Population, logement, activité en Ile-de-France

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En mars 1999, près de 11 millions de personnes vivent en Ile-de-France. La région attire moins que dans les périodes précédentes, contribuant au rééquilibrage entre l'Ile-de-France et la province. Avec 58% de ses habitants âgés de 20 à 59 ans, la population régionale reste jeune. Cependant, elle vieillit légèrement. Un peu plus de la moitié des ménages franciliens sont locataires de leur logement et 23% sont en HLM. Le taux d'activité des femmes progresse alors que celui des hommes diminue à tous les âges.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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INSEE ILEDEFRANCE
Population, logement, activité RECENSEMENT en IledeFrance Le dynamisme naturel est toujours im EN MARS 1999, PRÈS DE 11 MILLIONS portant : environ 42 % de l’excédent DE PERSONNES VIVENT ENnaturel de la France métropolitaine provient de l’IledeFrance. En re ILEDEFRANCE. LA RÉGION ATTIRE vanche, le déficit migratoire s’accentue MOINS QUE DANS LES PÉRIODESet s’étend désormais aux départements de la grande couronne et aux franges PRÉCÉDENTES, CONTRIBUANT AU de l’IledeFrance, à l’exception de la RÉÉQUILIBRAGE ENTRESeineetMarne. Les villes nouvelles croissent plus rapidement que le reste L’ILEDEFRANCE ET LA PROVINCE. AVEC de la région mais participent aussi au 58 % DE SES HABITANTS ÂGÉS DE 20 Àralentissement démographique. 59 ANS, LA POPULATION RÉGIONALE RESTE JEUNE. CEPENDANT, ELLEUneEn 1999, l’IledeFrance populationcompte 291 000 habi VIEILLIT LÉGÈREMENT. UN PEU PLUS DE tants de plus qu’en 1990. toujours LA MOITIÉ DES MÉNAGES FRANCILIENS La croissance de la popu jeune mais lation est de 0,3 % par an SONT LOCATAIRES DE LEUR LOGEMENTvieillissante contre 0,7 % entre 1982 ET 23 % SONT EN HLM. LE TAUX et 1990. Ce rythme avait déjà été observé entre 1975 et 1982 alors que la population D’ACTIVITÉ DES FEMMES PROGRESSE francilienne croissait également moins ALORS QUE CELUI DES HOMMES DIMINUE À TOUS LES ÂGES. Figure 1Pyramides des âges en 1990 et 1999 n mars 1999, 10 951 000 personnes ha bitent en IledeFrance. La région re poliEtaine sur 2,2 % du territoire. C’est de loin9580 groupe 18,7 % de la population métro Age 0 la première région française, puisque 8 75 RhôneAlpes qui occupe la deuxième place,65 70 I60 NSTITUT compte deux fois moins d’habitants. La région55 50 NATIONAL DE LA est plus peuplée que la Grèce, la Belgique ou le 45 40 Portugal. La densité de la population franci30 35 STATISTIQUEHommesFemmes 25 ET DES ETUDESlienne s’est renforcée et atteint 912 personnes 20 15 2 10 ECONOMIQUESau km . L’agglomération parisienne (9,7 mil5 0 lions d’habitants) s’étend désormais jusqu’à 00 000 80 000 60 000 40 000 20 000 0000 40 000 60 0 20 000000 80 000 100 Effectifs Melun. Elle est sept fois plus peuplée que celle 1990 1999 de Marseille ou de Lyon.
ILEDEFRANCE
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
MENSUEL N° 194  NOVEMBRE / DECEMBRE 2000  16 F / 2,44
Figure 3Part des moins de 20 ans
La population de l’IledeFrance est jeune. L’âge moyen y est de 36,5 ans mais il aug mente de 6 mois entre 1990 et 1999 (fi gure 1). La région suit l’évolution de la France métropolitaine et vieillit. Depuis plusieurs décennies, la région accueille les jeunes actifs dont un nombre important retourne ensuite en province. En 1999, 58,1 % des Franciliens ont entre 20 et
Figure 2Répartition par sexe et âge de la population
75 ans et plus Total
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999 Figure 4Structure par âge des nouveaux arrivants
75 ans et plus Total
L’évolution de la population francilienne est soutenue par un solde naturel fort. L’excédent des naissances sur les décès enregistrés dans la région s’élève à 786 000 habitants. Le taux de natalité di minue légèrement mais il demeure plus élevé que la moyenne nationale dans tous les départements (15,2 ‰ en moyenne dans la région contre 12,7 ‰ au niveau métropolitain). On enregistre seulement 7,2 décès pour 1 000 habitants contre 9,1 pour 1 000 en France métropolitaine.
Nouveaux arrivants
vite que la moyenne métropolitaine. Le frein est plus marqué en grande couronne où la po pulation connaît sa plus faible progression de puis 40 ans. Il n’en reste pas moins que la croissance de la population francilienne est essentiellement le fait des départements de grande couronne.
En % de la population totale
1,9 100,0
46,5 13,8 2,5
18,9 16,4
MarnelaVallée
Pontoise
© IGN  Insee 1999
25 735 1 344 415
Melun
De 0 à 19 ans
Ensemble
Femmes
Hommes
moins de 25,4 de 25,4 à 27,6 de 27,6 à 30,1 30,1 ou plus
1990
Femmes
474 801 194 502 5 170 877
De 20 à 39 ans
Hommes
De 60 à 74 ans
1 422 647 1 749 549 1 329 378
Age
De 40 à 59 ans
De 25 à 39 ans
De 15 à 24 ans
De 60 à 74 ans
De 40 à 59 ans
De 0 à 14 ans
Age
Évry
Bobigny
Versailles SaintQuentinenYvelines
Villes nouvelles Périmètre de l’unité urbaine de Paris Préfecture
%
CergyPontoise
Paris
Nanterre
625 795 185 412 33 972
253 615 219 886
Effectifs
Créteil
Sénart
Source : Insee, recensement de 1999
600 831 409 871 5 491 060
1 075 632 604 373 10 661 937
1 363 746 1 807 500 1 309 112
2 786 393 3 557 049 2 638 490
1 184 257 635 992 10 951 136
Ensemble
2 763 993 3 449 572 2 917 322
1999
641 245 420 017 5 649 758
543 012 215 975 5 301 378
1 409 575 1 693 137 1 439 679
1 354 418 1 756 435 1 477 643
Figure 5Destinations des nouveaux arrivants
450 000 400 000 350 000 300 000 250 000 200 000 150 000 100 000 50 000 0
75
92
78
93
94
Départements
De 1982 à 1990
De 1990 à 1999
91
95
Lecture : en 1999, 99 000 personnes du département 95 n’habitaient pas en IledeFrance en 1990. Source : Insee, recensements de 1982, 1990 et 1999
Figure 6
150 000
100 000
50 000
0
50 000
100 000
150 000 200 000
Flux migratoires entre l’IledeFrance et la province
1954 1962
1962 1968
1968 1975
Entrées annuelles Solde migratoire avec la province
1975 1982
1982 1990
Sorties annuelles
77
1990 1999
Lecture : entre 1990 et 1999, 97 000 personnes par an sont venues de province pour vivre en IledeFrance, 160 000 sont parties de l’IledeFrance pour la province : le solde des échanges s’élève donc à 63 000 personnes par an . Source : Insee, recensements de 1962 à 1999
Figure 7Part des étrangers par classe d’âge
Age
De 0 à 24 ans
De 25 à 39 ans
De 40 à 59 ans
De 60 à 74 ans
75 ans et plus Total
Effectifs totaux
3 498 292 2 715 273 2 917 322 1 184 257 635 992 10 951 136
Source : Insee, recensement de 1999
Effectifs d'étrangers
310 486 391 956 438 974 127 427 32 543 1 301 386
Part des étrangers
8,9 14,4 15,0 10,8 5,1 11,9
59 ans (figure 2). C’est entre 20 et 24 ans que la population a le plus diminué ( 100 000 personnes), diminution sans doute imputable au développement des universités en province, alors que le vieil lissement de la génération du babyboom d’après guerre entraîne une augmenta tion des 5054 ans (+ 198 000). Les en fants de moins de 4 ans sont moins nom breux qu’au précédent recensement ( 20 000 individus). A l’inverse, les se niors sont plus nombreux à atteindre 95 ans ou plus. 2 074 centenaires ont été re censés dans les huit départements, dont un quart à Paris.
La capitale est toujours le plus vieux dé partement de la région avec 19,6 % de per sonnes de 60 ans ou plus (figure 3). Cepen dant Paris vieillit moins vite que les dé partements de petite et grande couronne (39,2 ans en moyenne contre 39,1 ans en 1990). Le Vald’Oise est toujours le dépar tement francilien le plus jeune, avec une population de 34,7 ans en moyenne et 29 % de moins de 20 ans. Les jeunes Fran ciliens sont plus présents à l’ouest et au nord de la région ainsi que dans les villes nouvelles.
Les villes nouvelles continuent d’attirer de nouveaux habitants en 1999. Elles ont absorbé 29,2 % de la croissance démogra phique des départements de la grande couronne où elles sont situées. Pourtant, la population des villes nouvelles a pro gressé près de trois fois moins vite que lors de la période intercensitaire précé dente. Actuellement, 6,8 % des Franci liens habitent dans une ville nouvelle contre 6,1 % en 1990. MarnelaVallée, la plus peuplée, accueille 17 % de personnes supplémentaires et se développe plus ra pidement que les quatre autres villes nou velles.
UnEnviron 1 340 000 rééquilibragepersonnes sont arri vées dans la région avec entre 1990 et 1999, la province soit 12,3 % de la po pulation. Les nou veaux Franciliens sont jeunes, plus jeunes que la population totale de la région : près de la moitié ont entre 25 et 39 ans (fi gure 4). Les femmes arrivent plus nom breuses que les hommes, sauf entre 40 et 59 ans. La capitale est toujours la pre mière destination des arrivants en IledeFrance (figure 5) avec comme en 1990, près de 400 000 nouveaux habi tants. Les autres arrivants s’orientent vers les départements de la petite cou ronne et les Yvelines.
Figure 8Les nationalités les plus représentées 1990 1999
Portugal 304 811 Algérie 238 955 Maroc 155 674 Tunisie 75 965 Turquie 40 795 Espagne 59 572 Italie 50 997 Mali 33 461 Yougoslavie 32 086 Congo 7 584 Total 999 900 Etrangers en IledeFrance 1 377 416 Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
272 239 190 967 145 903 59 643 51 238 44 253 43 166 32 437 28 201 25 713 893 760 1 301 386
La croissance de la population franci lienne a toutefois été ralentie par des dé parts plus nombreux que les arrivées. Entre 1990 et 1999, 1 838 000 personnes quittaient l’IledeFrance. Par le jeu des mouvements d’entrées et sorties, la ré gion a donc globalement perdu plus de 494 000 habitants en neuf ans. La région attire beaucoup moins que lors de la pé riode précédente puisqu’entre 1982 et 1990, elle avait enregistré un déficit mi gratoire de 49 000 personnes seulement. Si les échanges avec l’étranger sont restés favorables à l’IledeFrance entre 1990 et 1999 (+74 000 personnes), en revanche, les échanges avec la province sont deve nus très fortement négatifs ( 568 000).
Le déficit migratoire de la région avec la province s’observe depuis la période 19681975 (figure 6). Son ampleur a beau coup varié : faible entre 1968 et 1975, il s’est accru entre 1975 et 1982 pour se ré duire ensuite entre 1982 et 1990. Avec en viron 63 000 habitants en moins par an entre 1990 et 1999, le déficit migratoire s’est à nouveau creusé et a retrouvé le ni veau observé quinze ans plus tôt. Les par tants de la région depuis 1990 se sont ins tallés prioritairement dans la région Centre ou en ProvenceAlpesCôte d’Azur (10 % chacune). La région RhôneAlpes ne vient qu’en cinquième position après la Bretagne et les Pays de la Loire (un peu plus de 7,5 % chacune).
A ces migrations résidentielles de grande distance s’ajoutent des migrations au sein de la région : environ 47 % des Franciliens ont changé de logement entre les deux re censements. Les “anciens” Franciliens, c’estàdire ceux qui habitaient déjà dans la région en 1990, sont majoritaires dans les arrivants de tous les départements de petite et grande couronne. Parmi les arri
vants en SeineetMarne, 64,1 % viennent d’autres départements franciliens, ils sont 61,7 % dans le Vald’Oise. Ces deux départements ne sont pas pour autant les principales destinations des “anciens” Franciliens lorsqu’ils déménagent au sein des départements de la région. Parmi les 1 514 000 personnes qui habitaient déjà l’IledeFrance en 1990 et qui ont changé de département, 232 000 ont choisi de s’installer à Paris et 238 000 dans les HautsdeSeine. Le ValdeMarne, la SeineSaintDenis et la SeineetMarne ont accueilli chacun 190 000 Franciliens.
En 1999, 1 301 400 étrangers ont été recensés en IledeFrance, soit 39,9 % des étrangers vi vant en métropole contre 38,3 % en 1990 (fi gure 7). Ils ne représentent plus que 11,9 % de la population contre 12,9 % en 1990. Les ressortissants de l’Union Européenne sont moins nombreux et occupent une part moins importante au sein des étrangers installés en IledeFrance (32 % contre 35,7 %). Comme l’ensemble de la population francilienne, les étrangers vieillissent. Ils ont en moyenne un an de plus que l’ensemble des Franciliens, soit 37,5 ans. Peu présents dans les âges ex trêmes, les étrangers sont près de 70 % à avoir entre 20 et 59 ans (58,1 % pour les Figure 9Répartition des logements par type
Type de logement
Ensemble des logements
Résidences principales Logements occasionnels Résidences secondaires Logements vacants
1999 Nombre % 5 082 655 100,0
4 510 369 76 162 86 633 409 491
Source : Insee, recensement de 1999 d’occupation Figure 10Résidences principales par type et statut
Statut d'occupation et type
Ensemble des résidences principales
Dont par statut d'occupation :
Propriétaire Locataire  d'un logement loué vide non HLM
d'un logement loué vide HLM d'un meublé ou d'une chambre d'hôtel Logé gratuitement
Dont par type :
Maison individuelle ou ferme
Logement dans un immeuble collectif Autres*
1990
Nombre
4 232 691
1 816 261 2 171 754
1 221 648 871 608 78 498 244 676
1 133 086 2 953 624 145 981
%
100,0
42,9 51,3 28,9 20,6 1,9 5,8
26,8 69,8 3,4
1999
Nombre
4 510 369
1 996 667 2 304 453 1 147 717 1 055 018
101 718 209 249
1 233 924 3 147 838 128 607
88,7 1,5 1,7 8,1
%
100,0
44,3 51,1 25,4 23,4 2,3 4,6
27,4 69,8 2,9
*Logementfoyer pour personnes âgées, chambre d’hôtel, construction provisoire, habitation de for tune, pièce indépendante louée, souslouée ou prêtée, autres. Source : Insee, recensements de1990 et 1999
Franciliens). Ils sont 23,7 % à être installés à Paris et 19,9 % en SeineSaintDenis. En 1999, Portugais et Algériens sont les nationa lités les plus présentes (figure 8). A l’inverse de 1990, les Turcs devancent les Espagnols ou les Italiens. A la dixième place, les Congolais ont remplacé les Cambodgiens, dont les effec tifs sont divisés par deux.
Le parc immobilier Progressionde l’IledeFrance est des logementscomposé en 1999 de 5 082 700 logements, sociaux dont 88,7 % de rési dences principales (figure 9). En 9 ans, après constructions, destructions et re conversions, la région dispose de 337 000 logements supplémentaires, soit une aug mentation de 7,1 % du parc. Le nombre de résidences principales progresse de 6,6 % en 9 ans et leur part dans l’ensemble des logements diminue. Seulement 1,7 % des logements ont été recensés comme rési dences secondaires. Habituellement rares dans la région, elles sont concentrées dans un arc suivant les limites sud de la région. Enfin, on compte 409 000 logements va cants, soit 100 000 de plus qu’en 1990. Ils constituent 8,1 % du parc de logements de l’IledeFrance.
Figure 11Logements achevés de 1990 à 1999
Pontoise
CergyPontoise
Nanterre
Versailles SaintQuentinenYvelines
En % des résidences principales
moins de 7,2 de 7,2 à 10,7 de 10,7 à 15,5 15,5 ou plus
L’accession à la propriété en IledeFrance est freinée par les prix des logements. Néanmoins, depuis 1990, 180 000 ménages franciliens supplémentaires ont acquis leur logement (figure 10). En 1999, 44,3 % des résidences principales étaient occupées par leur propriétaire, soit une progression de 1,4 point par rapport à 1990. Plus on s’éloigne de la capitale, plus les ménages propriétaires sont nombreux. Dans la capi tale, seulement 29,6 % des logements sont occupés par leur propriétaire, 39,9 % en pe tite couronne, 45,1 % dans la grande. En 1999, 51,1 % des ménages franciliens sont locataires de leur logement et 23,4 % sont locataires dans des HLM.
Le parc HLM croît globalement de 183 000 logements alors que le nombre de logements en location non HLM diminue de 74 000. Ainsi en 1999, près de la moitié des logements loués sont des HLM. Ce pendant, les habitants des HLM représen tent 52 % de l’ensemble des locataires, les logements HLM étant plus grands que les logements non HLM. Un quart de ces der niers ne comporte qu’une pièce contre à peine 8 % des logements HLM.
Bobigny Paris MarnelaVallée
Évry
Villes nouvelles Périmètre de l’unité urbaine de Paris Préfecture
Créteil
Sénart
Melun
© IGN  Insee 1999
38,8 95,2 93,6
Figure 12Actifs et inactifs 1990 Statut d'activité des 15 ans et plus Effectifs
Le taux d’activité des Franciliens s’est in fléchi : 61,8 % en 1999 contre 62,6 % en 1990 (figure 13). Cela s’explique par un resserrement de la durée moyenne d’acti vité. Les Franciliens entrent plus tard sur le marché du travail. Ils sont moins de la moitié à travailler entre 20 et 24 ans. Entre 60 et 64 ans, ils ne sont plus que 23,8 % à travailler contre 28 % en 1990. En dehors des âges extrêmes, le taux d’ac tivité global a légèrement progressé de puis 1990 : il atteint un maximum de 91 % pour les 3539 ans. Celui des hommes di minue à tous les âges alors que celui des femmes est en augmentation jusqu’à l’âge de la retraite.
que celle des hommes diminue ( 1,2 %). En 1999, les femmes représentent 47,5 % de la population active de l’IledeFrance contre 45,8 % en 1990.
Ensemble dont : de 15 à 24 ans de 25 à 39 ans de 40 à 59 ans
27,0 85,1 79,6
62,6 90,9 8,5 37,4 100,0
Femmes
1999
56,2
67,9
Actifs dont : Ayant un emploi Chômeurs* Inactifs Total
30,1 94,2 92,8
En IledeFrance, plus de Développement neuf actifs occupés sur dix des formes sont salariés. Comme dans particulières l’ensemble de la métropole, d’emploi les formes particulières d’emploi se sont dévelop pées. Les contrats à durée déterminée progressent rapidement : 357 000 actifs avaient un tel contrat d’embauche en 1999 (220 000 en 1990). Les emplois aidés passent de 17 000 en 1990 à 55 000 en 1999. On compte également 10 000 em plois d’intérimaires de plus. Près d’un quart des femmes ayant un emploi sont à temps partiel contre à peine 7 % des hom mes. A l’inverse de la France métropoli
Les résidences principales sont composées en moyenne de 3,3 pièces occupées par 2,4 personnes. Le confort des logements continue de s’accroître. En 1990, 247 000 Franciliens vivaient dans des logements sans aucun confort : ni baignoire, ni douche, ni WC à l’intérieur. Ils ne sont plus que 94 000 à être aussi mal logés en 1999 (1,3 % des résidences principales). Plus d’un appartement sur deux (53,4 %) dispose d’un parking ou d’un garage. En 1999, 70 % des immeubles ont un digicode ou un interphone et 48 % bénéficient des services d’un gardien.
Taux d'activité
Hommes
70,8
Source : Insee, recensements de 1990 et 1999
* Chômeurs au sens du recensement Source : Insee, recensements de 1990 et 1999 Figure 13Taux d’activité par sexe et âge
61,8 88,2 11,5 38,2 100,0
5 492 151 4 846 564 633 198 3 397 121 8 889 272
5 386 851 4 896 800 458 785 3 224 098 8 610 949
1990
55,0
Les logements vacants sont, dans l’en semble, plus vétustes que les autres loge ments : 37,6 % ont été construits avant 1915 contre 20 % des logements franci liens. Cependant, environ 8 % d’entre eux ont été construits depuis 1990 et n’ont peutêtre pas encore été occupés. Ces loge ments sont petits : ils ont en moyenne 2,7 pièces contre 3,2 pièces pour l’en semble des logements de la région. On rencontre plus souvent des logements va cants à Paris (10,3 % des logements) et c’est dans les Yvelines qu’ils sont les plus rares (6,2 %).
Accroissement En 1999, 5 492 000 de l’activitéactifs résident en IledeFrance. Entre des femmes 1990 et 1999, la po pulation active régionale a augmenté de 105 000 personnes (figure 12), soit une progression globale de 2 %. Durant cette période, le nombre de Franciliens âgés de plus de 15 ans a crû de 3,2 %. La popula tion active féminine progresse rapide ment (5,7 % au total depuis 1990) alors
Femmes
Hommes
Près de 70 % des logements franciliens sont des logements en immeuble collectif. Les maisons individuelles se répartissent inégalement sur le territoire régional, elles sont majoritaires à l’extérieur de l’agglomération parisienne. Les construc tions récentes (9 % du parc) renforcent la prédominance des logements collectifs. Elles sont situées principalement en bor dure de l’agglomération parisienne, en particulier aux limites ouest de la SeineetMarne (figure 11). Près des deux tiers des résidences principales achevées depuis 1990 sont en immeuble collectif. Entre 1990 et 1999, les constructeurs ont eu tendance à privilégier des logements petits et dans des immeubles de faible hauteur. Près des trois quarts des immeu bles construits depuis 1990 ont au maxi mum quatre étages.
35,8 82,2 74,5
1999
Effectifs
%
%
Figure 14
Part des chômeurs dans la population active
En %
Pontoise CergyPontoise
Nanterre
Versailles SaintQuentinenYvelines
moins de 5,2 de 5,2 à 7,2 de 7,2 à 9,1 de 9,1 à 12,6 12,6 ou plus
Bobigny Paris MarnelaVallée
Évry
Villes nouvelles Périmètre de l’unité urbaine de Paris Préfecture
taine, le nombre de nonsalariés aug mente en IledeFrance : + 32 000 entre 1990 et 1999. Ainsi, 450 000 Franciliens sont indépendants, employeurs ou aides familiaux, soit 9,3 % des actifs ayant un emploi contre 8,5 % en 1990. Les deux tiers des nonsalariés sont des hommes.
Près des deux tiers des Franciliens ne tra vaillent pas dans leur commune de rési dence et quatre sur dix changent de dé partement. Seuls 65 000 Franciliens, soit 1,3 % des actifs occupés, travaillent en de hors de la région. Pour se rendre à leur travail, 42,5 % des Franciliens utilisent uniquement leur voiture et 32,7 % les transports en commun. La marche à pied est peu usitée, même par ceux qui travail lent dans leur commune (13 % des Pari siens et 28,5 % des autres Franciliens). Plus de 11 % des Franciliens cumulent plusieurs moyens de transport pour se rendre à leur travail.
En 1999, 633 000 personnes se sont décla rées au chômage. La proportion de chô meurs a nettement progressé entre les deux recensements, elle est passée de 8,5 % à 11,5 %. La comparaison avec les
Créteil
Sénart
Melun
© IGN  Insee 1999
précédents recensements est délicate en raison d’un léger changement dans le mode de calcul du chômage (cf. encadré : définitions). Le chômage augmente plus rapidement chez les hommes que chez les femmes. En 1999, les taux de chômage des deux sexes sont proches : 11,8 % chez les femmes contre 11,3 % chez les hommes. La moitié des chômeurs déclarent recher cher un emploi depuis au moins un an contre un peu plus d’un tiers en 1990.
Les plus fortes proportions de chômeurs s’observent dans le quart nordest de Paris, dans la plupart des communes de la SeineSaintDenis, dans la boucle du nord des HautsdeSeine, dans le secteur de Seine Amont du ValdeMarne et à l’est de la SeineetMarne (figure 14).
Corinne Martinez
Source
Ces chiffres sont issus de l’exploitation principale du recensement de la population de mars 1999. Celleci traite sur tous les bulletins toutes les questions sur les logements et les trois quarts des ques tions sur les individus (âge, sexe, activité, formation, lieu de travail, lieu de résidence antérieure,...). Ne sont pas analysées dans cette exploitation les questions relatives aux catégories socioprofessionnelles, à l’activité économique et à la description des familles. Ces thèmes feront l’objet de l’exploitation complé mentaire (2e semestre 2001). Définitions
Age :l’âge indiqué est l’âge atteint par chaque génération au cours de l’année de recensement. La classe « 0 » ne comprend pour le recensement de 1999 que les enfants nés du 1er janvier 1999 au 8 mars 1999. Arrivants dans la région :personnes dont la région de résidence au 1er janvier du recensement de 1990 était différent de la région de résidence au recensement de 1999. Les enfants nés depuis le 1er jan vier 1990 sont considérés comme « arrivants » (en 1999) si la personne de référence du ménage est ellemême « arrivante ». Chômeurs :personnes (inscrites ou non à l’ANPE) qui se sont déclarées « chômeurs » sauf si elles ont déclaré explicitement par ailleurs ne pas rechercher du travail. Cette définition diffère légèrement de celle utilisée en 1990. Les personnes sans emploi et à la recherche d’un emploi qui ne se déclaraient pas chômeurs étaient alors aussi comptabilisées comme chômeurs. Ils sont désormais comptabilisés parmi les inactifs. Ce basculement concerne notamment des mères de famille et des femmes au foyer. La com paraison entre les deux recensements des données relatives au chômage, à la population active et aux taux d’activité est donc légérement biaisée. Logement :local séparé et indépendant utilisé pour l’habitation. On distingue les logements occupés (résidences principales) et les logements inoccupés (occasionnels, secondaires ou vacants). Population active :elle comprend la population active ayant un emploi (y compris les apprentis), les chômeurs et depuis le recensement de 1990, les militaires du contingent. Les actifs ayant un emploi sont les personnes qui ont une profession et l’exercent au moment du recensement. La population active est composée de personnes âgées de 15 ans ou plus. Les personnes qui déclarent aider un membre de leur fa mille dans son travail y sont également comptabilisées si la personne aidée n’est pas salariée (exploitant tc.). La population active étudiée ici est localisée au
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plus détaillés
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des résultats
RECENSEMENT
Le site internet www.insee.fr rubriquele recensement de 1999: tableaux départementaux et communaux gratuits
L'ouvrage documentaire de référence Tableaux références et analyses par département (80 F/12,20ou 120 F/18,30)
Le Cédérom Communes...profils: toutes les communes d'un département sous forme de base de données. L'outil indispensable pour l'analyse d'un territoire. (600F/91,47)
l pendant une période
1999
INSEE  IledeFrance à la pagefigure dès sa parution sur le site internet de l’insee : www.insee.fr/iledefrance
194
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