Dans toute la Picardie, des actifs moins diplômés qu'en moyenne

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Par la formation de sa population active, la Picardie présente des indicateurs particulièrement peu favorables qui la situent à l'avant-dernier rand des régions de France métropolitaine. Dans la région, parmi les personnes en âge de travailler, 22% n'ont aucun diplôme contre 16% en moyenne ; la part des diplômes à bac+2 et plus n'est que de 16% pour 22% au niveau national.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N°117  2003 Dans toute la Picardie, des actifs moins diplômés qu’en moyenne Par la formation de sa population active, la Picardie présente des indicateurs particulièrement peu favorables qui la situent à l’avantdernier rang des régions de France métropolitaine. Dans la région, parmi les personnes en âge de travailler, 22% n’ont aucun diplôme contre 16% en moyenne ; la part des diplômés à bac+2 et plus n’est que de 16% pour 22% au niveau national. Dans ces conditions, les Picards exercent des professions relativement moins qualifiées que l’ensemble des Français. A poste égal, ils sont également moins diplômés, à l’exception des agriculteurs. Les quatorze zones d’emploi de Picardie ont toutes des niveaux de formation très en retrait de la moyenne. Dans l’Oise toutefois, le salaire moyen dépasse le niveau national grâce aux retombées favorables de la proximité des pôles d’emploi franciliens. ar rapport à la moyenne natio           P             nale, l’écart des niveaux de for     %               mation en Picardie frappe d’abord par son ampleur. Parmi les per  1 sonnes d’âge actif, la part des sans  diplôme s’élève à 21,7% en Picardie en  1999, dépassant de près de 6 points le  niveau de la France métropolitaine !   (15,9%). Symétriquement, seulement   16% des Picards ont un diplôme supé " rieur ou égal à bac+ 2contre 22% des  # Français. Suivant une tendance géné $ rale, l’accès au baccalauréat s’est for                 tement diffusé dans les années 80 et au début des années 90. Il en résulte qu’à ce niveau de formation, l’écart à la              moyenne est moins accusé: 12,6%               des Picards sont titulaires du bacca              lauréat ou d’un brevet professionnel  contre 14,5% en moyenne.  La Picardie enregistre ainsi une forte " proportion de personnes sans diplôme  $ et un déficit aux niveaux les plus quali  #  fiés. La situation est aussi défavorable  !  1 Sauf mention contraire, tous les chiffres de l’étude concernent les personnes de 15 à 59  ans ayant terminé leurs études et considé rées au lieu de résidence. Les données sont                 celles du recensement de la population de 1999.
Dans les trois départements, des actifs moins diplômés qu'en moyenne Niveau de diplôme des 15 à 59 ans ayant achevé leurs études en 1999 Source : Insee  recensement de la population 1999, exploitation complémentaire (lieu de résidence) Diplômes Aucun Bac,brevet Diplômes inférieurs auBac + 2 diplôme professionnelsupérieurs Bac France métropolitaine 15,9 47,614,5 11,0 11,0 Hommes 16,349,5 13,4 9,311,6 Femmes 15,545,7 15,612,8 10,4 Province 16,2 49,914,3 10,68,9 Hommes 16,552,0 13,2 8,9 9,4 Femmes 16,047,8 15,412,3 8,5 Picardie 21,7 49,712,6 9,0 7,0 Hommes 21,951,5 11,8 7,6 7,3 Femmes 21,647,8 13,510,5 6,6 Aisne 22,5 51,512,2 8,3 5,5 Hommes 22,553,5 11,3 6,8 5,9 Femmes 22,449,5 13,1 9,8 5,2 Oise 19,8 49,713,2 9,7 7,6 Hommes 20,451,3 12,2 8,1 8,1 Femmes 19,348,1 14,311,3 7,1 Somme 23,7 47,812,2 8,8 7,4 Hommes 23,449,8 11,6 7,5 7,7 Femmes 24,145,7 12,910,2 7,1
pour les hommes que pour les femmes de la région, les écarts à la moyenne étant du même ordre pour chacun des deux sexes. Au regard de ces différents indicateurs, la Picardie se situe à l’avant dernier rang des régions de France mé tropolitaine : seule la Corse compte une plus forte proportion de personnes d’âge actif sans diplôme (22,3%) ;seule la HauteNormandie présente une moindre part de simples bacheliers (12,4%) ; seule la ChampagneArdenne est aussi mal classée pour la part des diplômes supérieurs au bac.
Toutes les zones d’emploi de Picardie sous la moyenne nationale
Le handicap de la Picardie frappe enfin par son caractère général : les trois départements, et même chacune des zones d’emploi de la région, ont des ni veaux de formation en dessous de la moyenne. L’Oise se classe mieux que les deux autres départements. Pourtant, parmi les personnes d’âge actif, la part de sansdiplôme y excède encore de 4 points la moyenne, s’établissant à 19,8 %.De même, la part d’actifs de l’Oise qui possèdent un diplôme de ni veau supérieur ou égal à bac +2 est infé rieure de 4,7 points à la moyenne. L’Aisne et la Somme ont des indicateurs de formation encore plus bas. La Somme se caractérise par une très forte propor tion de personnes sans diplôme, qui dé
passe de 7,8 points la moyenne natio nale (6,6 points dans l’Aisne). Dans l’Aisne, c’est le manque de diplômés supérieurs qui est particulièrement frap pant : la part des diplômes supérieurs à bac + 2 est deux fois moins élevée qu’en moyenne, n’atteignant que 5,5% (7,4% dans la Somme).
L’Oise et les agglomérations, un peu moins pénalisées
Partout en dessous de la moyenne, les indicateurs de formation sont moins défavorables dans l’Oise et dans les zo nes qui incluent une agglomération. Ces écarts tiennent avant tout à la structure par catégorie socioprofessionnelle des habitants : les actifs habitant l’Oise exer cent des professions relativement plus qualifiées que ceux des deux autres dé partements. De même, les catégories socioprofessionnelles les mieux formées (cadres, professions intermédiaires) ha bitent plus fréquemment dans les villes et plus encore dans les communes de leur périphérie. Ces écarts s’accompa gnent d’effets de génération, puisque la population de l’Oise, comme celle des espaces urbains, est plus jeune et a donc davantage profité de la forte géné ralisation de l’enseignement dans les dernières décennies. Ces effets jouent de manière directe, par les contrastes sociaux entre les territoires. Ils jouent également de manière indirecte par la
forte influence de la catégorie sociopro fessionnelle des parents sur les par cours scolaires. Sous l’effet de ces fac teurs, les zones du SudOise, de Com piègne et de Beauvais présentent des niveaux de formation des actifs audes sus de la moyenne régionale. Les zo nes rurales ont les niveaux de qualifica tion les plus bas : la part des sansdi plôme atteint 23,5% dans le Santerre Oise, 27,4% en Thiérache, 28,7% dans le SanterreSomme et 29,3% dans le Vimeu. Il faut noter que l’avantage des zones qui incluent une agglomération est dû entièrement aux communes de la péri phérie des villes, où résident les catégo ries socioprofessionnelles les mieux qua lifiées. En particulier, les villes centres concentrent certains des publics parmi les moins formés (jeunes non diplômés, habitants des zones urbaines sensibles, etc.), et leur part d’actifs sans diplôme (23,3%) dépasse celle des communes rurales (19,2%).
Amiens et Compiègne en tête pour les diplômes supérieurs
La zone d’Amiens est en tête pour les diplômes à bac +2 et plus : 19,3% des personnes d’âge actif y sont à ce niveau de formation, contre 18,3% dans celle de Compiègne ou 18,1% dans celle du SudOise. L’avantage de la capitale régionale est encore accentué si l’on con sidère les diplômes supérieurs à bac+2. Ceci tient à la présence de nombreux cadres et professions libérales, liée au statut de capitale régionale. Des équi pements comme l’université ou le pôle de santé font notamment appel à des personnels très diplômés. Toutefois, la part des diplômés audessus de bac+2 dans la zone d’Amiens n’est encore que de 9,3%, inférieure à la moyenne natio nale (11%) et à peine audessus de celle de la France de province (8,9%). Ceci est assez exceptionnel pour une préfec ture de région et peut refléter des afflux limités de cadres en provenance du reste du pays. La zone de Compiègne arrive en se conde position pour la part des diplômes supérieurs à bac+2, vraisemblablement en raison de la présence de l’université de technologie. A l’exception d’Amiens, les zones urbaines de l’Aisne et de la Somme ont un fort déficit en niveau de formation : leur part d’actifs sans diplôme est proche de la moyenne régionale, dé passant de 4 à 6 points le niveau natio nal. Celles d’actifs ayant un niveau su périeur à bac +2 est pratiquement deux fois plus faible qu’en moyenne : elle ne
dépasse pas 6,3% dans le Laonnois, 6,1 %à Soissons, 5,9% à SaintQuentin et 5,8% à ChâteauThierry. Parmi les zones urbaines, ChaunyTergnierLa Fère compte le moins de diplômes supé rieurs : seuls 4,3% de ses habitants sont à ce niveau de formation.
En quarante ans, une très forte élévation des niveaux de formation
En Picardie comme en moyenne na tionale, les niveaux de formation ont été considérablement accrus depuis qua rante ans. En 1962, parmi les Français sortis du système scolaire, près de 56% des hommes et près de 60% des fem mes n’avaient aucun diplôme. En 1999, ces proportions étaient tombées à 16% pour chacun des deux sexes. Si l’on con sidère les jeunes en âge de passer le baccalauréat, la part de bacheliers parmi une génération est passée de 25,9% en 2 1980 à 61,7% en 2000. Du fait de ces profondes mutations, les niveaux de formation sont nettement contrastés selon l’âge: en Picardie, chez les personnes de 25 à 34 ans, la part des sansdiplôme est inférieure de 8,1 points au niveau obtenu pour celles de 55 à 64 ans ; celle des diplômés à bac + 2 est trois fois plus élevée. Autre nouveauté, les femmes des générations les plus jeunes (2534 ans) sont désor mais plus diplômées que les hommes de leur âge, alors que la situation est in verse chez les plus de 50 ans. La pos session du baccalauréat et des diplômes les plus élevés se généralise régulière ment chez les classes d’âge plus jeu nes. Toutefois, la proportion de sans di plôme ne diminue pas symétriquement. En particulier, la part des sansdiplôme est un peu plus élevée chez les person nes de 35 à 44 ans (16% en moyenne nationale) que chez celles plus âgées de dix ans (15,1% en moyenne). Cette si tuation s’explique par le déclin des di plômes les moins élevés à partir des années 1980 (CEP, brevet, CAP, BEP, etc.). Parallèlement à l’augmentation du nombre de bacheliers, celui des jeunes terminant leur scolarité par un diplôme de niveau inférieur a vivement diminué.
Rattrapage au niveau du bac, mais retard persistant pour les sorties sans diplôme
Dans ce contexte de vastes change ments, les comparaisons au cours du
2 Source : Ministère de l’Éducation nationale : http://www.education.fr
temps sont assez délicates. Suivant le diplôme considéré, le retard de la Picar die s’est atténué ou accentué. La géné ralisation du baccalauréat a nettement diminué l’écart vis à vis de la moyenne : la part de simples bacheliers en Picar die reste inférieure de 8% à la moyenne chez les 2534 ans, mais l’écart est de 20% chez les 5564 ans. Le retard de la Picardie pour les bac +2 et les diplômes supérieurs s’est également réduit, mais à un degré moindre : leur part en Picar die est inférieure de 22% à la moyenne chez les 2534 ans et de 38% chez les 5564 ans. En revanche, l’écart s’est ac centué pour la part de personnes sans diplôme :celleci a certes diminué en Picardie, passant de 27,2% chez les 55 64 ans à 19,1% chez les 2534 ans. La proportion en Picardie dépasse néan moins la moyenne de 35% chez les 25 34 ans, contre 25% chez les 5564 ans. Entre ces deux générations, la situation revêt en outre un sens très différent: compte tenu de la forte élévation des ni veaux de formation, on peut en effet pen ser qu’être dépourvu de diplôme est bien plus pénalisant qu’il y a trente ans. Ainsi, le recul des sorties du système scolaire sans aucun diplôme a été insuffisant en Picardie pour éviter un creusement de l’écart vis à vis de la moyenne. Ceci ré sulte de la diminution du nombre de di
plômes inférieurs au bac, qui a pénalisé la région. A cet égard, un rattrapage s’est toutefois opéré par rapport aux années 1970 et 1980 : les élèves alors scolari sés accusaient en Picardie un surcroît de sorties sans diplôme très supérieur à la moyenne. Aussi, c’est pour leur tran che d’âge (celle des 3544 ans en 1999) que le retard est le plus important : parmi eux, la part des non diplômés dépasse dans la région de 50% la moyenne.
Des effets pénalisants sur l’emploi et la structure des professions
Leur moindre niveau de formation pé nalise à plusieurs titres les Picards. Au dernier trimestre 2002, le chômage tou chait 9,9% de la population active dans la région contre 9,1% en France métro politaine. Selon une décomposition des déterminants du chômage, cet écart à la moyenne pourrait s’expliquer entièrement par celui des niveaux de formation. Une autre conséquence est le moindre déve loppement de l’activité féminine : pour 100 hommes actifs, on compte 85 fem mes actives en moyenne nationale, mais seulement 79 en Picardie. Moins formés qu’en moyenne, les Picards exercent en outre des professions moins qualifiées. Les ouvriers représentent 32,9% des ac
Les Picards moins diplômés à poste égal sauf chez les agriculteurs Répartition des diplômes par catégorie socioprofessionnelle de la population active ayant un emploi de 15 à 59 ans Souce : Insee  recensement de la population 1999, exploitation complémentaire, (lieu de résidence) Aucun InférieurBac + 2 BacEnsemble diplôme auBac etplus France métropolitaine 12,1 47,3 15,3 25,3100,0 Ouvriers 25,264,1 7,9 2,8100,0 Agriculteurs exploitants13,0 63,6 16,07,4100,0 Employés 12,557,8 18,3 11,3100,0 Artisans, commerçants et chefs d'ent.10,7 59,2 15,2 15,0100,0 Professions intermédiaires 3,230,4 22,4 44,1100,0 Cadres et professions intellect. sup.1,5 11,5 10,7 76,3100,0 Province 12,249,9 15,2 22,6100,0 Ouvriers 24,465,3 7,8 2,5100,0 Agriculteurs exploitants13,0 63,7 16,07,3100,0 Employés 11,959,4 18,2 10,5100,0 Artisans, commerçants et chefs d'ent.10,0 61,9 15,2 12,8100,0 Professions intermédiaires 2,930,5 22,7 44,0100,0 Cadres et professions intellect. sup.1,4 12,1 11,0 75,5100,0 Picardie 16,550,2 13,9 19,4100,0 Ouvriers 30,760,8 6,6 2,0100,0 Agriculteurs exploitants11,6 55,6 20,1 12,6100,0 Employés 15,859,2 16,18,9100,0 Artisans, commerçants et chefs d'ent.12,1 62,2 14,5 11,2100,0 Professions intermédiaires 3,934,2 22,1 39,7100,0 Cadres et professions intellect. sup.1,8 15,4 12,3 70,5100,0
tifs ayant un emploi dans la région, contre 25,6% pour l’ensemble de la France métropolitaine et 28,1% pour la métropole hors ÎledeFrance. La part des ouvriers parmi les actifs oc cupés est nettement prononcée dans chacun des trois départements de la région :35,5% dans l’Aisne, 30,8% dans l’Oise, 33,7% dans la Somme. Symétriquement, la part des cadres reste particulièrement faible:avec 9,5% des actifs occupés par des ca dres et professions intellectuelles su périeures, la Picardie reste bien en dessous de moyenne nationale (13,1 %)comme de celle de la France de province (10,6%). Seul l’Oise, où ces professions représentent 10,8% des actifs a une part assez proche de la France de province. La proportion est plus basse dans la Somme (9%) et surtout dans l’Aisne (7,7%).
A même poste, les Picards sont moins diplômés qu’en moyenne
A catégorie socioprofessionnelle identique, les Picards sont moins diplomés que l’ensemble des Fran çais : 30,7% des ouvriers picards n’ont aucun diplôme contre 25,2% des ouvriers français ; 56,5% des cadres picards ont un diplôme supérieur à bac +2contre 63,2% des cadres en moyenne. Cette moindre formation s’observe pour toutes les catégories socioprofessionnelles à l’exception des agriculteurs. Ceuxci sont davantage di plômés en Picardie qu’en moyenne, en liaison avec un type d’exploitations bien plus capitalistique et rentable : en
Picardie, 32,7% des agriculteurs ex ploitants ont au moins le baccalauréat, contre 23,4% en moyenne. Au niveau collectif, la moindre qua lification des Picards à poste compa rable se lit comme un déficit pour la région, qui peut appeler des efforts spé cifiques de formation continue et de validation des acquis de l’expérience professionnelle. En particulier, la moin dre formation des artisans et des chefs d’entreprise de la région est sans doute l’une des causes de la surmortalité des entreprises picardes. Cette moindre for mation à poste égal peut refléter des singularités régionales dans les modes de recrutement et de promotion. Ceci peut tenir à ce que certaines activités représentées en Picardie privilégient davantage les modes internes de re crutement et de promotion. C’est ainsi le cas dans la production industrielle et la logistique, où l’expérience est as sez privilégiée pour l’accès aux respon sabilités. En outre, par rapport à des régions plus peuplées, il est probable que l’expérience et les relations per sonnelles jouent un rôle plus élevé dans le déroulement des carrières.
Dans l’Oise, les salariés pourtant mieux payés qu’en moyenne
Dans l’Aisne et dans la Somme, la moindre formation à poste donné s’ac compagne de salaires qui dans la plu part des cas sont très proches du ni veau de la France de province. Il n’y a que pour les cadres de la Somme que l’écart est significatif, ceuxci gagnant environ 3,5% de moins que la
Dans l'Oise, des salaires plus élevés qu'en moyenne Différence du revenu salarial net moyen au lieu de résidence avec la France de Province (Emploi très stable, stable, et assez stable) Source : Insee, DADS 2000 Différence en % Aisne OiseSommePicardie Ensemble 3,89,9 4,62,3 Chefs d'entreprise et cadres0,2 13,0 3,56,3 Professions intermédiaires1,1 7,30,93,7 Employés 0,97,9 0,03,9 Ouvriers qualifiés1,8 9,70,74,5 Ouvriers non qualifiés2,5 7,00,93,3
moyenne provinciale. En revanche, les salariés de l’Oise, pourtant euxaussi moins diplômés qu’en moyenne, per çoivent des salaires supérieurs: un ouvrier qualifié de ce département ga gne ainsi 10% de plus qu’en moyenne provinciale, un cadre 13% de plus. Les écarts sont tels que le salaire moyen dans l’Oise dépasse d’environ 10% celui de la France de province, en dé pit d’une moindre formation des actifs et d’une structure d’emplois moins qua lifiée. Plusieurs raisons expliquent ce fait. Tout d’abord, 22% des actifs de l’Oise ayant un emploi travaillent en Île deFrance, où les salaires sont plus éle vés qu’en province. Ces intenses mi grations se répercutent sur le marché local du travail, exerçant une pression à la hausse des salaires. De plus, à un degré moindre, dans toute la Picardie, les établissements présentent des pa ramètres favorables à la rémunération des salariés (grands établissements, dépendance de grands groupes, activi tés industrielles, etc.). Enfin, il est de plus vraisemblable que leur relative ra reté bénéficie aux travailleurs de la ré gion les plus qualifiés.
Anne Evrard Vincent Hecquet
Pour en savoir plus : « Le chômage en Picardie : handicap d’une moindre formation, retombées favo rables au contact de l’ÎledeFrance», INSEE PICARDIE Relaisn° 118, Insee Pi cardie, 2003. « La Picardie et ses zones d’emploi », INSEE PICARDIE Dossiersn° 31, Insee Pi cardie, 2002. « Les catégories socioprofessionnel les en Picardie »,INSEE PICARDIE Relais n° 98, Insee Picardie, 2001. « La Picardie peu attractive pour ses étudiants »,INSEE PICARDIE Relaisn° 91, Insee Picardie, 2001. « Géographie de l’école », ministère de l’Éducation nationale, 2001. « Panorama de l’Académie d’Amiens en 25 indicateurs », rectorat de l’Académie d’Amiens, 2000. « Un ouvrier picard sur trois n’a aucune qualification »,INSEE PICARDIE Relais n° 58, Insee Picardie, 1998.
Institut National de la Statistique et des Études Économiques Insee Picardie Téléphone : 03 22 97 32 00 Télécopie : 03 22 97 32 01 Directeur de la Publication :JeanPaul FRANÇOISRédacteur en chef :Edwige CROCQUEY Maquette Insee Picardie  Flashage POLYGRAPHIQUE  Impression YVERT Dépôt légal : mai 2003  ISSN : 03963128  Code SAGE : IPR11762  N°117 mai 2003 Prix : 2,20Conditions d'abonnement : INSEE PICARDIE Relais (11 numéros) + INSEE PICARDIE Première (11 numéros minimum) 38Insee Picardie 1, rue Vincent Auriol 80040 AMIENS CEDEX 1Mél : ventespicardie@insee.fr Bureau d'information: Téléphone : 03 22 91 39 39  Télécopie : 03 22 97 32 04© Insee 2003
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