Portrait des petites villes

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Les «petites villes», communes de 3 000 à 20 000 habitants, sont au nombre de 2 458 en France métropolitaine et rassemblent plus de 16 millions d'habitants. Leur population, en forte augmentation, est jeune et les familles y sont nombreuses. Cet ensemble très diversifié comprend d'anciens villages rattrapés par le mouvement d'extension des grandes villes, des communes de banlieue, des petits pôles urbains relais de la capitale régionale ou des pôles ruraux rayonnant sur un territoire étendu. Cette diversité se décline à l'échelle régionale, chaque région affichant ses particularités.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 572 - MARS 1998 Prix : 15 F
Portraitdespetitesvilles Pascale Bessy et Yann Sicamois, Division des statistiques et études régionales, Insee
es "petites villes", communes de 3 000 à 20 000 habitants, sont au poliLtaine et rassemblent plus de 16 millions nombre de 2 458 en France métro-d’habitants. Leur population, en forte augmentation, est jeune et les familles y sont nombreuses. Cet ensemble très diversifié comprend d’anciens villages rattrapés par le mouvement d’extension des grandes villes, des communes de banlieue, des petits pôles urbains relais de la capitale régionale ou des pôles ruraux rayonnant sur un territoire étendu. Cette diversité se décline à l’échelle régionale, chaque région affichant ses particularités.
Entre les communes rurales et les villes moyennes, les "petites villes" de France, définies comme les communes de 3 000 à 20 000 habitants, jouent un rôle important pour la solidarité des territoires et le dévelop-pement local. Au nombre de 2 458 en 1990 (6,7 % du total métropolitain), elles regrou-pent plus de 16 millions d’habitants, soit près de 30 % de la population de la France métropolitaine. Leur poids varie fortement d’une région à l’autre (tableau 1). C’est en Île-de-France qu’elles représentent la part la plus importante avec 20,5 % des communes. Puis viennent Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Nord-Pas-de-Calais et la Bretagne. A l’exception de la Bretagne, ces régions sont des zones densément peuplées. En revan-che, en Corse, Franche-Comté, Bourgogne, Picardie et Champagne-Ardenne, moins de 3 % des communes sont des petites villes. En termes de population, elles peuvent cumuler jusqu’à 40 % de la population régio-nale (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine).
La population des petites villes : davantage de familles nombreuses
Les petites villes sont dynamiques : leur population a augmenté de 0,8 % par an entre 1982 et 1990 contre 0,5 % pour la France métropolitaine (tableau 2). La moyenne d’âge y est plus faible : 28 % des
habitants ont moins de 20 ans contre 26,5 % au niveau métropolitain, et les personnes âgées y sont sous-représentées de près de 1,5 point. Cette structure par âge corres-pond au type de ménages qui résident dans les petites villes : 48 % d’entre eux sont des familles de trois personnes ou plus contre 43 % en France métropolitaine. Les familles nombreuses sont ainsi légèrement surre-présentées au contraire des personnes seules et des couples sans enfant. Ces derniers vivent plus fréquemment dans les grands centres urbains lorsqu’ils sont actifs ou dans des communes rurales lorsqu’ils sont retraités. En conséquence la taille moyenne des ménages est légèrement plus élevée dans les petites villes.
Un ensemble diversifié
Une population jeune, des évolutions démo-graphiques favorables, ces éléments tran-chent avec l’idée que l’on pourrait avoira priorides petites villes. L’utilisation du nou-veau zonage en aires urbaines et de son complément rural (cf.Pour comprendre ces résultats) permet de mieux cerner leur iden-tité au sein de leur espace et de comprendre leurs évolutions. On distingue alors quatre types de petites villes : les communes des pôles urbains, les communes de la périphérie urbaine (dites périphériques), les pôles ruraux et leur périphérie, le rural isolé. Les premières participent pleinement aux fonc-tions urbaines attachées à la notion de ville. Elles possèdent notamment les équipe-ments supérieurs (lycée, hôpital) que les habitants des communes périphériques ne trouvent pas sur place. Les petites villes pôles ruraux ou communes du rural isolé jouent un rôle essentiel dans la vie locale, en étant l’unique concentration des services et commerces les plus courants sur une vaste portion de territoire.
Des villages en 1962, rattrapés par la ville en 1990
Un quart des petites villes (soit 637) sont des communes périphériques (cartes) ; elles regroupent plus de 3 millions d’habi-tants. La plupart d’entre elles n’étaient que des villages en 1962, mais, placées sous l’influence d’un pôle urbain, elles ont
concentré la croissance démographiquepersonnes âgées, voilà qui complètenord-ouest de la France métropoli-locale (+ 1,6 % par an entre 1982 etle rapide portrait de ces villes qui con-taine, les petites villes sont souvent 1990). Elles sont, par excellence, lesfortent l’armature urbaine du pays.centres d’un pôle urbain : en Basse-communes rurales récemment urbani-En Île-de-France où fleurissent deNormandie par exemple, elles le sont sées par opposition aux communes denombreuses petites villes, seulementdans neuf pôles sur quatorze. Ces banlieue traditionnelles comme celasix sont villes-centres (Fontainebleau,petites villes sont des relais de la peut être le cas autour de Paris. EnChampagne-sur-Seine, Nemours,capitale régionale, pour tout ce qui effet les banlieues qui datent du débutMontereau-Faut-Yonne, Provins ettouche à l’administration, aux services du siècle ou de l’entre-deux-guerresC o u l o m m i e r s ) ,t o u t e sl e sa u t r e sfinanciers, sociaux, aux autres services sont de grosses communes qui dépas-appartiennent au pôle urbain de Paris.aux particuliers, aux petites structures sent le plus souvent les 20 000 habi-La situation est identique dans le Nord-hospitalières. tants et en comptent fréquemmentPas-de-Calais où un grand nombre de 30 000, 40 000, voire plus. Les com-petites villes se situent au sein des Des plus petites villes encore munes de la périphérie urbaine sontbanlieues de Lille, Lens, Béthune, qui animent l’espace rural au contraire de petite taille : près deValenciennes, Douai. Au contraire, en 70 % d’entre elles comptent de 3 000 àRhône-Alpes, Provence-Alpes-CôteLes autres petites villes sont des pôles 5 000 habitants. Leur expansion dé-d’Azur et, plus encore dans le quartruraux, des communes rurales sous coule de l’attractivité des pôles urbains Les petites villes dans leur région Ê (concentration de l’emploi), et d’un besoin d’espace de la part des familles Nombre % des% de laTaille moyenne qui quittent les centres urbanisésRégions d’habitants communes population(habitants) (en milliers) saturés et leur banlieue pour s’installer en périphérie avec leurs enfants.Alsace 8,730,8 5006 400 Aquitaine 5,326,6 7426 100 Leur population est jeune : 29 % des Auvergne 4,830,1 3976 300 habitants sont âgés de moins de 20 ans. Basse-Normandie 3,327,3 3806 450 L e sf a m i l l e sy so n tn e t t e m e n ts u r -Bourgogne 2,924,3 3916 500 représentées : 52 % des ménages Bretagne13,836,01 0055 750 sont constitués d’au moins trois per-Centre 5,630,6 7257 050 sonnes contre 48 % pour l’ensemble Champagne-Ardenne 2,219,6 2656 300 des petites villes. La proportion de Corse 2,817,6 444 400 propriétaires est maximale (66 %) : le Franche-Comté 2,727,7 3046 350 développement de l’accession à la29,0 504Haute-Normandie 4,07 500 propriété d’une maison individuelle quiÎle-de-France20,522,42 3888 950 a caractérisé les années soixante-dix5 75032,8 694Languedoc-Roussillon 7,8 Limousin 3,623,3 1686 250 et quatre-vingt s’est fortement illustré Lorraine 5,839,3906 6700 dans ces communes où le foncier était Midi-Pyrénées 3,528,0 6816 400 d’un coût abordable. C’est d’ailleurs là Nord-Pas-de-Calais16,344,31 7556 950 que la proportion de maisons indivi-Pays de la Loire10,4 30,7939 6000 duelles est la plus forte (80 % des Picardie 2,822,8 4146 450 logements) et que les logements sont Poitou-Charentes 4,623,8 3795 600 les plus récents (près de 20 % ont été Provence-Alpes-Côte d’Azur17,527,61 1776 950 construits après 1982). Rhône-Alpes 9,231,91 7076 450 Source : recensement de la population 1990, Insee Des villes qui confortent l’armature urbaine du pays Ë Quelques caractéristiques de la population des petites villes En % (sauf population) 1 139 petites villes font partie de la ban-lieue d’un pôle urbain, 187 autres sontType de petites villes France villes-centres. Au total, ces petites villesPôles Communes Communes métropolitain ruraux etRural appartenant à des pôles urbains rassem-Ensemble depôles péri-e leur isolé blent quelque 11 millions d’habitants. urbains phériques périphérie 30 % d’entre elles comptent plus de Population (en milliers)56 61516 46110 9463 0101 833673 10 000 habitants ; par ailleurs, la quasi Évol. annuelle 1982-900,5 0,8 0,9 1,6- 0,2- 0,1 totalité des petites villes de plus de Part des moins de 20 ans26,5 28,0 28,3 29,2 25,5 24,6 10 000 habitants appartiennent à cette Part des 60 ans ou plus20,0 18,6 17,4 17,8 24,0 26,3 catégorie. La population de ces 1 326 Part des ménages communes s’accroît mais à un rythme d’une personne27,1 23,0 22,9 19,7 27,6 27,2 plus faible que celle des communes péri-Part des ménages de phériques. Plus d’habitat collectif, sou-3 personnesou plus43,3 47,6 48,0 52,0 41,2 41,0 vent constitué d’immeubles de petite54,4 57,1 55,5 65,9 52,7 58,2Part des propriétaires taille, plus d’adultes d’âge actif, moins deSource : recensements de la population, Insee
leur influence ou des communes duproportion des petites villes appartien-rural isolé. Elles sont de petite taille :nent aux pôles urbains, souvent à six sur dix comptent moins de 5 000leurs banlieues ; dans les secondes, habitants. Ce sont des pôles d’emploielles sont d’abord pôles ruraux ou à et surtout de services qui rayonnentleur périphérie, ou communes du rural sur un espace parfois étendu. Toute-isolé. fois quelques unes de ces petites villesDynamisme ou déclin sont gouvernés dépassent les 7 500 habitants voirepar des facteurs complexes. Dans cer-les 10 000 comme Hirson danstaines régions, dans certaines vallées, l’Aisne, Albert dans la Somme, Gaillacdes petites villes se sont construites dans le Tarn, Castelsarrasin et Moissacautour d’une mine ou d’une usine, d a n sl eT a r ne tG a r o n n e( p ô l e sdans des secteurs aujourd’hui en r u r a u x ) ,V a u v e r td a n sl eG a r de tdéclin. Leur sort apparaît indiscutable-Digoin en Saône et Loire (rural isolé).ment lié à celui des activités qui les ont Déclin démographique et vieillesse defait rayonner. En Lorraine par exem-la population caractérisent ces com-ple, leur population décroît plus vite munes où la proportion de résidencesque celle de la région. En Champagne-secondaires est élevée tout commeArdenne, en Bourgogne, en Franche-celle des logements vacants. Les jeu-Comté, les petites villes perdent des nes sont en effet amenés à quitter cesh a b i t a n t sa l o r sq u el ar é g i o ne n petites villes qui ne leur offrent pasgagne. Au contraire, en Limousin et en toujours un emploi ou des perspectivesAuvergne, leur population augmente d’emploi, alors que des ménagesalors que celle de la région décline. Si ayant terminé leur vie active peuventles petites villes des zones rurales être enclins à y revenir à l’heure de lasont globalement en déclin démogra-retraite. phique,cela n’est pas vrai partout, en particulier à côté des grands pôles urbains dynamiques de Provence-Une diversité que complexifie Alpes-Côte d’Azur, d’Île-de-France, l’environnement régional de Languedoc-Roussillon ou de La variété des petites villes se déclineRhône-Alpes. Ceci est également le également à l’échelle régionale : lescas des régions plus rurales de l’Ouest grandes régions urbaines, sur unede la France comme les Pays de la ligne allant du Nord de la France jus-Loire, la Bretagne et Poitou-Charen-qu’à la Méditerranée en passant par letes. Ces petites villes de l’espace rural couloir rhodanien, s’opposent aux autressont en symbiose profonde avec leur régions. Dans les premières, une forteenvironnement. En effet, dans les À Part en %, au sein de leur région, des petites villes qui sont : des communes de pôles urbainsdes communes périphériques
Ensemble des petites villes : 53,9 %
de 60 à 78,3 de 50 à 60 de 40 à 50 de 20 à 40 Source : recensement de la population 1990, Insee
Ensemble des petites villes : 25,9 %
de 35 à 48 de 27,5 à 35 de 20 à 27,5 de 11,9 à 20
z onesdynamiques du territoire, la croissance démographique s’étend aux pôles ruraux et à leur périphérie, voire à des communes du rural isolé, dessinant sans doute le futur périmè-tre des zones urbaines ; en revanche, dans les zones en déclin, la position de ce type de communes est plus défavorable que celle des autres com-munes du même espace car, faute de clientèle aux alentours, les commerces et services quittent la ville. Le taux de logements vacants est d’ailleurs élevé dans les pôles ruraux ou les petites villes du rural isolé en Champagne-Ardenne, Lorraine, Auvergne, Languedoc-Roussillon. De la même façon, la structure par âge de la population présente des différences notables. Globalement, dans cinq régions, la population des petites villes est plus jeune que celle de la région. En Île-de-France et Midi-Pyrénées, c’est le cas de la population des pôles urbains et des communes périphéri-ques. Pour Midi-Pyrénées, cela sem-ble indiquer que les petites villes attirent et retiennent une population plutôt plus jeune dans une région vieillissante ; le dynamisme du pôle urbain de Toulouse n’y est sans doute pas étranger. Dans les trois autres régions qui se caractérisent par une population plus âgée que celle de la métropole (la part de plus de 60 ans est plus élevée d’au moins 3 points), les petites villes se distinguent égale-
des pôles ruraux ou des communes du rural "isolé"
Ensemble des petites villes : 20,2 %
de 40 à 60 de 30 à 40 de 20 à 30 de 0,8 à 20
ment par leur population, moins âgée (entre 1,5 et 4 points de moins que celle de la région) : il s’agit de la Bour-gogne, du Limousin et de l’Auvergne. Ce sont les petites villes pôles urbains ou de la périphérie urbaine qui retien-nent alors une population plus jeune ou du moins, d’âge actif.
Pour comprendre ces résultats
Cet article est extrait d’une étude réalisée par l’Insee à la demande du Crédit Local de France (CLF) et de l’Association des Petites Villes de France, en vue d’alimenter le dé-e bat qui s’est tenu lors des 4Assises des Petites Villes à Saverne les 16 et 17 octobre 1997 sur le rôle que jouent les petites villes en France. Le zonage en aires urbaines et son complément rural L’Insee a récemment élaboré une nouvelle nomenclature spatiale, lezonage en aires urbaines, destinée à donner une définition plus précise des villes et de leur zone d’in-fluence. C’est ce découpage qui est utilisé ici, avec pour base les délimitations au recensement de 1990. Chaque aire urbaine est composée d’unpôle urbain, constitué d’une unité urbaine qui offre au moins 5 000 emplois, et de sapériurbaine couronne.
Le pôle urbain est lui-même généralement constitué d’une ville-centre et d’une ban-lieue. Certaines communes, situées hors des aires urbaines, sont cependant sous l’influence de plusieurs d’entre elles : ce sont lescommunes multipolarisées. Les pôles urbains, leur couronne périurbaine et les communes multipolarisées définissent l’espace à dominante urbaine. Les communes non prises en compte par cet ensemble appartiennent à l’espace à dominante rurale. Celui-ci est constitué par quatre types de communes. Les communes durural sous faible influence urbaine regroupent l’ensemble des communes rurales et des unités urbaines n’étant pas pôle rural et dont 20 % ou plus des actifs résidents (personnes ayant un emploi comptabilisées dans leur lieu de résidence) travaillent dans des aires urbaines.Les pôles rurauxsont des unités urbaines ou des communes rurales offrant de 2 000 à moins de 5 000 emplois et dont le nombre d’em-plois offerts est supérieur ou égal au nombre d’actifs résidents. Les commu-nes de lades pôles ruraux périphérie regroupentl’ensemble des communes rura-les et des unités urbaines n’étant ni pôle rural ni sous faible influence urbaine et dont 20 % ou plus des actifs résidents travaillent dans les pôles ruraux.Les communes du rural isolérassemblent les communes ru-rales et unités urbaines n’étant ni pôle rural,
A RETOURNER A : INSEE-CNGP, B.P. 2718, 80027 AMIENS CEDEX 01 OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 1998 1 an, 60 numéros = 530 F (France)663 F (Europe)827 F(Reste du monde) q qq Nom ou raison sociale :____________________ Activité: __________________________ Adresse :_______________________________________________________________ ___________________________________ Tél: _____________________________ Ci-joint mon règlement en Francs par chèque à l’ordre de l’INSEE : ___________________________F. Date :_______________________________ Signature
ni sous faible influence urbaine, ni dans la périphérie des pôles ruraux. Pour les besoins de cette étude, il a été décidé de regrouper couronne périurbaine, communes multipolarisées et rural sous fai-ble influence urbaine dans un ensemble périphérie urbainecommunes péri- (ou phériques) et d’associer pôles ruraux et périphérie des pôles ruraux. Au total, les p e t i t e sv i l l e ss ed é c l i n e n te n: pô l e s urbains, périphérie urbaine, pôles ruraux et leur périphérie, et rural isolé.
Pour en savoir plus
“ Une approche des bassins de vie : l’influence des villes et des bourgs-centres ”,Insee première, n° 325, juin 1994
“ Le zonage en aires urbaines ”,Insee première, n° 516, avril 1997
“ Radiographie d’un fait de société : la périurbanisation ”,Insee première, n° 535, juin 1997
Les petites villes : une étude socio-économique, CLF, APVF, Insee, octobre 1997
Les campagnes et leurs villes, Insee, Contours et caractères, 1998
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