Année économique et sociale 2005 en Martinique

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608002BROMARTOK.qxd 7/09/06 15:56 Page 3 Contexte national et International En 2005, poursuite d’une forte croissance mondiale a croissance est tirée par les grandsEn 2005, la croissance En métropole, légère L pays développés, au premier rang décrue du chômagemondiale est restée très desquels les États-Unis. En Chine, un récent recensement économique aélevée, atteignant 4,8 % En France, le PIB s’accroît de 1,2% en permis de mieux prendre en compte 2005, après 2,3% en 2004. La crois-après 5,3% en 2004. les services. Le PIB chinois a ainsi été sance a été nettement plus forte au réévalué et représente désormaisCette forte expansion est second semestre qu’au premier. 15,4% du PIB mondial, ce qui fait de Le solde extérieur continue de freinerliée aux conditions la Chine la seconde économie natio- l’activité. Le déficit du commerce des nale en termes de parité de pouvoirfavorables sur les marchés biens et services reste toutefois relati- d’achat. De nombreux pays émer- vement modéré, à moins de 1% dude capitaux et à la poursuite gents profitent de l’appréciation des PIB. La consommation des ménages matières premières. Le pétrole s’estde politique macro est dynamique et le taux d’épargne encore renchéri, le baril passant en fléchit, s’établissant à 14,9% en 2005.économiques d’accompa- moyenne annuelle de 38,2 dollars en L’investissement progresse, qu’il 2004 à 53,6 dollars en 2005.gnement.
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608002BROMARTOK.qxd 7/09/06 15:56 Page 3
Contexte national et International
En 2005, poursuite
d’une forte croissance mondiale
a croissance est tirée par les grandsEn 2005, la croissance En métropole, légère L pays développés, au premier rang décrue du chômagemondiale est restée très desquels les États-Unis. En Chine, un
récent recensement économique aélevée, atteignant 4,8 % En France, le PIB s’accroît de 1,2% en
permis de mieux prendre en compte 2005, après 2,3% en 2004. La crois-après 5,3% en 2004. les services. Le PIB chinois a ainsi été sance a été nettement plus forte au
réévalué et représente désormaisCette forte expansion est second semestre qu’au premier.
15,4% du PIB mondial, ce qui fait de Le solde extérieur continue de freinerliée aux conditions la Chine la seconde économie natio- l’activité. Le déficit du commerce des
nale en termes de parité de pouvoirfavorables sur les marchés biens et services reste toutefois relati-
d’achat. De nombreux pays émer- vement modéré, à moins de 1% dude capitaux et à la poursuite gents profitent de l’appréciation des PIB. La consommation des ménages
matières premières. Le pétrole s’estde politique macro est dynamique et le taux d’épargne
encore renchéri, le baril passant en fléchit, s’établissant à 14,9% en 2005.économiques d’accompa- moyenne annuelle de 38,2 dollars en L’investissement progresse, qu’il
2004 à 53,6 dollars en 2005.gnement. Le renchérisse- s’agisse de celui des administrations
publiques, des ménages ou des entre-ment du pétrole et plusieurs
prises. Les dépenses des administra-
catastrophes naturelles tions publiques ralentissent nettement.
Le PIB de la zone euro s’est accru deexpliquent en grande partie
1,3% en 2005. Comme pour l’en- Le déficit public revient ainsi en deçà
le léger ralentissement par semble du monde, la croissance est du critère du Traité de Maastricht,
moins vive qu’en 2004 (2,1%), en passant de 3,7% du PIB en 2004 àrapport à 2004.
raison principalement de l’apprécia- 2,9% en 2005. Néanmoins, la dette
tion du pétrole. L’expansion reste publique progresse à nouveau et
cependant bien plus vive qu’en atteint 66,6% du PIB fin 2005, excé-
2003 (0,5%), année où le niveau dant un autre critère du Traité. EnMoindre croissance
élevé de l’euro avait eu des effets France métropolitaine, le nombre dedans la zone euro
pénalisants. L’expansion semble chômeurs au sens du BIT a légère-
désormais plus soutenue et ment diminué et s’établit désormais à
atteindrait 2% pour 2006. L’inflation 2 717 000 personnes ; le chômage
est restée modérée, à 2,2% pour l’an- touche 9,8% de la population active
née 2005, après 2,1% en 2004. en 2005,soit 0,1 point de moins qu’en
2004. Malgré la hausse des prix de
l’énergie, l’inflation reste très modé-
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Contexte national et International
rée : avec 1,5% de hausse entre péenne pour le sucre et la banane, mais l’emploi et des revenus. La croissance
décembre 2004 et 2005, l’évolution qui sont à présent contestées dans le a également fléchi au Venezuela avec
de l’indice des prix est encore infé- cadre de l’Organisation mondiale du une moindre augmentation de la
rieure à celle de l’année précédente commerce. Si l’impact économique production pétrolière. Au Mexique,
(2,1%). est en partie déjà absorbé, cette évolu- c’est une moindre performance des
tion impose d’importantes réalloca- secteurs agricole et industriel qui
tions d’emploi vers les autres secteurs. explique le ralentissement de la crois-
La région Caraïbe doit également faire sance.Caraïbe, Amérique Latine :
face à un lourd endettement. A titre
la croissance reste forte d’exemple, les six pays de l’Union En 2006 et 2007, la croissance mondia-
monétaire de la Caraïbe de l’Est le devrait rester très élevée, à plus de
La région Caraïbe et l'Amérique latine membres du FMI avaient en 2005 une 4% par an. Dans ce contexte favorable,
ont elles-aussi enregistré une vive dette publique équivalente à 115 % de l’enjeu reste essentiel de commencer à
croissance en 2005, bien qu’un peu leur PIB. D’importantes réformes fis- résoudre les difficultés structurelles
moins élevée que l’année précédente. cales sont actuellement en cours dans auxquels sont confrontés un grand
Dans la Caraïbe, le PIB s’est accru de plusieurs pays - notamment l’introduc- nombre de zones et de pays : déficit
5,9% en 2005, davantage qu’en 2004 tion d’une TVA - qui pourrait permettre commercial des États-Unis, chômage,
(2,3 %). La fréquentation touristique a à terme un meilleur équilibre des moindre croissance et difficulté à
encore progressé et l’organisation de finances publiques. maîtriser les finances publiques dans la
la Coupe du Monde de Cricket en zone euro, endettement des pays de la
2007 a suscité un boom de la Au Brésil, l’activité a ralenti en 2005, Caraïbe…
construction dans les 9 pays où elle se un resserrement de la politique moné-
déroulera. La région est confrontée à taire ayant affaibli l’investissement.
l’érosion des préférences commerciales La consommation reste toutefois
qui étaient accordées par l’Union euro- vigoureuse grâce à l’augmentation de Vincent Hecquet
Caraïbes et Amérique centrale devant le Brésil
Taux de croissance de différents pays dans le monde
En %
2004 2005 2006 2007
Monde 5,3 4,8 4,9 4,7
Economies avancées, dont : 3,3 2,7 3,0 2,8
USA 4,2 3,5 3,4 3,3
Zone euro 2,1 1,3 2,0 1,9
France 2,3 1,2 2,0 2,1
Japon 2,3 2,7 2,8 2,1
Pays émergents ou en développement, dont : 7,6 7,2 6,9 6,6
Chine 10,1 9,9 9,5 9,0
Inde 8,1 8,3 7,3 7,0
Amérique Latine - Caraïbes, dont : 5,6 4,3 4,3 3,6
Brésil 4,9 2,3 3,5 3,5
Mexique 4,2 3,0 3,5 3,1
Venezuela 17,9 9,3 6,0 3,0
(1)Amérique centrale 3,9 3,8 3,9 3,8
(2)Caraïbe 2,3 5,9 5,3 4,5
(1) : Costa-Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama Sources : FMI, World Economic Outlook, avril 2006 ;
(2) : Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Belize, Dominique, République Dominicaine, Insee pour la France de 2004 à 2006
Grenade, Guyana, Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les
Grenadines, Surinam,Trinité-et-Tobago.
Pour en savoir plus :
Fonds Monétaire International : World Economic Outlook,avril 2006-06-26
Insee : «Les comptes de la nation en 2005»,Insee Première n° 1077,mai 2006
Insee : Note de Conjoncture,mars 2006
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N° 66 - Martinique - Septembre 2006

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