Année économique et sociale 2006 en Martinique

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Contexte national et International Une croissance mondiale toujours forte a croissance mondiale atteint che, les échanges extérieurs et laLa croissance mondiale L5,4 % en 2006, progressant consommation affectent diverse-accélère en 2006, ampli- encore d’un demi-point par rap- ment l’activité selon les pays. L’Al- fi ant encore la tendance port à l’année précédente. Aux lemagne s’est démarquée par la États-Unis, un ralentissement s’est croissance de ses exportations età 5 % par an qu’elle suit opéré à partir du second semestre, de sa production industrielle.depuis 2004. La zone avec le retournement du marché euro connaît une forte immobilier et un fl échissement de En France, le PIB augmente de l’investissement des entreprises. Lareprise. Le PIB français 2,0 % en 2006 contre 1,7 % l’an- croissance y demeure forte grâce née précédente. La consommationaugmente de 2 %. Dans à la consommation et à une nou- des ménages reste très solide. La la Caraïbe, l’expansion velle augmentation de l’emploi. La masse salariale progresse plus vite dépasse le niveau mon- croissance s’accélère encore dans qu’en 2005 sous l’effet d’une amé- les pays émergents et les pays en lioration de l’emploi et du salairedial, mais plusieurs pays développement. En Chine, le PIB moyen. Avec ce regain de pouvoir restent confrontés à un progresse de 10,7 %, tiré par les d’achat, les ménages maintiennent fort endettement. exportations et par des investisse- leur rythme de consommation tout ments très élevés.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
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Contexte national et International
Une croissance mondiale
toujours forte
a croissance mondiale atteint che, les échanges extérieurs et laLa croissance mondiale L5,4 % en 2006, progressant consommation affectent diverse-accélère en 2006, ampli- encore d’un demi-point par rap- ment l’activité selon les pays. L’Al-
fi ant encore la tendance port à l’année précédente. Aux lemagne s’est démarquée par la
États-Unis, un ralentissement s’est croissance de ses exportations età 5 % par an qu’elle suit
opéré à partir du second semestre, de sa production industrielle.depuis 2004. La zone
avec le retournement du marché
euro connaît une forte immobilier et un fl échissement de En France, le PIB augmente de
l’investissement des entreprises. Lareprise. Le PIB français 2,0 % en 2006 contre 1,7 % l’an-
croissance y demeure forte grâce née précédente. La consommationaugmente de 2 %. Dans
à la consommation et à une nou- des ménages reste très solide. La
la Caraïbe, l’expansion velle augmentation de l’emploi. La masse salariale progresse plus vite
dépasse le niveau mon- croissance s’accélère encore dans qu’en 2005 sous l’effet d’une amé-
les pays émergents et les pays en lioration de l’emploi et du salairedial, mais plusieurs pays
développement. En Chine, le PIB moyen. Avec ce regain de pouvoir restent confrontés à un progresse de 10,7 %, tiré par les d’achat, les ménages maintiennent
fort endettement. exportations et par des investisse- leur rythme de consommation tout
ments très élevés. Les cours du pé- en renforçant leur épargne, dé-
trole ont augmenté jusqu’en août sormais à 15,5 % du PIB. L’inves-
2006 puis ont reculé. En moyenne tissement reste dynamique mais
annuelle, le baril est passé à 64,3 masque des disparités
dollars en 2006 contre 53,6 en sectorielles importan- L’économie
2005. L’infl ation demeure modé- tes. L’investissement des française rée dans la plupart des pays. Ceci entreprises s’amplifi e,
accélèrepermet de conserver de faibles taux l’acquisition de loge-
d’intérêt réels, l’un des facteurs qui ments par les ménages
entretiennent la croissance. demeure soutenue, mais l’inves-
tissement des administrations pu-
bliques décélère. En conséquen-
Le PIB de la zone euro s’est accru ce, les investissements des biens
de 2,7 % en 2006, la hausse la plus d’équipements et du bâtiment pro-
forte depuis 2000. Tous les pays gressent , ceux des travaux publics
ont contribué à cette fl échissent. Les exportations aug-
accélération et particu-Reprise dans mentent de 5,5 % stimulées par la
lièrement l’Allemagne forte croissance mondiale et par lala zone euro
et l’Italie. La contribu- reprise de la zone euro. La vigueur
tion de l’investissement est assez de la demande intérieure am-
homogène entre les grands pays plifi e les importations (+ 6,8 %).
et les créations d’emploi se sont Le solde commercial se creuse à
globalement accélérées. En revan- nouveau, mais moins fortement
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N° 69 - Martinique - Septembre 2007
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qu’en 2005. Il continue à ralentir la construction tirée par la deman- pays représentait encore 107 % de
la croissance. de publique. La croissance est éga- leur PIB à la fi n 2005, en dépit des
L’accélération de l’activité favo- lement vigoureuse en République restructurations et des allégements
rise les rentrées fi scales et les ad- Dominicaine (10,7 %), un nouvel consentis.
1ministrations publiques limitent essor de l’investissement hôtelier Le PIB brésilien est revu à la haus-
la progression de leurs dépenses. s’ajoutant à la reprise économi- se de 11 % en termes nominaux,
Le défi cit public au sens du traité que après la crise de 2003-2004. l’essentiel de la révision affectant
de Maastricht se réduit ainsi à Les pays et territoires membres de les quatre dernières années. En ter-
2,5 % du PIB, son niveau le plus l’Union monétaire de la Caraïbe mes réels, la croissance brésilien-
proche de l’équilibre depuis 2001. de l’Est enregistrent une croissance ne s’accélère en 2006 atteignant
L’ensemble de la dette publique a de près de 5 %, le plus haut niveau 3,7 %.
progressé moins rapidement que depuis quinze ans. La préparation
le PIB, et la dette de l’État a été de la coupe du monde de cricket a
réduite par diverses opérations stimulé l’activité, mais pèse sur les Vincent HECQUET
de réduction d’actifs (baisse des fi nances publiques. La dette de ces
dépôts, privatisations…). Le poids
de la dette publique au sens de
Maastricht recule de 2,5 points (1) L’institut statistique du Brésil a révisé ses comptes nationaux en 2006, ce qui permet une
pour s’établir à 63,7 % du PIB à fi n meilleure couverture des services
2006, supérieur au seuil du Traité
(60 %). L’infl ation est faible, l’in-
dice des prix progresse de 1,7 %
entre décembre 2005 et décembre
2006. Des prévisions en baisse
Croissance en 2005 et 2006 et projections pour 2007 et 2008Le PIB de la région caraïbe s’est
accru de 8,3 % en 2006, niveau
très élevé qui renoue avec les som-
mets des années 1970. Comme
l’année précédente, la croissance
a été stimulée par le tourisme et la
construction,
notamm e n tForte croissance
dans la pers- en Caraïbe
pective de la
coupe du monde de cricket de
mars / avril 2007. Trinidad-et-To-
bago a la plus forte expansion de
la région (+ 12 %), bénéfi ciant de
la hausse des prix de l’énergie, de
l’augmentation des capacités de
l’industrie gazière et d’un boom de
Sources : FMI, World Economic Outlook, avril 2007; Insee pour la France de 2005 à 2006
(1) Costa-Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama.
(2) Antigua-et-Barbuda, Bahamas, Barbade, Dominique, République Dominicaine, Grenade, Guyana,
Haïti, Jamaïque, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines, Trinité-et-Tobago.
Pour en savoir plus
Fonds Monétaire International : World Economic Outlook, avril 2007.
Insee : « Les comptes de la nation en 2006 », Insee Première n° 1134, mai 2007.
Insee : Note de conjoncture, juin 2007.
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