Un réseau de villes moyennes structure le territoire

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Les Picards habitent moins souvent en ville que la moyenne des Français : en 1999, 61% d'entre eux vivent dans une commune urbaine d'au moins 2000 habitants contre 76% des Français. La région est dotée de nombreuses agglomérations moyennes ou petites qui ont étendu leur influence dans les communes rurales périphériques. De ce fait, les villes, centres d'agglomérations picardes n'ont pas connu l'essor enregistré en France et les banlieues, peu présentes, ne rassemblent que 14% des Picards contre 27% des Français de province. Si Amiens polarise près de la moitié de la population de la Somme, elle est talonnée par l'aire multirégionale de Paris qui exerce une pression toujours plus forte sur le sud de la région. Le phénomène de périurbanisation entraîne un développement et un allongement des trajets domicile-travail.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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DYNAMIQUES 3TERRITORIALES
Un réseau de villes moyennes
structure le territoire
Les Picards habitent moins souvent en ville
que la moyenne des Français : en 1999,
61 % d’entre eux vivent dans une commune
urbaine d’au moins 2 000 habitants
contre 76 % des Français. La région
est dotée de nombreuses agglomérations
moyennes ou petites qui ont étendu
leur influence dans les communes rurales
périphériques. De ce fait, les villes,
centres d’agglomérations picardes
n’ont pas connu l’essor enregistré
en France et les banlieues,
peu présentes, ne rassemblent que 14 %
des Picards contre 27 % des Français
de province.
Si Amiens polarise près de la moitié de la population de la Somme,
elle est talonnée par l’aire multirégionale de Paris qui exerce
une pression toujours plus forte sur le sud de la région.
Le phénomène de périurbanisation entraîne un développement
et un allongement des trajets domicile-travail.
a Picardie se caractérise par la présence de compte la région, 5 se situent dans le départe-L
nombreuses villes de taille moyenne ou petite qui ment de l’Aisne, 4 dans l’Oise et 2 dans la Somme.
maillent assez étroitement le territoire. Amiens, Au total, les villes couvrent 16,4 % du territoire.
capitale régionale et première ville de la région,
ne compte qu’un peu plus de 160 000 habitants Le poids de la population urbaine de la région est
en 1999. Seules quatre autres agglomérations dé- faible comparativement à la moyenne nationale.
1passent les 50 000 habitants : Creil 97 455 habi- En 1999, 61,2 % des Picards vivent en ville contre
tants, Saint-Quentin 69 287 habitants, Compiègne 75,5 % des Français. Le département de l’Oise
69 903 habitants et Beauvais 59 003 habitants. Six est plus urbanisé que ceux de l’Aisne et de la
agglomérations comprennent entre 20 000 et Somme. En 1999, les deux tiers de la population
50 000 habitants : Soissons, Chantilly, Laon, Ab-
1Dans une commune d’au moins 2 000 habitants avec une continuitébeville, Tergnier et Château-Thierry. Sur les 11
de l’habitat.
2agglomérations de plus de 20 000 habitants que Communes de l’unité urbaine qui ne sont pas ville centre.
PICARDIE : DIAGNOSTIC ET PERSPECTIVES
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isarienne habitent une commune urbaine contre Cependant, l’excédent naturel est très atténué par
moins de 60 % dans l’Aisne ainsi que dans la un mouvement de départs de la population nette-
Somme. C’est également dans l’Oise que se dé- ment supérieur à la moyenne.
2veloppent les rares banlieues présentes dans la
région.
Les villes centres
d’une agglomération se développentEn Picardie, la part de la population vivant en ville
moins en Picardie qu’en moyennea légèrement fléchi depuis vingt ans ; cette ten-
dance est observée aussi bien sur la France de
province, que sur l’ensemble de la France métro- Alors qu’en France, les villes centres ont connu un
politaine. essor démographique qui s’est accéléré entre 1990
et 1999, celles de la Picardie ont enregistré une
Les villes picardes, avec une population plus jeune croissance de population équivalente à la période
et plus féconde qu’en moyenne, se caractérisent 1982-1990. De 1990 à 1999, le solde naturel très
toujours par un dynamisme démographique plus élevé des villes centres de la région (+0,61 % l’an)
fort que la plupart des villes de province grâce aux est en effet contrebalancé en partie par un solde
naissances nettement supérieures aux décès. migratoire très déficitaire (-0,42 % l’an).
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