la com- égale à la différence entre la
nation de 54,4 milliers de francs. pétitivité de l’automobile. Pour ce qui est valeur de la production (ventes +
variations de stocks producteurs) etdes industries de biens d’équipement, les
la valeur des consommations inter-Les industries de biens de consommation, zones de Lille, de Saint-Omer et du
médiaires (achats - variations desen revanche, ont diminué leurs investisse- Calaisis sont performantes. À Saint-
stocks utilisateurs). En y ajoutantments du cinquième. Ceci est essentiel- Omer, elles dégagent une forte producti-
les subventions d’exploitationlement dû à la parfumerie, pharmacie et vité pour une fabrication tournée essen-
reçues et en retranchant les impôtsentretien qui a vu ses investissements tiellement vers l’industrie du verre et dans
et taxes liés à la production versés,chuter de 75%. le Calaisis, leur taux d’exportation équi-
on obtient la valeur ajoutée brutevaut à une fois et demie celui de la
au coût des facteurs.région. Les industries des biens intermé-
Performances par zone : diaires sont très productives dans les Taux de valeur ajoutée : rapport
la structure du tissu zones de Dunkerque, de l’Artois-Ternois, de la valeur ajoutée au chiffre
mais aussi le dynamisme propre de Lens-Hénin et du Calaisis. Ces bons d’affaires hors taxes.
résultats se situent surtout dans la chimie
Excédent brut d’exploitation (EBE) :
Lille et Roubaix-Tourcoing qui représen- de base, la sidérurgie et le papier-carton.
c’est la différence entre la valeur
tent plus du tiers des unités de produc-
ajoutée et les frais de personnel.
tion, concentrent près du tiers des inves- La zone de Saint-Omer, grâce à la
Taux de marge brute : rapport detissements, du chiffre d’affaires, du Verrerie cristallerie d’Arques, a tout de
l’excédent brut d’exploitation à lachiffre d’affaires à l’exportation ainsi que même un taux d’exportation nettement
valeur ajoutée.de la valeur ajoutée régionaux. supérieur à la moyenne régionale. Le
secteur des biens de consommation, bien Productivité apparente du travail :
que nettement dominé par la zone deDunkerque et Béthune-Bruay s’avèrent rapport entre la valeur ajoutée et
plus étonnantes, affichant des ratios Dunkerque, enregistre des performances l’effectif employé. Cet indicateur
supérieurs aux moyennes. La première se notables dans le Boulonnais où l’entreprise mesure la richesse moyenne créée
Conté est implantée. Elles sont moinsdistingue grâce à l’industrie pharmaceu- sur l’année par employé.
tique, surtout avec la présence de bonnes dans les zones de Lens-Hénin et
Taux d’investissement : rapport des
Du Pont de Nemours Flandre et aux de Béthune-Bruay, des zones ayant
investissements à la valeur ajoutée.
activités liées à l’agroalimentaire et à la une forte concentration d’entreprises de
chimie de base. La productivité apparente l’habillement. Taux d’exportation : rapport du
du travail y atteint plus de deux fois et chiffre d’affaires réalisé à l’expor-
tation au chiffre d’affaires total.
Pour comprendre ces résultats
L’enquête annuelle d’entreprise du Sessi rassemble sur chaque entreprise
industrielle (hors IAA) de 20 salariés et plus, l’essentiel des informations relatives
aux différents aspects de son activité : produire, vendre, investir, employer,
rémunérer, etc. Dans les industries agricoles et alimentaires, le champ est restreint
aux entreprises de 100 salariés et plus ce qui rend les résultats de ce secteur
difficilement comparables à ceux des autres. Le passage de la NAP à la NAF,
erau 1 janvier 1993, n’a pas permis une analyse rétrospective.
Pour en savoir plus
L’industrie française - Ministère de l’Industrie, de la Poste et des Télécommunications-Sessi -
Chiffres clés - Édition 1997.
Directeur de la publication : Jean-Claude HAUTCŒUR - Service Administration des Ressources : Daniel HUART - Service Études Diffusion : François HOUSSIN
Service Statistique : Robert MORIZUR - Rédactrice en chef : Élisabeth VILAIN - Secrétaire de fabrication : Jean-Claude DELEHAYE
Vente : Bureau de vente, 130 avenue J.F. Kennedy - BP 769 - 59034 LILLE CEDEX - Tél : 03 20 62 86 66 - Télécopie : 03 20 62 86 00
CPPAD en cours - ISSN 1269-0260 - Dépôt légal décembre 1997 - © Insee 1997 - Code Sage PR0971520 - UNIVERS LILLE Tél : 03 20 63 10 07
130, avenue du Président J.F. Kennedy - 59034 Lille Cedex - Tél. : 03 20 62 86 29 - Télécopie : 03 20 62 86 00 INSEE NORD-PAS-DE-CALAIS

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