Les services marchands en 2003 - L'activité progresse faiblement

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Le ralentissement des services marchands se prolonge en 2003, confirmant la réduction du rythme de croissance à l'oeuvre depuis 2001. La production augmente de 1,0 % en volume, contre 1,7 % en 2002 et 3,5 % en 2001. Cet accroissement modeste de la production est dû aux services aux entreprises (+ 1,2 %) et aux activités immobilières (+ 1,4 %), alors que la production des services aux particuliers fléchit légèrement (- 0,5 %). A un niveau plus fin, les disparités sont fortes : la production s'accroît de 7,8 % pour les télécommunications et diminue de 3,8 % pour le travail temporaire, recul toutefois moins marqué qu'en 2002. Pour l'ensemble des services marchands, la baisse du rythme d'activité se traduit par une stagnation de l'emploi salarié.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 972 - JUIN 2004
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Les services marchands en 2003
L’activité progresse faiblement
Luc Brière, Evelyne Duclos, Colette Héricher, Isabelle Raton,
division Services, Insee
e ralentissement des services mar- 1,2 % en 2003, contre 1,7 % en 2002 et 5,3 %
en 2001 (Sources). Les télécommunicationschands se prolonge en 2003, confir-
continuent de tirer l’activité vers le haut, lesLmant la réduction du rythme de
branches des services opérationnels et du
croissance à l’œuvre depuis 2001. La pro-
conseil et assistance fléchissant légèrement
duction augmente de 1,0 % en volume, (graphique 2).
contre 1,7 % en 2002 et 3,5 % en 2001. Cet Dans les postes et télécommunications,la
accroissement modeste de la production production progresse à nouveau (+ 6,5 %
après + 5,8 % en 2002), et conserve un rythmeest dû aux services aux entreprises
de hausse plus rapide que les autres services.(+ 1,2 %) et aux activités immobilières
Cette progression reste pour l’essentiel le fait
(+ 1,4 %), alors que la production des servi-
des services de télécommunications (+ 7,8 %
ces aux particuliers fléchit légèrement après + 6,9 % en 2002). Le succès de la télé-
(- 0,5 %). A un niveau plus fin, les disparités phonie mobile ne se dément pas, comme en
sont fortes : la production s’accroît de 7,8 % témoignent la croissance du chiffre d’affaires
(+ 13 %), la hausse du nombre d’abonnés enpour les télécommunications et diminue de
2003 (+ 8 % après + 4 %), et la croissance du3,8 % pour le travail temporaire, recul toute-
chiffre d’affaires moyen par abonné (+ 7 %). Le
fois moins marqué qu’en 2002. Pour l’en-
segment des mobiles se caractérise égale-
semble des services marchands, la ment en 2003 par le développement des servi-
baisse du rythme d’activité se traduit par ces de données de type MMS (Multimedia
une stagnation de l’emploi salarié. Message Services) et la mise en place de la
portabilité des numéros. Par ailleurs, l’accès
des autres opérateurs au réseau de France
Au cours des dernières années, la production en Télécom, avec en corollaire une baisse des
volume des services marchands (Définitions)a tarifs, contribue au fort développement de
augmenté un peu plus rapidement que celle des l’Internet en 2003. L’Association française des
autres branches. Elle progresse de 2,8 % en fournisseurs d’accès (AFA) dénombre près de
moyenne par an entre 1990 et 2003 contre 10 millions d’abonnements, dont 3 millions
+ 2,1 % pour l’ensemble des branches. Le dyna- d’accès haut débit ADSL, soit un doublement
misme des services aux entreprises, notamment par rapport à 2002. En revanche, le marché de
ceux liés aux nouvelles technologies et à l’exter- la téléphonie fixe continue de décroître tant en
nalisation, explique en grande partie cet écart.
Bien que très atténué, ce phénomène joue
encore en 2003, grâce notamment aux télécom- La production de services depuis 1985
munications. En revanche, pour cette même
en volume, indice 100 en 1985période, les services aux particuliers ont crû 220
moins rapidement que le reste de l’économie, ils Services aux entreprises
200reculent même en 2003. Le profil des activités
immobilières est plus heurté (graphique 1).
180
Ensemble des services
160 Promotion et gestion
Services aux entreprises : les immobilières
140télécommunications toujours en tête
Ensemble
de l'économie120
La croissance des services aux entreprises se
Services aux particuliers
tasse dans toutes les branches, sauf les télé- 100
communications. Globalement, la production
des services aux entreprises augmente de Source : Commission des comptes des services, Insee
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
INSEE
PREMIEREvaleur qu’en volume. En 2003, il est collectes traditionnelles et l’incinération après des hausses de + 1,4 % en 2002
dépassé par la téléphonie mobile en ter- des ordures ménagères continue de se et + 1,7 % en 2001. Toutefois, les activi-
mes de chiffre d’affaires. développer. tés culturelles, récréatives et sporti-
Dans les services opérationnels, l’acti- Les activités de conseils et assis- ves progressent en 2003 (+ 2,2 % après
vité marque le pas (- 0,2 %). L’intérim, en tance (- 0,3 %) sont également tou- + 2,7 % en 2002), sous l’impulsion prin-
baisse de 3,8 %, tire vers le bas l’activité chées par la faible demande des cipale des activités audiovisuelles
de l’ensemble. De même, les services entreprises. Après les années de forte (+ 3,2 % après 2,9 % en 2002).
de location ralentissent (+ 0,4 %). En croissance entre 1999 et 2001, la pro- En effet, la production de la quasi-totalité
phase de basse conjoncture, les entre- duction des services informatiques se des activités audiovisuelles augmente.
prises compriment leur recours au per- contracte légèrement : - 0,2 % en 2003 Après avoir fléchi en 2002, la production
sonnel extérieur et renouvellent moins après - 0,3 % en 2002. En 2003, la sta- de films croît à nouveau (+ 6 % après
aisément les contrats de location de gnation de l’ensemble recouvre une - 0,6 %) pour atteindre un nouveau
matériel. Les services logistiques, dont nette baisse de la production de logiciels record historique en nombre de films
les évolutions sont variables d’une activité (- 4,9 %), alors que les autres branches produits. Selon le Centre National de la
à l’autre, stagnent globalement (- 0,1 %). informatiques conservent une hausse Cinématographie (CNC), le montant des
Par exemple, la production des activités en volume. Dans le conseil, l’ingénierie investissements dans les films d’initia-
photographiques baisse (- 2,8 %) : l’essor et l’intégration de systèmes, la forte tive française croît de 17 %, atteignant
de l’appareil photo numérique pèse sur baisse des prix (- 7 %) entraîne une ainsi un niveau record, alors qu’il avait
l’activité de développement et de tirage de la valeur de la production : fortement baissé en 2002 (- 6,3 %). Le
photos. Pour les activités d’enquête et seule l’infogérance, liée à l’externalisa- nombre de coproductions avec un ou
de sécurité, la croissance est modeste tion, affiche une hausse en valeur de ses plusieurs partenaires étrangers s’inscrit
(+ 1,8 %) par rapport à celle de 2002 revenus d’activité. aussi dans une tendance à la hausse.
(+ 12,2 %) : l’année 2002 avait été il est En proportion de la production française
vrai exceptionnelle, avec le renforce- totale, la part de ces films en coproduc-
Services aux particuliers :ment du plan Vigipirate et les élections. tion dépasse 50 % contre 35 % en 2000.
Les activités d’assainissement ralentis- bonne année pour l’audiovisuel Toujours selon le CNC, le nombre de
sent également par rapport à 2002 mais films à gros budgets (plus de 15 millions
restent dynamiques (+ 4,3 %, après d’euros) continue de progresser. Plus
+ 5,9 % en 2002) : la collecte sélective En 2003, la production des services aux d’un tiers des investissements est consa-
continue de s’étendre au détriment des particuliers baisse en volume (- 0,5 %), cré à ces films, contre un quart en 2001.
Production des services marchands en 2003
Études de marché
Télécommunications
Jeux de hasard et d'argent
Activités cinématographiques et vidéo
Contrôle et analyse technique
Assainissement
Activités de nettoyage
Activités de radio et de télévision
Services de soins de beauté et d'entretien corporel
Enquêtes et sécurité
Location immobilière
ACTIVITÉS IMMOBILIÈRES
Activités immobilièresSERVICES AUX ENTREPRISES
Ingénierie et études techniques
Autres activités culturelles, récréatives et sportives Services aux entreprises
Services funéraires
Promotion et gestion immobilières Services aux particuliers
Location sans opérateur
Activités juridiques
Publicité
Activités d'architecture, métreurs, géomètres
Activités informatiques
SERVICES AUX PARTICULIERS
Agences de voyages
Hôtels et restaurants
Activités de poste et de courrier
Activités comptables
Recherche et développement
Conseil pour les affaires et la gestion
Agences de presse
Activités photographiques
Travail temporaire
Services de coiffure
Blanchisserie, teinturerie
Autres services personnels
-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10 12
Taux de variation en volume en %
Source : Commission des comptes des services, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREAvec un chiffre d’affaires de 12,3 mil- ont été plus mobiles, ils ont aussi rac- l’ensemble de la branche. Ainsi, en
liards d’euros, en progression de 12 %, courci leurs séjours. moyenne annuelle, la production de pro-
l‘édition vidéo contribue également à la L’activité des agences de voyages motion de logements augmente de
progression des activités audiovisuelles. baisse (- 1,2 %), à cause de la mévente 9,1 % en volume. Les ventes de loge-
Le DVD, avec un nouveau record des des voyages « tout compris » pour les ments neufs ont atteint en 2003 un
quantités vendues (76 millions d’unités destinations lointaines. Elles perdent niveau exceptionnel : sur l’ensemble de
contre 49 millions en 2002), supplante la ainsi le terrain gagné l’année précédente. l’année, plus de 100 000 logements
cassette VHS qui ne détient plus que L’activité des hôtels et restaurants, qui neufs ont été vendus (+ 20,9 %). C’est là
17 % des parts de marché de la vidéo. avait bien résisté jusqu’à présent, baisse un résultat supérieur au niveau histo-
La radio et la télévision sont les deux de 1,5 %. Les hôtels de tourisme, toutes rique atteint en 1999, année qui mar-
seuls médias qui résistent à la baisse gammes confondues, baissent peu quait la fin du dispositif « Périssol » très
des investissements publicitaires ; leur (- 0,4 %). Mais seuls les établissements incitatif pour l’investissement locatif
production progresse grâce à ces recet- les plus modestes échappent à la baisse privé. En 2003, la croissance est plus
tes publicitaires (+ 3,7 % pour la radio et de fréquentation. L’activité des cam- forte pour les appartements (+ 23,1 %)
+ 1,8 % pour la télévision). En revanche, pings se maintient à un bon niveau, la que pour les maisons individuelles
la fréquentation des salles de cinéma, clientèle française compensant la raré- (+ 9,6 %). Le dispositif Besson joue favo-
avec 174,2 millions d’entrées, est en net faction des étrangers. Au total, l’activité rablement sur le niveau de la demande :
repli en 2003 (- 5,6 %), après une année des hébergements de courte durée, 20 000 logements neufs ont été vendus
2002 déjà en demi-teinte (- 0,4 %). Cette hors hôtellerie classée (hôtels non clas- en 2003 selon ce régime fiscal particulier
baisse de fréquentation peut être sés, campings, villages de vacances, favorisant l’investissement locatif.
associée à des origines diverses, auberges de jeunesse) augmente En revanche, la production des autres
comme l’arrivée à maturité du parc des (+ 5,7 %). L’activité des restaurants activités de promotion (infrastructures,
salles multiplexes et la nouvelle concur- baisse de 3,5 % alors que celle des bureaux, supports juridiques de pro-
rence du DVD. cafés se maintient : la canicule de l’été a grammes) baisse de 3,4 % en volume en
Les autres activités culturelles, récréati- pu contribuer à maintenir la demande en 2003, après - 1,8 % en 2002. L’activité
ves et sportives progressent légèrement boissons. Les cantines d’entreprise et la des agences immobilières est orientée à
(+ 0,9 %). Les jeux de hasard et restauration sous contrat se replient la baisse en 2003 (- 2,3 %), après un
d’argent, qui représentent un tiers de (- 1,4 %) après quatre années de pro- redressement en 2002 (+ 1,5 %). En
ces activités, constituent toujours un gression vigoureuse. effet, alors que l’année 2002 avait été
marché en forte croissance (+ 4,8 %). En excellente, la conjoncture du marché de
revanche les activités de spectacle recu- l’ancien se dégrade en 2003. Même si le
La promotion immobilièrelent nettement (- 4,6 %). premier trimestre a pu surprendre par la
de logements vigueur de l’activité, le nombre de tran-
sactions a ensuite reculé. Le portefeuilleest très dynamique
Année difficile des biens disponibles à la vente auprès
Après une baisse en 2001, la production des agences était en recul de 6,0 % finpour le tourisme
de la promotion et de la gestion 2003 par rapport à fin 2002.
L’année 2003 est difficile pour les activi- immobilières s’accroît légèrement en
tés liées au tourisme. Les touristes habi- 2003 pour la deuxième année consécu- L’emploi salarié stagne
tuels, américains, allemands, britanni- tive : elle augmente de + 0,4 % après
ques, néerlandais et italiens ont moins + 0,8 %. Le dynamisme de la promotion Après plusieurs années de progression,
fréquenté la France. Et si les Français de logements joue favorablement sur les services marchands ne créent
Évolution de l'emploi salarié
Variations
Emploi salarié (moyenne annuelle, en milliers) en milliers en %
1999 2000 2001 2002 2003 2002 2003 2002 2003
Activités tertiaires (**) 9 134,3 9 584,9 9 914,5 10 080,6 10 133,4 166,1 52,8 1,7 0,5
Services marchands 4 213,6 4 522,0 4 711,3 4 781,1 4 784,5 69,8 3,4 1,5 0,1
Activités immobilières 262,3 265,5 261,0 267,2 267,4 6,2 0,2 2,4 0,1
Services aux entreprises 2 764,6 3 018,3 3 174,4 3 207,6 3 188,3 33,2 -19,3 1,0 -0,6
dont intérim 502,4 606,7 611,0 578,7 562,1 -32,3 -16,6 -5,3 -2,9
autres 2 262,2 2 411,6 2 563,4 2 628,9 2 626,2 65,5 -2,7 2,6 -0,1
Serv. aux particuliers (hors serv. domestiques) 1 186,7 1 238,2 1 275,9 1 306,3 1 328,8 30,4 22,5 2,4 1,7
Autres activités tertiaires (**) 4 920,7 5 062,9 5 203,2 5 299,5 5 348,9 96,3 49,4 1,9 0,9
Industrie et construction 5 242,3 5 342,9 5 422,3 5 370,7 5 292,0 -51,6 -78,7 -1,0 -1,5
Ensemble de l'économie (*) 14 376,6 14 927,8 15 336,8 15 451,3 15 425,4 114,5 -25,9 0,7 -0,2
(*) Hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale
(**) Hors administration, éducation, santé et action sociale, y compris services domestiques
Source : section synthèse et conjoncture de l'emploi, Insee
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREquasiment plus d’emplois en 2003. Les secteurs utilisateurs du travail temporaire
L’emploi salarié est stable en moyenne en %
annuelle : 3 400 emplois supplémentai- évolution 2003/2002
res, soit + 0,1 %, après + 1,5 % en 2002 2000 2001 2002 2003 du volume de travail
intérimaire (1)et + 4,2 % en 2001. En 2002, les servi-
Agriculture 0,5 0,5 0,6 0,6 6,1ces marchands avaient créé près de
Industrie 51,6 50,1 48,1 48,8 -1,370 000 emplois salariés, soit plus de
Construction 17,0 16,8 17,0 18,1 3,7
60 % de l’ensemble de l’emploi créé
Tertiaire 30,9 32,6 34,3 32,5 -7,8
dans les secteurs marchands. Total 100,0 100,0 100,0 100,0 -2,7
L’emploi baisse de 19 000 postes dans (1) mesuré en équivalent-emploi à temps plein
Source : DARES, exploitation des fichiers Unédic des déclarations mensuelles des agences d'intérimles services aux entreprises (- 0,6 %)
(tableau 1). L’industrie, plus fortement
utilisatrice du travail temporaire, a moins et la recherche et développement ; ils réali-Sources
sent 56 % de la production totale des servi-réduit son volume de travail intérimaire
ces marchands ; le travail temporaire est(- 1,3 %) que le tertiaire (- 7,8 %)
inclus dans cet ensemble.Comptes des services présentés à la Com-(tableau 2). Globalement, les effectifs
Les services aux particuliers compren-mission des comptes des services. Les
d’intérimaires diminuent de 2,9 % nent les hôtels et restaurants, les agenceschiffres de l’année 2003 (année n) sont ti-
(- 16 600 emplois). Cette réduction pèse de voyage, les activités culturelles, récréa-rés du compte provisoire, réalisé à partir
tives et sportives et les services personnelssur l’emploi dans les services aux entre- d’informations disponibles en mars n+1.
tels que la coiffure et la blanchisserie ; leurLes données de l’année 2002 sont extraitesprises. Hors intérim, les pertes d’emplois
production s’élève à 17 % de l’ensemble.du compte semi-définitif, réalisé à partirdans les services aux entreprises sont
Les activités immobilières regroupent lad’informations disponibles en janvier n+1.
limitées (- 0,1 % soit - 2 700 emplois, promotion et la gestion immobilière (promo-L’année 2001 provient du compte définitif.
contre + 2,6 % soit 65 000 créations teurs, agences immobilières, marchandsDes données complémentaires provien-
de biens et administrateurs d’immeubles)d’emplois en 2002). nent de l’Autorité de régulation des télé-
et la location immobilière (de logements etcommunications (ART), du Centre nationalEn revanche, sous l’impulsion principale
hors logements) ; ces activités représen-de la Cinématographie, de la Fédérationdes hôtels-restaurants, les services aux
tent 27 % de la production de services mar-nationale des promoteurs constructeurs et
particuliers restent créateurs d’emplois chands en 2002.de la Fédération nationale des agents im-
en 2003, mais à un rythme ralenti La production totale est la somme desmobiliers (FNAIM).
productions de biens et de services de cha-(+ 1,7 % après + 2,4 % en 2002). Les
cune des branches de l’économie ; la pro-effectifs salariés sont stables dans les Définitions
duction recouvre à la fois la production
activités immobilières (+ 0,1 %) après
vendue, la production stockée et la produc-
avoir augmenté en 2002 (+ 2,4 %). tion immobilisée.
Services marchands : trois composan-L’effectif des salariés dans les services Les évolutions sont exprimées en
tes
moyenne annuelle. Les évolutions en vo-marchands se stabilise ainsi à près de
Les services marchands correspondent
lume sont calculées sur les comptes aux4,8 millions en 2003, niveau comparable au secteur des activités tertiaires hors
prix de l’année précédente.
à celui de 2002. commerce, transport, assurances et or-
ganismes financiers. Les résultats sontEn 2003, l’ensemble des secteurs mar-
Bibliographieprésentés ici selon la nomenclature écono-chands perd près de 26 000 emplois
mique de synthèse (NES), qui distingue
(- 0,2 %). Hors des services marchands,
services aux entreprises, services aux par-
les autres activités tertiaires, principale- ticuliers et activités immobilières. « La France des services », édition
ment le commerce, restent créatrices Les services aux entreprises recouvrent 2003-2004, Insee.
les postes et télécommunications, les ser- « Les services en 2002, rapport sur lesd’emplois en 2003 (+ 0,9 % soit 49 400
vices de conseils et d’assistance (activités comptes », Synthèses n° 76, Insee, avrilemplois supplémentaires). Quant à
informatiques, comptables, juridiques, pu- 2004.
l’industrie et la construction, les pertes
blicité, architecture...), les services opéra- « Les comptes de la nation en 2003 - Au
d’emplois se font à un rythme plus rapide tionnels (location sans opérateur, travail creux du cycle », Insee première n° 960,
en 2003 qu’en 2002 (- 1,5 % après - 1,0 %). temporaire, nettoyage, assainissement...) avril 2004.
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