Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants

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En mars 1999, 80 000 jeunes poursuivaient leurs études en Languedoc-Roussillon, soit 3,6 % de la population régionale. Accueillant plus des deux tiers d'entre eux, Montpellier compte 12 étudiants pour 100 habitants et se hisse ainsi au 2ème rang des aires urbaines nationales (après Poitiers) du point de vue de la concentration estudiantine. Entre 1990 et 1999, alors que dix jeunes ont quitté le Languedoc-Roussillon pour poursuivre leurs études ailleurs en métropole, douze autres sont venus y étudier. Ainsi, en termes d'attractivité étudiante, la région Languedoc-Roussillon se situe au quatrième rang des régions françaises après Ile-de-France, Midi-Pyrénées, et Nord-Pas-de-Calais. Les échanges migratoires d'étudiants entre le Languedoc-Roussillon et les autres régions françaises se font au profit de la première dans la grande majorité des cas. Ils sont déficitaires avec seulement deux régions, l'Ile-de-France bien sûr, mais aussi Midi-Pyrénées.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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N° 2 -Mars 2003
MONTPELLIER FAIT DU LANGUEDOC-ROUSSILLONUNE RÉGION ATTRACTIVE POUR LES ÉTUDIANTSFrançoise AUZEBY - Héléna RAJABALY
En mars 1999, 80 000 jeunes poursuivaient leurs études en Languedoc-Roussillon, soit 3,6 % de la population régiona-le Accueillant plus des deux tiers d#entre eux, Montpellier compte 12 étudiants pour 100 habitants et se hisse ainsi au2èmerang des aires urbaines nationales (après Poitiers) du point de vue de la concentration estudiantineEntre 1990 et 1999, alors que dix jeunes ont quitté le Languedoc-Roussillon pour poursuivre leurs études ailleurs enmétropole, douze autres sont venus y étudier Ainsi, en termes d#attractivité étudiante, la région Languedoc-Roussillonse situe au quatrième rang des régions françaises après Ile-de-France, Midi-Pyrénées, et Nord-Pas-de-Calais Leséchanges migratoires d#étudiants entre le Languedoc-Roussillon et les autres régions françaises se font au profit de lapremière dans la grande majorité des cas Ils sont déficitaires avec seulement deux régions, l#Ile-de-France bien sûr,mais aussi Midi-Pyrénées
En mars 1999, au moment du recense-ment de la population, plus de 80 000 jeu-nes déclaraient poursuivre leurs étudessupérieures en Languedoc-Roussillon (cfencadré méthodologique page 10) Cesétudiants étaient inscrits dans des facul-tés, des IUFM, des IUT, des écoles din-génieurs ou de commerce, mais égale-ment dans des classes préparatoires auxgrandes écoles, des BTS, des écoles juri-diques, paramédicales ou socialesLes étudiants représentent 3,6 % de lapopulation régionale, au même niveauque la moyenne nationale La région seplace en 3èmeposition après lIle de Franceen nette position dominante (4,8 %) etMidi-Pyrénées (3,9 %), mais au mêmeniveau que Rhône-AlpesUne fois leur baccalauréat obtenu, lesjeunes du Languedoc-Roussillon sont glo-balement plus nombreux quailleurs à sui-vre un enseignement supérieur : le tauxde poursuite détudes supérieures danslacadémie de Montpellier est largementsupérieur à la moyenne nationale (52,9 %contre 47,8 %)Du fait de la présence dun nombreimportant duniversités, de formationspost-baccalauréat, décoles et dinstituts
divers, laire urbaine de Montpellier devant Grenoble, Rennes ou Nancy etaccueille les 2/3 des étudiants de la Toulouserégion Elle concentre à elle seule près de Les deux autres grandes aires urbaines55 000 étudiants (au lieu détudes), soit de la région, Perpignan et Nîmes,12 étudiants pour 100 habitants Ainsi, la accueillent chacune entre huit et neufcapitale régionale se hisse au deuxième mille étudiants et concentrent trois foisrang des aires à plus forte concentration moins détudiants que celle deestudiantine après Poitiers (13,6 %) et MontpellierRépartition des étudiants en Languedoc Roussillon en 1999Unités : nombre et %Nombre Part des Densité Rangd'étudiants étudiants d'étudiants par ordre(au lieu d'étude) en France pour 100 décroissanten % habitants de densitéAires urbaines 1999 Montpellier 54 139 10,3 11,8 2Nîmes 8 431 3,5 3,8 38Perpignan 8 993 3,2 3,6 40Castelnaudary 478 2,0 2,5 67Narbonne 1 007 1,7 1,4 142Alès 1 223 1,7 1,4 151Carcassonne 1 039 1,6 1,3 166Comparaison avec Toulouse 90 958 8,0 9,4 6des aires urbaines Marseille-Aix en Provence 79 877 4,8 5,3 27voisines Avignon 8 748 2,6 3,0 51Départements Aude 2 714 1,4 0,9 75Gard 10 235 2,2 1,6 48Hérault 56 710 5,9 6,3 6Lozère 1 088 1,7 1,5 51Pyrénées-Orientales 9 468 2,6 2,4 36Languedoc-Roussillon 80 215 3,6 3,5 4France 2 043 716 3,5 3 5 -,Source : INSEE - Recensement de la population de 1999, exploitation principale
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Qui sont les étudiants du Languedoc Roussillon ?
Davantage détudiants dedeuxième et troisième cyclesque la France de provinceUn étudiant sur deux, poursuivant sesétudes dans la région, possède un diplô-me au moins égal au 1ercycle universitai-re Cette part est supérieure de plus de 4points à celle de France de provinceCes diplômés de lenseignement supérieuront à 21 % un diplôme de premier cycle(y compris BTS, DUT et diplôme des pro-fessions sociales et de la santé) et à 28 %un diplôme de deuxième ou troisièmecycle (y compris diplôme dingénieurdune grande école) Cette dernière pro-portion est particulièrement élevée, latroisième de France après Midi-Pyrénéeset lAlsace, et dépasse de plus de troispoints celle de la France de ProvinceA linverse, un étudiant sur deux possèdecomme dernier diplôme le seul baccalau-réat, quil soit général (38 %) ou profes-sionnel ou technologique (13 %)Qui vivent plus souventquailleurs seuls dans leurlogementNeuf étudiants sur dix vivent dans unlogement ordinaire Parmi eux, plus duntiers vit seul dans son logement Cettedernière proportion est une des plus éle-vée des régions métropolitaines (5,5points au-dessus de la moyenne deFrance de province)Dautre part, 8,4 % des étudiants de larégion vivent en cité universitaire ou enfoyer Cest une part relativement impor-
tante (la sixième place au classement desrégions) même si ce nest quun point audessus de la moyenne de France de pro-vinceQui sont moins souventsalariés quailleursSeulement un étudiant sur sept déclareexercer une activité rémunérée au coursde lannée : cest peu en comparaisonavec lIle-de-France où près dun quartdéclare travailler, et cest inférieur à laFrance de province (15,5 %) Les emploisoccupés sont à 61 % à temps complet,légèrement en dessous de la moyenne deFrance de province La proportion de ceuxqui travaillent augmente avec lâge et, àpartir du baccalauréat, augmente égale-ment selon le dernier diplôme obtenuSeuls 1,5 % des étudiants se déclarentchômeurs (1,2 % au niveau national)Mais ceux qui travaillentoccupent plus souventquailleurs des emplois aidéspar lEtatEn effet, la proportion demplois aidés(CES, emplois jeunes) et de stagiairesrémunérés (SIFE) est très supérieure àla moyenne nationale Ainsi, un emploiétudiant sur quatre bénéficie-t-il de cetype de dispositifs contre un sur six auniveau nationalA linverse, la part des contrats à duréeindéterminée y est plus faible (24,5 %contre 28,5 % à léchelle nationale), maisnest que légèrement inférieure à celle de
la France de province (25,5 %)Il semble donc que les étudiants soienteux aussi touchés par la situation écono-mique particulière de la région, et plusprécisément par les formes précairesdemploiIls sont relativement plusâgés quailleursLa population étudiante du Languedoc-Roussillon est plutôt féminisée, mais pasdavantage que celle des autres régionsfrançaises Par contre, elle est relative-ment plus âgée quailleurs, du fait de laproportion plus élevée de 2èmeet 3émecycles Lâge moyen des étudiants est de23 ans, au-dessus de lâge moyen desétudiants de France de province La quasi-totalité des étudiants a moins de 35 ans,et trois quarts dentre eux ont moins de 25ans De ce fait, ils sont à 94 % célibatai-resRépartition des étudiantsselon leur lieu d#étude en 1999NarbonneAlèsCarcassonneCastelnaudaryPerpignanNîmesMontpellierSource : INSEE, recensements de la population 1999,exploitation principale
Principaux traits des étudiants inscrits en Languedoc-Roussillon en 1999Unités : nombre et %Ensemble des étudiants Etudiants arrivés dans la région Etudiants ayant quitté la régiondu Languedoc-Roussillon entre 1990 et 1999(1)entre 1990 et 1999(2) Nombre % Nombre % Nombre %Ensemble 80 215 100,0 30 363 100,0 19 514 100,0Titulaire d'un baccalauréat uniquement 40 420 50,4 13 650 45,0 8 756 44,9Titulaire d'un diplôme universitairede 1° cycle uniquement 17 141 21,4 6 860 22,6 3 992 20,5Titulaire d'un diplôme universitairede 2° ou 3° cycle 22 076 27,5 9 649 31,8 6 646 34,1Femme 44 952 56,0 16 694 55,0 10 276 52,7Marié 4 299 5,4 1 974 6,5 1 616 8,3Moins de 25 ans 59 491 74,2 21 252 70,0 13 047 66,9Exerce une activité 11 265 14,0 4 391 14,5 4 100 21,0dont activité à temps partiel 4 374 5,5 1 515 5,0 1 201 6,2Vit en cité universitaire ou en foyer 6 742 8,4 2 686 8,8 1 460 7,5(1) : habitaient en 1990 dans une autre région de France métropolitaine, dans les Dom-Tom ou à l'étranger(2) : pour rejoindre une autre région de métropole ou les Dom-Tom (départs vers l'étranger non compris)Source : INSEE - Recensement de la population de 1999, exploitation principale
Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants
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Attractivité de la région et aires d'influence des pôles universitaires30 000 étudiants 199nhabitaient pas la régionImplantation des étudiants de la région en 9Unité : %en 1990Répartition des éetun d1ia9n9t9sdes Réétupdairtaitnitosn  q ugi éno'ghraabpithaiiqeunetselon le lieu détudes pas la région en 1990Près de 38 % des étudiants languedociensrésidaient 9 ans auparavant dans uneAires urbaines Montpellier 67,5 74,0autre région française ou à létranger Le1999PNîermpeigsnan1110,,25170,,00Languedoc-Roussillon figure de ce faitCastelnaudary 0,6 1,0parmi les régions ayant le plus fort tauxNarbonne 1,3 1,0dentrée pour les étudiants, seule Midi-AClaèrscase11,532,0Pyrénées la devançant avec 40 %Autressonn6,,114,,00Les trois quarts des étudiants qui nhabi-DépartementsAGuadrde132,,48132,,00taient pas la région en 1990 étudient dansHérault 70,6 76,0le département de lHérault, puis dans leLozère 1,4 1,0Gard (12 %) en privilégiant respective-Pyrénées-Orientales 11,8 8,0ment les aires urbaines de Montpellier etEnsemble Languedoc-Roussillon 100,0 100,0de Nîmes La part de ceux qui étudientSource : INSEE - Recensement de la population de 1999, exploitation principaledans laire urbaine de Montpellier est bienplus élevée pour les immigrants (74 %)que pour lensemble des étudiants de la Corse devient de loin la première région7 % viennent des DOM-région (67 %) émettrice avec une propension à émigrerTOM, pour suivre dans laAinsi, 40 % des étudiants de laire urbaine de 112 pour 100 000 étudiants Viennentplupart des cas lintégralitéde Montpellier sont originaires dune autreepnuissu iteM ildai -rPéygriéonn éPeAs C(A 3(446ppoouurr110000000000)),,de leurs études supérieuresrégion, voire dun autre pays, contre un lA ergne (22,8 pour 100 000) et Rhône-sur trois pour celle de Nîmes et un sur uv 2 200 étudiants de la région habitaientquatre pour PerpignanAlpmebsl e( 2d1o,n8c ipnoteurrve1n0i0r 0d0e 0f)a çoLna  ipmropxoirtmaitné-dans les DOM-TOM en 1990 Ils rerprriévsaennt-sse tent ainsi 7 % des nouveaux ate dans les migrations détudes étudiants de la région Bien que faible,Les trois quarts viennentCorollaire, les étudiants des régions lescceetlltee  dpeasr ti mesmti gtrraoinst sf odies s plDuOs Mé-lTeOvéMe  dqaunesdune autre régionplus éloignées géographiquement ont une lensemble des nouveaux arrivants de lade France métropolitainePprooupr ecnestitoen  rabiiseonn , plluIlse -fdaei-bFler anàc ei mnmipgrpear-Iplso psuolantti oans sreézg ijoenuanlees (plus de 80% ontaLes principales régions de provenance raît quen 19èmeposition De plus, il y a moins de 25 ans) et 98 % sont célibatai-sont Provence-Alpes-Côte dAzur, Rhône-peut-être une préférence des étudiantsrderse  lVeennsues mebnl e mdéet rolepuorlse  pétouudr ees,n tirles prseonn-tAlpes, Midi-Pyrénées et lIle-de-France issus dune région «héliotrope» à venir rel ti nt nombreux (50 %) à êtreMais ces régions sont également les plussinstaller dans une région qui profite desavemepeuplées En corrigeant par la taille de lamêmes avantages climatiquesdpiopulôrvmues  dUunne  bpacetciatlea umriénaot rictoé memxee rdcee rnuineerrégion dorigine (cf méthodologie), la activité en parallèle (5 %) Lorsquils tra-vaillent, le temps de travail est réduit etles emplois occupés sont stables, avecProportion, par aire urbaine, des étudiants arrivés en Languedoc-Roussillonune dominante de CDD, de stages rému-entre 1990 et 1999nérés ou demplois aidés70 060,,0Un sur six vient de létranger50,0pour, le plus souvent, finir40,0ses études30,0Plus de 5 000 étudiants venant de létran-20,0ger sont inscrits dans un établissementdenseignement supérieur de la région Le10,0taux détudiants en provenance de létran-0ger (17 %) est ainsi le troisième plusMontpellier Perpignan Narbonne Carcassonneimportant parmi les régions métropolitai-Nîmes Castelnaudary Alèsnes, derrière lIle-de-France et lAlsaceNote de lecture :La grande majorité dentre eux (65 %)40 % des étudiants habitant laire urbaine de Montpellier en 1999 ny résidaient pas en 1990viennent dun pays hors Union européen-Source : INSEE, recensements de la population 1999, exploitation principalene, dont 47 % dafricains La proportion© INSEE 2003Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants3
dafricains parmi les étudiants venant delétranger est ainsi la plus importante deFrance Au sein de cette population enprovenance dAfrique, les maghrébins sontminoritaires : 4 étudiants sur 10 seule-ment contre 6 sur 10 pour lensemble dela population languedocienne qui résidaiten Afrique en 1990 Les étudiants origi-naires du Maghreb viennent le plus sou-vent suivre un complément détudes supé-rieures, la moitié dentre eux ayant déjàun diplôme de deuxième ou troisièmecycleRépartition selon leur origine des étudiantsen 1999 habitant à l#étranger en 1990Amérique Afrique horsAsie et Océanie MaghrebEuropehors UEUnion Européenne MaghrebSource : INSEE, recensements de la population 1999,exploitation principaleLes africains en provenance des pays horsMaghreb sont les plus nombreux, ilsreprésentent même un étudiant venant delétranger sur trois, soit deux fois plus queleur part dans lensemble de la populationimmigrante en provenance de létrangerIls sont relativement plus âgés et viennenten général en France pour poursuivre,voire terminer leurs études et accéder àune formation particulière Ainsi, 40 %dentre eux sont titulaires dun diplômeuniversitaire de deuxième ou troisièmecycle, contre 28 % pour lensemble desétudiants de la région De plus, ils sontbien plus nombreux à être mariés (15 %),puisque la proportion est 3 fois plusimportante que pour les autres migrantsDe fait, ils sont plus nombreux à exercerune activité et lexercent le plus souvent àtemps complet35% des étrangers viennent dEurope(notamment des Allemands, des Anglaiset des Espagnols) Ils poursuivent diversniveaux détudes, lattraction de la régionétant facilitée par les programmes dé-changes européens La répartition desdiplômés entre baccalauréat, diplôme depremier cycle et diplôme de niveau supé-rieur est équilibrée Les femmes sont lesplus nombreuses (2 sur 3)Les étudiants sont néanmoins très peunombreux (9 %) à exercer une activitéparallèlement à leurs études Parmi ceuxqui travaillent, un sur trois a un contrat àdurée déterminée
Quelle que soit leur origine, la proportiondétudiants étrangers vivant dans une citéuniversitaire, un foyer ou un internat estle double de celle des étudiants de larégion20 000 jeunes résidant enLanguedoc-Roussillon en1990 sont partis étudierdans une autre régionLa part des étudiants qui résidaient dans larégion en 1990 et qui sont partis étudierailleurs en 1999 est relativement faible(28 %) comparativement aux autresrégions de métropoleMidi-Pyrénées est la première région dedestination (elle en accueille plus du quart)suivie ensuite par Provence-Alpes-CôtedAzur et Ile-de-France (près de 20 % cha-cun) puis par Rhône-Alpes (à peine 10 %)La préférence est accordée aux régionsproches géographiquement, à lexceptionde la région parisienne qui offre la totalitédes formations disponiblesEn tenant compte de la population étu-diante de la région daccueil, les cinq pre-mières régions de destination pour lesjeunes du Languedoc-Roussillon sontMidi-Pyrénées, PACA, Auvergne, Rhône-Alpes et Poitou-CharentesLes étudiants qui ont quitté la région poursuivre leurs études ailleurs sont plus âgés
que lensemble des étudiants inscrits enLanguedoc-Roussillon (un sur trois a plusde 25 ans, contre un sur quatre pour len-semble des étudiants de la région) maisaussi plus diplômés (34 % sont titulairesdun diplôme de deuxième ou troisièmecycle, contre 28 %) En parallèle, ils sontplus nombreux à exercer une activitérémunérée (le taux dactivité est de21 %), qui se révèle être à temps completpour sept étudiants sur dix, au lieu de sixsur dixLorsque 10 étudiantsquittent la région pourétudier ailleurs en métro-pole, 12 viennent étudierdans le Languedoc-RoussillonSur les 80 000 étudiants du Languedoc-Roussillon en 1999, 23 000 habitaient uneautre région de France métropolitaine en1990 En sens inverse, 19 500 jeunesvivant dans la région en 1990 étudientdans une autre région en 1999 Enmoyenne, dans ses échanges avec lesautres régions métropolitaines, la régionaffiche donc un solde positif de 3 500 jeu-nes et a donc gagné 1,2 fois plus détu-diants quelle nen a perdus Si lon rajou-te les échanges avec les DOM-TOM, large-ment en faveur de la région (35 arrivées
Soldes de flux d#étudiants entre 1990 et 1999entre le Languedoc-Roussillon et les autres régions
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144 256187- 535 196 244 88 103410309387213Note de lecture :Le solde de - 2 340 représente la différence entre les arrivées en14Languedoc-Roussillon détudiants168 53venant de Midi-Pyrénées (étu-1 541diants languedociens en 1999 quirésidaient en Midi-Pyrénées en1990) et les départs détudiantslanguedociens vers Midi-Pyrénées328(étudiants en 1999 en Midi- 2 340-Pyrénées qui résidaient enLanguedoc-Roussillon en 1990)
Sources : © IGN - INSEE, recensements de la population 1990 et 1999
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stnaidut
pour un départ), le solde des échangesdétudiants pour la période 1990-1999entre le Languedoc-Roussillon et lensem-ble du territoire national sélève alors+ 5 800 et le ratio entrées/sorties passe à1,3Les échanges sont déficitaires avec seule-ment deux régions : Midi-Pyrénées et Ile-de-France Les départs en direction de larégion Midi-Pyrénées sont deux fois plusnombreux que les arrivées des étudiantsde cette région vers le Languedoc-Roussillon De la même façon mais dansune moindre mesure, alors que 10 étu-diants partent du Languedoc-Roussillonvers lIle-de-France, seuls 8 effectuent lamigration inverseEn revanche, avec les dix-neuf autresrégions de France, le solde est positif,notamment avec Rhône-Alpes avec qui larégion comptabilise 17 arrivées pour 10départsLe Languedoc-Roussillon auquatrième rang des régionsfrançaises en terme dattrac-tivité étudianteEn considérant les soldes des migrationsrésidentielles interrégionales, leLanguedoc-Roussillon se positionne donc
en première approximation en 3èmeplace(après Midi-Pyrénées et Ile-de-France)pour son pouvoir dattraction sur les étu-diants Or, les migrations détudiants de1999 dune région où ils résidaient, à unâge moyen de treize ans en 1990, versune autre région peuvent navoir rien despécifique à leur qualité détudiants Il sepeut quils aient suivi leurs parents ouquils aient été sensibles à des attraitssimilaires à ceux qui motivent lensemblede la populationPour évaluer la migration propre à lapopulation étudiante, il convient disolerleffet dattraction qui joue sur lensemblede la population En effet, le Languedoc-Roussillon se classe en première place desrégions pour son attractivité sur lensem-ble de la population résidant en FranceDevançant Midi-Pyrénées, la région a unsolde migratoire positif avec lensembledes autres régions métropolitainesAfin disoler les migrations spécifiques auxétudiants, on calcule un effet net dattrac-tion des régions pour les étudiants endéfalquant de chaque flux ce quil auraitété si les étudiants avaient migré commelensemble de la population LeLanguedoc-Roussillon recule alors duneplace, devancé par lIle-de-France, Midi-
Pyrénées et le Nord-Pas-de-Calais Ainsi,la région se classe au 4èmerang lorsquontente destimer limportance de la migra-tion liée aux étudesAu sein même de la région, le seul dépar-tement qui affiche un «solde migratoire»positif avec les autres régions estlHérault, avec un gain de plus de 10 000étudiants, alors que dans les départe-ments voisins, les étudiants qui partentsont plus nombreux que ceux qui arriventCest naturellement la capitale duLanguedoc-Roussillon qui attire une gran-de partie des étudiants des autres dépar-tements Pour lHérault, 73 % des étu-diants qui y résidaient en 1990 y étudienten 1999, et cette proportion est de 55 %pour les Pyrénées-Orientales Pour tousles autres départements, la proportion deceux qui restent étudier dans le départe-ment où ils résidaient 9 ans auparavantest minoritaire, la plus faible étant celleobservée dans lAude où à peine 17 % deceux qui habitaient en 1990 y étudient en1999 Ce sont également dans ces dépar-tements que la propension à changer derégion est également la plus forte pourétudier dans une ville souvent plus pro-che, telles Avignon et Toulouse
5illeptnoM3002EENSI©lruésevitcopeaonratteungiréssliolndecoR-uoduLanguerfait
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Une autre approche des migrations des étudiantsselon l#analyse du lieu de résidence des parents(statistiques du Rectorat de Montpellier *)
Le Recensement de la Population permet détudier les flux détudiants entre régions, par comparaison de leurs lieux derésidence à deux dates (1990 et 1999)Les données de lEducation Nationale, quant à elles, renseignent sur lorigine géographique des étudiants selon le lieude résidence de leurs parents Elles permettent détudier les flux détudiants par comparaison à la même date du lieude résidence des parents et du lieu détudes Le champ est plus réduit (il couvre 73 % du champ des étudiants de larégion) puisquil se limite aux étudiants inscrits dans les universités, les IUT, les IUP, les divers instituts ainsi que les éco-les rattachées aux universités De plus, sur ce champ réduit, le taux de non réponse est de 17 % Au total, on disposedu lieu de résidence des parents pour seulement 49 000 étudiants de la région, soit pour 6 étudiants sur 10 Ces réser-ves étant posées, léclairage demeure intéressant Les données utilisées portent sur lannée universitaire 1998-1999,afin de concorder avec celles du Recensement de la population de mars 1999nSelon les données de lEducation Nationale, près de 72 % des étudiants de la région ont leurs parents qui résidentdans la région Autrement dit, la migration pour motif détudes ne concernerait que 28 % dentre eux (à rapprocher du38 % que donne le recensement de la population)Pour 10 étudiants inscrits dans la région,5 ont leurs parents qui résident dans le même département, 2 ont leurfamille hors département au sein du Languedoc-Roussillon, 2 ont leur famille dans une autre région de France et moinsde un est originaire des DOM-TOM ou de létranger, soit une proportion de près de 3 étudiants sur 10 non-originairesdu Languedoc-RoussillonLa proportion détudiants originaires de la région est plus élevée pour ceux inscrits en premier cycle universitaire(77,5 %) Pour lensemble des autres étudiants (2èmeet 3èmecycles, IUT, écoles et instituts) seuls 66 % sont originairesde la région, la spécificité de leurs formations impliquant donc plus souvent une migrationPlus la formation est spécifique, plus les étudiants sont mobiles Ceci explique quen Lozère, du fait de la présence dunInstitut Universitaire Professionnel (IUP), 65 % en moyenne des étudiants sont originaires dune autre région ou dunautre pays,
Répartition des étudiants du Languedoc-Roussillon en 1999selon le lieu de résidence de leurs parents
22,5 %
77,5 %
34,0 %
66,0 %
Etudiants de 1ercycle Etudiants de 2èmeet 3èmecyclesEtudiants languedociens dont les parents résident dans la régionEtudiants languedociens dont les parents ne résident pas en Languedoc-RoussillonSource : Rectorat de Montpellier - année universitaire 1998 - 1999
nInversement, dans le sens des départs, 22 % des étudiants dont les parents résident dans la région sont partis étu-dier dans une autre région de France métropolitaine (à rapprocher du 28 % que donne le recensement de la popula-tion) Ainsi,sur 10 étudiants dont les parents résident dans le Languedoc-Roussillon,6 étudient dans le mêmedépartement (notamment en premier cycle universitaire), 2 étudient dans un autre département du Languedoc-Roussillon, et 2 étudient dans dautres régions de France La part de ceux qui étudient hors de la métropole est ici trèsfaible (moins de 1 %) étant donné que lEducation Nationale ne comptabilise pas ceux qui sont partis étudier à létran-ger (mais seulement ceux partis dans les Dom-Tom)Les étudiants inscrits en premier cycle universitaire sont moins enclins à émigrer hors de leur région dorigine que lesplus diplômés Deux facteurs peuvent expliquer ce phénomène La région propose dune part la quasi-totalité des for-mations de premier cycle, ce qui est de moins en moins le cas au fur et à mesure que les études se spécialisent Dautrepart, les étudiants de premier cycle universitaire sont plus jeunes, moins autonomes financièrement, ce qui peut freinerla tendance à émigrer
*les données présentées dans cet encadré ont été fournies par le service statistique du Rectorat de MontpellierNous remercions, en particulier, Mmes Josiane Alberti et Caroline Hocquaux pour leur aide précieuse
Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants© INSEE 2003
Les aires d#influence des différents pôles de la régionMontpellier n#est pas l#unique bassin de recrutement de la régionLa comparaison du lieu détudes en 1999 au lieu de résidence en 1990 met en évidence des zones dattraction constituant desbassins de recrutement pour lenseignement supérieur Il ne sagit pas seulement de lenseignement universitaire mais ausside celui dispensé dans les classes post-baccalauréat des lycées, les instituts de formation des maîtres, les écoles dingénieursou de commerce, les écoles paramédicales ou sociales, certaines écoles militairesSur lensemble du territoire de France métropolitaine, 47 pôles denseignement supérieur ont été ainsi formés, dont trois dansla région Languedoc-Roussillon : Montpellier, Nîmes et Perpignan Autour de ces pôles, on a dessiné des zones dinfluenceselon différents seuils, dont les contours définissent les bassins de recrutement(1)Les bassins de recrutement de la population étudiante ainsi définis correspondent à deux logiques : celle de la proximité etcelle de la concurrence à léchelle nationaleSi les bassins de recrutement respectent globalement sur lensemble du territoire national assez bien les contours des régions,il nen est pas de même en Languedoc Roussillon puisque le très grand bassin de recrutement de Toulouse empiète très net-tement sur le département de lAude A linverse, laire de recrutement du bassin de Montpellier, bien que largement dominan-te au sein de notre région, ne déborde que très légèrement sur Midi-PyrénéesSuivant le seuil choisi, le bassin de recrutement de Montpellier est le 7° ou 8° au niveau national par son effectif Sur dix étu-diants qui y résidaient en 1990, sept y ont poursuivi leurs études en 1999 Le noyau dur (seuil à 50 %) est centré sur le dépar-tement de lHérault et au fur et à mesure que le seuil dinfluence décroît, le pôle universitaire de Montpellier accroît son influen-ce et déborde sur les autres départements du Languedoc-Roussillon
Les zones d#influence des pôles de Perpignan et de Nîmes sont distinctes de celle de MontpellierLe bassin de recrutement de Nîmes, même sil a une toute petite zone dinfluence, reste indépendant du bassin de MontpellierLe bassin de recrutement de Perpignan, pour sa part, couvre une grande moitié est du département des Pyrénées OrientalesAinsi, Perpignan attire les étudiants des Pyrénées-Orientales, qui ne vont pas à Montpellier, tandis que Nîmes a, au curmême de la zone dinfluence de la capitale régionale, son propre bassin de recrutement A peine 40 % des étudiants qui rési-daient dans le bassin de recrutement de Nîmes en 1990 y étudient en 1999
Bassins de recrutement selon différents seuils d#inflence(1) Les contours des bassins de recrutement au seuil de x % sont définis par lensemble des communes dont au moins x %de la population étudiant en 1999 dans le pôle résidaient déjà en 1990 dans ce pôle, ou dans une des communes attiréespar celui-ci Les différents seuils expriment ainsi lintensité de cette attractivité : plus de 50 % (noyau dur), de 40 %, de 33 %,de 25 %, ou plus de 0 % (sans limite de seuil)Seuil à 33 % Seuil à 50 %Ly nges Clermont-Ferrand Lyon Limoges Clermont-Ferrand oLimoSaint-ÉtienneSaint-ÉtienneGrenobleGrenobleValenceValence
Toulouse
Toulouse
Avignon NîmesNîmes AvignonMontpellierMontpellierMarseilleAix-MarseilleToulonToulonContour départementContour département Contour bassin de recrutementContour bassin de recrutementPerpignanLes différentes couleurs correspondentPerpignanLes différentes couleurs correspondent aux différents bassins de recrutementaux différents bassins de recrutementSources : © IGN - INSEE, recensements de la population 1990 et 1999 Sources : © IGN - INSEE, recensements de la population 1990 et 1999
© INSEE 2003
Montpellier fait du Languedoc-Roussillon une région attractive pour les étudiants
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Les soldes des déplacements d#étudiants en 1999entre le lieu de résidence et le lieu d#étudespar rapport au Languedoc-Roussillon
Etudier en Languedoc-Roussillon tout en résidant dans une autre région française
18Source : © IGN - INSEE, recensement de la population 1999 Taux de fuite et d#attraction des étudiants par aire urbaine70LUNELBAGNOLS-SUR-CEZE60CASTELNAUDARY50BEZIERS40SETELIMOUXNIMES NARBONNE CARCASSONNE30ALESMENDEPERPIGNAN AGDE20MONTPELLIERBEAUCAIRE1000 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100Taux de fuite en %Taux d#attraction :part des étudiants qui résident dans une zone et étudient dans une autreTaux de fuite :part des étudiants qui étudient dans une zone mais qui ny résident pasNote de lecture :42 % des étudiants de laire urbaine dAlès résident hors de laire urbaine30 % des étudiants domiciliés dans laire urbaine dAlès étudient ailleursSources : INSEE, recensements de la population 1990 et 01999
- 20- 27 513 - 312- 410 45- 729- 1 4211ec-NLeo tseo lddee  ldet-u r1e  0:98 représente la 211différence, en 1999, entre les étu-10 - 64diants résidant en Languedoc--80Roussillon qui vont étudier enMidi-Pyrénées, et les étudiantsrésidant en Midi-Pyrénées quiviennent étudier en Languedoc-58Roussillon- 443- 1 098
seseLovsnisiréuxongieuriareolsrvre-rentnassetouétudianttnem-engiesnedesôlpestraudsorhpmitisnlgéoiesrurdériesupFdencraDoepntoserevulselIavecMidi-PyrénéèrsedlaomtiéislesetigsusplédseLsensticifstreregivecntaacitinife-nsfsées(11,di-Pyrénlpsuqeu%5m)iasAle-s-peroPncve(ruz%8,4etôCAd-e,8verslin)Aaitntédueds7,%lnsdantdesirésnsiamnoigéraytédueitnpsaLàencore,cetteporpitroenoftsblaicoea-mptiratnaevemtuerxuagionsrétropsméniat-ilosiam,seemèréglpésutenR-uodeconaugudLEstdelhestropimilsnoigérselcveagetaanavcdrteépraemtnépénntlargeAudeétaseénl,-idiéryPaqucMveilssnlodépdesmentarteesAluuoevuauinatntueéqTodeniossabelrfedniionnéparlaprésalgrmenetocdntiétsiaudsnttesl,srdeaniaedeg-Ceslp-AceenovPrelIteruzAd-etôs(-énée-PyrMidievcsia,)up1100nttaveasteurpoA-ecseplrPcnevoce(-400-de-FranaMsiccahuc)nuqseénélfseleoresduxonsesti-edC-tôtenzAruvecona-PyrMididseuténaidsstquéibilntreondtelslpsuipmrotantsLeséchangérenoigiM(P-idfèréntreneutraujaueerprait)eyrénéespourlamslHdanltnérautnqeos%àeu6rieudétddurshoemetrapésrolatnencedespôlesuinevsrtiiaerdseernvregule:étsaidustnisértnadeloianrgéatelesé5%di,2Ainsadisérstnaid-utpdeAulsandntostn4%7qulisudeToudanslAruottnenensesaslpicaasperv,i61,%st)iAsnonnespodespersueltésrusrunavianLedgudetuensrnsélioluosscoR-neansutdaideneCnoigérertuntmevetia-elrstfaibleparrapprotuaxuartseérongidesraFencrtémlopoiati,enarraetptaupporignoxérsinisovesc,es-caubetniompuoiMeuqsitabperenid,hceedusérrueleilrlieudndeleuiosnlioulsuomgirésorhmemêsiofrap,sedut-éemenégèralilytn,elemolabnoGstnaiuquténeidmotsiné-dditusnasrysédireqtdanslarégionséryiutetnedituédueqtsandi3200s-(idnaéutientétudleurailnaidutéseleriudrhercheecràtsetdsriupuostaLconpeutdesétungienemeruelsnenspeMéestistdegemtnrpnuhbérelieuoùochedusoairescoednsecnanevnnosrepsilsaisentpeuvmenegélarud,topluruieétddeu-apsarrroppàt-nellesoudaccseisibilétdeelLpéalseded2300éutidnaunsoldenégatifueilédedut:smecesdnticome-il
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