Population, logement, activité dans les Yvelines

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Au recensement de la population de mars 1999, près de 1 354 000 habitants ont été dénombrés dans le département des Yvelines, soit 47 200 habitants de plus qu'en 1990. C'est le département le plus peuplé de la grande couronne. La ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines accueille à elle seule 10,5 % de la population départementale. Le département a vu sa population doubler en quarante ans. Son poids dans la région est passé de 8,1 % à 12,4 % au cours de cette période. Le fort dynamisme naturel classe les Yvelines parmi les départements les plus jeunes de l'Ile-de-France. Les moins de 20 ans représentent 27,7 % de la population, en partie grâce à la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines. 329 000 nouveaux habitants se sont installés dans le département durant les dix dernières années, dont la moitié étaient déjà Franciliens en 1990. Malgré ces arrivées nombreuses, le solde migratoire est devenu déficitaire : 57 700 personnes en moins. La part des étrangers a diminué depuis 1990 : 120 500 étrangers ont été recensés en 1999, soit 8,9 % des habitants du département contre 10,2 % neuf ans auparavant. Par ailleurs, le parc de logements des Yvelines compte 551 730 logements, dont 91 % sont des résidences principales. La population active a augmenté depuis 1990 ; elle s'élève désormais à 657 500 personnes, soit 22 600 actifs de plus. En 1999, environ 57 000 chômeurs ont été dénombrés. La proportion de personnes se déclarant chômeurs est passée de 6,5 % en 1990 à 8,7 % en 1999. Le taux de chômage reste le plus faible de tous les départements franciliens.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE ILEDEFRANCE
I NSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ETUDES ECONOMIQUES
ILEDEFRANCE
Population, logement, activité RECENSEMENT dans les Yvelines n mars 1999, près de 1 354 000 habitants ontUne forte natalité et une faible mortalité ont cupEe ainsi la quatrième position dans la régionan. Néanmoins, si le taux de mortalité des été recensés dans les Yvelines. Départementpermis un accroissement naturel de 104 800 le plus peuplé de la grande couronne, il ocpersonnes, soit une progression de 0,9 % par IledeFrance et la huitième place au niveau natioYvelines stagne et demeure le plus bas de la nal. Sa densité de population, la plus faible de la rérégion (6,1 ‰), le taux de natalité baisse lé gion après la SeineetMarne, atteint 593 habitantsgèrement (14,9 ‰ contre 15,7 ‰ en 1990), au km². Sur les 262 communes qui le composent, prèsce qui se traduit par un léger rétrécissement à de la moitié comptent moins de 1 000 habitants. Lala base de la pyramide des âges (cf. figure 1). ville nouvelle de SaintQuentinenYvelines, appar Ce fort dynamisme naturel classe les Yveli tenant à l’agglomération parisienne, accueille à ellenes parmi les départements les plus jeunes seule 10,5 % de la population départementale. d’IledeFrance. Les habitants de moins de 20 ans représentent 27,7 % de la population Depuis 1990, les Yveli Population jeune totale, contre 25,2 % en moyenne dans la ré nes ont gagné près de grâce à la ville 47 200 habitants, soit ungion (cf. figure 2). La présence de la ville nouvellenouvelle de SaintQuentinenYvelines n’y rythme annuel moyen de est pas étrangère : près d’un tiers des 0,4 % contre 1,1 % entre 1982 et 1990. Auparavant sa croissance avait étéSaintquentinois ont moins de 20 ans. Les communes où la population est la plus jeune vive et soutenue : + 2,8 % par an entre 1962 et sont principalement situées au sudest et au 1982. Le département a ainsi vu sa population dou bler en quarante ans et son poids dans la région estnordouest du département (cf. figure 3). Dans une commune sur quatre, la propor passé de 8,1 % à 12,4 % au cours de cette période.tion dépasse30 %avec un maximumde 39 % pour Le TertreSaintDenis et Tous susleNoble, deux communes certes de pe Figure 1Pyramides des âges en 1990 et 1999 tite taille. Néanmoins, le département connaît un Ageléger vieillissement de sa population. La 90part des résidents âgés de plus de soixante 85 ans passe de 13,2 % à 15,7 % entre 1990 et 80 75 1999, tandis que celle des moins de 40 ans, 70 qui était de 60,9 % en 1990, n’est plus que de 65 60 56,6 %. Les personnes âgées habitent princi 55 50 palement dans les communes de grande 45 40 35taille et pour la plupart limitrophes au dé Hommes Femmes 30 25partement des HautsdeSeine (zones de 20 15Versailles, SaintGermainenLaye, Poissy) 10 et au sudouest (zone de PoignylaForêt). 5 Ainsi, le nombre d’Yvelinois âgés de 60 à 74 0 12000 100008000 6000 4000 20000 02000 4000 6000 800010000 12000 ans représente près de 11 % de la population Effectifs totale en 1999 (8,8 % en 1990) et 5 % pour les 1990 1999 Source : Insee,recensements de 1990 et 1999
MENSUEL N° 192  OCTOBRE2000  16 F / 2,44
Figure 2de la populationRépartition par sexe et âge 1990 1999 Age Hommes FemmesEnsemble Hommes FemmesEnsemble De 0 à 19 ans198 892188 929387 821191 959182 678374 637 De 20 à 39 ans202 095206 529408 624194 313196 815391 128 De 40 à 59 ans172 120166 465338 585185 707189 865375 572 De 60 à 74 ans53 71661 607115 32369 14175 873145 014 75 ans et plus18 76838 44657 21423 56044 04667 606 Total 645591 661976 1307 567664 680689 2771 353 957 Source : Insee, recensements de 1990 et 1999 Figure 3Part des moins de 20 ans
En % de la population totale moins de 24,1 de 24,1 à 27,1 de 27,1 à 30,3 30,3 ou plus Préfecture Souspréfecture
ManteslaJolie
Rambouillet
Sartrouville Poissy SaintGermainenLaye
Limites de la ville nouvelle
Versailles
© IGN  Insee 1999
Source : Insee, recensement de 1999 Figure 4Structure par âge des nouveaux arrivants
Age
De 0 à 14 ans De 15 à 24 ans De 25 à 39 ans De 40 à 59 ans De 60 à 74 ans 75 ans et plus Total
Source : Insee,recensement de 1999
Nouveaux arrivants Effectifs % 93 46928,4 33 74710,2 121 28336,8 62 89619,1 9 9233,0 7 9972,4 329 315100,0
75 ans ou plus (4,4 %). Le département compte désormais plus de 250 centenaires.
Le nombre de ménages yvelinois continue de croître plus vite que la population totale : + 1 % en moyenne annuelle, contre + 0,4 %. En qua rante ans, le nombre de ménages est ainsi passé de 207 000 à un peu plus de 503 000 ménages, soit une progression de 2,4 % par an, alors que la population totale n’a augmenté que de 1,8 %
sur la même période. Aussi, la taille des ména ges continuetelle de baisser de façon impor tante : 2,64 occupants en 1999, après 2,79 en 1990 et 3,23 en 1962. Cette baisse s’observe dans l’ensemble de la région et peut s’expliquer par l’effet conjugué du vieillissement de la po pulation, de la décohabitation (départ des en fants) et de l’augmentation des divorces.En 1999, les personnes seules représentent un quart des ménages du département (22 % en 1990) ; c’est beaucoup moins qu’à Paris (52 %), mais c’est plus que dans les trois autres départements de la grande couronne.
Durant les dix dernières années, près d’un quart de la population s’est installé dans le dé partement : environ 329 000 personnes sont de nouveaux habitants, dont la moitié étaient déjà franciliens en 1990. Les trois quarts des nouveaux arrivants, en majorité des jeunes couples avec enfants, ont moins de 40 ans (cf. figure 4). Les raisons professionnelles sont gé néralement à l’origine de ces migrations rési dentielles. Malgré ces arrivées nombreuses, le solde des échanges de population des Yvelines avec le reste de la France et l’étranger est de venu déficitaire : 57 700 personnes en moins.
Le nombre d’étrangers résidant dans le dépar tement a diminué au cours des années quatrevingtdix. Il s’établit à 120 500 et re présente 8,9 % de la population, contre 10,2 % en 1990 (cf. figure 5). Malgré une légère dimi nution, la proportion d’hommes reste plus im portante (52,2 %, contre 54,3 % en 1990). Les principaux pays d’origine demeurent le Portu gal pour l’Europe et le Maroc pour l’Afrique avec respectivement plus de 35 000 et près de 22 000 résidents. Les Yvelines restent, après Paris, le département francilien où réside le plus grand nombre de ressortissants de l’Union Européenne (45 % de la population étrangère du département). Les étrangers composent une partie importante de la popu lation des communes de la vallée de la Seine (ChantelouplesVignes, ManteslaJolie, Les Mureaux avec 24 % de la population commu nale). Ces communes abritent de grands en sembles ou logements sociaux et de grands bassins d’emplois industriels. Au sein de la ville nouvelle, la part des étrangers est très va riable : à La Verrière et à Trappes, villes dont la population a baissé, elle dépasse 20 %, contre à peine 5 % à MontignyleBretonneux.
En 1999, le parc de lo Davantage de gements des Yvelines propriétaires, compte 551 730 loge des logements ments (11 % du parc plus spacieuxrégional), soit une va riation moyenne de 1 % par an par rapport à 1990, contre + 1,4 % entre 1982 et 1990. Cette évolution tient essen tiellement aux résidences principales, dont le nombre a augmenté de 43 700 unités (1 % par an), la ville nouvelle contribuant pour 20 % aux résidences supplémentaires.
Figure 5Part des étrangers par classe d’âge Effectifs Effectifs Age totaux d'étrangers De 0 à 24 ans459 36731 309 De 25 à 39 ans306 39832 177 De 40 à 59 ans375 57243 279 De 60 à 74 ans145 01411 309 75 ans et plus67 6062 382 Total 1353 957120 456
Source : Insee, recensement de 1999
Comme en 1990, les résidences principales re présentent 91 % du parc total de logements (cf. figure 6). La ville nouvelle concentre à elle seule près de 10 % des résidences principales. Malgré une forte progression, les Yvelines res tent le département francilien où la propor tion de logements vacants est la plus faible (6,2 %). A contrario, le nombre de résidences secondaires et logements occasionnels ré gresse ; leur part y est également inférieure à celle observée dans le reste de l’IledeFrance.
Un peu plus de 40 % des logements sont occu pés par des locataires, dont la moitié sont des Figure 6Répartition des logements par type
Type de logement
Ensemble des logements
Résidences principales
Logements occasionnels
Résidences secondaires
Logements vacants
Source : Insee, recensement de 1999
Nombre 551 730 503 096 4 313 10 178 34 143
1999
Part des étrangers 6,8 10,5 11,5 7,8 3,5 8,9
% 100,0 91,2 0,8 1,8 6,2
Figure 7Résidences principales par type et statut d’occupation
1990 1999 Statut d'occupation et type Nombre % Nombre % Ensemble des résidences principales459 396100,0 503096 100,0 Dont par statut d'occupation : Propriétaire 248885 54,2280 11855,7 Locataire 186701 40,6203 21540,4  d'un logement loué vide non HLM97 17321,2 95779 19,0 86 19618,8 102988 20,5d'un logement loué vide HLM d'un meublé ou d'une chambre d'hôtel3 3320,7 4448 0,9 Logé gratuitement23 8105,2 19763 3,9 Dont par type : Maison individuelle ou ferme200 38043,6 221948 44,1 Logement dans un immeuble collectif246 09853,6 269307 53,5 Autres* 12918 2,811 8412,4 * Logementfoyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de fortune, pièce indépendante louée, souslouée ou prêtée, autres. Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
logements sociaux (HLM). L’attrait pour l’ac cession à la propriété s’est légèrement déve loppé, puisque 56 % des ménages déclarent être propriétaires, contre 54 % en 1990 (cf. fi gure 7). Néanmoins, selon les communes, le taux de résidences principales occupées par leur propriétaire varie beaucoup : 21 % à Trap pes, 40 % à SaintGermainenLaye ou Versail Figure 8Part des logements collectifs dans les résidences principales
ManteslaJolie
Rambouillet
Sartrouville Poissy SaintGermainenLaye
Versailles
En % moins de 2,3 de 2,3 à 14,5 de 14,5 à 43,5 43,5 ou plus Préfecture © IGN  Insee 1999 SouspréfectureLimites de la ville nouvelle Source : Insee, recensement de 1999
les et 81 % à Beynes. Les disparités de niveau social, du coût de l’habitat sensiblement plus élevé dans certains secteurs (Versailles, par exemple) ou encore d’environnement peuvent expliquer ces différents taux.
Près de 54 % des résidences principales sont des logements en immeuble collectif. Les plus fortes proportions s’observent dans les com munes qui font partie de l’agglomération pari sienne, en particulier dans la ville nouvelle et au nordest de celleci, ainsi que dans la com mune de Rambouillet et le secteur de Man teslaJolie (cf. figure 8). Le maximum revient à Rocquencourt (96 %).
Depuis 1990, ce sont 53 030 résidences princi pales qui ont été construites, soit 10,5 % du parc total. Près de la moitié d’entre elles sont des maisons individuelles, ce qui explique l’évolution plus forte de la part de cette caté gorie entre 1990 et 1999, due probablement à l’arrivée de nombreuses familles avec des en fants. Les immeubles, quant à eux, comptent beaucoup moins d’étages (à peine 5 % ont plus de quatre étages).
Les résidences principales présentent un très bon niveau de confort, puisque 96 % des loge ments possèdent un chauffage central. Dans le même temps, l’espace disponible par personne
continue à augmenter : le nombre moyen de pièces dans les résidences principales est passé de 3,80 à 3,89 pièces par logement.
En mars 1999, la popu Le plus lation active résidente faible tauxde 15 ans ou plus s’élève à 657 500 personnes, de chômage soit 22 600 actifs de plus de la région qu’en début de décennie (cf. figure 9). Cepen dant, le nombre d’actifs a crû moins vite que la population totale en âge de travailler (+ 0,4 % par an en moyenne, contre + 0,6 %). Ainsi, le taux d’activité global a diminué faiblement, passant de 62 à 61 %.
Dans la population active, la proportion de ceux qui ont un emploi recule également (92,8 à 91,1 %). Environ 92 % des actifs occupés sont salariés : près des trois quarts (71 %) occupent un emploi sur contrat à durée indéterminée, un peu moins de 7 % sur contrat à durée déter minée et 18 % sont titulaires de la fonction pu blique. Par rapport à 1990, la part des non sa lariés a nettement évolué, passant de 7,6 à 8,4 %.
Les taux d’activité sont plus forts dans la moi tié sud du département et plus particulière ment dans la zone de SaintQuentinenYveli nes, où les taux atteignent ou dépassent 65 % avec un taux record de 74 % pour Guyancourt (cf. figure 10). Cela ne doit pas étonner puisque les communes composant la ville nouvelle re présentent, à elles sept, 11,4 % des actifs occu pés du département. Le caractère urbain de cette zone et le nombre plus important de grands établissements permettent d’expliquer ces niveaux. Beaucoup d’entreprises sont ve nues s’installer dans le département (près de 6 000 créations en moyenne par an depuis dix ans), comme Bouygues et plus récemment le Technocentre Renault sur la commune de Guyancourt. Selon l’Enquête Régionale sur l’Emploi1 , les Yvelines comptent ainsi 460 400 emplois salariés répartis sur 27 020 établisse ments. Les principaux pôles d’emploi sont principalement localisés dans le secteur de la ville nouvelle pour les activités tertiaires et dans la vallée de la Seine, zone tournée davan tage vers l’industrie. Les Yvelines accueillent Figure 9Actifs et inactifs
1990 Statut d'activité des 15 ans et plus Effectif % Actifs dont :634 86362,0 Ayant un emploi589 46992,8 Chômeurs* 40999 6,5 Inactifs 389134 38,0 Total 1023 997100,0 * Chômeurs au sens du recensement Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
1“L’emploi franci lien en 1998” , Insee, IledeFrance à la pagen°169, mai 1999
1999 Effectif % 657 47461,0 598 75791,1 56 9868,7 419 48939,0 1 076 963100,0
Figure 10Taux d’activité par commune
En % de la population de 15 ans ou plus moins de 57,1 de 57,1 à 61,0 de 61,0 à 64,6 64,6 ouplus Préfecture Souspréfecture
ManteslaJolie
Rambouillet
Sartrouville Poissy SaintGermainenLaye
Limites de la ville nouvelle
Source : Insee, recensement de 1999
Versailles
© IGN  Insee 1999
près de 8 % des sièges sociaux franciliens ; leur taille moyenne est la plus élevée de la région après les HautsdeSeine (239 salariés).
Les déplacements domiciletravail se sont ac crus dans le département. En effet, seuls 21 % des actifs travaillent dans leur commune de résidence (27 % en 1990) et 38 % travaillent en dehors de celleci mais dans le département (33 % en 1990). Cela se traduit par l’utilisation accrue de la voiture particulière, principal mode de déplacement en grande couronne. Selon l’Enquête Globale sur les Transports réalisée en 19971998, alors que guère plus de 4 déplacements sur 10 y recouraient en 1976, cette proportion atteint désormais 6 sur 10. D’ailleurs, la part des ménages yvelinois ne disposant d’aucune voiture ne représente plus que 15 % en 1999 (17 % en 1990), alors que celle disposant de deux voitures ou plus aug mente de quatre points (34 % en 1999).
Entre 1990 et 1999, le taux d’activité masculin se stabilise (80,5 %), alors que celui des fem Figure 11Taux d’activité par sexe et âge
Taux d'activité
Ensemble dont : de 15 à 24 ans de 25 à 39 ans de 40 à 59 ans
1990 1999 Hommes Femmes Hommes Femmes 81,0 64,3 80,5 68,4
35,9 96,6 93,9
32,8 79,3 69,0
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
29,0 95,9 93,7
25,2 84,1 75,7
Figure 12Taux d’activité des hommes par âge
100
80
60
40
20
0 15 à20 à25 à30 à35 à40 à45 à50 à55 à60 à Age 19 ans24 ans29 ans34 ans39 ans44 ans49 ans54 ans59 ans64 ans 1990 1999 Source : Insee, recensements de 1990 et 1999 Figure 13Taux d’activité des femmes par âge 100
80
60
40
20
0 15 à20 à25 à30 à35 à40 à45 à50 à55 à60 à Age 19 ans24 ans29 ans34 ans39 ans44 ans49 ans54 ans59 ans64 ans 1990 1999
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
mes progresse fortement (de 64,3 à 68,4 %). Selon le sexe et l’âge, les évolutions des taux d’activité diffèrent. Le taux d’activité des hommes de moins de 25 ans a considérable ment chuté, passant de 36 à 29 %, et celui des 5564 ans baisse seulement d’un point pour s’établir à 55 % (cf. figures 11 et 12). Pour les femmes, on observe le même phénomène. Mais, fait marquant, l’activité féminine chez les 2559 ans a fortement augmenté : en 1990, trois femmes sur quatre étaient actives, en 1999 elles sont quatre sur cinq à l’être (cf. fi gures 11 et 13). D’une manière générale, l’al longement de la scolarité et le développement des départs à la retraite plus précoces expli quent le recul aux extrémités de la vie active, alors que la progression de l’activité féminine peut être due à l’extension du secteur ter tiaire, principal employeur féminin. De même, l’envolée du temps partiel chez les femmes en est une illustration : en 1999, un quart des femmes salariées sont dans ce cas (18 % en
Figure 14Part des chômeurs dans la population active
ManteslaJolie
Rambouillet
Sartrouville Poissy SaintGermainenLaye
Versailles
En % moins de 5,9 de 5,9 à 8,0 de 8,0 à 11,7 11,7 ou plus Préfecture © IGN  Insee 1999 SouspréfectureLimites de la ville nouvelle Source : Insee, recensement de 1999 1990), contre seulement 5 % des hommes (2,6 %). En 1999, on dénombre environ 57 000 chô meurs. En neuf ans, la proportion de person nes se déclarant chômeurs est passée de 6,5 à 8,7 %. Cependant, la comparaison de ces deux évolutions est délicate, leur mode de calcul dif férant entre les deux recensements de la popu lation (cf. encadré : définitions). Les hommes sont davantage touchés par l’augmentation du chômage comme en atteste le taux de chô mage masculin avec une évolution de 3,2 points (8,2 % en 1999), tandis que celui des femmes progresse seulement de 0,9 point (9,2 %). Par ailleurs, l’ancienneté du chômage s’est allongée : un chômeur sur deux est ins crit au chômage depuis plus d’un an, contre un sur trois en 1990. Malgré les 16 000 chômeurs supplémentaires recensés depuis 1990 (soit une évolution de 3,7 % par an), le taux de chômage des Yvelines reste très en deçà du niveau régional (11,5 %) et demeure le plus faible de tous les départe ments franciliens (cf. figure 14). Moins sen sible dans les communes du sud, le chômage yvelinois est au contraire accentué (plus de 16 %) dans le nord du département (Chante louplesVignes, le secteur de ManteslaJolie, Les Mureaux et Rolleboise) et au sein de la ville nouvelle (Trappes et La Verrière). Ces communes, connues pour leurs difficultés so ciales, appartiennent pour la plupart aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Françoise Beaufils
Source Ces chiffres sont issus de l’exploitation principale du recensement de la population de mars 1999. Celleci traite sur tous les bulletins toutes les questions sur les logements et les trois quarts des ques tions sur les individus (âge, sexe, activité, formation, lieu de travail, lieu de résidence antérieure,...). Ne sont pas analysées dans cette exploitation les questions relatives aux catégories socioprofessionnelles, à l’activité économique et à la description des familles. Ces thèmes feront l’objet de l’exploitation complé mentaire (2e semestre 2001). Définitions Age :l’âge indiqué est l’âge atteint par chaque génération au cours de l’année de recensement. La classe « 0 » ne comprend pour le recensement de 1999 que les enfants nés du 1er janvier 1999 au 8 mars 1999. Arrivants dans le département :personnes dont le département de résidence au 1er janvier du re censement de 1990 était différent du département de résidence au recensement de 1999. Les enfants nés depuis le 1er janvier 1990 sont considérés comme « arrivants » (en 1999) si la personne de référence du ménage est ellemême « arrivante ». Chômeurs :personnes (inscrites ou non à l’ANPE) qui se sont déclarées « chômeurs » sauf si elles ont déclaré explicitement par ailleurs ne pas rechercher du travail. Cette définition diffère légèrement de celle utilisée en 1990. Les personnes sans emploi et à la recherche d’un emploi qui ne se déclaraient pas chômeurs étaient alors aussi comptabilisées comme chômeurs. Ils sont désormais comptabilisés parmi les inactifs. Ce basculement concerne notamment des mères de famille et des femmes au foyer. La com paraison entre les deux recensements des données relatives au chômage, à la population active et aux taux d’activité est donc légérement biaisée. Logement :local séparé et indépendant utilisé pour l’habitation. On distingue les logements occupés (résidences principales) et les logements inoccupés (occasionnels, secondaires ou vacants). Population active :elle comprend la population active ayant un emploi (y compris les apprentis), les chômeurs et depuis le recensement de 1990, les militaires du contingent. Les actifs ayant un emploi sont les personnes qui ont une profession et l’exercent au moment du recensement. La population active est composée de personnes âgées de 15 ans ou plus. Les personnes qui déclarent aider un membre de leur fa mille dans son travailsont éalement comtabilisées si la personne aidée n’est pas salariée (exploitant c.). La population active étudiée ici est localisée au
où le ménage demeure la plus grande partie ence principale. lation totale en âge d’être active. active, proportion de personnes se taux diffère par construction du plus restrictifs. l’étatcivil pendant une pé
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N° 192
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