Bilan économique 2004 - Enseignement : les écoliers manquent toujours à l'appel

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La poursuite du déclin démographique de la Champagne-Ardenne se traduit par une baisse des effectifs des premier et second degrés. Malgré ce contexte démographique défavorable, les lycées généraux, technologiques et professionnels sont parvenus à stabiliser leurs effectifs. La part des bacheliers dans une génération s'établit à 59,2% dans la région. L'enseignement supérieur a enregistré une progression de 400 inscriptions en 2004. Toutes les filières «sélectives» sont à la hausse sauf les sections de techniciens supérieurs. En 2004, les UFR de lettres et sciences exactes et naturelles connaissent une baisse proche de 4% de leurs inscriptions.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Les écoliers manquent30
toujours à l’appel
a poursuite du déclin démographique de la Les petits collèges fragilisés
Champagne-Ardenne se traduit par une
baisse des effectifs du premier degré. Alors
La baisse des effectifs du second degré se poursuit, commeLque l'évolution globale est de +0,6% au ni-
dans toutes les autres régions. En effet, l'évolution duveau métropolitain, la région enregistre à nouveau une
nombre de collégiens reste sensiblement plus défavorableperte de 650 élèves dans ses écoles(-0,5%), ce qui la place
qu'au niveau national mais la Lorraine et ledans la situation la plus défavorable de France après la
Nord-Pas-de-Calais subissent des pertes relatives plus im-Corse.
portantes.Le préélémentaire comme l'élémentaire sont orientés à la
A ce niveau de formation, la taille des différentes généra-baisse. Le départ des jeunes couples conjugué à l'évolu-
tions scolarisées explique la quasi-totalité des évolutions,tion défavorable de la natalité depuis 2000 se font donc
la scolarité étant obligatoire jusqu'à 16 ans. C'est ainsi quecruellement sentir. Pourtant le nouveau repli de la scolari-
ces baisses, continues depuis des années, fragilisent iné-sation à deux ans (-1,6 point), a été moins défavorable
luctablement un certain nombre de petits collèges parmiqu'au niveau national. A la rentrée scolaire 2004, le taux
les 166 que comptent encore la région à la rentrée 2004.de scolarisation à cet âge s'établit à 36,1% dans la région
Les Ardennes et la Haute-Marne sont les plus concernés.alors qu'au niveau national, à peine plus d'un enfant sur
quatre né en 2002 est désormais scolarisé. Ainsi, malgré le
retrait de 52 emplois d'enseignants du pre-
Répartition des étudiants par disciplinemier degré à la rentrée 2004, l'accueil de la
génération 2002 a pu se faire dans de meil-
leures conditions qu'ailleurs.
Unités : nombre et %
Cette nouvelle perte d'écoliers se traduit
Rentrée Rentrée Evolutionégalement par des fermetures d'écoles, en Nombre d’étudiants en 2003 2004 2004/2003particulier en milieu rural où la constitution
de groupes scolaires se poursuit. Le solde Disciplines générales hors STAPS 13 080 12 975 -0,8
des ouvertures-fermetures fait apparaître un
STAPS 1 199 1 030 -14,1
nouveau déficit de 38 écoles en cette
Médecine, pharmacie, odontologie 3 281 3 465 +5,6rentrée 2004 ; elles sont désormais au
nombre de 1 601 dans l'ensemble de la ré- IUT 3 699 3 875 +4,8
gion. La proportion de communes sans
STS et assimilées 5 141 5 013 -2,5
école continue donc de progresser.
CPGE 1 209 1 222 +1,1
Ecoles de commerce 3 832 4 019 +4,9
Ecoles d’ingénieurs* 2 407 2 566 +6,6
Autres écoles 470 499 +6,2
Ecoles relevant du Ministère de la santé 2 357 2 424 +2,8
Total 36 675 37 088 +1,1
Sources : DRASS, URCA, Rectorat de l’académie de Reims
IUT : institut universitaire de technologie - STS : section de technicien supérieur
CPGE : classes préparatoires aux grandes écoles - STAPS : sciences et techni-
ques des activités physiques et sportives
* UTT, ESIEC, ENSAM
INSEE DOSSIER Champagne-Ardenne n°19Dans les collèges, de fortes baisses d'effectifs sont encore Evolution du nombre d’élèves scolarisés
à prévoir pour les deux prochaines rentrées. dans le premier degré
Dans ce contexte, des plans de refonte de la carte des col- 31
Unités : nombre et %lèges, sont désormais inévitables dans les années à venir.
La chute des effectifs de l'enseignement spécial quant à Rentrée Rentrée EvolutionNombre d’élèves en
elle se poursuit, dans la continuité des décisions de ferme- 2003* 2004* 2004/2003
ture des années précédentes. Deux SEGPA ont fermé à la
Pré-élémentaire 55 794 55 246 -1,0
rentrée 2004 et trois devraient faire de même en 2005.
Elémentaire 82 104 81 937 -0,2
Enseignement spécial** 1 079 1 151 +6,7
Le second cycle résiste bien
erEnsemble 1 degré* 138 977 138 334 -0,5
Source : Inspections académiques des Ardennes, de l’Aube, deMalgré tout, dans ce contexte de déclin démographique, les
la Marne et de la Haute-Marne
lycées généraux et technologiques aussi bien que profes- * estimation pour le secteur public
sionnels sont parvenus à stabiliser leurs effectifs. La nou- ** classes d’initiation, d’adaptation, CLIS
velle progression de la poursuite en baccalauréat
professionnel après un BEP témoigne de ce dynamisme et
Evolution du nombre d’élèves scolarisés
de la volonté d'être plus ambitieux pour les élèves.
dans le second degré
La création d'une formation expérimentale de bac profes-
sionnel en trois ans, réservée aux élèves réorientés après la Unités : nombre et %
classe de seconde, en est une autre illustration. Au final, la Rentrée Rentrée Evolution
Nombre d’élèves encapacité de l'institution à ne laisser aucun élève sur le bord 2003 2004 2004/2003
de la route passé ses 16 ans constitue un enjeu majeur pour
Premier cycle 69 038 67 193 -2,7
l'Académie de Reims. Elle mise pour cela sur la voie profes-
Second cyclesionnelle où le taux de réussite au baccalauréat est durable- 31 642 31 649 0,0
général et techno.ment plus élevé qu’au niveau national.
La proportion de bacheliers dans une génération s'établit à Second cycle prof. 18 515 18 587 +0,4
59,2% dans la région pour 62% en métropole. L'écart de
Enseignement spécial
3 372 3 182 -5,6trois points se situant toujours au niveau de l'accès au bac du second degré*
général.
nd
Ensemble 2 degré 122 567 120 611 -1,6
Source : Rectorat de l’Académie de Reims - Service Statistique
Légère hausse des inscriptions * SEGPA : section d’enseignement général et professionnel
adapté et EREA : établissement régional d’enseignementdans le supérieur
adapté.
L'enseignement supérieur a, quant à lui, enregistré une Evolution des effectifs de l’enseignement agricole
progression de 400 inscriptions en 2004. Toutes les filières
" sélectives " sont à la hausse, exceptées les sections de Unités : nombre et %
techniciens supérieurs. Le nombre de bacheliers technolo-
Rentrée Rentrée Evolution
Nombre d’élèves engiques a certes baissé d'environ 200 à la session 2004. 2003 2004 2004/2003
L'IUT continue de développer son second cycle en ac-
Cycle CPA* 64 53 -17,2cueillant toujours plus d'étudiants en licence profession-
nelle. Les UFR de médecine et de pharmacie sont Cycle orientation 923 777 -15,8
également en expansion. Les lettres et sciences humaines
Cycle détermination 1 841 1 842 0,0
ainsi que les sciences exactes et naturelles en revanche
Cycle terminal 1 496 1 459 -2,5connaissent une baisse proche de 4% des inscriptions
cette année. Cycle supérieur 701 661 -5,5
Les effectifs de l'enseignement agricole ont enregistré une
Ensemble 5 025 4 792 -4,6
baisse de 4,6% en 2004, liée à une chute au niveau du
Source : DRAFcycle d'orientation. La baisse a atteint 20% en classe de
* Classe Préparatoire à l’Apprentissage4ème et 13% en 3ème, bien supérieure à celles des géné-
rations scolarisées à ces âges. Néanmoins, il paraît encore
prématuré de parler de désaffection de la part des familles
pour cet enseignement.
Bertrand Cabanel
Sylvain Monnot
INSEE DOSSIER Champagne-Ardenne nº19

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