Bilan économique regional 2007 - Enseignement : des établissements scolaires fragilisés par la baisse des effectifs

De
Publié par

La rentrée scolaire 2007 ne marque pas de rupture dans l’évolution des effectifs d’élèves. Avec 248 000 jeunes scolarisés dans les premier et second degré public et privé sous tutelle du ministère de l’éducation nationale, la région Champagne-Ardenne compte 3 500 élèves de moins en un an. En revanche, les effectifs de l’enseignement supérieur se maintiennent. Sommaire Des effectifs du premier degré toujours à la baisse La baisse du nombre de collégiens s’atténue Des lycées fragilisés Le supérieur épargné Des effectifs du premier degré toujours à la baisse La baisse du nombre de collégiens s’atténue Des lycées fragilisés Le supérieur épargné
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 13
Nombre de pages : 2
Voir plus Voir moins

ENSEIGNEMENT
Des établissements scolaires fragilisés
par la baisse des effectifs
a rentrée scolaire 2007 ne marque pas de rupture dans l’évolu- seulement 1 522 aujourd’hui, soit près de 10% de moins en cinq ans.Ltion des effectifs d’élèves. Avec 248 000 jeunes scolarisés dans La proportion de communes ayant une école poursuit sa lente dé-
les premier et second degré public et privé sous tutelle du ministère croissance, passant de 65% en 1980 à 41,5% en 2007. La présence
de l’éducation nationale, la région Champagne-Ardenne compte dans la région de très nombreuses petites communes, associée à la
3 500 élèves de moins en un an. En revanche, les effectifs de l’en- baisse démographique générale, expliquent ce repli particulière-
seignement supérieur se maintiennent. ment marqué. La tendance à la concentration de tous les niveaux sur
une seule commune - regroupement pédagogique intercommunal
concentré - se poursuit.Des effectifs du premier degré
toujours à la baisse
La baisse du nombre de collégiens
Alors qu’en France métropolitaine les effectifs du premier degré se s’atténue
stabilisent, l’Académie de Reims enregistre cette année encore la
plus forte baisse de France, avec une perte de plus de 1 200 élèves Alors que depuis de nombreuses années, la diminution des effectifs
(-0,9%). Le secteur privé, qui représente 8,8% du total, n’est pas dans les collèges restait chaque année très importante, voilà main-
épargné. La baisse y est supérieure à 1%. tenant trois ans que celle-ci s’atténue de façon significative (-2 000
Cependant, cette évolution est très contrastée d’un département à élèves en 2005 contre -550 en 2007). Cette baisse continuelle a fra-
l’autre. Alors que les Ardennes et la Haute-Marne sont fortement gilisé de nombreux petits collèges. La fermeture de deux collèges
touchés avec une baisse de plus de 1,5% , l’Aube maintient ses ef- dans la Marne en 2007 a permis de stabiliser la moyenne acadé-
fectifs depuis maintenant quatre années. Le recul dans le premier mique d’élèves par établissement (395), qui reste tout de même en
degré est avant tout imputable à la diminution des effectifs du préé- dessous du niveau national (446). Cependant, la part des collèges de
lémentaire qui affichent une baisse de 2%. La moindre scolarisation moins de 200 élèves n’est pas plus élevée qu’au niveau national (en-
des enfants de 2 ans contribue en partie à cette baisse, bien que le viron 12%), ce qui peut en partie s’expliquer par le fait que l’Aca-
taux en Champagne-Ardenne qui s’élève à 24,7% demeure encore démie a mis en place il y a quelques années des collèges multisites
supérieur de près de 3,5 points à la moyenne nationale (21,3%). Les dans les Ardennes.
Ardennes et la Haute-Marne, où le taux avoisine encore 30%, ont Par ailleurs, les effectifs des sections d’enseignement général et
été particulièrement affectés. professionnel adapté (Segpa) sont en recul (-5,9%) en raison d’une
Par ailleurs, la croissance des effectifs dans l’enseignement élé- part de la baisse démographique et d'autre part d’une orientation
mentaire de ces deux dernières années ne s’est pas confirmée en moins fréquente à la fin de l’école élémentaire depuis maintenant
2007, à l’inverse de la situation nationale. plusieurs années. En quatre années, ce sont 7 Segpa sur 55 qui ont
Le nombre d’écoles décroît ainsi de façon régulière depuis mainte- définitivement fermé leurs portes.
nant de nombreuses années. On comptait 1 687 écoles en 2002 et
Évolution du nombre d'élèves scolarisés
dans le second degréÉvolution du nombre d'élèves scolarisés
dans le premier degré
Unités : nombre et % 2006 2007 Variation
Unités : nombre et % 2006 2007 Variation Premier cycle 63 641 63 100 -0,9
Pré-élémentaire 52 618 51 583 -2,0 Second cycle général et technologique 30 457 29 391 -3,5
Elementaire 83 080 82 911 -0,2 Second cycle professionnel 17 766 17 217 -3,1
Enseignement spécial* 1 031 1 017 -1,4 Second degré spécialisé 2 760 2 606 -5,6
erEnsemble 1 degré 136 729 135 511 -0,9 Ensemble second degré 114 624 112 314 -2,0
Source : Rectorat de l'Académie de Reims - Service StatistiqueSources : Inspections académiques des Ardennes, de l'Aube, de la Marne et de la
Haute-Marne *Segpa : Section d'enseignemant général et professionnel adapté et Erea : Établissement régional
*Classes d'initiation, d'adaptation, CLIS d'enseignement adapté
INSEE DOSSIER Champagne-Ardenne nº22 - Bilan économique 2007Par rapport à la session 2006, les résultats au Diplôme National notamment dans la filière Sciences et Technologies des Activités
du Brevet dans l’Académie gagnent 5,5 points pour atteindre près Physiques et Sportives (Staps). En quatre ans, cette filière compte
de 80%, se rapprochant ainsi du taux de réussite national (82%) 50% d’étudiants en moins. Au fort engouement pour cette filière
qui a augmenté de 3 points. au début des années 2000 a succédé la prise de conscience du
manque de débouchés.
A contrario, le nombre d’étudiants dans les filières de santé neDes lycées fragilisés
cesse de croître. Cet attrait ne se dément pas depuis l’augmenta-
tion continue du numérus clausus à partir de 2002. De fait, le tauxLa baisse des effectifs dans les lycées professionnels se poursuit
de sélection à l’entrée en seconde année s’accentue également.avec une perte de 550 élèves, aussi bien dans les formations de
Les filières post-bac en lycée maintiennent leurs effectifs stables,BEP que dans celles de baccalauréat professionnel. Cette régres-
dans un contexte de désaffection pour les formations universitai-sion est principalement induite par la baisse démographique. Le
res longues. Les formations d’ingénieurs attirent toujours pluspassage des élèves de troisième vers l’enseignement profession-
d’étudiants avec une hausse de 170 inscrits, principalement ànel augmente légèrement, d’un demi-point avec un taux de
l’Université Technologique de Troyes (UTT), dont les inscriptions28,6%. De même, après avoir baissé l’année précédente la pro-
n’ont cessé de croître.portion d’élèves de BEP qui poursuivent leur scolarité pour obtenir
un bac pro a remonté de plus d’un point, se situant à 41%. Ce taux
Répartition des étudiants par disciplinedemeure toutefois inférieur à celui observé dans l’ensemble du
pays (43%). Le passage progressif vers le baccalauréat profes-
Unités : nombre et %sionnel en trois ans, dont quelques sections avaient d’ailleurs été 2006 2007 Variation
expérimentées dans l’Académie de Reims, pourrait avoir des ef-
Disciplines générales hors Staps 12 376 12 034 -2,8
fets sur l’orientation des élèves à la sortie du collège.
Staps 711 570 -19,8
Avec une perte supérieure à 1 000 élèves cette année (760 à la
Médecine,pharmacie, ondotologie 3 958 4 045 +2,2rentrée 2006), le second cycle général et technologique subit de
IUT 3 940 3 901 -1,0plein fouet le déclin démographique observé ces dernières an-
nées dans les collèges. L’arrivée de la génération 1992, particu- STS et assimilés 4 868 4 871 +0,1
lièrement peu nombreuse et en tout cas bien moins que la
CPGE 1 186 1 217 +2,6
précédente, associée à une légère baisse de l’orientation des
Ecole de commerce 4 130 4 338 +5,0
élèves de troisième en lycée, explique le fort recul de 450 élèves
Formations d'ingénieurs 2 842 3 016 +6,1enregistré dans les classes de seconde (-4%).
Autres écoles 240 252 +5,0L’Académie a comblé une partie importante de son retard s’agis-
sant de la proportion d’une génération titulaire du baccalauréat. Total 34 251 34 244 -0,0
Cette part s’élève à 63,3% dans la région en 2006, proche des Sources : Drass, Urca, Rectorat de l'Académie de Reims
IUT : institut universitaire technologique64,3% au niveau national. L’écart était de trois points il y a encore
STS : section de technicien supérieur
quelques années. La moindre part des bacheliers généraux est en CPGE : classes préparatoire aux grandes écoles
Staps : sciences et techniques des activités physiques et sportivespartie compensée par celle plus importante des bacheliers pro-
*UTT, Esiec, Ensam, Cnamfessionnels.
Après avoir été longtemps épargné par la baisse des effectifs
Le supérieur épargné
dans un contexte général de reflux de la démographie scolaire,
l’enseignement agricole connaît en 2007 un repli de 3%. Celui-ci
L’enseignement supérieur - tous établissements et structures
est plus conséquent que celui enregistré dans le second degré
confondus - enregistre une stabilisation de ses effectifs. Cepen-
sous tutelle de l’éducation nationale. Il est dû à une chute du re-
dant, l’Université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) enre-
crutement au niveau de la classe de 4ème. Aujourd’hui la taille
gistre une baisse de ses inscriptions avec près de 400 étudiants
moyenne des établissements de l’enseignement agricole cham-
en moins (-2,3%), hors IUT, IUFM et Esiec. Cette baisse se ressent
pardennais est inférieure à deux cents élèves.
Évolution des effectifs de l'enseignement agricole Nicolas Panafieu
en formation initiale sous statut scolaire
Rectorat de l'Académie de Reims
(hors apprentissage)
Unités : nombre et % 2006 2007 Variation
CPA 61 73 +19,7
e eOrientation : 3 et 4 810 746 -7,9
CAP/BEP/SGT 1 841 1 791 -2,7
BTA/Bac 1 328 1 307 -1,6
BTS 660 644 -2,4
Ensemble 4 700 4 561 -3,0
Source : Draf Champagne-Ardenne
INSEE DOSSIER Champagne-Ardenne nº22 - Bilan économique 2007

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.