La formation initiale en Haute-Normandie en 2006 : Les classes d'âge de collèges moins nombreuses arrivent au lycée

De
Publié par

À la rentrée 2006, dans l'Académie de Rouen, le nombre d'enfants accueillis dans le premier degré se maintient à 193 400 et diminue de 3 300 élèves dans le second degré, pour atteindre 164 900 élèves. Les étudiants sont 36 300, en Université ou en post-bac de lycée. Les résultats aux examens sont en nette progression à l'exception de ceux du brevet d'enseignement professionnel (BEP).
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 17
Tags :
Nombre de pages : 3
Voir plus Voir moins
LA FORMATION INITIALE EN HAUTENORMANDIE EN 2006
Les classes d’âge de collèges moins nombreuses arrivent au lycée
Boris SIMON (Rectorat de l’Académie de Rouen)
A la rentrée 2006, dans l’Académie de Rouen, le nombre d’enfants accueillis dans le premier degré se maintient à 193 400 et diminue de 3 300 élèves dans le second degré, pour atteindre 164 900 élèves. Les étudiants sont 36 300, en Université ou en postbac de lycée. Les résultats aux examens sont en nette progression à l’exception de ceux du brevet d’enseignement professionnel (BEP).
la rentrée 2006, dans l’Aca A démie de Rouen, le nombre des enfants scolarisés dans le premier degré est stable par rapport à l’année précédente. Pour la France, cette der n i è r er e n t r é ea f f i c h eu n el é g è r e h a u s s ed e0 , 3% .E nH a u t e  N o r mandie, l’école préélémentaire connaît à la fois une baisse démographique (la génération qui quitte l’école maternelle
est plus nombreuse que celle qui y entre) et une diminution de la scolari sation à 2 ans (1,6 pointen un an, soit l’équivalent de 350 élèves). Néan moins, la reprise de la natalité cons tatée en France et dans la région en 2005 et en 2006 pourrait conforter la stabilisation, voire augmenter les ef fectifs des élèves du premier degré dans un avenir proche. La situation des deux départe ments diverge: l’Eureconnaît une augmentation de 0,5 % de ses effectifs alors que la SeineMaritime enregistre une baisse de 0,3 %. Les taux de redoublement en pri maire, inquiétants par comparaison avec le niveau national, se sont beau coup améliorés depuis 2 ans. En effet, dans ce laps de temps, les élèves en trant en 6ème avec plus d’un an de retard sont passés de 18,4 % à 17,2 % (pour le public de 20,3 % à 17,6 %). L’écart reste le même entre les élèves en zones d’éducation prioritaire (ZEP) et ceux en dehors de ce dispositif : la probabilité d’entrer en retard en 6ème, dans l’enseignement public, demeure 1,7 fois plus grande pour les élèves
NOMBRE MOYEN D’ÉLÈVES PAR CLASSE L’enseignement dans le premier degré se décompose en enseignement préélé mentaire, élémentaire et spécialisé. Ce dernier très présent dans le public af fiche un nombre d’élèves par classe faible et convient d’être considéré à part (11,1 enfants par classe). Le nombre moyen d’élèves par classe du premier degré en HauteNormandie est proche de celui connu en France métro pol i t a i ne .Le scl a s s e spubl i que sde préélémentaire en HauteNormandie affi chent un nombre moyen d’élèves par classe de 25,6 et celles de classes élé mentaires 22,1. En moyenne, l’enseigne m e n tp r i v éa c c u e i l l eu np e up l u s d’enfants par classe, 1,3 enfant supplé mentaire au niveau régional et 1,5 en France métropolitaine. Dans l'académie, l ' é c a r tc o n c e r n es u r t o u tl e sé c o l e s élémentaires. Malgré la baisse des effectifs, le nombre m oy e nd ’ é l è v e sp a rcl a s s ed a n sl e second degré, demeure stable dans la région. Il est de 24 élèves en collège (14 en sections d’enseignement général et professionnel adapté  SEGPA ), 20 é l è v e se nly c é epro fe s s i o n n e le t2 9 élèves en lycée général et technologique. Les moyennes nationales sont très pro ches, avec cependant un élève de moins en lycée général et technologique.
LES EFFECTIFS SCOLARISÉS EN HAUTENORMANDIE PAR NIVEAU DE FORMATION PUBLIC ET PRIVÉ SOUS CONTRAT (hors EREA, hors MGI, y compris SEGPA) 19992000 20002001 20012002 2002200320032004 20042005 20052006 20062007 Premier degré * (enseignement préélémentaire et élémentaire y compris les écoles spécialisées)201 334197 876194 592192 498191 909192 625193 522193 389 Second degré dont :186 593182 703179 743177 343174 998171 280168 209164 899 Premier cycle (y compris 4e et 3e techno logiques ** de LP et formations de SEGPA)96 75098 992101 285103 969106 355107 914110 409112 840 Second cycle professionnel24 46123 68223 48123 05723 62223 05623 07722 866 Second cycle général et technologique49 29248 61248 34847 93147 40746 93946 14045 283 Postbaccalauréat en lycée (uniquement STS et GPGE)6 5066 4346 3436 2946 1416 2416 5386 491 Université (effectifs non validés en 2006)31 27531 09929 68930 47030 46130 43030 47229 820 Source : Éducation nationale  Rectorat de Rouen  Base élèves académiqueUnités : élève, étudiant * : constat estimé depuis 1999 ** : les 4e et 3e technologiques sont devenues des 3e découverte professionnelle 3h et 6h en 2005
CAHIER D’AVAL n° 75  Juin 200731
issus de ZEP que pour les autres. Néanmoins, si l’écart est important, la situation ne s’aggrave pas. L’enseignement privé sous contrat, plus attractif depuis 1996, stabilise ses effectifs à 8,5 % de l’ensemble du pre mier degré en HauteNormandie, contre 13,5 % au niveau national.
DE MOINS EN MOINS DE COLLÉGIENS
Cette année encore, le second degré, public et privé sous contrat, subit la baisse démographique puisqu’il perd 3 300 élèves, soit  2 % contre 1,3 % au
LE DEVENIR DES BACHELIERS L’Académie de Rouen, en partenariat avec le Conseil régional, les Universités de Rouen et du Havre, la Direction Régio nale de l’Agriculture et de la Forêt a mis en place un programme d’enquête sur le suivi d’une cohorte de bacheliers. Fin 2005, les titulaires du baccalauréat ont été interrogés quelques mois après l ’ o b t e n t i o nd el e u rd i p l ô m ep o u r connaître leur devenir. Les bacheliers généraux sont ceux qui poursuivent le plus leurs études ; vien nent ensuite ceux des séries technologi q u e s ,p u i sc e u xd e ss é r i e s professionnelles. La volonté de pour suivre des études reflète ainsi assez bien le choix de type de baccalauréat. Les titu laires du baccalauréat poursuivent des études de plus en plus diversifiées. Néanmoins, cette diversité est surtout l'apanage des bacheliers généraux. Les séries L et ES se destinent le plus fréquemment à l’université, en particulier pour les filles. La série S mène plutôt vers les filières sélectives de l’université (IUT) et vers les CPGE, avec une ten dance plus marquée pour les garçons. Les bacheliers technologiques poursui vent à plus de 80% des études, de préfé r e n c ee nI U To uS T S .A dé f a u t ,i l s s’orientent souvent vers l’université ou les préparations aux formations du do maine santé et social. Les bacheliers professionnels poursui vent des études supérieures pour plus d’un tiers, en général en STS, en privilé giant l’alternance. Afin de mieux comprendre les échecs en première année du supérieur, les bache liers de 2005, qui ont changé de filière d’études au bout d’un an, ont à nouveau été interrogés fin 2006.
32CAHIER D’AVAL n° 75  Juin 2007
niveau France métropolitaine. A la rentrée 2006, les collèges pu blics perdent 2 240 élèves, soit une baisse de 2,3 % (recul de 1,3 % pour la France métropolitaine). Les effectifs d’élèves diminuent dans les classes de la 5ème à la 3ème. Mais le nombre d’é lèves croît en 6ème, en particulier dans l’Eure. Ces effectifs correspon dent à la génération des enfants nés en 1995, plus nombreuse que les pré cédentes. De plus, les taux de redou blement en collège en HauteNor mandie sont faibles, en dessous du niveau national, à l’exception du niveau 3ème. La situation s’améliore pour tantpour ce dernier niveau puisque le taux de redoublement est passé de 7,4 % à 6,7 % en un an (dans le public de 7,1 % à 6,6 %). Le second cycle professionnel perd 210 élèves, soit  0,9 % de ses effectifs ( 0,8 %pour la France métropoli taine). Les deux départements connaissent des évolutions différen tes : le cycle professionnel dans l’Eure se renforce alors que celui de la SeineMaritime se restreint. Pour la HauteNor mandie,les effectifs des élèves qui préparent un certificat d’ap titude professionnelle (CAP) augmen tent légèrement, de 50 élèves, alors que ceux qui préparent un brevet d’étu des professionnelles (BEP) diminuent fortement. Cette évolution a pourtant été limitée par des résultats aux exa mens peu probants qui ont maintenu une partie des effectifs en deuxième année. La baisse des effectifs au niveau BEP a pour conséquence une baisse du nombre d’élèves en bacca lauréat professionnel. Les baccalau réats professionnels en trois ans sont en augmentation, mais ne concernent en 2006, encore que 190 élèves. Les effectifs du second cycle géné ral et technique diminuent cette année de 850 élèves, soit  1,9 % au niveau académique contre  1,5 % en France métropolitaine. Les pertes d’effectif concernent l’enseignement public, sur tout au niveau de la seconde
(380 élèves)et de la terminale (475 élèves). Les causes ne sont a priori pas les mêmes : en seconde, no tamment, le projet récent « Réussir en seconde » a permis de diminuer les taux de redoublement en un an (de 17,4 % à 15,7 %) et de limiter les réo rientations vers les BEP (de 3,3 % à 2,4 %) en effectuant cellesci, si pos sible, dès la sortie de 3ème ; à l’in verse la baisse des effectifs de termi nale provient d’une meilleure réussite au baccalauréat, qui a restreint le nombre de redoublants. Dans l’Académie de Rouen, l’ensei gnement privé sous contrat représente 16,6 %des effectifs scolaires du second cycle (21,3% au niveau France métropolitaine). Sa présence augmente dans les filières générale et technologique.
UNE PLUS GRANDE RÉUSSITE AUX EXAMENS
Le taux de réussite au diplôme national du brevet (DNB) diminue très légèrement en 2006, passant de 78,5 % à 78,3 %.Sur la même période, le taux de réussite en France perd 0,4 point. Pour la première fois cette année, des mentions ont été attribuées aux diplômés : 4,3 % ont eu une men tion très bien (plus de 16 de moyenne), 11,2 % une mention bien (plus de 14 de moyenne) et 19,8 % une mention assez bien (plus de 12 de moyenne). Cette répartition des mentions est si milaire à celle obtenue par les bacheliers généraux. En ce qui concerne la voie profes sionnelle, le taux de réussite au CAP poursuit la hausse de l’année passée, de façon atténuée, pour atteindre 78,8 %. Les CAP du domaine de la production connaissent une embellie de leur taux de réussite de l’ordre de 3 points à l’inverse du domaine des services. En revanche, le taux de réus site au BEP est en baisse à 72,1 %, niveau jamais atteint depuis cinq ans.
LES RÉSULTATS AUX PRINCIPAUX EXAMENS DANS L’ACADÉMIE DE ROUEN Session 2006 Présents AdmisTaux de réussite Diplôme national du brevet24 35819 07178,3 Certificat d’aptitude professionnelle5 5114 34478,8 Brevet d’enseignement professionnel8 5876 19372,1 Baccalauréat 19450 15305 78,7 Baccalauréat général9 1087 71784,7 Baccalauréat technologique6 1834 38270,9 Baccalauréat professionnel4 1593 20677,1 Brevet de technicien supérieur4 6683 16567,8 Source : Éducation nationale, Académie de Rouen  Base centrale de pilotage
Ce phénomène est inquiétant car les élèves n’ayant pas ce diplôme sont pé nalisés sur le marché du travail ou ne peuvent poursuivre leurs études. Ainsi, en 2006, une part toujours croissante des élèves de BEP poursuit ses études en bac professionnel (40 %, bien qu’en deçà du taux national de 41,6 %). Le taux de réussite au baccalauréat professionnel augmente et atteint 77,1 %. Le baccalauréat général amé liore son score pour atteindre un taux de réussite de 84,7 %. Il a augmenté de 7 points en série scientifique. Il est resté stable en série économique et sociale (+ 0,3 point) et en série litté raire ( 0,2 point). L’écart entre l’Aca démie et le niveau national se réduit de 0,6 point en un an. Le baccalauréat technologique connaît également une amélioration de son taux de réussite de 1,5 point pour atteindre 70,9 %. Cette augmentation concerne toutes les séries à l’exception de l’hôtellerie. Les taux de réussite de l’Académie de meurent néanmoins inférieurs de 5 points aux taux nationaux. La proportion de bacheliers dans une génération est ainsi, en 2006, de 63 %. La part des bacheliers généraux augmente pour l’Académie pour at teindre 31% (contre 34,6% en France), celle des bacheliers technolo giques est stable (18,1 %) et celle des bacheliers professionnels croît pour at teindre 13,9% (contre 12,3% au niveau national). Dans l’Académie de Rouen, la part des bacheliers sans mention est la plus forte en série technologique (56 %), puis série générale (47,5 %) et
Session 2005Session 2004Session 2003Session 2002 Taux de réussiteTaux de réussiteTaux de réussiteTaux de réussite 78,5 78,2 77,7 78,3 78,4 75,5 74,3 75,2 75,0 73,3 75,3 75,8 76,0 76,0 74,9 74,7 81,5 78,6 79,0 75,9 69,5 70,4 68,2 72,4 73,4 79,1 75,9 75,4 66,9 67,9 64,2 65,6 Unités : diplômé, %
enfin professionnelle (44 %). Les men tions suivent le même profil qu’au niveau national, sachant que 15 % des bacheliers généraux ont eu une men tion très bien ou bien en 2006, contre 7 % des bacheliers professionnels et 3 % des bacheliers technologiques. Ainsi environ 300 bacheliers profes sionnels ont eu une mention bien ou très bien qui pourrait leur permettre d’avoir une place de droit en section de technicien supérieur (STS). En 2006, un quart des admis avec une mention bien ou très bien, scolarisés dans les lycées de l’Académie, ont poursuivi leurs études en STS dans la région.
LES EFFECTIFS DES FILIÈRES POST BAC EN LYCÉE EN BAISSE
En Section de Technicien Supé rieur (STS), les effectifs de première année diminuent de 3 % dans l’Aca démie de Rouen, contre une quasista bilité au niveau national (0,2 %). Cette évolution est en partie due à la baisse du nombre de bacheliers technologiques. En classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), les effectifs académi ques diminuent de 7 % en première année, alors qu’ils augmentent de 2,7 % en France. Les classes prépara toires aux grandes écoles, en France,
ont bénéficié pleinement du taux de réussite particulièrement élevé en série scientifique (série S) du bacca lauréat. Pourtant, dans l’Académie de Rouen, les bacheliers de série S se sont relativement moins orientés vers les CPGE à la rentrée 2006 (14,4 %) qu’à celle de 2005 (16,2 %). Les effectifs en université sont en baisse (2 %),et notamment le nombre d’entrants en première année ( 5 %). En effet, même si les taux de réussite au bac, et en particulier géné ral, se sont améliorés en 2006, le nombre de bacheliers n’a luimême pas beaucoup augmenté. De plus, les résultats au baccalauréat général ont été très favorables à la série S, mais ces derniers sont les moins nombreux à poursuivre leurs études à l’université. Les étudiants entrant en Institut univer sitaire de technologie (IUT) sont en progression de 2 % en HauteNor mandie et de 1,2 % au niveau national. Pour les universités hors IUT, les effec tifs en première année sont stables au niveau national et en réduction de 7 % au niveau académique. Les filières les plus touchées sont Sciences et techni ques  activités physiques et sportives (STAPS) et Lettres et Sciences Humai nes. En revanche, la filière Sciences connaît un regain d’intérêt au niveau académique, à l’inverse de la tendance nationale
POUR EN SAVOIR PLUS L’Académie en chiffres Note d’information n°07.05, février, « Les élèves du second degré dans les établissements publics ou privés à la rentrée 2006 », ML JASPAR, Direction évaluationprospective et performance, Ministère de l’Education nationale. Note d’information n°07.06, février, « Les élèves du premier degré à la rentrée 2006 dans les écoles publi ques et privées », S. de MONREDON, Direction évaluationprospective et performance, Ministère de l’Edu cation nationale.
CAHIER D’AVAL n° 75  Juin 200733
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.