Population, logement, activité à Paris

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Au recensement de la population de mars 1999, 2 125 800 habitants ont été dénombrés à Paris, soit 26 500 habitants de moins qu'en 1990. La stabilisation de la population se confirme après une longue période de dépeuplement. Même si la population parisienne se caractérise par une présence importante de personnes âgées et une faible proportion d'enfants, elle tend à se rajeunir dans un contexte de vieillissement national et régional. La part des plus de 60 ans est passée de 20,8 % à 19,6 %. Depuis 1990, 631 000 nouveaux habitants se sont installés à Paris, soit 30 % de la population. Près de la moitié de ces nouveaux arrivants appartiennent à la tranche d'âge des 25 à 39 ans. La part des étrangers tend à diminuer depuis 1990 : 308 270 étrangers ont été recensés en 1999, soit 14,5 % des habitants du département contre 15,9 % en 1990. Par ailleurs, le parc de logements de Paris compte 1 322 500 logements, dont 84 % sont des résidences principales. Le nombre de logements vacants s'est accru : en 1999, un logement parisien sur dix a été recensé vacant contre un sur onze en 1990. Majoritairement de petite taille -les logements d'une ou deux pièces représentent 58 % du parc- et relativement anciennes, les résidences principales sont néanmoins de plus en plus souvent confortables. La population active a légèrement diminué depuis 1990 ; elle s'élève désormais à 1 128 600 personnes. Le taux d'activité de la capitale, le plus faible de la région, s'élève en 1999 à 61,4 %. Cela tient essentiellement au poids important des personnes âgées et de la population estudiantine à Paris. En 1999, 135 700 chômeurs ont été dénombrés. La proportion de personnes se déclarant chômeurs est passée de 9,4 % à 12 % de la population active.
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INSEE ILEDEFRANCE
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ETUDES ECONOMIQUES
ILEDEFRANCE
Population, logement, activité RECENSEMENT à Paris u 8 mars 1999, Paris compte 2 125 800 haà une légère accentuation du déficit mi mieAr d’IledeFrance en termes de population, ilnière période intercensitaire, la capitale bitants. Première capitale européenne,gratoire, qui s’était fortement réduit Paris est aussi un département. Le pre entre 1982 et 1990. Au cours de la der occupe le deuxième rang au niveau national, der perd 14 700 personnes par an par le jeu rière celui du Nord. Paris accueille 19,4 % de la po des entrées et sorties. Le 12e arrondisse pulation francilienne sur moins de 1 % du terri ment, qui affiche une hausse de popula toire régional. De ce fait, ce département affiche la tion significative, est le seul à connaître densité la plus élevée du pays (20 170 habitants au un solde migratoire positif. Tandis que le km2). Sept arrondissements situés à la périphérie 7e qui connaît la plus forte baisse, est comptent plus de 160 000 résidents, regroupant celui où le déficit migratoire est le plus ainsi près de 60 % de la population parisienne. Seul important. à dépasser 200 000 habitants, le 15e arrondisse ment est le plus peuplé. Malgré une légère augmentation, l’excé dent des naissances sur les décès ne suffit La stabilisation de la po Léger pas à compenser les pertes migratoires. pulation se confirme rajeunissement Paris enregistre en effet la plus petite va après une longue période riation naturelle de la région (+ 0,6 % de fort dépeuplement. par an), mais néanmoins supérieure à Entre 1990 et 1999, Paris a perdu 26 500 habi celle de la France. Ce dynamisme relati tants, soit une variation annuelle moyenne de vement faible est lié à la structure par  0,1 %. Ce rythme est identique à celui observé âge. La population parisienne se caracté entre 1982 et 1990. Cette baisse modérée est due rise en effet par une présence importante des personnes âgées et une faible propor Figure 1Pyramides des âges en 1990 et 1999 tion d’enfants. Toutefois, la population tend à rajeunir, dans un contexte de vieil lissement régional et national. Cette ten dance s’observe depuis 1975. Entre 1990 Age 90 et 1999, la part des personnes de plus de 85 60 ans est passée de 20,8 % à 19,6 %, tan 80 75 dis que celle des moins de 20 ans est 70 65 restée stable. 60 55 50 45 40 Femmes 35 Ces caractéristiques se traduisent par 30 25 20une pyramide des âges étroite à la base, 15 très large pour les classes d’âge de 20 à 35 10 5 ans et peu rétrécie aux âges avancés (cf. 0 15000 100005000 05000 1000015000 2000025000 30000 0000 25000 200000 figure 1). En 1999, près d’un habitant Effectifs 1990 1999sur cinq est âgé de plus de 60 ans et un sur huit de moins de 15 ans (cf. figure 2). Source : Insee,recensements de 1990 et 1999
MENSUEL N° 193 OCTOBRE2000  16 F / 2,44
Figure 2Répartition par sexe et âgede la population 1990 1999 Age Hommes FemmesEnsemble Hommes FemmesEnsemble De 0 à 19 ans203 484198 096401 580196 289192 085388 374 De 20 à 39 ans372 573399 673772 246370 630394 448765 078 De 40 à 59 ans258 365273 131531 496265 979289 329555 308 De 60 à 74 ans107 840155 993263 833108 299140 248248 547 75 ans et plus58 450124 724183 17455 725112 819168 544 Total 1000 7121 151 6172 152 329996 9221 128 9292 125 851 Source : Insee, recensements de 1990 et 1999 Figure 3Part des 60ans ou plus
16
En % de la population totale moins de 17,1 de 17,1 à 19,5 de 19,5 à 23,9 23,9 ou plus
18 17 19 9 10 8 2 20 3 1 11 7 4 6 5 15 12 14 13
Source : Insee, recensement de 1999
© IGN  Insee 1999
Figure 4Structure par âge des nouveaux arrivants
Age
De 0 à 14 ans De 15 à 24 ans De 25 à 39 ans De 40 à 59 ans De 60 à 74 ans 75 ans et plus Total
Source : Insee,recensement de 1999
Nouveaux arrivants
Effectifs 78 180 113 256 311 992 98 906 19 980 9 166 631 480
Les personnes âgées sont plus nombreuses, relativement, dans les 6e, 7e et 16e arron dissements où elles représentent un rési dent sur quatre (cf. figure 3).
Depuis 1990, 631 000 nouveaux résidents se sont installés à Paris, soit 30 % de la popula tion (cf. figure 4). Au recensement précé dent, ils représentaient 37 % des habitants.
% 12,4 17,9 49,4 15,6 3,2 1,5 100,0
Cette moindre attractivité peut s’expliquer en partie par la récession économique du début des années 90, les mouvements mi gratoires étant fortement liés à la situation économique.
La part des jeunes adultes de 25 à 39 ans a nettement augmenté dans les arrivées. En 1999, près de la moitié des nouveaux arri vants appartiennent à cette tranche d’âge, signe d’une mobilité essentiellement profes sionnelle.
A Paris, la taille moyenne des ménages est nettement inférieure à celle de la banlieue. Après une période de stabilisation, elle di minue de nouveau : 1,87 en 1999 contre 1,92 en 1990. Tous les arrondissements sont concernés. Seul le 19e, qui compte de nom breux logements neufs, conserve une taille moyenne supérieure à 2. En effet, le nombre moyen d’occupants est beaucoup plus élevé dans les logements achevés après 1990 (2,37), que dans les plus anciens (1,76 dans les logements construits entre 1915 et 1948).
En 1999, plus de la moitié des résidences principales parisiennes sont occupées par une personne seule. Cette proportion est en constante progression (52,4 % en 1999 contre 49,8 % en 1990). Elle est plus élevée dans les arrondissements du centre où les petits logements sont plus nombreux. Les personnes seules représentent 27 % de la population parisienne. Plus du tiers sont de jeunes adultes âgés de 20 à 39 ans.
La communauté étrangère continue à dimi nuer ( 10 % entre 1990 et 1999) et de façon plus rapide qu’au cours de la période précé dente ( 5 %). Ainsi en 1999, 308 270 étran gers résident à Paris, soit 14,5 % de la popu lation, contre 15,9 % en 1990. Les deux tiers d’entre eux sont âgés de 25 à 59 ans (cf. fi gure 5). Contrairement au reste de la popu lation, la population étrangère vieillit : la proportion des 60 ans ou plus est passée de 9 % en 1990 à 12,6 % en 1999. Dans le même temps, la part des jeunes de moins de 25 ans est passée de 27 % à 21 %, sous l’effet conju gué d’une diminution de la fécondité et d’une augmentation des naturalisations. Les effectifs masculins se réduisent ( 15 %) tandis que la population féminine augmente légèrement (+ 3,7 %). Les étrangers sont plus nombreux dans le nordest et au centre, où leur part dans la population at teint 22 %. Trois sur dix sont originaires de l’Union Européenne, dont la majorité du Portugal.
Figure 5Part des étrangers par classe d’âge Effectifs Effectifs Age totaux d'étrangers De 0 à 24 ans551 39664 355 De 25 à 39 ans602 056102 535 De 40 à 59 ans555 308102 389 De 60 à 74 ans248 54729 916 75 ans et plus168 5449 071 Total 2125 851308 266
Source : Insee, recensement de 1999
En 1999, 1 322 500 lo Plus de gements ont été recen logements sés à Paris, soit 18 200 confortables de plus qu’en 1990. La progression du nombre de logements est continue depuis 1968, mais de moindre ampleur pour la dernière pé riode (+ 1,4 %). L’accroissement le plus im portant a lieu au sud et à l’est, où les nouvel les constructions sont les plus nombreuses. Les résidences principales ont suivi la même progression que l’ensemble du parc. Au der nier recensement, elles représentent tou jours 84 % des logements. Figure 6Répartition des logements par type
Type de logement
Ensemble des logements
Résidences principales
Logements occasionnels
Résidences secondaires
Logements vacants
Nombre 1 322 540 1 110 912 42 859 32 215 136 554
1999
Part des étrangers 11,7 17,0 18,4 12,0 5,4 14,5
% 100,0 84,0 3,3 2,4 10,3
Source : Insee, recensement de 1999 Figure 7Résidences principales par type et statut d’occupation
1990 1999 Statut d'occupation et type Nombre % Nombre % Ensemble des résidences principales1 095 108100,0 1110 912100,0 Dont par statut d'occupation : Propriétaire 310247 28,3329 11329,6 Locataire 689875 63,0700 93463,1  d'un logement loué vide non HLM514 22846,9 463966 41,8 134 45512,3 185328 16,7d'un logement loué vide HLM d'un meublé ou d'une chambre d'hôtel41 1923,8 51640 4,6 Logé gratuitement94 9868,7 80865 7,3 Dont par type : Maison individuelle ou ferme10 0450,9 10922 1,0 Logement dans un immeuble collectif1 029 20794,0 1054 68294,9 Autres* 55856 5,145 3084,1 * Logementfoyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de fortune, pièce indépendante louée, souslouée ou prêtée, autres. Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
En %
En revanche, le nombre de logements va cants s’est accru, ainsi que leur part. En 1999, un logement parisien sur dix a été recensé va cant (cf. figure 6) contre un sur neuf en 1990. Cette proportion, plus élévée que dans les au tres départements d’IledeFrance, est com parable à celle qui est observée dans la plu part des grandes villes de France. Comme en 1990, le taux de vacance est plus fort dans le Figure 8Part des logements construits depuis 1990
16
moins de 1,2 de 1,2 à 2,8 de 2,8 à 7,0 7,0 ou plus
18 17 19 9 10 8 2 3 20 1 11 7 4 6 5 15 12 14 13
Source : Insee, recensement de 1999
© IGN  Insee 1999
centre de la capitale. En effet, les logements vacants sont souvent de petite taille, anciens et inconfortables.
Le parc immobilier parisien se caractérise en partie par son ancienneté : les deux tiers des logements ont été construits avant 1949, dont près de la moitié avant 1915. C’est particulièrement vrai au coeur de Paris. Dans les 1er et 2e arrondissements, plus de neuf logements sur dix ont été ache vés avant 1915. A l’opposé, la part des loge ments de moins de neuf ans est plus élevée dans les arrondissements situés à l’est, où les livraisons de logements en opérations publiques (HLM) ont été les plus importan tes (cf. figure 8). Dans l’ensemble de ces ar rondissements (12e, 13e, 18e, 19e et 20e), 52 % des résidences principales neuves sont des logements sociaux.
Une autre caractéristique de l’habitat pari sien est d’être majoritairement de petite taille. En 1999, les logements d’une ou deux pièces représentent 58 % du parc (60 % en 1990). Les résidences principales sont de plus en plus souvent confortables. Entre 1990 et 1999, la proportion de logements ne possédant ni douche ni baignoire ou avec
toilettes à l’extérieur est passée de 17 % à 10 %. Elle est néanmoins toujours très élevée pour les logements d’une seule pièce (34 %).
En 1999, 30 % des ménages parisiens sont propriétaires de leur résidence principale (cf. figure 7). Ce taux est beaucoup plus faible que dans les autres départements franciliens. Parmi les logements loués vides, la part des logements HLM est également très inférieure à celle observée dans le reste de la région : 28,5 % à Paris, de 44 % à 65 % en banlieue. Au sein de la capitale, les dispa rités sont très fortes d’un arrondissement à l’autre. Dans cinq arrondissements du centre, cette proportion est inférieure à 5 %, tandis qu’elle atteint 50 % ou plus dans trois arrondissements périphériques. Ainsi, le taux de logements HLM est trente fois plus élevé dans le 13e que dans le 7e. Globale ment, le nombre de logements HLM a aug menté assez fortement entre les deux der niers recensements (+ 37,8 %).
En 1999, Paris compte Faible taux environ 1 128 800 ac d’activité tifs. La population ac tive a légèrement dimi nué entre les deux re censements ( 0,5 %), mais de façon moins rapide que la population en âge de travailler ( 1,1 %). De ce fait, le taux d’activité a crû légèrement, pour atteindre 61,4 % (cf. fi gure 9), alors que dans tous les autres dé partements, il a diminué ou est resté stable. Malgré tout, la capitale affiche un des taux d’activité les plus faibles de la région. Cela tient essentiellement au poids important des personnes âgées et de la population es tudiantine à Paris. Les taux d’activité sont les plus bas dans les arrondissements où la part des 60 ans ou plus est la plus impor tante (moins de 55 % d’actifs dans les 6e, 7e et 16e). Inversement, les taux sont les plus élevés dans ceux qui comptent le moins de personnes âgées (2e, 3e et 10e) (cf. fi gure 10).
Figure 9Actifs et inactifs 1990 1999 Type d'activité des 15 ans et plus Effectif %Effectif % Actifs dont :1 133 90361,0 1128 57961,4 Ayant un emploi1 023 08790,2 991003 87,8 Chômeurs* 106684 9,4135 75912,0 Inactifs 725116 39,0709 63638,6 Total 1859 019100,0 1838 215100,0 * Chômeurs au sens du recensement Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
Figure 10Taux d’activité par arrondissement
18 17 19 9 10 8 2 3 20 16 1 11 7 4 6 5 15 12 14 13
En % de la population de 15 ans ou plus moins de 59,8 de 59,8 à 64,1 de 64,1 à 66,3 66,3 ou plus
Source : Insee, recensement de 1999
© IGN  Insee 1999
La hausse du taux d’activité est due essen tiellement à la progression de l’activité fémi nine : en 1999, 56,1 % des femmes de plus de 15 ans sont actives contre 54,3 % en 1990, tandis que chez les hommes, le taux d’activi té passe de 68,9 % à 67,5 % (cf. figure 11). Cette baisse touche les hommes à tous les âges. En revanche, le développement de l’ac tivité féminine concerne les femmes de 25 à 59 ans (cf. figures 12 et 13). Globalement, le taux d’activité des jeunes a fortement chuté entre 1990 et 1999. En 1999, un quart des Pa risiens de 15 à 24 ans sont actifs. Ils étaient un tiers neuf ans plus tôt. Parmi les 2024 ans, la proportion d’actifs est de 37,5 %. Ce taux est nettement inférieur à celui des au tres départements d’IledeFrance où il dé passe 50 %, excepté dans les HautsdeSeine (47 %). Dans la capitale, qui accueille un nombre important d’étudiants de province et de banlieue, les jeunes poursuivent sou vent des études plus longtemps.
Chez les personnes de plus de 60 ans, l’ac tivité continue à diminuer, les départs à la retraite s’effectuant toujours plus tôt. Toutefois, le taux d’activité des 60 ans ou plus est beaucoup plus élevé à Paris que
Figure 11Taux d’activité par sexe et âge 1990 1999 Taux d'activité Hommes Femmes Hommes Femmes Ensemble 68,954,3 67,5 56,1 dont : de 15 à 24 ans33,6 33,6 25,6 24,7 de 25 à 39 ans92,1 83,7 91,5 85,5 de 40 à 59 ans94,1 78,8 92,9 82,0
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
Figure 12Taux d’activité des hommes par âge
100
80
60
40
20
0 15 à20 à25 à30 à35 à40 à45 à50 à55 à60 à Age 19 ans24 ans29 ans34 ans39 ans44 ans49 ans54 ans59 ans64 ans 1990 1999 Source : Insee, recensements 1990 et 1999 Figure 13Taux d’activité des femmes par âge 100
80
60
40
20
0 15 à20 à25 à30 à35 à40 à45 à50 à55 à60 à Age 19 ans24 ans29 ans34 ans39 ans44 ans49 ans54 ans59 ans64 ans 1990 1999
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
dans le reste de la région. Cela s’explique par la part importante, dans la capitale, des cadres et des nonsalariés, qui restent plus longtemps actifs que l’ensemble des salariés.
Entre les deux recensements, le travail à temps partiel se développe largement, sur tout chez les femmes. En 1999, 21 % des femmes actives occupent un emploi à temps partiel. Dans le même temps, la part des sa lariés travaillant à durée déterminée a presque doublé (11,5 % en 1999), tandis que la proportion d’intérimaires demeure in changée (1,2 %).
Au dernier recensement, 69 % des actifs pa risiens travaillent dans leur commune de ré sidence. Ce taux est très élevé, Paris étant le principal centre d’emploi de la région. Néanmoins, un nombre croissant de Pari
Figure 14Part des chômeurs dans population active la
18 17 19 9 10 8 2 3 20 16 1 11 7 4 6 5 15 12 14 13
En % © IGN  Insee 1999 moins de 9,4 de 9,4 à 11,3 de 11,3 à 14,7 14,7 ou plus Source : Insee, recensement de 1999
siens vont travailler dans les autres dépar tements franciliens, où l’emploiaugmente.
Au cours de la dernière période, le nombre d’actifs se déclarant au chômage a crû de façon sensible. En 1999, 135 700 chômeurs ont été recensés à Paris, soit 29 000 de plus qu’en 1990. Le nombre de chômeurs a aug menté plus rapidement qu’au cours de la pé riode précédente : + 2,7 % de variation an nuelle moyenne contre + 2,3 % entre 1982 et 1990. Cependant la comparaison de ces évolutions est délicate en raison d’un léger changement dans le mode de calcul des chô meurs et des actifs entre les deux derniers recensements (cf. encadré : définitions).
Paris affiche un des taux de chômage les plus forts de la région après la SeineSaintDenis. Ce taux, au sens du recensement, est passé de 9,4 % en 1990 à 12 % en 1999. Les hom mes sont plus touchés que les femmes par cette évolution (+ 3,1 points pour les pre miers, + 2,1 pour les secondes). La propor tion d’hommes au chômage est maintenant plus élevée que celle des femmes, situation unique dans la région. En revanche, la durée du chômage s’est allongée comme dans toute l’IledeFrance. La moitié des chômeurs pa risiens déclarent rechercher un emploi de puis plus d’un an. Ils étaient 35% en 1990. La part des chômeurs dans la population ac tive est plus importante dans le nordest de la capitale (cf. figure 14). Ces arrondisse ments comptent une grande proportion de jeunes et d’étrangers, populations habituel lement plus exposées au chômage.
Nadine Laroche
Source Ces chiffres sont issus de l’exploitation principale du recensement de la population de mars 1999. Celleci traite sur tous les bulletins toutes les questions sur les logements et les trois quarts des ques tions sur les individus (âge, sexe, activité, formation, lieu de travail, lieu de résidence antérieure,...). Ne sont pas analysées dans cette exploitation les questions relatives aux catégories socioprofessionnelles, à l’activité économique et à la description des familles. Ces thèmes feront l’objet de l’exploitation complé mentaire (2e semestre 2001). Définitions Age :l’âge indiqué est l’âge atteint par chaque génération au cours de l’année de recensement. La classe « 0 » ne comprend pour le recensement de 1999 que les enfants nés du 1er janvier 1999 au 8 mars 1999. Arrivants dans le département :personnes dont le département de résidence au 1er janvier du re censement de 1990 était différent du département de résidence au recensement de 1999. Les enfants nés depuis le 1er janvier 1990 sont considérés comme « arrivants » (en 1999) si la personne de référence du ménage est ellemême « arrivante ». Chômeurs :personnes (inscrites ou non à l’ANPE) qui se sont déclarées « chômeurs » sauf si elles ont déclaré explicitement par ailleurs ne pas rechercher du travail. Cette définition diffère légèrement de celle utilisée en 1990. Les personnes sans emploi et à la recherche d’un emploi qui ne se déclaraient pas chômeurs étaient alors aussi comptabilisées comme chômeurs. Ils sont désormais comptabilisés parmi les inactifs. Ce basculement concerne notamment des mères de famille et des femmes au foyer. La com paraison entre les deux recensements des données relatives au chômage, à la population active et aux taux d’activité est donc légérement biaisée. Logement :local séparé et indépendant utilisé pour l’habitation. On distingue les logements occupés (résidences principales) et les logements inoccupés (occasionnels, secondaires ou vacants). Population active :elle comprend la population active ayant un emploi (y compris les apprentis), les chômeurs et depuis le recensement de 1990, les militaires du contingent. Les actifs ayant un emploi sont les personnes qui ont une profession et l’exercent au moment du recensement. La population active est composée de personnes âgées de 15 ans ou plus. Les personnes qui déclarent aider un membre de leur fa mille dans son travail y sont également comptabilisées si la personne aidée n’est pas salariée (exploitant tc.). La population active étudiée ici est localisée au
e où le ménage demeure la plus grande partie ence principale. ulation totale en âge d’être active. n active, proportion de personnes se taux diffère par construction du x plus restrictifs. l’étatcivil pendant une pé
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N° 193
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