SCOT messin : les communes périurbaines à l'Est et au Sud porteuses de croissance pour au moins dix ans

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En 2005, la population du Scot messin est estimée à 369 400 habitants. Depuis plusieurs décennies, ce territoire gagne des habitants. Cependant,sur une grande partie de son périmètre, les départs sont plus nombreux que les arrivées. Les communes périurbaines situées à l'Est et au Sud sont le moteur de la croissance, elles sont attractives et conjuguent soldes naturel et migratoire positifs. Alors que la population du département de la Moselle devrait baisser dès 2013, celle du Scot n'amorcerait sa baisse qu'au plus tôt à partir de 2017.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ÉCONOMIE
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
INSEE
www.insee.fr/lorraine
°N 124 Scot messin :
Les communes périurbaines à l’Est et au SudAvril 2008
porteuses de croissance pour au moins dix ans
En 2005, la population du Scot messin est estimée à 369 400 habitants.
Depuis plusieurs décennies, ce territoire gagne des habitants. Cependant,
sur une grande partie de son périmètre, les départs sont plus nombreux
que les arrivées. Les communes périurbaines situées à l’Est et au Sud
sont le moteur de la croissance, elles sont attractives et conjuguent
soldes naturel et migratoire positifs. Alors que la population du
département de la Moselle devrait baisser dès 2013, celle du Scot
n’amorcerait sa baisse qu’au plus tôt à partir de 2017.
L a population des 151 communes du Le Nord du Scot, qui a enregistré une forte
Scot (Schéma de Cohérence Territoriale) mes- baisse de sa population entre 1975 et 1990,
sin est estimée à 369 400 habitants en connaît depuis un regain démographique.
2005, soit 5 100 de plus qu’en 1999. Son Depuis 1999, sa population a progressé
rythme de croissance annuel (+0,23%) est
semblable à celui du département. La crois-
sance du Scot résulte avant tout d’un vif Depuis 1999, la population
accroissement naturel. De 1999 à 2005, augmente plus lentement
l’excédent des naissances sur les décès atteint dans la CA2M.
les 9 600 personnes. Dans le même temps,
Evolution de la population entre 1999 et 2005le territoire accuse un déficit migratoire (écart
entre les arrivées et les départs) de 4 500
personnes.
Nord du ScotDepuis les années 60, le Scot a connu
+ 0,21 %une croissance continue de sa population.
Cependant, celle-ci n’est pas homogène sur
l’ensemble de son périmètre. Ainsi, si depuis
CA2M1962, la ville de Metz a connu une augmen- Metzhors Metz
tation continue de sa population, ce sont les + 0,06 %+ 0,09 %
communes périurbaines qui ont été le princi-
pal moteur de la croissance. Entre 1962 et
2005, la population de la Communauté
Est et Sud du Scotd’Agglomération de Metz-Métropole (CA2M)
+ 1,15 %hors Metz a progressé de 61%, contre
seulement 21% pour la ville de Metz. Les
72 communes périurbaines de l’Est et du Sud
ont connu une hausse encore plus importante,
Source : Insee, recensement de la population 1999leur population a presque doublé en quarante
et estimations démographiques supra-communales
ans, passant de 24 000 habitants en 1962
2005. © IGN-Insee 2008
à 46 000 habitants en 2005.
V2 fois plus vite que celle de la importante de diplômés. Ainsi, La croissance s’essouffle
CA2M hors Metz, et 3,5 fois plus 27% des personnes de plus de dans la CA2M
vite que celle de la ville de Metz. 14 ans sont diplômés de l’ensei-
gnement supérieur, soit 11 points erAu 1 janvier 2005, la population
de plus que dans le département. de la CA2M hors Metz est estiméeHausse ralentie à Metz
La hausse de la population, conju- à 98 200 habitants. Depuis 1962,
Malgré une baisse de la taille elle n’a cessé de croître. Pourtant,guée à la baisse de la taille de
moyenne des ménages, la popula-
ménages, entraine une augmenta- la croissance s’essouffle. Depuis
tion de la ville de Metz n’a cessé
tion du nombre de résidences. Le 1999, la CA2M hors Metz a ainsi
d’augmenter depuis 1962. Cepen- gagné annuellement 90 habitants,parc des logements s’est accrû de
dant, son rythme de croissance
+0,8% par an, à un rythme toute- soit 5 fois moins que durant la
s’est nettement ralenti (+0,06%
fois plus lent que dans l’ensemble décennie 90. Ce ralentissement
entre 1999 et 2005, soit 6 fois moins démographique est dû à un affai-du Scot (+1,1%) et notamment que
que durant la décennie 90). Entre
celui observé dans les communes blissement continu de l’excédent
1999 et 2005, l’excédent naturel
naturel et à un déficit migratoire,périurbaines de l’Est et du Sud
demeure toujours important, les qui a fortement augmenté. Le(+2,1%). Par ailleurs, moins d’un
naissances y dépassent les décès
ménage messin sur trois est pro- solde naturel n’est annuellement
de 4 800 personnes. En revanche,
plus que de +360 personnes,priétaire de son logement, contre
Metz accuse un fort déficit migra- contre +530 durant la décennieun peu plus de la moitié pour le
toire : les départs surpassent les
Scot. 90. Quant au déficit migratoire, il
arrivées de 4 400 personnes. Au
sein de la ville, la population bouge
beaucoup. En cinq ans, 45% des
ménages messins a changé de En 40 ans, la population de l’Est et du Sud
domicile. Du fait de sa taille, Metz a presque doublé.
se démarque du reste du Scot
car les déménagements intra-
Evolution de la population de 1962 à 2005
muros y sont les plus fréquents.
200Mais elle se distingue aussi par
Base 100 en 1962
190une proportion de nouveaux arri-
180
vants venant d’un autre dépar-
170
tement que la Moselle, plus 160
importante qu’ailleurs. Ce surcroît 150
140d’arrivées est dû notamment aux
130étudiants.
120
110Le vieillissement de la population
100et la relative désaffection dont souf-
90
frent les modes « traditionnels » de 1962 1972 1982 1992 2002
cohabitation (couple avec enfant(s),
Nord du Scot CA2M hors Metz Metz
jeune adulte célibataire, personne
Est et Sud du Scot Ensemble du Scot
âgée isolée, etc.), concourt à
réduire la taille moyenne des ména- Source : Insee, recensements de la population et estimations démographiques supra-
ges. La cité messine n’échappe à communales 2005.
ce phénomène. La capitale de
région, comme la majeure partie
des grandes villes, enregistre une Moins de logements construits dans la CA2M
baisse du nombre de personnes
Logements neufspar ménage. En 1999, un ménage Résidences
commencés de Taux de Rythmemessin était constitué en moyenne principales
1999 à 2005 construction construction
en 2005de 2,2 personnes. En 2005, il (en %) (1) (2)
(estimation)n’est plus que de 2,09 personnes. Total Annuel
La forte présence d’une population
Metz 55 800 2 640 377 5,0 0,6estudiantine explique la taille
CA2M hors Metz 39 700 2 818 403 7,6 1,2réduite des ménages messins.
Nord du Scot 40 100 4 126 589 11,0 2,0Le profil démographique de la ville
Est et Sud du Scot 16 400 2 267 324 15,7 1,9de Metz se caractérise également
Ensemble du Scot 152 000 11 851 1 693 8,3 1,2par une proportion importante des
20-39 ans. Ils représentent le tiers Moselle 416 500 37 174 5 311 9,5 1,6
de la population, bien au-delà de la Lorraine 967 000 74 888 10 698 8,2 1,6
moyenne du Scot (28%) ou du
(1) Logements neufs commencés* de 1999 à 2005, rapportés au nombre de résidencesdépartement (27%). Cette sur-
principales en 1999.
représentation s’explique là encore
(2) Logements neufs commencés* de 1999 à 2005, rapportés au nombre de logements
par la présence de nombreux étu- neufs commencés* de 1990 à 1998.
diants. De ce fait, Metz se distin- * à titre de résidence principale.
Source : Direction Régionale de l’Equipement.gue aussi par une proportion plusDans le Nord du Scot, entre 1999a plus que triplé sur cette même Renouveau démographique
période. Au sein de la CA2M hors et 2005, 590 logements neufsdu Nord
Metz, la croissance annuelle du sont construits en moyenne chaque
Après une baisse de la populationparc de logements a été plus forte année. La hausse du parc de loge-
entre 1975 et 1990, le Nord duque dans la ville-centre et sembla- ments (1,4%/an) est ainsi supé-
ble à celle du Scot. Scot connaît un renouveau démo- rieure à celle de l’ensemble du Scot
ergraphique. Au 1 janvier 2005, sa et à celle du département. En
La réduction de la taille des ména- population est estimée à 101 100 2005, 55% des ménages sont
ges, phénomène national, touche la
habitants, soit 1 200 de plus qu’en propriétaires de leur résidence et
communauté d’agglomération hors 1999. Si le nombre d’arrivées le turn-over des résidents est
Metz au même rythme que l’en- n’arrive pas à compenser le nom- moins important que dans le reste
semble du Scot. Ici, le nombre
bre de départs, la situation migra- du Scot. En effet, en cinq ans, seu-
moyen de personnes par ménage toire du territoire s’est cependant lement un quart des ménages a
est le plus important du Scot avec, nettement améliorée. Le Nord n’en- déménagé dans une autre com-
en 2005, 2,42 personnes par
registre plus qu’un déficit migratoire mune.
ménage, soit bien plus que la de 100 habitants par an, contre
moyenne lorraine (2,35). 170 durant la décennie 90 et
même 1 000 dans les années 80. Les communes du Sud etSur ce territoire, les ménages sont
Le solde naturel s’effrite mais resteplus stables qu’en centre-ville puis- de l’Est en plein boom
à un niveau raisonnable (+300/an).qu’un tiers seulement des habitants
a emménagé depuis moins de cinq Toutefois, ce territoire se distingue Avec une croissance annuelle de
ans. Ils sont aussi plus nombreux par un vieillissement plus marqué population de 1,1% entre 1999 et
à être propriétaire que dans le qu’ailleurs. Les personnes âgées 2005, les communes périurbaines
reste du Scot. de 60 ans et plus représentent de l’Est et du Sud ont été le moteur
21% de la population, soit 3 points de la croissance démographique duTout comme Metz, la CA2M hors
de plus que dans l’ensemble du Scot. Depuis plusieurs décennies,Metz se caractérise par une sur-
Scot. ce territoire conjugue solde naturelreprésentation des diplômés de
positif et solde migratoire positif.l’enseignement supérieur. Le terri- Bien qu’il soit en diminution, le taux
Par rapport à la décennie 90, letoire sans la ville de Metz compte de non-diplômés reste le plus
solde naturel se maintient mais leainsi une proportion de personnes important du Scot. Plus d’une per-
solde migratoire repart à lade plus de 14 ans ayant un sonne âgée de 14 ans ou plus ne
ème ème hausse. Le territoire est attractif.diplôme de 2 ou 3 cycle uni- possède aucun diplôme ou alors ne
Ainsi, le surplus des arrivées surversitaire, supérieure de 5 points dispose que d’un Certificat d’Études
les départs représente chaqueà celle du département. Primaires.
année 350 personnes. Avec l’ins-
tallation massive de couples avec
enfant(s), ces communes périurbai-20 % de personnes seules en plus en 2015
nes sont moins touchées par le
Modes de cohabitation 2005 2015 vieillissement. Ainsi, les moins de
20 ans rassemblent 28% de la
Couples Moins de 25 ans 1 080 1 030
population. Quant aux personnes
25-34 ans 13 520 12 210
âgées de 60 ans ou plus, elles ne
35-64 ans 55 240 52 810
représentent que 15% de la popu-
65 ans et plus 17 460 19 780
lation, soit 3 points de moins que
dans le Scot et 4 points de moinsFamilles Moins de 25 ans 210 190
qu’en Moselle. La population est,monoparentales 25-34 ans 1 870 1 970
quant à elle, plus diplômée que35-64 ans 8 990 9 960
celle du département.65 ans et plus 2 060 2 550
Autres modes Moins de 25 ans 370 390 La dynamique démographique se
de cohabitation 25-34 ans 420 450 retrouve dans celle de la construc-
35-64 ans 1 120 1 150 tion neuve. Ainsi, en 2005, le ter-
65 ans et plus 620 740 ritoire possède 17 300 logements
et en six ans, le rythme des cons-Personnes seules Moins de 25 ans 4 690 4 120
tructions neuves s’est élevé à 32025-34 ans 7 520 9 120
chaque année, soit un niveau 2 fois35-64 ans 17 580 23 500
supérieur à celui observé durant la65 ans et plus 17 830 23 140
décennie 90.
Ensemble Moins de 25 ans 6 350 5 730
25-34 ans 23 330 23 750 Ici, plus de huit personnes sur dix
35-64 ans 82 930 87 420 sont propriétaires de leur logement
65 ans et plus 37 970 46 210 et les ménages sont assez stables
puisque sept personnes sur dix
Ensemble des ménages projetés 150 580 163 110
habitent dans le même logement
Sources : Insee, EAR 2005 - Omphale (scénario central). que cinq ans auparavant.Dans l’ensemble du Scot, les seulsUne population en hausseSavoir plus :
effectifs des 80 ans et plusjusqu’en 2017
devraient progresser de 73% en
–« La Lorraine en 2030 : un avenir Les perspectives démographiques vingt ans pour compter 21 700
qui n’est pas écrit », Christian du Scot apparaissent structurelle- individus. Dans cette perspective,
Calzada, Philippe Debard, Thierry
ment plus favorables que celle de les capacités d’accueil des person-
Guillaume, Insee Lorraine N° 77,
la Moselle ou de la Lorraine. En nes très âgées, qui se situent pourmars 2007.
2025, sans modification des ten- l’instant dans la moyenne départe-–« Le nombre de ménages aug-
dances démographiques observées mentale et régionale, risquent demente plus vite que la population »,
Thierry Guillaume, Économie Lorrai- entre 1990 et 2005, le Scot ne pas être suffisantes et devront
ne N° 101, octobre 2007. pourrait compter 371 200 habi- s’accompagner au minimum d’un
–« S’employer ici et ailleurs : dynami- tants, soit 1 800 de plus qu’en développement des services à la
ques des zones d’emploi en Lorrai-
2005. La population augmenterait personne.ne », Gérard Moreau, Economie
jusqu’en 2017 puis amorcerait uneLorraine N° 92, juillet 2007.
baisse progressive. Toutefois, l’amé-
lioration du contexte d’attractivité Des logements pour
métropolitaine perceptible aujour- les 12 500 ménages
d’hui et la dynamique luxembour-
supplémentairesgeoise permettent d’envisager la
poursuite de la croissance démo- d’ici 2015
graphique au dela de cet horizon.
En 2015, sous l’hypothèse d’une
C’est surtout le vieillissement de la évolution tendancielle de la natalité,
population, phénomène national de la mortalité, des migrations et
également observé au niveau régio- des comportements de cohabi-
nal, qui pèserait sur son avenir tation, le Scot pourrait compter
démographique. Il aurait pour 163 100 ménages, soit 12 500
conséquence directe un accroisse- de plus qu’en 2005, et donc se
ment progressif du nombre de trouver dans l’obligation de propo-
décès et une baisse tendancielle du ser autant de résidences principa-
nombre de naissances. Le solde les supplémentaires. Cette crois-
naturel, principal moteur de la sance serait plus rapide les 5
croissance démographique du premières années avec une hausse
Scot, s’en trouverait affaibli. annuelle de 1 400 ménages. Entre
Toutefois, ce recul des naissances 2010 et 2015, elle ne serait plus
Ministère de l’Économie, pourrait cependant être atténué que de 1 100.
de l’Industrie et de l’Emploi par la remontée progressive de la
Insee Le nombre de ménages progres-fécondité observée ces dernières
Institut National de la Statistique
années au niveau national. sant plus vite que la population, ilet des Études Économiques
en résulte une diminution de laDirection Régionale de Lorraine Le Scot vieillirait cependant plus taille des ménages. En effet, celle-15, rue du Général Hulot
vite que le département. D’ici
CS 54229 ci est ainsi passée en moyenne de
2025, la population des 60 ans et54042 NANCY CEDEX 2,7 en 1990 à 2,4 en 2005 et
plus devrait augmenter de plus deTél : 03 83 91 85 85 pourrait atteindre 2,2 en 2015.
Fax : 03 83 40 45 61 50%, contre seulement 44% en
Deux facteurs principaux influent
www.insee.fr/lorraine Moselle. Au sein du Scot, les per- sur l’évolution du nombre de per-
sonnes âgées de 60 ans et plus sonnes par ménage : l’évolution deDIRECTEUR DE LA PUBLICATION
pourraient représenter 27% de la
Jean-Paul FRANÇOIS la structure par sexe et âge de la
population. Cette proportion seraitDirecteur régional de l’Insee population, et les comportements
cependant inférieure de 2 points à de cohabitation (à sexe et âge don-
COORDINATION RÉDACTIONNELLE celle du département.
nés).
Christian CALZADA
Face à ces évolutions, les territoi-Gérard MOREAU
En dix ans, le nombre de ménagesres les plus jeunes ou portés par
devrait augmenter de 8%. Cepen-RESPONSABLE ÉDITORIAL ET l’arrivée de jeunes ménages avec
RELATIONS MÉDIAS dant, l’évolution est contrastée sui-
enfant(s) devraient connaître des
Jacqueline FINEL vant le type de cohabitation. Ainsi,évolutions de population plus favo-
d’ici 2015, le nombre de couplesrables que les autres. C’est notam-RÉDACTRICE EN CHEF
devrait baisser de 2% alors que
Agnès VERDIN ment le cas des communes périur-
les familles monoparentales et lesbaines de l’Est et du Sud. Au
SECRÉTARIAT DE FABRICATION personnes seules augmenteraient
contraire, le Nord du Scot et la
MISE EN PAGE - COMPOSITION respectivement de 12% et 26%.
CA2M sans la ville de Metz seraient
Marie-Thérèse CAMPISTROUS
les plus touchés. Ainsi dans cesMarie-Odile LAFONTAINE Rappel méthodologique : nombre de ména-
2 territoires, dès 2017, la popula-
ges = nombre de résidences principales.
ISSN : 0293-9657 tion des 60 ans et plus devrait être
© INSEE 2008 plus nombreuse que celle des jeu-
nes de moins de 25 ans. Thierry GUILLAUME

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