Zone d'emploi de Brignoles: un dynamisme sous influences

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Grâce aux migrations, la zone d'emploi de Brignoles enregistre depuis plus de dix ans le taux d'accroissement démographique le plus fort de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. La proximité de la métropole marseillaise y entraîne une montée en force de l'urbanisation et de la péri urbanisation. Mais la croissance démographique ne s'est pas accompagnée d'une réelle dynamique économique. Les déplacements professionnels, vers les Bouches-du-Rhône notamment, se sont amplifiés. Cependant, la résistance des activités traditionnelles et le récent dynamisme des créations d'emploi offrent des perspectives pour un développement futur.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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rale reste important. L’armature ur-
baine est relativement faible. Elle re-
pose sur deux petites villes : Brignoles,
sous préfecture, 11 300 habitants, et
Saint Maximin, 9 600 habitants. Une
dizaine de bourgs comptent entre 2 000
et 3 000 habitants.
de m?tropol ar seillaise
ntr a?n une mont? for ce
Cependant, depuis 1982, la zone d’em bani ion Mais la croi sance
ploi de Brignoles enregistre, grâce aux
d?m ographiq ue ne s?e st pa migrations, un taux de croissance ex
ceptionnel de sa population. Au rythme
observé entre 1982 et 1990 (3,5 % par
an), la population devrait doubler en
ments fessionnels, vers le vingt ans soit en moins d’une généra-
tion. C’est le taux daccr’ oissement le
plus fort observé dans la région. Depuis
1990, cette zone demeure la plus dyna
mique avec 2,8 % de croissance an
nuelle. Le renouveau démographique y
est très important. Une nouvelle popu
lation est venue s’y installer en prove
nance pour l’essentiel du reste de la
région et surtout des Bouches du-
Rhône. Un habitant sur trois de la zone
en 1990 n’y résidait pas huit ans aupa
ravant. Près d’un habitant sur quatre en
La zone d’emploi de Brignoles compte1990 habitait dans les Bouches du
91 080 habitants début 1997. Elle est à Rhône en 1982.
la fois la moins peuplée et la plus éten-
due des zones d’emploi du départementUn tiers seulement de la population de
du Var. La densité moyenne n’est que la zone d’emploi de Brignoles est né
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de 43 habitants au km. Si désormais dans le Var. De plus, 27 % des habitants
une commune sur trois est urbaine ou sont nés dans d’autres départements de
périurbaine, l’espace à dominante ru- Provence-Alpes Côte d’Azur. C’est
C INSEE 1998
podyna-rignoldoqueactivi?conot,miqpoue.lapagn?er?scomdcotammeafsmplorisxcancesten.n?rdamtsadsd?veloismentp?riur-alaeded?emetigratiionGr?ceteassublem?urbanielioneoindunedynamionr?centfi?s.nseeRh?neeBoueplur.emenetuesperspectieoysnelleson-Bitidmploezoneadons,rmaaur?elle?unelt?stsit?dproximtLai?Azur.DodenedAlpes-C?tlaProvence-pulatr?gioneamlsde?fortg?usatpllaleCependaniquepli?mographsontdnt,entnsem-du-sched?accroistauxre?place-lLessutantixppe-dneurdvessdespluffreisidepud?eetionr?enregistmiquatre fois plus que dans les autres zo-
nes d’emploi du département. Les mi-
grants, surtout de jeunes actifs et leurs
enfants, ont rajeuni la population : 25 %
de celle ci a moins de 20 ans. Cette zone est devenue attractive, offrant
un cadre de vie agréable à des actifs qui
travaillent dans la grande ville mais ne
veulent ou ne peuvent pas y habiter. L’ac-
croissement rapide de la population a mo
Le renouveau démographique est parti- difié le paysage tant naturel que
culièrement fort dans les communes socio économique. Urbanisation et péri
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proches de l’autoroute A8 et dans le urbanisation sont montées en force dans
secteur d’influence de l’agglomération le Moyen Var. L’agglomération de Bri
marseillaise : entre 6 et 10 % d’accrois-gnoles franchit le seuil de 5 000 emplois
sement annuel, ce qui est considérable. entre 1982 et 1990. Constituée des deux
Ce sont des communes à fonction es- communes de Brignoles et de La Celle,
sentiellement résidentielle où 25 à 40 % elle héberge 12 150 habitants, soit 16 %
de la population est arrivée dans les de la population de la zone d’emploi.
années 80. Les immigrants sont surtout L’aire urbaine de Brignoles compte
des employés et des professions inter- 16 650 habitants. Elle est composée de
médiaires à la recherche d’un habitat cinq communes, les deux de l’agglomé-
individuel à moindre coût. ration, plus Le-Val, Vins sur Caramy et
Camps la-Source. Cette petite aire ur-
Les Marseillais constituent plus de 60 %baine est dynamisée par la proximité de
des nouveaux arrivants dans les com- la métropole marseillaise. Entre 1990 et
munes de Nans les-Pins, Saint-Zacharie, 1995, sa population s’accroît annuelle-
Rougiers, Saint Maximin la-Sainte- ment de 1,2 %. Ce taux la place à la
Baume et Seillons Source-d’Argens. quarante-neuvième position sur les 361
Parmi eux, un actif sur trois travaille à aires urbaines françaises. Le solde migra-
Marseille. toire explique 80 % de cet accroissement,
le solde naturel 20 %.
Huit communes à l’ouest de l’aire ur-
La zone d’emploi de Brignoles disposebaine, rurales en 1982, sont devenues
à la fois d’espace et de paysages natu-périurbaines multipolarisées (1) entre les
rels encore préservés. Les axes de com-pôles de Marseille-Aix en Provence et
munication la situent à l’orée des de Brignoles. Il s’agit de Bras, Seillons
grands pôles urbains : Marseille Aix- Source d’Argens, Ollières, Saint Maxi
en Provence surtout, Toulon, Grasse- min-La-Sainte-Baume, Tourves,
Cannes Antibes et Nice dans une Rougiers, Mazaugues et La Roquebrus
moindre mesure. La voie rapide dépar sanne. Encore plus à l’ouest, cinq com
tementale Cuers Brignoles et l’A57 ontmunes sont également devenues
été achevées en 1991, mettant Toulon à périurbaines mais appartiennent à l’aire
moins d’une demi heure de Brignoles. de Marseille-Aix en Provence qui étend
L’A518 devrait à l’avenir relier l’A8 sa zone d’influence. Ce sont Pourrières,
entre Brignoles et Saint-Maximin à Pourcieux, Nans les-Pins, Saint Zacha-
l’A51 et au Val de Durance. Cet axe rie et Plan-d’Aups. On mesure ici l’in-
rapide à destination de l’aire toulon- convénient de la contrainte du respect des
naise devrait permettre de situer la zonelimites départementales pour la défini
d’emploi de Brignoles sur un axe nord- tion de la zone d’emploi de Brignoles. Le
sud. En favorisant les relations entre zonage en aires urbaines semble désor-
Haut Var, Centre Var et Toulon, cettemais plus apte à décrire la réalité socio
liaison pourrait rééquilibrer et recentrer économique et à ocalil ser l’emploi.
vers le Var un territoire de plus en plus
(1) Voir définition dans Sud INSEE - Dossier N° 1 "Le
attiré par Marseille. Grand Sud Est" page 32.
C INSEE 1998
uflurbaionenceMontaseillaisp?Inetnisationr?riuinplamncerbadelel?udurbadnisate?eenpuissa
N7
A8se fait vers Rousset, et un peu moins
d’une sur quatre vers Marseille. Ce sont
les communes de Saint Maximin,
Saint Zacharie, Tourves et Nans les-
Pins qui envoient relativement le plus
Entre 1982 et 1990, pour 10 000 actifs
d’actifs vers Marseille (50 à 75 % desrésidant dans la zone d’emploi de Bri
sorties).
gnoles, on compte 3 322 nouveaux
actifs et seulement 956 emplois supplé
mentaires. L’ajustement sur le marché
du travail est rendu extrêmement diffi
cile : il se fait au prix d’une élévation à
la fois des migrations alternantes et du
chômage. La croissance démographique et l’urba
nisation se sont accompagnées d’un
Désormais, un actif sur deux quitte sa certain nombre de dysfonctionnements.
commune de résidence pour aller tra-
vailler. Un tiers d’entre eux se rend danLes ms igrations de type résidentiel ont
les Bouches du-Rhône. La moitié ouestgénéré un accroissement des navettes
de la zone est la plus mobile avec un domicile travail. D’autant plus que la
taux de sortie pouvant atteindre 70 %. dynamique des créations d’emploi est
Le principal pôle d’emploi d’accueil est demeurée inférieure à celle des flux de
Marseille. Une sortie sur deux à desti- population et des flux d’acifs.t
nation des Bouches du Rhône aboutit
dans cette commune. Viennent ensuite Les emplois dans la zone de Brignoles,
Aix en Provence, le pôle de Rousset 18 500 en 1990, ne représentent que 7 %
Peynier et Saint-Paul-lès Durance où de ceux du Var. Alors que la population
est implanté le Centre d’Energie Ato augmentait de 32 % entre 1982 et 1990,
mique de Cadarache. Les trois quarts l’emploi ne s’est accru que de 10 %.
des sorties d’actifs des communes de Cette hausse s’est produite dans les ser-
Ginasservis et Vinon-sur Verdon se vices et le commerce. Ils se sont déve
font vers Saint Paul lès Durance. Aix loppés, respectivement de 36 et 18 %,
en Provence attire surtout les actifs de sous la pression de l’afflux démogra
Rians et Pourrières (une sortie sur qua phique. Au début des années 1990, un
tre). A partir de cette dernière com- hypermarché s’est implanté à Brigno-
mune, une sortie sur quatre également les. En 1997, on recense treize super
Salernes
Cotignac
C INSEE 1998
lviculture,deierpuisBouc19janvier673illei?hploi16)auUnlari?a%cptansidu-fZonesurBrignolesqusatjareEmploitru-EvolutionIndustriesagrcheetavaesd298lesIndustriehes-bieRde?neonsommd?em417de94,9(NESautomobileEmploi67alari?37,31ersnvbiens1996ntsa226aIndustrie1erdes1990inteneAgriculture,deyelp?ionn510t9024,2rm?dias706icoles-alimentairEner3111094,4-desConstrucnsionc509ation6022145,8Industrierces42738-025IndustrieTrades542d??quipeme24,9258it?s14,2inassbiensl?eerires2097912,510,7it?sgiees1111581,8Serviceste1t1ion,-ant?,Commet2s2335,22nsports31,2434tActiv1f1nci?re4,8emble204eprisActiv994immobili?r0,2158aux0,0rticuliersaux381n036rEducaes1599213Services14,7pa:1NSEE,1t33,3d?emploitamsloiacnion?ocialea499pas667suiviAdministracelleionde993la902saEnsploim376m400excSourcecIlarEstimanceionsdeDynl?eismpeLearoissa
N7
A8
LE VAR
1990 et 1982 ent pop ulat ionavec la présence d’un musée de la
faïence à Varages.
Brignoles est la zone d’emploi la moins
touristique du Var : elle ne dispose que
de 10 % des hôtels, 7 % des chambres
d’hôtel et des emplacements dans les
campings. De plus la fréquentation tou-
ristique est très concentrée dans l’es-
pace, le secteur du Verdon, et dans le
temps, sur deux à quatre mois l’été. Les
lieux d’eau et les pratiques sportives
(nautisme, escalade, canyoning, vol à
voile, etc.) sont d’importance.
Quelque soit leur secteur d’activité, les
établissements de la zone d’emploi sont
de petite taille. Sur les 6 700 recensés en
1997, 61 % n’ont pas de salariés, 35 % en
emploient moins de dix. On estime le
nombre total de salariés à 15 400 en 1996.
Ce n’est que 7 % de l’emploi salarié du
département du Var. Mais son rythme demarchés, soit cinq de plus qu’en 1988.Le bâtiment, 13,5 % de l’emploi, a bé
croissance depuis 1990 est tout à faitHuit communes en sont désormais néficié du boom de la construction, et a
exceptionnel : une progression de 15 %équipées, elles n’étaient que trois en relativement mieux résisté que dans le
en six ans, contre 7 % dans le Var et 2,5 %1988. Deux nouveaux collèges ont été reste du département. Par contre, l’in-
dans la région. Brignoles devient la zoneouverts ; la construction d’un deuxièmedustrie est très fragilisée. Les mines de
la plus dynamique en matière de taux delycée est envisagée. bauxite ont fermé peu à peu entre 1975
croissance de l’emploi salarié. Le taux deMais l’armature des commerces et des et 1995 sans qu’il y ait sur place recon
chômage en 1997 est de 15,7 %, soit leservices demeure insuffisante pour ré- version de l’activité. Les industries tra-
même que celui de la région dans sonpondre aux besoins d’un tel surcroît de ditionnelles de faïencerie, céramique et
ensemble. C’est, contrairement à la situa-population sur une période aussi courte.cuir ne subsistent qu’au travers de quel
tion en 1990, le taux le moins élevé ren L’extension de la métropolisation aux ques entreprises. Cependant leur poids
contré dans les zones d’emploi du Var.marges de la zone entraîne des phéno- dans l’économie locale est important :
On peut espérer que le renouveau démo-mènes d’évasion ; les lieux de produc-elles peuvent fournir jusqu’à 40 % de
graphique finisse par insuffler un renou tion, de consommation, de loisirs sont l’emploi dans leur commune d’implan
veau économique.souvent extérieurs, freinant d’autant le tation. C’est le cas de la Manufacture
développement de l’économie locale. des Lauriers à Varages. Les faïenceries
de Salernes, spécialisées dans les tom-
mettes et les carreaux, ont élargi leur
production vers des produits haut de
gamme, à partir de la terre cuite, de la
terre émaillée et de la lave émaillée.
Entre 1982 et 1990, l’agriculture a perdu Elles ont profité de la dynamique du
29 % de ses effectifs, l’industrie 7 % et lebâtiment qui valorise les matériaux tra-
bâtiment 6 %. Malgré tout, l’agriculture ditionnels, à l’image de Port Grimaud.
conserve un poids relatif important, égal A l’instar de Moustiers Sainte Marie qui
à celui de l’industrie : 11 % de l’emploise situe en dehors de la zone, l’industrie
total soit près de quatre fois plus que danstraditionnelle de la faïence et de la cérami
le Var. La viticulture a fait de gros effortsque pourrait sans doute mieux bénéficier
d’équipement et de modernisation. de la fréquentation touristique, notamment
C INSEE 1998
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