Un enseignement supérieur très développé en Midi-Pyrénées

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À la rentrée scolaire 2003, 113 000 étudiants sont inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur de Midi-Pyrénées, soit 19 % de la population scolaire. Ce taux place l'académie de Toulouse au deuxième rang des académies de province. L'université prédomine ; elle concentre les trois quarts des étudiants et a continué de se développer ces dernières années. Les formations bac + 3 et bac + 4 sont relativement plus présentes dans la région.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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RESEAU
UNIVERSITAIRE
TOULOUSE MIDI-PYRENEES
Numéro 85 : novembre 2005
Un enseignement supérieur
très développé en Midi-Pyrénées
Localisation des étudiants en Midi-Pyrénées Poids de l'enseignement supérieur dans
rentrée 2003-2004 la population scolaire et étudiante en 2003-2004
Unité urbaine Académie
SouillacCommune rurale
Figeac
Cahors Decazeville
Rignac
RodezVillefranche-
de-Rouergue
Monteils Millau
Castelsarrasin CarmauxMontauban Saint-Affrique
AlbiLectoure
Gaillac LavalOndes
Castres Roquecezière
Auch
Toulouse
Verdalle MazametVic-en-Bigorre
Masseube Revel
Saint-Gaudens Mirepoix
Tarbes Pamiers
Nombre d'éudiants : Foix
MontréjeauBagnères- 50 000de-Bigorre Saint-Paul-de-Jarrat Taux en % GéoFLA® © IGN - Insee 2005
plus de 16,8
GéoFLA® © IGN - Insee 2005 de 14,1 à 16,8
3 500 de 12,8 à 14,0
inférieur à 200 moins de 12,8
Métropole : 16 %
Source : Rectorat - base centrale de pilotage, rentrée 2003-2004 Source : Ministère éducation nationale , DEP - géographie de l'école
INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUEÀ la rentrée scolaire 2003, 113 000 étudiants sont ins- ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
DIRECTION RÉGIONALE
DE MIDI-PYRENEEScrits dans un établissement d’enseignement supérieur Téléphone : 05 61 36 61 36
Télécopie : 05 61 36 62 00
Adresse : 36, rue des Trente-Six-Pontsde Midi-Pyrénées, soit 19 % de la population scolaire et
31054 TOULOUSE CEDEX 4
Directrice de la publication : Magali Demotes-Mainardétudiante. Ce taux place l’académie de Toulouse au
Rédactrice en chef : Marie-Pierre Plaux
Maquettiste : Evelyne De Mas
deuxième rang des académies de province. Ce document est téléchargeable à partir du site internet
www.insee.fr/mp
à la rubrique « publications »L’université prédomine ; elle concentre les trois quarts
Imprimeur : Douladoure, 31650 Saint-Orens
Dépôt légal : novembre 2005des étudiants et a continué de se développer ces ISSN : 1262-442X
CPPAP : 183AD
SAGE : SIPAG8576dernières années. Les formations bac + 3 et bac + 4
Prix : 2,20 €
Abonnement à l'ensemble des publicationssont relativement plus présentes dans la région.
pour l'année 2005 : France 85 €, Étranger 105 €
1Un enseignement supérieur
très développé en Midi-Pyrénées
À la rentrée scolaire 2003-2004, celui observé en France (14 %, soit trois toulousaine, les 14 % restant étant dissé-
113 000 étudiants sont inscrits dans les points de moins que la moyenne natio- minés dans les autres départements. Les
établissements d’enseignement supérieur nale). Les STS sont un peu moins repré- Hautes-Pyrénées et le Tarn comptent
de Midi-Pyrénées : universités, IUFM, sentées qu’en France (10 % contre 11 %). chacun plus de 4 000 étudiants, et repré-
écoles spécialisées, classes préparatoires, Les autres étudiants (3 %) fréquentent sentent ensemble 4 % de la population
sections de techniciens supérieurs des les classes préparatoires aux grandes éco- universitaire régionale. L’Aveyron en
lycées (STS)... Leur poids dans la popu- les : cette part est comparable à la accueille 2 500, les autres départements
lation scolaire et étudiante atteint moyenne nationale. entre 770 et 1 260 chacun. Toulouse
19,4 %, soit un des plus élevés parmi concentre 91 % des effectifs universitaires
les académies de province. Ainsi, l’aca- Autant de formations de la région, les chefs-lieux des sept autres
démie de Toulouse, dont le périmètre bac + 3 et bac + 4 que départements, Castres et Figeac attirant
coïncide avec la région Midi-Pyrénées, de formations courtes le complément. Les mesures engagées à
arrive en deuxième position, juste derrière partir du plan Université 2000 ont initié
l’académie de Lyon (19,8 %). La moyenne Lors de l’année scolaire 2003-2004, un mouvement de déconcentration, qui
métropolitaine s’établit à 16,0 %. dernière année de l’ancien dispositif a touché aussi les sections de techniciens
diplômant avant la réforme LMD supérieurs. Celles-ci sont ouvertes dans
Des universités (licence-master-doctorat), les étudiants des lycées des principales agglomérations,
prédominantes, qui préparent un diplôme de niveau mais aussi dans des lycées situés dans des
des écoles d’ingénieurs bac + 3 ou bac + 4 sont presque aussi villes plus petites.
très présentes nombreux que ceux qui préparent un
diplôme de niveau bac + 2. En cela, Midi- Sciences et sciences
Trois étudiants sur quatre sont inscrits Pyrénées se distingue de la moyenne humaines, les disciplines
en université ou dans un organisme assi- métropolitaine. Le poids des formations les plus représentées
milé (dans les quatre universités de Tou- courtes est en effet réduit dans la région :
louse, Toulouse-Le Mirail, Toulouse- 39 % des étudiants y préparent un En 2003-2004, les sciences fonda-
Sciences Sociales, Toulouse-Paul Sabatier, diplôme de niveau bac + 2, contre une mentales et appliquées, de la vie et de
l’Institut National Polytechnique de moyenne de 45 % en France métropoli- la terre d’une part et les sciences
Toulouse ainsi que le centre universitaire taine. Enfin, comme dans la moyenne humaines d’autre part sont de loin les
Champollion d’Albi ou l’Institut Universi- française, plus d’un inscrit sur cinq disciplines universitaires les plus fré-
taire de Formation des Maîtres). À l’image prépare un diplôme de niveau bac + 5 ou quentées en Midi-Pyrénées avec 22 %
des autres académies méridionales, les uni- plus. des inscriptions chacune, soit de deux
versités occupent une part plus importante Une très forte majorité d’étudiants à trois points de plus que la moyenne
que la moyenne française (68 %). (86 %) se concentre sur l’agglomération française. Elles sont suivies principalement
La région se distingue aussi par la
forte présence d’écoles d’ingénieurs, qui Des formations bac + 3 et bac + 4 plus présentes en Midi-Pyrénées
Part des effectifs de l'enseignement supérieur par niveau de diplôme préparéaccueillent 4 700 étudiants, soit 4,2 % %
50
des effectifs de la région, contre 3 % en Midi-Pyrénées 45
moyenne en France. En ajoutant les France 3940
37formations universitaires de l’INPT, la
31région compte près de 8 800 étudiants
30
ingénieurs, soit près de 8 % des étudiants,
21 20le double de la moyenne française. 20
Malgré l’importance des écoles d’ingé-
nieurs dans la région, l’ensemble des écoles 10
spécialisées, qui regroupent aussi les
2 2
écoles sanitaires ou sociales et les écoles 0
bac et bac + 1 bac + 2 bac + 3 à bac + 4 bac + 5 et plus
de commerce, ont un poids inférieur à Source : Rectorat - base centrale de pilotage rentrée 2003-2004
2par les lettres et langues, l’économie et Une vocation scientifique régionale
l’administration économique et sociale et Répartition des étudiants des universités et assimilés par discipline
le droit. Les lettres et langues ainsi que la Droit - sciences politiques Midi-Pyrénées
médecine, sont moins présentes que dans
Économie, AES France
la moyenne des universités françaises.
Lettres, langues
Dans les classes préparatoires aux
Sciences humaines et sociales
grandes écoles, ce sont aussi les filières
Médecine, odontologie
scientifiques qui arrivent en tête avec
Pharmacie64 % des inscriptions, suivies par l’éco-
Sciencesnomie (24 %) et la littérature (11%).
STAPSLes filières tertiaires l’emportent sur les
IUT secondairefilières secondaires dans les sections de
IUT tertiairetechniciens supérieurs comme dans les
%
écoles spécialisées (59 %). 0 5 10 15 20 25
Source : Rectorat - base centrale de pilotage, rentrée 2003-2004
Des effectifs étudiants
en progression
L'université continue de se développer
Évolution entre 1998 et 2003 des inscriptions dans l'enseignement supérieur
Entre 1998 et 2003, le nombre
FranceMidi-Pyrénéesd’étudiants de l’enseignement supérieur
métropolitaine
s’est davantage accru en Midi-Pyrénées
Évolution Évolution(+ 5,9 %) qu’en France métropolitaine 1998 2003 1998-2003 (%) 1998-2003 (%)(+ 4,6 %). Ce phénomène est encore
plus marqué pour les universités, dont
Total universités et assimilés 78 101 81 400 4,2 1,0
les effectifs augmentent de plus de 4 % 68 884 71 264 3,5 1,0 Universités (hors IUT)
5 740 6 023 4,9 - 0,9contre 1 % pour l’ensemble des régions. IUT (DUT)
3 477 4 113 18,3 4,0 IUFMLes classes préparatoires aux grandes
10 533 10 640 1,0 - 2,3Sections de Techniciens Supérieurs (STS) écoles se distinguent avec une évolu-
3 209 3 441 7,2 1,3Classes préparatoires + préparations intégréestion presque six fois plus rapide dans la
14 560 17 250 18,5 29,0Écoles spécialisées*, universités privées
région qu’en moyenne française. Le 106 403 112 731 5,9 4,6Total
nombre d’inscrits en STS reste stable,
* Y compris Institut National des Sciences Appliquées (INSA)
alors qu’il diminue de plus de 2 % en Source : Rectorat - base centrale de pilotage, rentrée 2003-2004
moyenne nationale. Par contre, les inscrip-
tions en école spécialisée n’augmentent
que de 19 % en Midi-Pyrénées contre Effectifs salariés de l'enseignement supérieur et de la recherche au 31/12/2002
(non compris les emplois secondaires)29 % France entière. La différence est
Enseignement Enseignement Recherche Ensembleparticulièrement forte dans les écoles
Répartition en % supérieur État supérieur privé publique* Midi-Pyrénées
sanitaires et sociales (+ 16 % en Midi- 56,8 38,1 51,0 54,8Cadres, professeurs,
Pyrénées, contre + 39 % en France). professions scientifiques et culturelles
13,2 40,9 22,1 16,1Professions intermédiaires
30,0 21,0 26,9 29,1Employés, agents de service et ouvriersL’enseignement
100,0 100,0 100,0 100,0Totalsupérieur et la recherche
9 580 760 1 460 11 800Effectifs salariéspublique emploient
* CNRS, INRA, INSERM et ONERA11 800 salariés Source : Insee, Dads, fichier des agents de l'État 2002
Le poids de l’enseignement supérieur blissements publics de recherche*. Au professeurs et professions scientifiques
31 décembre 2002, enseignement supé-dans la région se mesure aussi par le représentaient plus de la moitié des
rieur et recherche publique employaientpersonnel qu’il emploie. Afin de tenir
11 800 salariés, qui se répartissaientcompte de la mixité des unités de
* Centre National de la Recherche Scientifique,recherche publique (entre enseignement pour 81 % dans l’enseignement supé-
Institut National de la Recherche Agronomique,et recherche), il est préférable d’inclure rieur sous tutelle de l’État, 12 % dans
Iational de la Santé Et de la Recherche
la recherche publique et 7 % dans l’en-non seulement les salariés de l’enseigne- Médicale, Office National d’Études et de
seignement supérieur privé. Les cadres,ment supérieur, mais aussi ceux des éta- Recherches Aérospatiales.
3emplois sauf dans l’enseignement privéeEn 3 cycle plus de la moitié des étudiants viennent d'autres académies
où ces professions semblent en partieÉtudiants titulaires du baccalauréat inscrits à l'université
selon l'académie de préparation du baccalauréat supplantées par les professions intermé-
er e e diaires (personnel administratif, tech-Répartition en % 1 cycle 2 cycle 3 cycle Tous cycles
niciens).
67,0 53,4 46,9 59,1Toulouse
7,7 8,6 8,2 8,1Bordeaux
5,7 5,9 5,9 5,8Montpellier Une attraction confirmée
1,9 4,4 6,3 3,4Région parisienne des universités
13,5 23,6 26,5 19,1Autres académies
de Midi-Pyrénées4,1 4,2 6,1 4,4Étranger
Total 100,0 100,0 100,0 100,0
Effectif d'étudiants bacheliers À la rentrée 2003-2004, 77 300 étu-33 660 26 530 9 320 69 540
Source : Rectorat - SISE rentrée 2003-2004 diants sont inscrits à l’université en
Poids économique de l’activité universitaire et de la recherche publique
Près de 1,35 milliard d’euros en 2004 en Midi-Pyrénées
Le poids économique de l’activité universitaire et de la recherche publique est ici estimé sur le champ des quatre
universités toulousaines,Toulouse-Le Mirail, Toulouse-Sciences Sociales, Toulouse-Paul Sabatier, l’INPT ainsi
que l’EPA Champollion, deux grandes écoles, l’INSA et l’ENIT, et pour les établissements publics de recherche :
le CNRS, l’INSERM, l’INRA et l’ONERA.
Il est apprécié au travers de quatre composantes : les budgets d’investissement et de fonctionnement de ces établis-
sements, leur masse salariale, ainsi que les dépenses réalisées par les étudiants. Les trois premières composantes sont
estimées à partir des comptes financiers et du bilan social des établissements. Le calcul de la masse salariale porte
sur les salaires versés par l’État pour les enseignants, enseignants chercheurs, chercheurs, ingénieurs et personnel
administratif et technique. Il exclut les salaires versés aux contractuels, comptabilisés dans le budget de fonction-
nement.
En 2004, l’ensemble des budgets et des salaires des universités, de l’INSA, de l’ENIT et des établissements publics
de recherche de la région approche 775 millions d’euros. Les dépenses d’investissement s’élèvent à plus de
60 millions d’euros, et les dépenses de fonctionnement atteignent 248 millions d’euros. Enfin, les personnels de ces
établissements, toutes catégories confondues, rémunérés sur le budget de l’État, représentent une masse salariale
totale de 465 millions d’euros.
Poids économique des universités et de la recherche publique en Midi-Pyrénées en 2004
(en million d'euros)
Universités et Établissements publics, Total
assimilés scientifiques et technologiques
Budget investissement 24 37 61
Budget fonctionnement 165 83 248
Budget total 188 121 309
Masse salariale - Personnels de l'État 323 142 465
Source : déclarations des établissements
Les dépenses des étudiants sont approchées en appliquant à la population étudiante inscrite dans les établissements
retenus à la rentrée 2003-2004 les dépenses moyennes des étudiants de France métropolitaine, par classe d’âge
(produites par l’Observatoire de la Vie Étudiante, enquête 2000 et 2003). Les 80 240 étudiants inscrits en Midi-
Pyrénées dans l’un des établissements universitaires, à l’INSA ou l’ENIT auraient dépensé près de 575 millions
d’euros en 2004.
Au total, le poids économique des établissements considérés est de l’ordre de 1,35 milliard d’euros en 2004, soit un
peu plus de 2 % du PIB régional. Il s’agit là d’un poids considérable qui démontre l’importance du secteur
universitaire et de recherche publique en Midi-Pyrénées. Cette évaluation ne prend pas en compte les investisse-
ments liés aux constructions et équipements, inscrits dans le Contrat de Plan État-Région, qui s’élèvent à 328 mil-
lions d’euros pour la période 2000-2006, ni d’autres crédits engagés chaque année par la Région et les autres
collectivités locales pour le développement des universités et de la recherche. Elle exclut aussi le budget du CROUS.
Université Toulouse le Mirail-CERTOP-UMR CNRS 5044
4Midi-Pyrénées et neuf d’entre eux sur
Méthodologie
dix sont titulaires du baccalauréat.
Champ d’étude
Parmi ces titulaires, 41 % ont obtenu
Les étudiants inscrits à la rentrée 2003-2004 dans les établissements et les formations de
leur baccalauréat en dehors de l’acadé- l’enseignement supérieur sont recensés par le ministère de l’Éducation nationale, de
mie de Toulouse. Même si certains ont l’enseignement supérieur et de la recherche - Direction de l’Évaluation et de la Prospec-
tive dans la Base Centrale de Pilotage (BCP). Le champ géographique de l’étude recouvrepu arriver dans l’académie de Toulouse
l’ensemble des établissements et formations rattachés administrativement à l’académie depour des raisons de mobilité familiale,
Toulouse. Il inclut l’antenne de l’université de Toulouse à Madrid et exclut l’antenne de
cela signifie que les universités toulou- l’université de Pau à Tarbes.
saines drainent de nombreuses inscrip- Les établissements et formations de l’enseignement supérieur regroupent :
tions en provenance de l’extérieur de la - les universités et établissements assimilés : les universités Toulouse I, Toulouse II,
e Toulouse III, l’Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT), le Centre Universi-région, davantage encore dans les 2 et
taire de Formation et de Recherche d’Albi. Sont dits établissements assimilés les Institutse3 cycles qu’en premier cycle. Un tiers Universitaires de Formation des Maîtres. L’Institut National des Sciences Appliquées de
des étudiants de premier cycle vient Toulouse, bien qu’étant de même nature que l’INPT, est comptabilisé de par son statut
dans les écoles d’ingénieur ;d’autres académies ou de l’étranger. En
- les classes préparatoires aux grandes écoles dans les établissements publics et privés ;e e2 et 3 cycle, ils sont plus de 47 % à
- les sections de techniciens supérieurs des lycées publics et privés - les autres formations
avoir passé leur baccalauréat dans dispensées dans des écoles d’ingénieur (hors formations universitaires), de commerce,
d’autres académies. artistiques et culturelles, paramédicales et sociales... Elles incluent aussi l’Institut catholi-
que, qui est une université privée.Les principales académies de prove-
Le zoom sur les universités en deuxième partie de la publication s’appuie sur le systèmenance des étudiants sont les plus proches
d’information de suivi de l’étudiant (SISE). Il porte à la rentrée 2003-2004 sur lesgéographiquement : Bordeaux (20 % unités de formation et de recherche des quatre universités et le Centre Universitaire de
des étudiants ayant obtenu leur bacca- Formation et de Recherche d’Albi, soit 77 300 étudiants. Les IUFM ne font pas partie
du champ SISE.lauréat hors académie de Toulouse) et
Les effectifs étudiantsMontpellier (14 %). Les bacheliers en
Les effectifs décomptés dans la BCP peuvent comporter, à la marge, des doubles comptesprovenance d’Île-de-France pèsent pour
car les étudiants peuvent s’inscrire à plusieurs formations sans être repérés du fait de8 % et 11 % viennent de l’étranger. Les
l’absence d’identifiant unique. Dans le champ SISE, les doubles comptes sont exclus, les
47 % restant viennent d’un peu toutes effectifs étant mesurés par référence à la notion d’inscription principale.
les autres académies. Le niveau de diplôme préparé
Par référence à la nomenclature du « niveau interministériel », le niveau de diplôme
À l’université, préparé caractérise le niveau d’emploi attribué à une personne ayant validé une forma-
tion. Le niveau IV correspond au bac et aux formations de niveau équivalent comme laun étudiant sur quatre
capacité en droit , le niveau III aux formations de niveau bac + 2, etc. Cette notion a étéa plus de 25 ans préférée à celle de « cycle » pour analyser le champ complet de l’enseignement supérieur
car la notion de « cycle » n’a pas de sens pour les formations hors université.
À l’université, un étudiant sur deux a Le personnel
plus de 21 ans tous cycles confondus, Le personnel salarié est issu du rapprochement de deux sources : les déclarations annuelles
er e de données sociales (Dads) pour les établissements privés et semi-publics et les fichiers de19 ans dans le 1 cycle, 22 ans en 2 cycle,
e paye des agents de l’État pour les établissements relevant de la fonction publique d’État ;26 ans en 3 cycle. Toutefois, près d’un
ce décompte au 31 décembre 2002 est effectué selon l’activité principale du salarié.
étudiant sur dix est âgé de plus de 30 ans et
Simulation de la réforme Licence Master DoctoratRéforme Lme Lme Lme Lme Licence, Micence, Micence, Micence, Masterasterasterasteraster, D, D, D, D, Doctoroctoroctoroctoroctoratatatatat
en 2003 en Midi-Pyrénées
5À la rentrée 2005, toutes les universités ont mis en place la réforme 12
Licence, Master, Doctorat (LMD), qui harmonise les diplômes de l’ensei-
29gnement supérieur à l’échelle européenne. L’objectif est de bâtir un
39système européen avec une architecture claire, lisible, qui rende les
eétudiants plus mobiles en Europe. 3 cycle Doctorat
e2 cycle MasterÀ la rentrée 2003 les étudiants universitaires (hors médecine) sont er1 cycle Licence
er70 500 en Midi-Pyrénées, dont 49 % en 1 cycle (y compris cycle 0*), cycle 0
e e 6639 % en 2 cycle et 12 % en 3 cycle. Si la réforme LMD avait été mise en
47
place en 2003, on estime à 66 % la part des étudiants qui auraient été
inscrits en Licence, 29 % en Master et 5 % en Doctorat.
2
* Formations de niveau bac et bac + 1 (qui incluent la capacité en droit) Source : Rectorat - SISE rentrée 2003-2004, méthodologie DEP
5un sur quatre de plus de 25 ans. Si ces étu- eEn 2 cycle, 22 % des étudiants ont plus de 25 ans
diants âgés de plus de 25 ans sont Répartition des étudiants de l'université par tranche d'âge et par cycle
e %logiquement majoritaires en 3 cycle 100
9
(68 %), ils représentent 22 % des étu- 22 23
ediants du 2 cycle et 9 % des étudiants 22 68
75 58erdu 1 cycle. Parmi eux, seulement un sur
cinq est inscrit en formation continue ou 39
50en reprise d’études. 64
Moins de femmes 693325
38à l’université en sciences 32
15et en bac + 6 9
0
er e eCycle 0 1 cycle 2 cycle 3 cycle Total
Les femmes, proportionnellement Moins de 21 ans de 21 à moins de 25 ans 25 ans et plus
plus nombreuses à avoir le baccalauréat, Source : Rectorat - SISE rentrée 2003-2004
sont aussi plus nombreuses à l’université
où elles représentent 56 % des étudiants.
Dans les deux premiers cycles universi-
La part des étudiants étrangers croît avec les cycles
taires, la proportion de femmes est en-
Étudiants de nationalité étrangère à l'université
%core plus importante (57 %) alors qu’en 40
e3 cycle elles font part égale avec les hom- 9
30mes. Elles deviennent minoritaires (47 %)
à partir du niveau bac + 6.
4
20Les étudiantes sont très largement
majoritaires (70 % et plus) en lettres, lan- 224 3
10 2gues, pharmacie, sciences humaines et 16
98sociales. Elles sont aussi plus nombreuses 6
0
er e een droit, médecine et économie. En Cycle 0 1 cycle 2 cycle 3 cycle Total
revanche, elles sont minoritaires en sciences Étrangers originaires de la zone Europe Étrangers hors zone Europe
et en activités sportives (STAPS), où Source : Rectorat - SISE rentrée 2003-2004
elles ne représentent que 34 % des effec-
tifs de chacune de ces disciplines. l’étranger, la plupart l’ont passé alors Pour en savoir plus
qu’ils résidaient en France.
eEn 3 cycle, un étudiant Par rapport aux étudiants français,
sur cinq est de nationalité les étudiants originaires d’un autre pays « Midi-Pyrénées : une région attrac-
étrangère européen sont plus attirés par les lettres, tive pour les étudiants », 6 Pages n° 61,
sciences humaines et sociales et par Insee Midi-Pyrénées, avril 2003.
En Midi-Pyrénées, comme en l’économie, ils le sont nettement moins
« La recherche en Midi-Pyrénées »,moyenne en France métropolitaine, par les sciences. Les étudiants originaires
Les Dossiers Insee Midi-Pyrénées11% des étudiants inscrits à la rentrée des autres continents sont davantage
n° 123, septembre 2004.2003-2004 sont de nationalité étran- présents en économie et en sciences.
gère. Plus de la moitié d’entre eux Les étudiants originaires d’un conti- « Atlas régional – les effectifs d’étu-
(55 %) sont originaires d’un pays afri- nent autre que l’Europe sont plutôt des diants en 2003-2004 », Ministère de
cain et un sur cinq d’un pays européen. hommes (59 %) alors que les étudiants l’Éducation nationale, de l’enseigne-
Leur présence croît avec les cycles : européens sont plutôt des étudiantes ment supérieur et de la recherche –
eils sont particulièrement nombreux en (64 %), y compris en 3 cycle (55 %). DEP, décembre 2004.
e3 cycle où un inscrit sur cinq est de Au total, la population des étudiants
« La géographie de l’école n° 9 »,
nationalité étrangère. Mais ils représen- de nationalité étrangère est majori-
Ministère de l’Éducation nationale, de
tent une part non négligeable des étu- tairement masculine (54 %).
l’enseignement supérieur et de la
diants du cycle 0 (niveau bac et bac + 1)
recherche – DEP, mai 2005.
en raison des équivalences à faire
er Marie-Thérèse de Labarthereconnaître pour s’inscrire en 1 cycle.
Odile RuhlmannSi certains ont passé leur baccalauréat à
6

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