Ressorts et enjeux de l'attractivité des territoires du Nord-Pas-de-Calais

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bser vées à l’é chelle de France métro po li taine, les zonesOd’em ploi du Nord-Pas-de-Calais appa rais sent peu attrac ti ves pour beau coup d’entre elles tant d’un point de vue rési den tiel que pro duc tif. En par ti cu lier, les actifs les plus quali fiés migrent moins vers le Nord-Pas-de-Calais que vers les autres régions. Seule la zone d’em ploi de Lille se sin gu la rise par des arri vées fré quen tes de tra vail leurs à haut niveau de com pé tence même si elles res tent bien moin dres que dans d’au tres métro po les tel les que Lyon ou Tou louse. Le carac tère uni ver si taire de la métro pole lil loise, qui génère une partie des cadres dont a besoin son tissu pro duc tif, compense néanmoins ce phé no mène. Berck-Mon treuil et Flandre-Lys se déta chent, quant à elles, par leur at tra c ti v ité rési de n tie lle de prox imité. Ressorts et enjeux de l'attractivité des territoires du Nord-Pas-de-Calais Depuis plu sieurs décen nies, les poli ti ques ter ri toi re à att i rer de nou vea ux inves t is se m ents, Le prin ci pa l phé no mène struc t u rant en publ i ques d'a mé na g e ment du ter ri toi re ont de nou veaux capi taux et de nou veaux reve nus. matière de migra tions est la polari sa tion modi f ié l'es pace éco no miqu e fran ça is en Autre ment dit, dans l'a na lyse du dyna misme géo gra phique des flux mig ra toi res.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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bser vées à l’é chelle de France métro po li taine, les zonesOd’em ploi du Nord-Pas-de-Calais appa rais sent peu attrac ti ves
pour beau coup d’entre elles tant d’un point de vue rési den tiel
que pro duc tif. En par ti cu lier, les actifs les plus quali fiés migrent
moins vers le Nord-Pas-de-Calais que vers les autres régions.
Seule la zone d’em ploi de Lille se sin gu la rise par des arri vées
fré quen tes de tra vail leurs à haut niveau de com pé tence même
si elles res tent bien moin dres que dans d’au tres métro po les
tel les que Lyon ou Tou louse. Le carac tère uni ver si taire de la
métro pole lil loise, qui génère une partie des cadres dont a besoin
son tissu pro duc tif, compense néanmoins ce phé no mène.
Berck-Mon treuil et Flandre-Lys se déta chent, quant à elles, par
leur at tra c ti v ité rési de n tie lle de prox imité.
Ressorts et enjeux de l'attractivité des
territoires du Nord-Pas-de-Calais
Depuis plu sieurs décen nies, les poli ti ques ter ri toi re à att i rer de nou vea ux inves t is se m ents, Le prin ci pa l phé no mène struc t u rant en
publ i ques d'a mé na g e ment du ter ri toi re ont de nou veaux capi taux et de nou veaux reve nus. matière de migra tions est la polari sa tion
modi f ié l'es pace éco no miqu e fran ça is en Autre ment dit, dans l'a na lyse du dyna misme géo gra phique des flux mig ra toi res. L'hé -
s'ef for ça nt d'a t teind re un déve l op pe ment glo bal des ter ri toi res, seul ce qui pro vient de lio t ro pism e conduit qua s i ment tous les
équi l i bré des dif fé rents bas s ins. Tou te foi s, l'ex té rieur du ter ri toi re est pris en consi dé ra tion dépar te ments au sud d'une ligne entre l'Ain
le poids de l'his toire et de la géo graphie comme concer nant direc te ment l'a t tra c ti v ité : et la Cha rente-Mari time à être béné fi ciai res
per sist e, et les ter ri toi res fran ça is res tent très il s'a git de l'im plan ta tion de fac teurs de pro - au jeu des migra tions rési den tiel les .
hété ro gè nes quant aux types d'a t tra c ti v ité duc tion mobi les et de capi taux (attrac ti vité Ren for çant ou lim i ta nt l'ef fet de l'hé l io tro -
qu'i ls exer cent, cette hété ro gé néi té s'ex pli - pro duc tive), d'une part, et d'autre part, des pisme, l'halio tro pisme concerne le nord
quant notam ment par le fait que l'at trac ti vité arri v ées de per son nes con tri bu ant à cap t er des comme le sud et conduit à un attrait pour les
des uns se fait en partie aux dépens des reve nus favo ri sant ainsi le déve l op pe ment zones du litto ral. Ce cadre natio nal conduit
autres. Étu dier l'at trac ti vité d'un ter r i toire éco no miqu e loca l (at trac t i vit é rési den t iell e). à une pre mière limite pour les ter ri toi res du
ne peut donc se faire en le consi dé rant Par consé quent, la crois sance endo gène
Nord-Pas-de-Calais dont le posi tion ne ment
seul mais en l'in té grant au sein d'un ou de du ter ri toi re ou l'a t tra c ti v ité plus défen siv e
sep ten t rio nal cons ti tue un frein consi dé ra ble
plu s ieurs sys tè m es. Cette hété ro gé néi té qui ques tionne la capa cité à sup por ter les
à leur attrac ti vité. La sphère rési den tielle
tient aussi au fait que, à l'i mage de ce que chocs éco no mi ques ne seront pas abor dés
n'est pas la seule à pâtir de ce posi tion ne ment.démontre la théorie de la base , (Pour en savoir plus sur la capa cité des ter ri -
En effet, les sphè res rési den tielle et pro duc tivela poten ti elle att rac ti vité d'un ter ri toi re toi res du Nord-Pas-de-Calais à surmon ter
ne sont pas entiè re ment indé pen d an tesn'est pas uni di m en sion nell e mai s concerne la réces sion éco no mique, consulter les Pages
et inte ra gis sent : le choix du lieu de travai l estdif fé ren tes thé ma ti ques qui peu vent de Pro fils N° 66 et 71 sur Insee.fr).
un arbitrag e entre des consi dé ra tions liéess'im bri quer.
au mar ché du tra vail et des consi dé ra tionsHÉLIOTROPISME, TERTIARISATION,
liées au cadre de vie, y compris pou r lesMÉTROPOLISATION : TROISUNE ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE
PHÉNOMÈNES AU CŒUR DE tra v ail leurs indé pen d ants .ET PRODUCTIVE
L'ATTRACTIVITÉ
Ce défi cit migra toire lié à des entrées peuL'at trac t i vit é d'un ter ri toi re peut glo b a le m ent
L'at trac ti vi té d'un ter r i toir e peut s'ex pli qu er fré quen tes en Nord-Pas-de-Calais est cepen -être définie comme sa capa cité à atti rer et à
en partie par son posi tion ne ment au sein dant à rela ti vi ser en ter mes de flux bruts.rete nir des acti vi tés nou vel les et des fac teurs
de grand s phé no mè nes struc t u rant l'en - Cer tes, les entrées sont rares compte tenu dede pro duc tion, c'est-à-dire des entre pri ses
semble du ter ri toi re nati o nal, phé no mè nes la popu la tion régio nale ; reste néan moinset leurs emplois, mais aussi des popu la tions
con tri buant, cha cun à des degrés plus ou qu'entre 2001 et 2006, plus de 100 000 reve nus, qu'il s'a gisse de rési dants
moins forts, à l'impor tance des sphè res per son nes se sont ins tallées d ans le Nordper ma nents ou de tou ris tes. Dans le cadre
pro duc t ive et rési den t iell e. contre près de 35 000 dans le Tarn oude cette étude, seule l'attrac ti vité « offen sive »
l'Ardèche ou 14 000 en Haute-Corse quisera exa minée, c'est à dire la capacité d' un
Encadré 1 : LA THÉORIE DE LA BASE ET L'ATTRACTIVITÉ AU SENS DE L'ÉTUDE
Cette étude ap pré hend e l'a t tra c ti v i té des ter ri toi res à tra v ers le prism e de l'a t tra c ti v i té ré si den t iell e et pro duc t ive. Ces ana l y ses peu vent
donc être mi ses en re gard de la théorie de la base. Cette der nière est for mulée ini tiale ment par le so cio logue al le mand Wer ner
Som bart en 1916 puis fût re prise de nom breu ses fois no tamment, à la fin des an nées 1990, par Loez Lau rent et Lau rent Dave zies. Ces
der niers re dé fi nis sent alors la base éco no mique comme étant la somme des re ve nus dis po ni bles sur un ter ri toire cap tés à l'exté rieur
de ce ter ri toire. Ces re ve nus sont des mo teurs exo gè nes d'une éco nomie lo cale qui en traînent sa dy na mique en do gène. La théorie
de la base prend en compte 4 ba ses ou sour ces de cap ta tion de re ve nus :
L'emploi public qui concerne les salaires des 3 fonctions publiques,-
Le social qui regroupe toutes les prestations sociales et sanitaires,-
La base productive qui désigne la capacité qu'ont les entreprises d'un territoire à aller vendre leurs produits au delà des-
frontières du territoire : revenus du capital et du travail liés à la vente à l'extérieur de biens et de services produits à l'intérieur
du territoire,
La base résidentielle qui désigne les revenus entrant sans lien avec la production et du fait de l'offre résidentielle locale. Ces-
revenus peuvent provenir des résidants travaillant hors de la zone, des retraités ou des touristes.
Par ail leurs, Da ve zies a souli gné l'im por tance de la base ré si den tielle en mon trant le dé cou plage entre créa tion de va leur ajoutée et
créa tion d'em ploi, d'une part, et entre créa tion d'em ploi et créa tion de re ve nus, d'autre part. En ef fet, le dé ve lop pe ment éco no mique
d'un ter ri toire ne dé pend pas for cé ment de sa pro duc ti vi té ou de sa ca pa ci té de pro duc tion, il peut aus si être fon dé sur sa capa ci té
d'at trac tion de po pu la tions ri ches dé pen sant leurs re ve nus lo ca le ment. De plus, sa théorie s'appuie sur le dé cou plage entre lieux de
pro duc t ion et lieux de consom m a ti on fa vo ri sés no tam ment par cer tai ns phé no mè nes ma croé co no mi qu es comme la ré duc ti on du
temps de tra v ail ou le dé ve l op pe ment tech no lo g ique (TGV , TIC).
Seu les les ba ses pro duc ti ves et ré si den tielles s ont pri ses en compte dans l'étude.







font tous partie des dépar te ments les plus l'an cien bassin mi nier amor cent une selon le type d'at trac ti vité
béné fi ciaires une fois tenu compte de leur inté g ra ti on métro po l i ta ine dont l'a m pl eur qu'el les exer cent à la fin des années 2000
popu la tion. et les consé quen ces res tent à appré cier. .
LA MAJORITÉ DES ZONES D'EMPLOIL'his toire éco no mique et sociale du pays Classe 1 : zones d'em ploi de faible attrac ti vité
DE LA RÉGION GLOBALEMENT PEU
pré sente éga l e ment de gran d es ten da n ces pro duc tive et rési den tielle . Ces ter ri t oi res
ATTRACTIVES
qui affec t ent à dif fé rents degrés l'é v o lu t ion sont majo ri taire ment situés dans le Nord-est
éco no miqu e et socia le des ter ri toi res. En Les zones d'emploi d e France métro po li taine de la France à orien ta tion indus trielle. La
par ti cu lier, désin dus tria li sa tion et ter tia ri - et en par ti cu lier du Nord-Pas-de-Calais plu part des zones d'em plois du Nord-
sa t ion déter mi nent le posi t ion ne ment d'un Pas-de-Calais appar tien nent à cette classe peu vent être regrou pées en 8 clas ses
ter ri toi re en ter mes d'é co nom ie pré sen ti elle
Carte 1 : MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES SUR 5 ANS : 2003-2008
ou non pré sen ti elle. L'é co nom ie elle TAUX ANNUEL DE MIGRATION NETTE
apporte de la stabi lité aux ter ri toi res car
elle concerne des biens et ser vi ces non
délo ca li sa bles, moins sen si bl es aux chocs
conjonc tu rels. Ainsi, le passé industriel de
la région a désor mais laissé la place à une
mosaïque de ter ri toi res : cer tains comme
Valen cien nes et Dun kerque ont conservé
leur spé cia li sa tion indus triel le, d'a u tres se
sont ter tiari sés dans des acti vi tés à haut
niveau de com pé tence (Lille), dans des
ser vi ces mar cha nds à nivea u de qua l i fi ca tion
plus faible (Lens) ou dans des acti vi tés de
la sphère pré sen tielle (Mon treuil).
Pro lon ge m ent de la ter tia ri sa t ion, la pla ce
éven tuelle d'un ter ri toire dans le phé no mène
de métro po l i sa tion condi ti onne auss i pour
partie son attrac ti vité. La métro po li sa tion Sour ce : Recen se ment de popu l a tio n 200 8 - Explo i ta t ion com plé m en tair e (Insee).
orga nise le ter ri toire autour de ses vil les
Carte 2 : TYPOLOGIE DES ZONES D'EMPLOI DE FRANCE MÉTROPOLITAINE
capi ta les. Le tissu périur bain s'é tend et SELON LEUR TYPE D'ATTRACTIVITÉ À LA FIN DES ANNÉES 2000
relie les prin ci pa les agg lo mé ra tions par un
étroit mai l la ge d'in fras t ruc tu res rou tiè res
et fer ro via i res. La métro po l i sa tion peut se
carac té ri ser, d'une part, par une concen -
tra tion des acti vi tés dans les gran des vil les
– notam ment les fonc tions déci si on nel les
et les acti vi tés à forte valeur ajoutée
comme les fonc tions ter tia i res supé rieu res
(la concep tion-recherche ou les presta tions
intel lec tuelles) – ; d'autre part, par le redé -
ploie m ent des acti vi t és consom m a tri ces
d'es pace (loi sirs, commerce, indu strie) en
péri phérie ou dans des pôles secon daires. Le
phé no mène de métro po l i sa tion se tra d uit
par une spé cia li sa tion et une inter dé p en -
dance des ter ri toi res, par t i cu li è re ment par
rap port aux mar chés du tra vail et de l'ha bi tat
avec le déve lop pe ment des migra tions
rési den t iel l es et alt er nan tes . Cette spé cia -
li sa tion conduit ainsi à un défi cit migra toire
impor t ant des vil les cen tres, att rac ti ves
pour les clas ses d'âge les plus jeu nes mais
for te ment défi ci t ai res pour les fami l les
qui optent pour les espa ces péri phé ri ques
moins urba ni sés. La métro po l i sa tion est
au cœur de la dyna mique et de l'at trac ti vité
lilloise. D'au tres ter ri toi res comme ceux de Source : Insee.




et notam ment celles d u bassin mi nier et pro duc t ive et rési den t iell e. Ces espa c es tournée vers les inves tis se ments de type
du nord du litto ral, au même titre que des du Nord-Pas-de-Calais pré sen tent un taux industriel, m ais peu géné ra trice d'em plois
villes m oyen nes comme, ailleurs en F rance, supé rieur à la moyenne natio nale s'a gis sant qua l i fiés à com pé t en ces rares, en par t i cu l ier
Char le v ill e-Méz iè res, Troyes, Châ l ons-en- des créa tions d'em ploi non pré sen tiel par d'em plois de type concep tion-recherche.
Cham p agne… En par t i cu l ier, les zones des éta b lis s e ments con trô lés par un centre
Classe 2 : zones d'em ploi à faible attrac ti vitéd'em ploi de Calais, Bou logne-sur-Mer et de déci sion exté rieur (par exemple par
pro duc tive et attrac ti vité rési den tielleDun kerque sont les seu les du litto ral un groupe étran ger). Ceci signale une
moyenn e. Une partie impor tante de cesfran çais avec une faible attrac ti vité forme spé ci fi que d'a t tra c ti v ité pro duc t ive,
E nca dré 2 : ANA LYSE EN COM PO SAN T ES PRIN CI PA LES ET TYPO LOGIE
DES ZONES D’EM PLOI DE FRANCE EN TER MES D’AT TRAC TI VITÉ
La prise en compte si multanée d es deux di men sions de l’attrac ti vi té des ter ri toi res peut se réa li ser à par tir des va leurs pri ses par des
in di ca teurs via une ana l yse en com po sa n tes prin ci pa les et une ty po log ie. Les va ri a bl es re te nues sont :
pour l’at trac t i vit é rési den t iell e : -
le taux d’entrée de retrai tés,•
la part de l’em ploi tou ris tique dans l’em ploi sala rié total,•
le taux d’entrée d’ac tifs tra vail lant en dehors de la zone d’em ploi.•
pour l’at trac ti vité pro du c tive : -
le taux d’entrée de travai l leurs à com pé ten ces rares,•
le taux d’entvai l leurs indé pen dants,•
le taux de créa tion d’emplois de la sphère non pré sen tielle dans un éta blisse ment con trôlé par un centre de déci sion•
exté rieu r.
L’a na lyse en com po sa n tes prin ci pa les fait ain s i res sor ti r trois prin ci pa ux axes :
le pre mier (gra phique 1) op pose les zo nes d’em ploi à forte at trac ti vi té pour les re traités et l es tou ris tes (du type Royan,-
Hon fleur ou Por to-Vec chio au ni veau na tio nal, et Berck-Mon treuil en Nord-Pas-de-Ca lais mais à un ni veau bien moindre) à
cel les où les créa tions d’em plois sont éle vées et dans une moindre me sure où les ar ri vées d’ac tifs qua li fiés sont nom breu ses
(à l’i mage de Sa clay au ni veau na tio nal et Lille en Nord-Pas-de-Ca lais) ;
le deuxième axe isole les zo nes d’em ploi à forte attrac ti vi té pour les ac tifs tra vail lant hors zone (Saint-Quen tin-en-Yve li nes,-
Cou lom miers ou la Flandre-Lys) ;
le troi sième axe isole prin ci pa le ment les zo nes d’em ploi à forte attrac ti vi té pour les ac tifs qua li fiés (Can nes, Pa ris au ni veau-
na tio nal, Lille en Nord-Pas-de-Ca lais). Au ni veau ré gio nal, Bé thune-Bruay, Lens-Hé nin, Cambrai et Douai sont les zo nes
d’em plois les moins at trac ti ves sur cet axe.
Gra phiq ue 1 : Co or don nées des zo nes d’em pl oi du Nord-Pa s-de- Ca l ais dans l’Ana lyse en com po sa n tes prin ci pa les na ti o nale
de l’at trac ti vi té
Graphiqu e : ZONE D'EMPLOI DU NORD-PAS-DE-CALAIS
AXES 1 ET 2
Source : Insee.



zones d'em ploi est loca lisée à l'ouest hors rési den t iell e mai s elles pro fi tent éga l e ment immé diate de la zone d'emploi d e Paris.
des zones lit to ra les et au centre du pays et de la dyna mique éco no mique de la grande Les autres zones de la classe sont conti guës
sont plu tôt attrac ti ves pour les retrai tés et ville voisine. aux zones d'em ploi des villes d u Mans, de
les salariés hors z ones. Tours, de Lyon et de Gre noble ou de Nîmes.
Classe 6 : Zones d'em ploi pro duc ti ves.
Classe 3 : zones d'em ploi à faible attrac ti vité Cette classe regroupe une cin quan taine Afin d'ob s er ver les dyna m i ques ter ri to ri a les
pro duc tive et attrac ti vité rési den tielle de zones d'em plois prin ci pa le ment dans à l'œuvre au cours de la décennie des années
2000, la même typo logie réa lisée à la fin desplus forte. La majo rité de ces ter ri toi res la partie nord du ter ri toire, cen trées autour
de vil les moyen nes à gran des telles qu e années 1990 illustre l'i nertie des phé no mè nessont situés dans la moitié su d de la France.
Dans les régions les plus au sud, il s'a git, le Lille, Stras bourg, Reims, Le Havre, Rouen, liés à l'at trac ti vité au fil du temps : au niveau
plus sou vent, de zones d'em ploi liées à des Tours, Orléans, Nancy . Le taux de création natio nal, 62 % des zones d'emploi n' ont
pas changé de classe. Une des prin ci pa lesvil les moyen nes : Ber ge rac, Péri gueu x, Agen, d'em plois non pré sen tiels par des déci deurs
exté rieurs et le taux d'entrée d'ac tifs qua li fiés méta mor pho ses est la dimi nu tion en uneTar bes , Mon ta u ban, Car ca s sonne, Alès …
sont supé rieurs à la moyenne de France dizaine d'an nées des zones d'em ploi extrê -mais aussi à de plus gran des vil les : Perpi gnan
et Tou lon. Dans cette classe, on trouve métro po li taine mais en deçà des plus gran des me ment attrac ti ves pour le tou risme et les
éga le ment des zones d'em ploi de vil les moyen - métro po l es. L'a t tra c ti v ité rési den t iell e y est retraités. Leur nom bre a presque été divisé
par deux et cela concerne autant le sud-estnes de Bre tagne. En Nord-Pas-de-Calais, en revanche beau coup plus limitée.
que le lit to ral ouest. Ensuite, seule mentBerck-Mon treuil, du fait de son tou risme
Classe 7 : Zones d'em ploi à attrac ti vitéet des arri vées de retrai tés, et Flandre-Lys, 56 % des zones ancien ne m ent pro duc t i ves
pro duc tive avec très forte attrac ti vitégrâce aux arri vées d'ac tifs tra vail lant à Lille le sont res tées. Pour les 44 % res tants, les
pour les qua li fiés. Cette classe regroupe tra jec t oi res sont très con tras tées : cer tai nesou Dun kerque, appar tien nent à cette classe.
14 gran d es métro po l es par t i cu li è re ment sont deve nues peu attrac ti ves (Metz), d'au tres,
Classe 4 : Zones d'em ploi à très forte attrac ti ves pour les actifs qua li fiés. Outre sur le lit to ral , se sont rési den t ia l i sées. Enfin,
Paris, elle intègre des pôles tels que Lyon,attrac ti vité rési den tielle (tou risme, retrai tés) : seule la zone d'em ploi de Pau a ren forcé son
Elles sont concen trées dans les Alpes du Mar s eill e, Tou lou se, Gre noble, Ren nes. La attrac ti vité pour les actifs qua li fiés et intègre
fait du tourisme ou dans les zones lit to ra les zone de Lille, com pa rable par son impor tance la classe des gran des métro po les.
(Hon fleur, Chal lans, Royan, Les Sables-d'Olonne, éco no miqu e et démo g ra phiq ue, ne s'ins crit
En Nord-Pas-de-Calais , la zoneCéret, Agde-Péze nas, Fré jus-Saint-Raphaël…) pas dans ce groupe, du fait d'ins talla tions
où s'a joute l'at trac ti vité pour les retraités. d'ac tifs qua li fiés moin dres qu'ail leurs. d'em ploi de Saint-Omer a évo lué en per dant
une partie de son attrac ti vité rési den tielle.
Classe 5 : Zones d'em ploi à attrac ti vité Classe 8 : Zones d'em ploi à forte attrac ti vité Autre fois associée à la Flandre-Lys et
pro duc tive pour les emplois non pré sen tiels pro duc tive et pour les sal ariés tra vail lant Berck-Mon treuil, elle est désor mais dans
et les sala riés tra vail lant hors zone. Les hors zone. Cette classe isole 13 zones d'em ploi le groupe des peu attrac tifs. A l'in verse, la
spé cia li sa tion rési den t iell e de ces deuxzones concer nées se situent à proxi mité ayant les mêmes carac té ris ti ques que la
classe 5 mais où l'attrac ti vité rési den tielle der niè res s'est ren forcée.des zones d'em ploi de gran des vil les
comme Paris, Ren nes, Nan tes, Montpel lier, est encore plus forte, parmi les plus for tes
La plu part des zones d'em ploi du Nord-Lyon, Gre noble, Aix-en-Pro vence, Nancy, de France pour les actifs travai l lant hors
Pas-de-Calais sont clas sées comme peuDijon. Leur situation en péri phérie d' un zone. Sur les 13 zones de cette classe, 7
attrac ti ves, tant du point de vue pro duc tifsont situées en Île-de-France, à proxi mitégrand pôle les conduit à une attrac ti vité
Cartes 3a et 3b : TYPOLOGIES DES ZONES D'EMPLOI DE FRANCE MÉTROPOLITAINE SELON
LEUR TYPE D'ATTRACTIVITÉ - ZOOM SUR LE NORD-PAS-DE-CALAIS
Source : Insee.


que rési den tiel, au regard de l'en semble des en Avesnois... Les v il les de la région sont très – sur tout dans le Nord – et des reve nus
zones d'em ploi de France métro po li taine. riches en patri moine mal gré les des truc tions impor tants sont éga le ment géné rés par le
Cepen da nt, elles pré sen tent des spé ci fi ci tés de la Révo lu tion et des guer res. Ainsi, plu - com merce trans fron ta l ier.
non per cep ti bles dans une vision natio nale sieurs vil les du Nord-Pas-de-Calais sont
mais visi bles dans une ana lyse de com po san tes clas sées vil les d'art et d'his toire (Arras, UNE ATTRACTIVITÉ MODESTE POUR LES
plus spé ci fi ques de l'at t rac ti vité. Cam brai, Lille, Rou baix, Saint-Omer). Des FONCTIONS MÉTROPOLITAINES À LILLE
ini ti a ti ves récen tes conti nuent de val o ri ser
Les phé no mè nes liés à la métro po l i sa tionSEUL BERCK-MONTREUIL BÉNÉFICIE l'at trait tou ris tique de la région comme le
DE L'ATTRACTIVITÉ HALIOTROPIQUE par t i ci pent à une concen tra t ion des fonc -choix de Lille comme capi tale euro péenne
tions métro po l i ta i nes supé rieu res dans lesde la cul ture en 2004, la can di da ture du
Comme vu pré cé dem m ent, les pola ri sa t ions plus grands pôles déci sion nai res, uni ver -bas sin minier à une ins crip tion sur la liste
géo gra phi ques qui struc tu rent une partie si tai res et de recherche comme Paris, Lyon,du Patri moine mon dial de l'UNESCO ou
des flux de per son nes et de riches ses, au Gre noble, Tou lou se, Bor deaux , Nan t es,l'ou ver ture d'une antenne du musée du
niveau natio nal, limi tent de fait l'at trac ti vité Ren nes... Ainsi, pour les emplois à com pé ten cesLouvre à Lens en 2012. Les séjours au sein de
poten tielle de la région sur de nombreu ses rares , seule la métro pole lil loisela région sont, plus qu'en moyenne natio -
thé ma ti qu es notam ment rési den t iel l es tel l es est attrac tive en Nord-Pas-de-Calais. Denale, rela t ifs à des rai so ns pro fes si on nel les
que le tou risme ou la capa cité à faire venir des
retrai tés . La situation géo gra phique Carte 4 : TAUX D'ENTRÉE DE RETRAITÉS ENTRE 2003 ET 2008
ÉCARTS AU TAUX MOYENrégio nale explique aussi la faible attrac ti vité
des zones d'em ploi du Nord-Pas-de-Calais
pour les tra vail leurs indé pen dants, pour deux
rai sons : d'une part, du fait de leur acti vité,
ces der niers se diri g ent prio ri t ai re m ent vers
les ter ri toi res où la crois sance démo gra -
phique et les flux migra toi res sont les plus
favo ra bles ; d'autre part, en tant qu'in di vi -
dus, indé pen d am m ent de consi dé ra tions
éco no mi qu es, ils sont éga l e ment sou mi s
à l'at trac ti vité du sud et des zones lit to ra les
qui influen cent l'en semble des indi vi dus.
Sur ces thé ma ti ques, dans la région, seule
la zone d'emploi d e Berck-Mon treuil semble
tirer son épingle du jeu pro fi tant de son
cadre géo gra phique.
En effet, cette zone d'em ploi est par ti cu liè re ment
attrac tive pour les tou ris tes et les retrai tés : Source : Recen se ment de la population 2008 - Exploitation complémentaire (Insee).
3 400 retrai tés y ont démé nagé entre 2002
et 2007. Berck se situe au même niveau
pour les entrées de retrai tés que des zones Carte 5 : TAUX D'ARRIVÉE D'ACTIFS QUALIFIÉS ENTRE 2003 ET 2008
d'em ploi comme Lan nion ou Dra gui gnan. ÉCARTS AU TAUX MOYEN
La plu part des retrai tés sont issus de la
région (76 %) et pour 64 % d'entre eux, ils
pro vien nent d'une autre zone d'em ploi
de la région. Il s'agit donc de flux de proxi mité
com pa rés aux zones d'em ploi de Guin gamp
ou Nar bonne dont respec ti ve ment 70 % et
53 % d'entre eux habi taient hors de la région
cinq ans plus tôt.
L'at trac ti vité tou ri s tique, en retr ait en
Nord-Pas-de-Calais, cons titue un défi à rele ver
pour les poli ti ques publi ques régio na les et
locales. La stra tégie retenue dans la poli tique
tou ris tique vise à mieux faire connaître les
atouts et sites du Nord-Pas-de-Calais. La région
pré sente en effet de nom breux attraits comme
les sites natu rels du lit to ral, le tou risme de
proxi mité à tra vers des parcs natu rels comme Source : Recen se ment de la population 2008 - Exploitation complémentaire (Insee).

même, pour les pro fes sions libé ra les, si éta b lis s e ments. Les tau x sont éga l e ment le posi tion ne ment cen tral de la région au
l'at trac ti vité de Lille reste modeste, elle l'est éle vés dans les grands pôles éco no mi ques cœur de l'Eu rope et le mail lage régio nal
moins que pour l'en semble des tra vail leurs (Ma r seill e, Gre noble, Tou lou se, Ren nes, Nan t es, en auto rou tes, voies de che min de fer, ...
indé pen dants, sou li gnant ainsi le rôle du Bor deaux) et l'Île-de-France. repré sen tent des atouts impor tants pour le
phé no mène métro po l i ta in sur ce ter ri toi re. Nord-Pas-de-Calais. Ces atouts sont valo ri sés
Les entrées de tra vail leurs à com pé ten ces en par ti cu lier par les poli ti ques publi quesLa voca tion his to ri que indus triel le régio na le,
rares sont éga le ment plus éle vées à Rou baix- rele vant du domaine des trans ports. Lemal gré le mou ve m ent impor t ant de ter tia ri -
Tour coing, proche de Lille et intégrée futur canal Seine Nord Europe reliera, àsa tion, explique en partie que le dyna misme
pour partie à sa dyna mique métro po li taine, l'ho ri zon 2020, l'Oise (Com piègne) et le canaldes créations d 'em plois déci dées par un
que dans le reste de la région. La zone Dun ker que-Esc aut (Cam brai) et per me t tracentre de déci sion exté rieur dans la plu part
d'em ploi de Lille pré sente néan moins des le trans port de mar chan di ses sur l'un desdes zones d'emploi d e la région .
taux d'en trées très infé rieurs à ceux cons - cor ri dors de tran sit les plus emprun tésEn par ti cu lier, celles d e Calais, Bou logne,
ta tés dans les autres gran des métro po les, d'Eu rope. Autre exemple : la pla te formeLille, Rou baix, Lens, Arras ou Valen cien nes
expli quant ainsi qu'elle ne soit pas dans la mul ti mo d ale de Dour ges (Delta 3) quipré sen tent des tau x lar g e ment supé rieu rs
même classe dans la typo logie. offre aux com mu n au t és d'a g gl o mé ra t ionsà la moyenne natio nale. Il est tou te fois à
de Lens-Lié vin et d'Hé nin-Car vin unenoter que des ter ri toi res comme Lens ou
Cette faible attrac ti vité pour les actifs à posi tion logis tique très favo rable. Enfin,Lille ont connu une ter tia ri sa tion accé lérée
com pé tence rare sur la zone d'em ploi de Nord France eXperts (NFX), agence dede leur éco nomie et que cette ter tiari sa tion
Lille est cepen dant à rela ti vi ser dans la déve l op pe ment éco no miqu e, mène unen'a pas conduit à une perte d'attrac ti vité
mesure où ces com pé ten ces y sont déjà poli tique régio nale de pro mo tion, de pros -con trai re ment à d'a u tres ter ri toi res au pass é
bien implan tées. En effet, Lille se classe en pec tion et d'ac cueil des investis se mentsindus triel. En effet, par rap port au début
cin quième posi tion des aires urbai nes métro - inter na tio na le ment mobi l es.des années 2000, cer tai nes zones d'emplois
po li t ai nes de France en ter mes d'em plois en Lor raine ou en Picardie ont subi une
LA FLANDRE INTÉRIEURE : UNEdes cadres des fonc tions métro po l i ta i nes baisse de leur capacité à géné rer des emplois
EXCEPTION D'ATTRACTIVITÉ DEder rière Paris, Lyon, Tou louse et Mar seille. créés par un centre de déci sion exté rieur
PROXIMITÉ EN NORD-PAS-DE-CALAISLa forte pré sence des actifs les plus quali fiés tan dis que de grands pôles comme Lyon,
dans la zone de Lille mal gré son attrac ti - Gre noble, Nancy ou Poi tiers voient leur taux
Enfin, la spé cia li sa tion des ter ri toi res auvité limitée pour cette popu la tion tient à de créa ti on d'em ploi s'a mé li o rer net te m ent. sein d'une métro pole peut être de typesa capa cité for ma trice de par la pré sence de
rési den tiel : cette attrac ti vité n'est alors plusplu s ieurs uni ver s i tés, d'é co l es de com merce
La capa cité d'a t tra c tion d'un ter ri toi re, quant natio nale mais concerne des flux de proxi mité,et d'in gé nieur.
à l'i m pl an ta tion des entre pri ses , dépend de de type périur bain. Ces mobi li tés entre zones
divers fac teurs tels que le niveau d'ur ba ni - d'em ploi lim i tro phes tra d ui sent ce phé no -Par ail leurs, l'im plan ta tion de 6 pôles de
sa tion, la pré sence d'une main d'œuvre mène : les ména ges quit tent les grandscom pé ti ti vi té en Nord-Pa s-de- Cal ais, dont
qua lifiée ou une bonne acces si bi lité selon pôles éco no mi ques pour des espaces moins I-Trans pôle à voca tion mon diale, est éga -
dif fé rents modes. Dans ce cadre, le réseau urba ni sés où le prix de l'im mo bi lier est moinsle ment un élé ment favo rable à l'at trac ti vité
élevé tout en conser vant leur emploi dans leimpor tant de pôles urbains dans la région,régio nale pour les actifs qua li fiés. En par ti -
le pôle uni ver s i ta ire lil lois, voire Val en cien nois, pôle. Ce phé no mène concerne tous les pôles
cu lier, trois se situent dans la zone d'em ploi
lil loise : Up-Tex dans le textil e, MAUD dans
Carte 6 : TAUX DE CRÉATION D'EMPLOIS PAR DES CENTRESla chimie et Nutri tion - Santé - Lon gé v ité dans
DE DÉCISION EXTÉRIEURS 2007-2009
les bio tech no l o gies.
ÉCART AU TAUX MOYEN
DE NOMBREUX EMPLOIS CRÉÉS PAR DES
CENTRES DE DÉCISION EXTÉRIEURS
La métro po l i sa tion en Nord-Pa s-de- Cal ais
conduit à un ren for ce ment de la spé cia li sa -
tion sec to riel le des ter ri toi res péri phé ri q ues à
Lille et con tribue éga le ment à leur attrac ti vité.
Cette spé cia li sa tion peut être pro duc t ive
et se traduit alors par la pro pen sion du
ter ri toire à créer des emplois et notam ment
des emplois dans des établis se ments con -
trô lés par un centre de déci sion exté rieur.
Au niveau natio nal, ces créa tions d'em plois,
sont sou vent éle vées là où per dure une
spé cia li sa tion indus triel le (Nord, Lor raine,
Picardie, Rhône-Alpes, Haute-Nor mandie), car
l'em ploi indus triel est souvent l e fait de grands Source : Répertoire des entreprises et des établissements, Clap, Lifi, 2007 à 2009 (Insee).
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Flandre-Lys, jouent à la fois un rôle rési den tield'emploi i mpor tants (Paris, Lyon, Mar seille, r égio na le ou d'un sys tèm e métro po l i ta in,
et pro duc t if. Ce fonc tion ne m ent mul ti po l aireBor deaux, Ren nes, Lille) et béné ficie aux sont plus nom breu ses. Elles relè vent en
ter ri toi res rési den t iels à proxi m ité . conduit donc à une moindre spé cia li sa tion pre mier lieu des Sché mas de Cohé rence
fonc tion nelle des zones d'em plois autour Ter ri to ria le (Scot ). Ces der niers met t ent
Ce modèle métro po li tain ne se retrouve de Lille, expli quant ainsi la sous-repré sen - en œuvre des politi ques d'ha bi tat, d'ur ba -
pas en Nord-Pas-de-Calais dans le cas des ta t ion des ter ri toi res à voca t ion pure ment nisme, visant en géné ral à accroître cette
ter ri toi res joux ta nt l'a g gl o mé ra t ion lil loise rési den t iell e. attrac ti vité. Pour tant, les flux de courte
excepté pour la Flandre-Lys. En effet, cette dis t ance fonc tion na nt en cir cuit fermé,
zone d'em ploi est carac té ris tique d'un ter ri - PÉRENNITÉ DES MOUVEMENTS DE tous les ter ri toi res d'une région ne peu vent
PÉRIURBANISATION ET POLITIQUEStoire à voca tion résiden tielle avec un taux accroître leur attrac ti vité qu'aux dépens
PUBLIQUESd'entrée d'ac tifs bien supé rieur à la moyenne des autres d'où la ques tion de la mise en
natio nale. C'est le cas éga le ment dans une cohé rence de ces poli t i ques d'a t tra c ti v ité.
L'a t tra c ti v ité rési den t iell e cons ti tue un enjeumoindre mesure dans les autres zones d'em ploi De plus, une attrac ti vité pure ment rési -
pour les poli ti ques publi ques ter ri to ria les. pro ches de Lille (Douai, Béthune-Bruay, den tiel le peut être à la source de nui san ces,
Certes, les leviers à l'attrac ti vité de longueRou bai x-Tou r coing et Artois -ter nois ). Néan - notam ment envi ron ne m en ta l es : d'une part ,
dis tance sont peu nom breux tant l'hé lio -moins, l'a t tra c ti v ité des zones péri phé ri q ues elle favo rise l'é ta le ment urbain, d'autre part,
tro pisme joue un rôle majeur dans la pola -aux autres grands pôles fran çais (Lyon, l'é l oi gne m ent entre rési dence et tra v ail
ri sa t ion des ter ri toi res au nivea u nati o nal.Tou louse, Bor deaux, Mar seille…) est sou vent génère des émis sions de gaz à effet de
Le dyna m isme éco no miqu e appa raît commeplus forte. Cela tient au fonc tion ne ment serre. C'est dans ce cadre que s'ins crit la
un cri tère favo rable mais à l'am pleur limitéepar t i cu li er du phé no mène métro po l i ta in Direc ti ve Régio na le d'A mé na g e ment sur
comme en témoigne les sol des très posi tifsautour de Lille : la polari sa tion y est moins la Mai trise de la Périur ba ni sa tion visa nt
du Lan gu e doc-Rou s sil lon mal gré son mar -pro noncée qu'ail leurs. En effet, plu sieurs notam ment à lim i ter l'a c crois se m ent des
ché de l'em ploi dégradé et des dif fi cul téspôles éco no mi qu es pro ches coexis t ent mig ra ti ons alt er nan tes en reden si fi ant les
socia les rela t i ve m ent fré quen tes . À l'i n verse,(Lille, Valen cien nes, Lens, Douai,…). De ce cen tres vil les.
l es poli t i ques d'a t tra c ti v ité loca le, à l'é che llefait, tous les ter ri toi res, à l'ex cep tion de la
C'est là une des limi tes des mesu res de
l'at trac ti vité à un niveau ter ri to rial fin : la
Carte 7 : TAUX D'ENTRÉE D'ACTIFS TRAVAILLANT
pré sence de ter ri toi res très att rac ti fs d'unEN DEHORS DE LA ZONE (2007-2009)
point de vue résiden tiel, en par ti cu lier pour
les actifs tra vail lant hors zone, ne pro fite pas
d'une manière macros co pique à l'en semble
d'un ter ri toire plus large, par exemple la
région, mais elle s'in tègre dans un mou ve -
ment de spé cia li sa tion interne à un sys tème.
Par consé quent, la pré sence d'un nombre
important ou limité de terri toi res attrac tifs
autour d'une agglo mé ra tion décrit plus le
degré de spé cia li sa tion fonc tion nel le de
ces ter ri toi res et donc ses con trastes int er nes
que son attrac ti vité glo bale. Or cette spé -
cia l i sa tion fonc tion nel le, si elle peut créer
des syner gies dans le domaine pro duc tif,
peut s'a vé rer pro blé m a ti que dans la sphère
rési den t iell e.
Source : DADS (Insee).
Di rec te ur de la pu bli ca tion : Da niel HUART
Ser vice Admi n is tra tion des Res sour ces : Ari el PÊCHE R
Ser vice Étu des Dif fu sion : Arnaud DEGORRE
Ser vice Sta tis tiq ue : Fran çois CHEVALIER
Carto graphe : Éve lyne LORENSKI, Mar tine SÉNÉCHAL
Ré dac teur en chef : Jean-Luc VAN GHELUWE
Cor rec teu r ré vi seur : Do mi ni que ALIQUOT
Res pon sabl e Fa bri ca tio n : Lam ber t WATRE LOT
Gra phis tes : Annick CEUGNIEZ, Oli vier MAJCHERCZAK, Claude VISAYZE, Lam bert WATRELOT
CPPAD en cours - ISSN : 1774-7562 - Dé pôt lé gal Fé vrier 2012 - © Insee - Code Sage PRO120420
Impri merie : Bec quart IMPRES SIONS - 67, rue d'Amster dam - 59200 TOURCOING - Tél. : 03 20 01 00 60 - Télé copie : 03 20 01 00 61
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