Bilan économique 2003 - Enseignement : effectifs stabilisés dans les maternelles

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Dans l'enseignement préélémentaire, après de nombreuses années de baisses, les effectifs scolaires se sont enfin stabilisés à la rentrée 2003 en Champagne-Ardenne. En revanche sur l'ensemble du premier degré et dans les collèges, ils continuent de se réduire. Pour le baccalauréat, comme partout en France, le taux de réussite à la session 2003 dans la série scientifique (S) du bac général a été exceptionnel, gagnant plus de six points dans l'académie. Dans les séries technologiques et professionnelles les résultats en Champagne-Ardenne sont toujours meilleurs qu'au niveau national. Enfin les effectifs dans le supérieur ont progressé avec 600 inscrits supplémentaires à l'université de Reims-Champagne-Ardenne et 200 de plus à université technologique de Troyes.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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ENSEIGNEMENT
EFFECTIFS STABILISÉS30
DANS LES MATERNELLES
près de nombreuses années de baisse, Décrue accentuée dans les collèges
les effectifs de l’enseignement préélé-
mentaire dans la région se sont enfin
Les classes d’âges creuses de la première moitié des an-Astabilisés à la rentrée scolaire 2003,
nées quatre-vingt-dix arrivent aujourd’hui au collège. Enquatre ans après le niveau national. Cependant la pression
2003, la baisse des effectifs ne fait donc que s’accentuer.de la natalité en 2000 et 2001, ajoutée aux retraits de pos-
Le seul niveau sixième compte sept cents élèves de moinstes d’enseignants, et par voie de conséquence de fermetu-
que l’an passé (-3,9%). Même le secteur privé est concernéres de classes et d’écoles, ont fini par faire baisser
à ce niveau, avec 160 élèves de moins (-5,4%), alors quemécaniquement le taux de scolarisation à deux ans ces
depuis des années, et contrairement au secteur public, lesdeux dernières rentrées. C’est particulièrement le cas dans
effectifs en sixième étaient quasiment stables. Le maintienla Marne et les Ardennes, département où ce taux était
d’une sélection à l’entrée dans certains établissements pri-parmi les plus élevés de France (58%). Les fermetures ex-
vés, et l’érosion des demandes des familles expliquent glo-pliquent pour une large partie l’absence de croissance si-
balement cette situation.gnificative des effectifs cette année. En effet, selon les
estimations, les écoles de la région auraient
perdu entre huit cents et neuf cents élèves Répartition des étudiants par discipline
et évolution entre les deux dernières rentréesde deux ans par rapport à la rentrée précé-
(situation au 1er janvier de chaque année scolaire)dente, soit près de 13% de baisse.
Sur l’ensemble du premier degré, les effec-
Unités : nombre et %
tifs se sont encore réduits d’environ mille
Rentrée Rentrée Evolutionélèves, soit -0,7% contre une hausse de Nombre d’étudiants en
2002 2003 2003/20020,3% au plan national. Evolution moins fa-
vorable de la natalité depuis 1995 et déficit Disciplines générales hors STAPS 12 733 13 080 +2,7
migratoire conjuguent ici leurs effets. La
STAPS 1 157 1 199 +3,6
contraction de la scolarisation à deux ans
Médecine, pharmacie, odontologie 3 034 3 281 +8,1ajoutée aux retraits de moyens, s’est soldée
par 48 écoles de moins qu’à la rentrée IUT 3 601 3 699 +2,7
2002. Au total, la région n’en compte plus
STS et assimilées 4 942 5 141 +4,0
que 1 639 dont 61 privées. Cette évolution
CPGE 1 231 1 209 -1,8résulte également pour partie de la transfor-
mation de regroupements pédagogiques in- Grandes écoles 6 257 6 597 +5,4
tercommunaux dispersés en « groupes
dont écoles de commerce 3 844 3 953 +2,8
scolaires » concentrés sur une seule com-
dont écoles d’ingénieurs* 2 283 2 407 +5,4mune. Ainsi, en milieu rural, de moins en
moins de communes accueillent des élèves Ecoles relevant du Ministère
2 194 2 357 +7,4sur leur territoire. Elles n’étaient plus que de la santé
875 dans ce cas en Champagne-Ardenne
Sources : DRASS, URCA, Université de technologue de Troyes, Ministère de
(45%)àla rentrée de septembre 2003. l’Education nationale
IUT : institut universitaire de technologie - STS : section de technicien supérieur
CPGE : classes préparatoires aux grandes écoles - STAPS : sciences et techni-
ques des activités physiques et sportives
* UTT, ESIEC, ENSAM
INSEE DOSSIER Champagne-Ardenne n°18Par ailleurs, l’orientation en fin de classe de quatrième vers Evolution du nombre d’élèves scolarisés
une troisième dite préparatoire à la voie professionnelle a dans le premier degré
encore progressé et concerne ainsi plus de 10% des passa- 31
Unités : nombre et %ges dans le secteur public. Ces élèves ont vocation à se di-
riger par la suite vers le second cycle professionnel. Rentrée Rentrée Evolution
Nombre d’élèves en
2002 * 2003* 2003/2002La poursuite de la baisse des effectifs dans l’enseignement
spécial du second degré (SEGPA, EREA) est la consé- Pré-élémentaire 55 634 55 794 +0,3
quence des décisions de fermeture et la moindre orienta-
Elémentaire 83 337 82 104 -1,5
tion vers ces sections. Des fermetures de SEGPA sont à
nouveau programmées dans les années à venir. Enseignement spécial** 992 1 079 +8,8
erEnsemble 1 degré* 139 963 138 977 -0,7
Source : Inspections académiques des Ardennes, de l’Aube, dePlus d’ambition encore
la Marne et de la Haute-Marne
pour le bac professionnel * estimation pour le secteur public
** classes d’initiation, d’adaptation, CLIS
Suite à la forte désaffection pour l’enseignement profession-
Evolution du nombre d’élèves scolarisésnel constatée à la rentrée 2000, l’institution s’est mobilisée
dans le second degrédepuis trois ans pour redonner de l’attrait à ces formations
et inciter les jeunes à poursuivre vers un bac professionnel Unités : nombre et %
après un BEP. Ainsi, le taux de poursuite a encore progressé
Rentrée Rentrée Evolutionà cette rentrée. L’enseignement professionnel (CAP, BEP, Nombre d’élèves en
2002 2003 2003/2002
bac pro) a gagné près de cinq cents élèves en un an
Premier cycle 70 874 69 038 -2,6(+2.8%), évolution à contre courant de la tendance démo-
graphique. En revanche, malgré le maintien d’un taux de Second cycle 31 761 31 642 -0,4passage en seconde de lycée quasiment aussi élevé que l’an général et techno.
passé, le second cycle général et technologique a perdu
Second cycle prof. 18 037 18 515 +2,7
une bonne centaine d’élèves en raison de la baisse d’effec-
Enseignement spécialtifs en troisième générale de collège et de celle des dou- 3 567 3 372 -7,8
du second degré*blants de terminale. En effet, le taux de réussite à la session
nd
2003 dans la série scientifique (S) du bac général a été ex- Ensemble 2 degré 124 239 122 567 -1,4
ceptionnel partout en France (84,8%). Dans l’Académie, la
Source : Rectorat de l’Académie de Reims - Service Statistique
hausse de plus de six points a entraîné pour cette seule série * SEGPA : section d’enseignement général et professionnel
une baisse supérieure à deux cents du nombre de dou- adapté et EREA : établissement régional d’enseignement
adapté.blants. Pour les baccalauréats technologiques et profession-
nels, les résultats globaux continuent d’être meilleurs dans
l’Académie qu’au niveau national. Evolution des effectifs de l’enseignement agricole
Unités : nombre et %
Eclaircie pour l’Université
Rentrée Rentrée Evolution
Nombre d’élèves en 2002 2003 2003/2002
La progression de près de quatre points du taux de réussite
Cycle CPA* 56 64 +14,3
au baccalauréat dans les séries générales a provoqué un af-
Cycle orientation 964 923 -4,3flux inattendu de bacheliers à l’université de Reims-Cham-
pagne-Ardenne (URCA) à la rentrée 2003. Avec près de 600 Cycle détermination 1 772 1 841 +3,9
inscrits en plus (+2,8%), la tendance à la baisse des effectifs
Cycle terminal 1 565 1 496 -4,4
s’est inversée. Si l’UFR de pharmacie a enregistré la plus
forte augmentation du nombre de néo bacheliers (+55%), Cycle supérieur 703 701 -0,3
signe d’une attractivité manifeste, celui de médecine a ga- Ensemble 5 060 5 025 -0,7
gné 9,7% en lien avec le desserrement du numerus clausus.
Source : DRAFEn revanche, les arrivées de néo bacheliers sont toujours en
* Classe Préparatoire à l’Apprentissage
baisse dans les sciences des structures de la matière (phy-
sique théorique, mathématiques).
Par ailleurs l’accroissement des effectifs dans les sections
de techniciens supérieurs s’est poursuivie, suite aux ouver-
tures de nouvelles sections les années précédentes et à une
forte demande dans certaines spécialités. Enfin l’Universi-
té Technologique de Troyes (UTT) continue son expansion
en accueillant plus de 1 800 étudiants, soit 217 de plus
qu’à la rentrée 2002 (+13,6%). Sylvain Monnot
INSEE DOSSIER Champagne-Ardenne nº18

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