Urbanisation croissante de la région

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L'espace urbain continue de s'étendre en Midi-Pyrénées. Sa population s'accroît à un rythme élevé : aujourd'hui, deux personnes sur trois vivent dans l'espace urbain. L'aire urbaine de Toulouse connaît une forte croissance démographique et territoriale. Elle occupe maintenant le cinquième rang en France. Dans les dix-sept autres aires urbaines de la région, la population reste globalement stable. En général, seule une extension territoriale lui permet parfois de progresser.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Numéro 47 : avril 2001
Urbanisation croissante de la région
CANTAL
DORDOGNE
Sarlat-la- Aurillac
CanédaBordeaux Bergerac
GIRONDE LOT LOZERE
Figeac
AVEYRONLangon Marmande
Decazeville MendeCahors
Villeneuve-sur-Lot
RodezVillefranche-LOT-ET-GARONNE
de-Rouergue
AgenLANDES TARN-ET-GARONNE
Millau
Montauban
GARDMont-de-Marsan
Albi
GERS TARN
Toulouse CastresAuch
HERAULT
PYRENEES-Orthez Mazamet
BéziersPau HAUTE- CastelnaudaryOloron-
GARONNESainte-Marie Tarbes Saint-
NarbonneCarcassonneGaudens Pamiers
ATLANTIQUES Lourdes
Espaces à dominante urbaine
Limoux AUDE
- Aires urbaines Saint-Girons FoixHAUTES-PYRENEES
. pôles urbains MéditerranéeARIEGE. couronnes périurbaines
Perpignan- Communes multipolarisées
ESPAGNE
PYRENEES-ORIENTALES© Insee 2001 - IGN 1999 ANDORREEspaces à dominante rurale
Source : Insee - Recensement de la population 1999
L’espace urbain continue de s’étendre en Midi-Pyrénées. INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION REGIONALESa population s’accroît à un rythme élevé : aujourd’hui,
DE MIDI-PYRENEES
Téléphone : 05 61 36 61 36deux personnes sur trois vivent dans l’espace urbain.
Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Ponts
31054 TOULOUSE CEDEX 4L’aire urbaine de Toulouse connaît une forte croissance
Directeur de la publication :
Benjamin Camusdémographique et territoriale. Elle occupe maintenant le
Rédacteur en chef :
Bruno Mura
cinquième rang en France. Dans les dix-sept autres aires Maquettiste :
Monique Galou
urbaines de la région, la population reste globalement Imprimeur : Reprographie Moderne, 31770 Colomiers
Dépôt légal : avril 2001
ISSN : 1262-442Xstable. En général, seule une extension territoriale lui CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG4776
permet parfois de progresser. Prix : 15 F - 2,29
1© Insee 2001 - IGN 1999
Urbanisation croissante de la région
our étudier le dynamisme des l’ensemble du pays. Elle touche de communes situées à sa proximité.
villes et de leur zone d’influence l’espace urbain mais aussi beaucoup Environ 1 700 000 Midi-Pyrénéens,Pproche, l’Insee a élaboré en
L'extension de l'espace à dominante urbaine en Midi-Pyrénées1997 un découpage du territoire
selon une nouvelle nomenclature Délimitation actuelle Délimitation ancienne
spatiale, le zonage en « aires urbaines » Nombre Population Nombre Population
de sans de sans (ZAU). Le territoire se partage ainsi
communes doubles comptes communes doubles comptes
entre « espace à dominante urbaine » 1999 1990 1999 1990
et « espace à dominante rurale ». Aires urbaines : 829 1 647 449 1 519 914 602 1 569 569 1 449 744
- Pôles urbains 147 1 255 331 1 168 511 1 155 576119 1 236 276L’espace à dominante urbaine possède
- Couronnes périurbaines * 682 392 118 351 403 483 333 293 294 168trois composantes : le « pôle urbain »,
caractérisé par la continuité de Communes multipolarisées 79 53 535 49 943 60 29 328 28 192
l’habitat et le nombre d’emplois
Espace à dominante urbaine 908 1 700 984 1 569 857 662 1 598 897 1 477 936
offerts, la « couronne périurbaine » et
Espace à dominante rurale 2 115 852 693 862 562 2 358 954 438 954 209les « communes multipolarisées ». Le
pôle urbain et sa couronne
Ensemble 3 023 2 553 677 2 432 419 3 020 2 553 335 2 432 145
périurbaine constituent une notion de dont Midi-Pyrénées 3 020 2 551 687 2 430 663 2 430 6633 019 2 551 687
ville élargie qualifiée d’aire urbaine.
* y compris les communes périurbaines situées hors région. En 1999, il y en a trois : Marquein et Saint-Michel-de-Lanès dans l'Aude
Les communes sous l’influence de rattachées à l'aire urbaine de Toulouse et Ger dans les Pyrénées-Atlantiques rattachée à l'aire urbaine de Tarbes. En 1990, la seule
commune située hors région était celle de Ger. plusieurs aires urbaines voisines sont
Source : Insee - Recensements de la population dites multipolarisées. Les communes
qui ne font pas partie de l’une ou
l’autre de ces trois composantes L'étalement urbain se poursuit entre 1990 et 1999
constituent l’espace à dominante
Aires urbaines de Midi-Pyrénées CANTALrurale.
délimitation 1990 DORDOGNE
(19 aires et 602 communes)
délimitation 1999Le précédent zonage en aires LOT
(18 aires et 829 communes) LOZERE
Figeacurbaines, défini à partir du recense-
Decazeville
GIRONDEment de la population de 1990, vient Cahors
RodezVillefranche-d’être actualisé sur la base de celui de LOT-ET-GARONNE de-Rouergue
1999. Prenant en compte les évolu- LANDES TARN-ET-GARONNE
AVEYRON Millautions de la population et de l’emploi Montauban
GARD
intervenues sur le territoire français Albi
GERSentre 1990 et 1999, il donne une
TARN
vision plus actuelle de l’urbanisation Auch
Castres
HERAULT
Toulousecroissante de la région comme de
Mazamet
l’ensemble du pays.
HAUTE-
PYRENEES- GARONNETarbes
Saint-ATLANTIQUES
Gaudens PamiersDeux habitants sur trois Lourdes
AUDEdans l’espace urbain FoixSaint-GironsHAUTES-PYRENEES
Méditerranée
Entre 1990 et 1999, l’urbanisa-
ESPAGNEtion de Midi-Pyrénées se poursuit à PYRENEES-ORIENTALESANDORRE
un rythme plus rapide que dans Source : Insee - Recensements de la population
2soit deux habitants sur trois, vivent commune de l'une des aires urbaines habitants résident dans les pôles
désormais dans l’espace à dominante de Midi-Pyrénées. En 1999, près de urbains et le quart restant dans les
urbaine. En grande majorité, ils 200 000 personnes de plus vivent couronnes périurbaines. D’un recen-
habitent dans une aire urbaine : dans une aire urbaine. Cette croissance sement à l’autre, la proportion de la
seulement 3 % vivent dans une résulte de deux phénomènes distincts : population vivant dans les pôles
commune multipolarisée. évolution de la population dans le urbains s’est cependant réduite,
territoire urbanisée et modification de passant de 80 % à 76 %. Les
Les aires urbaines, dans leurs l'étendue de ce territoire. D'une part, communes constituant les pôles
nouveaux contours, rassemblent près la population des 583 communes qui urbains de 1999 ont certes gagné
de 1 650 000 habitants, soit 64 % de font partie aux deux dates d'une aire globalement près de 87 000 habitants
la population régionale. Les commu- urbaine s'accroît d'un peu plus de au cours de la décennie, ce qui
nes qui composent ces nouvelles aires 120 000 habitants. D'autre part, 246 correspond à une évolution annuelle
urbaines de Midi-Pyrénées ont communes, la plupart antérieurement de 0,8 % presque trois fois plus
connu en neuf ans une augmentation rurales, s'agrègent aux aires urbaines élevée que celle de la moyenne des
de population à un rythme annuel leur amenant un surcroît de popula- pôles urbains français (0,3 %). Mais,
très élevé, deux fois plus rapide que tion d'environ 110 000 personnes. dans le même temps, la progression
celui des aires urbaines de l’ensem- A l'inverse, une vingtaine de commu- des couronnes périurbaines était
ble de la France (0,9 % contre nes n'appartiennent plus à des aires encore plus soutenue : + 1,2 % l’an,
0,4 %). urbaines, d'où une perte d'environ soit un gain d’environ 40 700 habi-
35 000 personnes. tants entre 1990 et 1999. Elle est
En 1990, environ 1 450 000 légèrement supérieure à celle de
personnes, soit 60 % de la popula- A l’intérieur des nouvelles aires l'ensemble des couronnes périurbaines
tion de la région, vivaient dans une urbaines, plus des trois quarts des françaises (+ 1,0 %). Le développe-
ment des différentes composantes de
l’espace urbain n’est pas suffisantTransitions entre nouvelles et anciennes catégories
du zonage en aires urbaines de Midi-Pyrénées toutefois pour remettre en cause le
caractère plutôt rural de Midi-
Catégorie du zonage en aires urbaines Nombre Population Taux d'évolution annuel moyen
Pyrénées. Si 64 % des habitants de lade en 1999 entre 1990 et 1999 (en %)Appartenance Appartenance communes région vivent dans une aire urbaine,actuelle précèdente dû au solde
Total ils sont en effet plus de 75 % à êtrenaturel migratoire
dans le même cas en France.
Pôle urbain Pôle urbain 114 1 207 537 0,8 0,4 0,4
Couronne périurbaine 28 36 101 1,5 0,3 1,2
Commune multipolarisée 0 0 0 0 0 Enfin, l’urbanisation croissante
Espace à dominante rurale 5 11 693 - 0,4 - 0,5 0,1 de la région se traduit aussi par l’aug-
Ensemble 147 1 255 331 0,8 0,4 0,4
mentation du nombre de communes
Couronne périurbaine * Pôle urbain 0 0 0 0 0 multipolarisées. Jouxtant les aires
Couronne périurbaine 441 292 340 1,4 0,2 1,2 urbaines, ces dernières sont désormais
Commune multipolarisée 30 9 972 0,6 - 0,1 0,7
au nombre de 79 en Midi-PyrénéesEspace à dominante rurale 211 89 806 0,7 - 0,2 0,9
Ensemble 682 392 118 1,2 0,1 1,1 pour 60 auparavant. Elles abritent
53 500 habitants soit 3 600 de plusCommune multipolarisée Pôle urbain 0 0 0 0 0
Couronne périurbaine 5 2 703 0,5 0,1 0,4 qu’en 1990. Là aussi, le rythme annuel
Commune multipolarisée 18 13 772 0,6 -0,0 0,6 de progression (0,8 %) est un peu plus
Espace à dominante rurale 56 37 060 0,9 -0,0 0,9
élevé qu’au niveau national (0,6 %).Ensemble 79 53 535 0,8 -0,0 0,8
Espace à dominante rurale Pôle urbain 5 28 739 - 0,8 - 0,3 - 0,5
Désormais,Couronne périurbaine 9 2 149 - 0,5 0,1 - 0,6
Commune multipolarisée 12 5 584 - 0,4 - 0,4 0,0 Midi-Pyrénées compte
Espace à dominante rurale 2 089 816 221 - 0,1 - 0,5 0,4 18 aires urbaines
Ensemble 2 115 852 693 - 0,1 - 0,4 0,3
Ensemble 3 023 2 553 677 /// /// /// Les différences d’évolution des
dont Midi-Pyrénées 3 020 2 551 687 0,5 0,0 0,5
populations et de l’emploi conduisent
*dont 3 communes hors région à réviser la liste et la composition des
Note explicative : à titre d'exemple, cinq communes appartenant à une couronne périurbaine en 1990 sont devenues
aires urbaines. Ainsi, dans sa délimi-des communes multipolarisées en 1999.
Source : Insee - Recensements de la population tation actuelle, Midi-Pyrénées compte
3dix-huit aires urbaines pour dix-neuf moins de 5 000 emplois perdent leur travail. Pour l’ensemble des aires
précédemment. En effet, si une qualité de pôle urbain et donc d’aire urbaines de la région, 28 communes,
nouvelle aire urbaine, celle de urbaine. Trois autres aires urbaines classées périurbaines en 1990, s’agglo-
Saint-Girons, apparaît dans la région, sont dans le même cas en France mèrent à un pôle urbain. Rassemblant
deux disparaissent : Carmaux et métropolitaine. Ceci s'explique par la plus de 36 000 habitants, ces
Graulhet. baisse des populations, du nombre communes ont connu un grand
d’emplois offerts et du volume des dynamisme démographique entre
L’unité urbaine, regroupant migrations alternantes d’actifs. Au 1990 et 1999 avec un taux de crois-
Saint-Girons, Saint-Lizier, Lorp- total, dans la délimitation actuelle, sance annuel de 1,5 %, dont 1,2 %
Sentaraille et Eycheil, qui constitue cinq communes classées auparavant par excédent migratoire. Elles sont
l’ossature de cette nouvelle aire en pôle urbain et neuf en couronne pour moitié situées dans l’aire urbaine
urbaine offre en 1999 plus de 5 000 périurbaine n’appartiennent plus à de Toulouse, notamment au nord-
emplois. Elle acquiert de ce fait la l’espace à dominante urbaine. Comp- ouest comme Bruguières ou
qualité de pôle urbain et par voie de tant près de 31 000 habitants, elles Gratentour. Le reste se répartit
conséquence d’aire urbaine. Avec plus correspondent essentiellement aux surtout entre les aires urbaines de
de 15 900 habitants en 1999, l’aire anciennes aires urbaines de Carmaux Montauban, Castres et Auch. De leur
urbaine de Saint-Girons est la plus et Graulhet. Ce changement reflète le côté, trente communes auparavant
peuplée des douze nouvelles aires déclin démographique et des emplois multipolarisées sont maintenant
apparues de cette façon en France. survenus entre 1990 et 1999 dans ces intégrées dans les couronnes
Six autres aires urbaines en France, zones touchées par la crise de leurs périurbaines. Abritant près de 10 000
dont celle de Limoux dans l’Aude, principales industries. habitants, elles sont pour plus de la
apparaissent par ailleurs du fait de moitié dans les aires urbaines de
l’extension géographique de l’unité Les dix-sept autres aires urbaines Tarbes et Lourdes et à un degré moindre
urbaine. de Midi-Pyrénées connaissent seule- dans celle d’Albi. C’est la conséquence
ment des modifications de périmètre d’un dynamisme démographique
Les unités urbaines de Carmaux qui traduisent la tendance à résider (0,6 % de croissance annuelle de la
et de Graulhet offrant désormais toujours plus loin de son lieu de population entre 1990 et 1999)
M?thodologie : des d?finitions inchang?es
La notion d’ unit? urbaine repose sur la continuité de l’habitat. Une unité urbaine est un ensemble d’une ou plusieurs communes dont le
territoire est partiellement ou totalement couvert par une zone bâtie d’au moins 2 000 habitants. Dans cette zone bâtie, les constructions
sont séparées de leurs voisines de moins de 200 mètres. Les communes rurales sont celles qui n’appartiennent pas à une unité urbaine.
Dans le zonage en aires urbaines, les unités urbaines ne sont pas dissociées. Toutes les communes qui les forment sont affectées en bloc à une
même aire ou à un même espace.
P?le urbain?: unité urbaine offrant 5 000 emplois ou plus et n’appartenant pas à la couronne périurbaine d’un autre pôle urbain.
Certaines unités urbaines dépassant le seuil de 5 000 emplois sont sous la dépendance économique d’une unité urbaine plus importante :
plus de 40 % de leur population active résidente travaille dans le pôle ou dans les communes attirées par celui-ci. Ces unités urbaines sont
alors incluses dans la couronne périurbaine du pôle sous l’influence duquel elles se trouvent.
ensemble de communes d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain, et par des communes rurales ou unités
urbaines (couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des
communes attirées par celui-ci. Il peut arriver qu’une aire urbaine se réduise au seul pôle urbain. Pour la définition des aires urbaines des
pôles frontaliers, dont une partie de l’agglomération est située à l’étranger, on a comptabilisé les flux à destination de la partie étrangère de
l’unité urbaine pour déterminer les communes appartenant à la couronne périurbaine.
(d’un pôle urbain) : ensemble des communes de l’aire urbaine à l’exclusion de son pôle urbain.
Communes multipolaris?es?:? communes rurales et unités urbaines situées hors des aires urbaines, dont au moins 40 % de la population
résidente ayant un emploi travaille dans plusieurs aires urbaines, sans atteindre ce seuil avec une seule d’entre elles, et qui forment avec elles
un ensemble d’un seul tenant.
Espace urbain multipolair e?: ensemble d’un seul tenant de plusieurs aires urbaines et des communes multipolarisées qui s’y rattachent.
Dans l’espace urbain multipolaire, les aires urbaines sont soit contiguës, soit reliées entre elles par des communes multipolarisées. Cet espace
forme un ensemble connexe. Un espace urbain composé d’une seule aire urbaine est dit monopolaire. En 1999, on dénombre, en France
métropolitaine, 37 espaces urbains multipolaires (44 en 1990) et 59 espaces urbains monopolaires (113 en 1990).
ensemble des aires urbaines et des communes multipolarisées. Il peut également se définir comme l’ensemble
des espaces urbains, monopolaires et multipolaires.
ensemble des communes n’appartenant pas à l’espace à dominante urbaine. Cet espace comprend à la fois des
petites unités urbaines et des communes rurales.
4
ruAir
Espace ? dominante r ale?:
Espace ? dominante urbaine?:
Couronne p?riurbaine
e urbaine?:essentiellement fondé sur l’apport l’ensemble des aires urbaines de Midi-de 14 communes (auparavant
migratoire (0,7 % d’accroissement Pyrénées et s’étend au-delà despériurbaines) tandis que la couronne
annuel entre 1990 et 1999). Plus de limites départementales et régionales.a gagné 87 communes sur l’espace
deux cents communes de l’espace à Plusieurs communes du Tarn, derural. En tenant compte des
dominante rurale en 1990 intègrent l’Ariège, du Gers et de Tarn-et-14 perdues au profit du pôle, la
les couronnes périurbaines. En 1999, Garonne ainsi que deux communescouronne périurbaine englobe désor-
elles représentent un apport de popu- de l’Aude font maintenant partie demais 270 communes, soit 73 de plus
lation de près de 90 000 personnes sa couronne périurbaine.que dans la configuration précédente.
aux couronnes périurbaines. Enfin, En 1999, l’aire urbaine de Toulouse
une soixantaine d’autres communes Stabilité d’ensembleregroupe 964 800 habitants. Elle en
rurales en 1990, soit 37 000 habitants, dans les autres airescomptait 797 400 en 1990 dans son
font désormais partie des communes de la régionancienne délimitation. Cette
multipolarisées en 1999. Leur augmentation exceptionnelle de
dynamisme démographique (le taux La population des seize autres167 400 habitants s’explique pour
d’évolution annuel de la population aires urbaines existantes en 1990 restepresque les trois quarts par la
est de 0,9 %) repose uniquement sur quasiment stable entre 1990 et 1999.croissance de la population en mi-
les excédents migratoires dont elles Le dynamisme de Cahors (taux delieux urbain et périurbain et pour le
bénéficient. Elles sont situées essen- croissance annuel de 0,6 %),reste par son extension géographique.
tiellement en Tarn-et-Garonne, entre Pamiers (0,5 %), Montauban (0,4 %),
Toulouse et Montauban le long de la Rodez, Albi et Figeac (0,3 %) est enLes 342 communes qui désor-
nationale 20, dans le Tarn entre effet contrebalancé par le déclin demais composent l’aire urbaine de
Castres et Mazamet, en Ariège entre Decazeville (- 1,2 %), Mazamet (- 0,7 %),Toulouse ont vu leur population
Foix et Pamiers et enfin en Aveyron Lourdes (- 0,4 %), Villefranche-de-croître de 123 700 habitants entre
entre Rodez et Decazeville le long de Rouergue, et Auch (- 0,2 %). Les cinq1990 et 1999. C’est, en valeur abso-
la nationale 140. restantes, Tarbes, Castres, Millau, Foixlue, la plus forte augmentation et la
et Saint-Gaudens affichent uneplus forte contribution, après Paris,
Toulouse contribue relative stabilité de leur population.à la croissance démographique des
fortement à la aires urbaines du pays. L’aire urbaine
croissance des aires Contrairement à Toulouse, lesde Toulouse détient aussi le taux de
urbaines françaises évolutions de ces aires urbaines,croissance annuel le plus élevé, 1,5 %,
positives ou négatives, s’expliquentaprès celui de Montpellier (1,9 %).
Dans l’évolution des dix-huit essentiellement par les modificationsAinsi, en 1999, elle se place au
aires urbaines midi-pyrénéennes de territoriales. La croissance des pluscinquième rang des aires urbaines
1999, celle de Toulouse joue un rôle dynamiques, Albi, Montauban,françaises après Paris, Lyon, Marseille
primordial. Elle compte désormais Rodez, Cahors et Pamiers, ne repose- Aix-en-Provence et Lille et devance
342 communes, soit 87 de plus que pour un tiers environ sur la crois-maintenant Bordeaux. Elle concen-
qu’avant. Le pôle urbain s’est agrandi sance de leurs communes ancien-tre 59 % de la population de
nement urbaines ou périurbaines. Le
dynamisme de Figeac s'explique lui
Toulouse : cinquième aire urbaine de France pour près de 90 % par son extension
territoriale. Le faible dynamismeRang en France Délimitation actuelle
parmi Population Variation Taux de variation démographique des communes
l'ensemble sans absolue annuel
anciennement urbaines et périurbainesdes 354 aires doubles comptes entre 1990 1990-1999
urbaines de 1999 et 19991999 1990 pèse en revanche sur les aires de
0,3 Tarbes, Castres, Millau, Saint-Paris 1 11 174 743 10 859 659 315 084
Lyon 2 1 648 216 1 551 133 0,797 083 Gaudens et à un degré plus fort sur
0,5Marseille - Aix-en-Provence 3 1 516 340 1 455 122 61 218
celles de Villefranche-de-Rouergue etLille 4 1 143 125 1 110 895 0,332 230
1,5Toulouse 5 964 797 841 152 123 645 d’Auch. L’aire urbaine de Tarbes ne
Nice 6 933 080 891 319 0,541 761 s’accroît que grâce à l’intégration dans
0,7Bordeaux 7 925 253 871 234 54 019
son périmètre d’une dizaineNantes 8 711 120 644 317 1,166 803
0,8Strasbourg 9 612 104 568 964 43 140 de communes anciennement multi-
Toulon 10 564 823 531 071 0,733 752
polarisées telles, parmi les plus
Source : Insee - Recensements de la population peuplées, Ossun et Lanne au
5Décomposition de la variation de population dans les dix-huit aires urbaines de Midi-Pyrénées
Délimitation actuelle Ancienne délimitation
Variation Variation Variation
Population Taux de Population totale dans due à
Rang Nombre sans variation Nombre sans le territoire l'extension
en de dedoubles comptes annuel doubles comptes territoriale
France communes (en %) communes (4) (5)1990 (6)1999 1990 1999
(1) (2) (3) (4)=(5)+(6) (5)=(2)-(3) (6)=(1)-(2)
Toulouse * 5 342 964 797 841 152 1,5 255 917 312 797 373 167 424 119 939 47 485
Tarbes ** 68 97 109 892 109 681 0,0 79 103 853 103 813 6 079 40 6 039
Albi 91 85 960 0,3 32 81 778 79 873 1 90544 83 918 6 087 4 182
Montauban 103 22 75 158 72 848 0,4 14 69 161 66 944 8 214 2 217 5 997
Rodez 115 25 65 267 63 390 0,3 19 60 951 59 288 5 979 1 663 4 316
Castres 119 20 61 760 61 699 0,0 12 56 490 56 702 5 058 - 212 5 270
Cahors 171 43 38 101 36 198 0,6 30 35 252 33 611 4 490 1 641 2 849
Auch 177 35 958 - 0,2 28 33 128 33 786 - 65839 36 459 2 172 2 830
Millau 207 28 005 0,1 7 25 034 25 219 -18512 27 802 2 786 2 971
Mazamet 220 8 26 186 27 812 - 0,7 9 26 256 27 897 -1 711 -1 641 - 70
Saint-Gaudens 221 37 26 036 26 293 - 0,1 23 20 805 21 170 4 866 - 365 5 231
Pamiers 231 19 23 876 22 851 0,5 9 22 300 21 397 2 479 903 1 576
Lourdes 251 36 21 549 22 373 - 0,4 30 21 446 22 323 - 774 - 877 103
Decazeville 261 19 567 - 1,2 8 19 567 21 800 - 2 2338 21 800 - 2 233 0
Foix 281 19 17 440 17 509 0,0 20 18 639 18 744 -1 304 -105 -1 199
Villefranche-de-Rouergue 293 9 16 553 16 899 - 0,2 5 14 024 14 349 2 204 - 325 2 529
Saint-Girons 301 29 15 902 16 163 - 0,2 /// /// /// /// /// ///
Figeac 306 20 15 442 15 067 0,3 11 13 047 12 763 2 679 284 2 395
* En 1999, l'aire urbaine de Toulouse comprend deux communes de Languedoc-Roussillon (Marquein et Saint-Michel-de-Lanès).
** En 1999 et en 1990, l'aire urbaine de Tarbes comprend une commune d'Aquitaine (Ger).
Source : Insee - Recensements de la population
sud-ouest ou Pujo et Camalès au nord. dominante rurale, connaissent une d’« espaces urbains ». Midi-Pyrénées
La stabilité de population qui carac- variation de population négative en compte douze espaces urbains dont
térise les autres aires urbaines de ce raison essentiellement de cette perte. quatre sont multipolaires. En 1999,
groupe est due uniquement à l’exten- Pour Mazamet, s’ajoute à cette recti- un nouvel espace urbain voit le jour :
sion territoriale. Dans un troisième fication de frontières une diminution celui de Rodez-Decazeville en
groupe d’aires urbaines, en déprise plus générale de la population des Aveyron. Le plus grand, celui de
démographique, aucune extension communes de l’aire urbaine. Toulouse, s’étend de Montauban à
territoriale ne peut contrebalancer la Limoux et englobe quatre aires
baisse démogra-phique. Les contours Des espaces urbains urbaines régionales, Montauban,
de l’aire urbaine de Decazeville étendus Toulouse, Castres et Mazamet et trois
restent inchangés. A Lourdes, ils aux régions voisines aires urbaines situées hors de la
comprennent des communes dont la région, Castelnaudary, Carcassonne et
population a très peu évolué. Enfin, Des aires urbaines proches Limoux. Celui de Pau-Tarbes, à
les aires urbaines de Mazamet et de forment, avec leurs communes cheval sur l’Aquitaine et Midi-
Foix, qui ont perdu toutes deux une multipolarisées, des ensembles Pyrénées, comprend quatre aires
commune au profit de l’espace à urbains plus vastes que l’on qualifie urbaines dont deux en Midi-Pyrénées,
Tarbes et Lourdes, et deux en
Aquitaine, Pau et Oloron-Sainte-Pour en savoir plus
Marie. Enfin, l’espace urbain de Foix-.« Une nouvelle approche territoriale de la ville ». Economie et Statistique n° 294-295, juin 1996. Pamiers continue à se développer en
1999. Ainsi, l’étalement urbain.« Pôles urbains et périurbanisation - Le zonage en aires urbaines ». Insee Première n° 516, avril 1997.
franchit les frontières de la région..« Forte extension des villes entre 1990 et 1999 ». Insee Première n° 707, avril 2000..« Le zonage en aires urbaines en 1999 - 4 millions d'habitants en plus dans les aires urbaines ». Insee
Première n° 765, avril 2001. .« Les grandes villes françaises étendent leur influence ». Insee Première n° 766, avril 2001. Hélène Projetti
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