Année économique et sociale 2008 en Guadeloupe

De
Publié par

Édito ’ai le plaisir de vous présenter une nouvelle édition de l’Année Économique et Sociale en Guadeloupe. Ce bilan de l’année écoulée, l’année 2008, se veut un regard synthétique et cohérent, mais non exhaustif, sur laJ réalité économique et sociale de la région. Il s’appuie sur les données disponibles au moment de son élabo- ration et constitue le résultat de la collaboration fructueuse entre l’Institut et ses partenaires régionaux. Je tiens ici à remercier tous les auteurs de cette « Année économique et sociale 2008 en Guadeloupe » : me- M Boyer de l’Institut d’Émission des Départements d’Outre Mer ; me- M Erivan de la Collectivité de Saint-Martin me- M Moutoussamy du Rectorat de la Guadeloupe ; - Mme Saint-Charles du Port Autonome de la Guadeloupe ; - M. Beaupère de la Collectivité de Saint-Barthélemy ; - M. Bini de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre ; - M. Chaulet de la Direction de l’Agriculture et de la Forêt ; - MM. Darmalingon et Janik de la Direction du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ; - M. Millo de la Direction régionale de l’Environnement de Guadeloupe ; - M. Rafraf de la Direction départementale de l’Equipement de Guadeloupe ; mes - M Chesnel, Kali et Robert et MM. Benhaddouche, Horatius-Clovis, Le Grand, Moriame, Paraire, Silvestre et Valadou de l’INSEE.
Publié le : dimanche 30 décembre 2012
Lecture(s) : 45
Nombre de pages : 40
Voir plus Voir moins

Édito
’ai le plaisir de vous présenter une nouvelle édition de l’Année Économique et Sociale en Guadeloupe. Ce
bilan de l’année écoulée, l’année 2008, se veut un regard synthétique et cohérent, mais non exhaustif, sur laJ réalité économique et sociale de la région. Il s’appuie sur les données disponibles au moment de son élabo-
ration et constitue le résultat de la collaboration fructueuse entre l’Institut et ses partenaires régionaux.
Je tiens ici à remercier tous les auteurs de cette « Année économique et sociale 2008 en Guadeloupe » :
me- M Boyer de l’Institut d’Émission des Départements d’Outre Mer ;
me- M Erivan de la Collectivité de Saint-Martin
me- M Moutoussamy du Rectorat de la Guadeloupe ;
- Mme Saint-Charles du Port Autonome de la Guadeloupe ;
- M. Beaupère de la Collectivité de Saint-Barthélemy ;
- M. Bini de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Pointe-à-Pitre ;
- M. Chaulet de la Direction de l’Agriculture et de la Forêt ;
- MM. Darmalingon et Janik de la Direction du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle ;
- M. Millo de la Direction régionale de l’Environnement de Guadeloupe ;
- M. Rafraf de la Direction départementale de l’Equipement de Guadeloupe ;
mes - M Chesnel, Kali et Robert et MM. Benhaddouche, Horatius-Clovis, Le Grand, Moriame, Paraire,
Silvestre et Valadou de l’INSEE.
Je vous souhaite à tous une bonne lecture et vous invite à consulter également les éditions 2008 de l’Année éco-
nomique et sociale de la Guyane et de la Martinique. Ces trois publications sont disponibles sur Internet :
www.insee.fr/guadeloupe ; www.insee.fr/guyane ; www.insee.fr/martinique.
Patrick HERNANDEZ
1
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009Synthèse régionale
2008, la Guadeloupe frappée
par la crise
puis des transporteurs ont préfiguré la annales pour le diplôme national duEn Guadeloupe, les premiers
déflagration sociale du 1er trimestre brevet.
signes des crises économique 2009.
L’agriculture retrouve des niveaux et financière se font sentir
A 2,4 milliards d’euros, le déficit de production moyens. La banane
en cours d’année 2008. commercial de la Guadeloupe se (44 000 tonnes à l’export) a regagné la
creuse. Les importations augmentent de quasi-totalité de ses surfaces.Le déficit commercial se
7% et les exportations (hors énergie) de L’exploitation de la canne à sucre
creuse, les prix augmentent 2 %. Les prix augmentent davantage, a permis de produire 63 450 tonnes
2,2 % contre 1,4 % l’année précédente. de sucre et près de 32 600 hectolitresdavantage, les entreprises
Les services, l’alimentation (hors de rhum agricole.
freinent leurs investissements, produits frais) et l’énergie sont les 2008 est une année mitigée pour le
secteurs les plus touchés. L’année 2008 tourisme. Deux millions de passagersla construction de logements
marque un ralentissement prononcé à l’aéroport mais la fréquentation des
s’effondre. Au second des crédits d’investissement aux entre- hôtels et le nombre de nuitées est en
semestre, le marché du travail prises. Le financement de la consom- forte baisse. Au port autonome de
mation des ménages s’essouffle. Guadeloupe, le trafic passagersse dégrade. En revanche,
Le marché de l’automobile est morose : progresse mais de façon moins
la création d’entreprise 17 600 immatriculations soit 7 % de sensible. En revanche, avec près de
moins qu’en 2007. En recul de 20 % 3,6 millions de tonnes brutes dese porte bien car pour beau-
par rapport à 2007, la construction marchandises, le port autonome de
coup, créer son entreprise de logements neufs s’effondre. La Guadeloupe a battu son record.
Guadeloupe compte 30 140 logements La Caraïbe demeure le principal c’est d’abord créer son
sociaux, dont la moitié est située à partenaire avec 41% du trafic réalisé.
propre emploi. L’agriculture Pointe-à-Pitre et aux Abymes.
En 2008, en Guadeloupe, le nombre retrouve des niveaux moyens
Le tissu économique guadeloupéen de naissances continue à diminuer
de production et 2008 s’est enrichi de 4 200 nouvelles pour s’établir à 5 758 bébés. Près
entreprises, 11 % de mieux qu’en des trois quarts de ces naissances seconstitue une année en
2007. Parmi elles, 1 140 ont été créées produisent hors mariage.
demi- teinte pour le tourisme. dans le commerce. Neuf entreprises sur
dix ont démarré leur activité sans sala- Initié par l’État en 2007, le Plan Séisme
rié, une façon pour l’entrepreneur de Antilles est mis en œuvre dans le
créer son propre emploi. département. Il a pour objectif den 2008, la crise financière rejaillit
renforcer les bâtiments publics (enEsur l’économie mondiale et la
Au second semestre, le marché du tra- priorité SDIS et gendarmeries) et lesrécession s’installe au dernier trimestre.
vail se dégrade : fin 2008, on recense logements sociaux.Comme ses principaux partenaires, la
42 340 demandeurs d’emploi soit France est touchée. Le PIB est en recul
4 % de plus qu’en 2007. Les jeunes et 2008, c’est aussi pour Saint Martin etde 1,2 % au quatrième trimestre et le
les seniors sont les plus touchés. Saint-Barthélemy, l’année au courschômage augmente.
L’effectif des chômeurs diminue de de laquelle ces deux nouvelles collecti-En Caraïbe, le tourisme pâtit de la crise.
1 100. Cependant, avec un taux de vités françaises d’Outre-mer s'installentSur l’ensemble de l’année, le PIB
22 %, le chômage reste très élevé en dans leur nouveau statut acquis guadeloupéen croît encore de 1,1 %
Guadeloupe. Un diplôme, c’est un en 2007.mais c’est le plus mauvais chiffre de ces
atout contre le chômage. Pourtant, avecdernières années.
un taux de réussite en retrait de
dix points par rapport à la précédenteAu dernier trimestre les mouvements Pierre VALADOU
session, 2008 ne restera pas dans lessociaux des gérants de stations services
2
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009
Contexte national et international
La crise financière
atteint l'économie mondiale
Dans la zone euro, l'activité a chuté auu quatrième trimestre 2008, leLe ralentissement de la
quatrième trimestre 2008 (-1,5 %). LaA produit intérieur brut des écono-croissance amorcé en 2007 production a diminué dans l'industrie
mies avancées s'est fortement contracté (-4,5 %) et dans la construction (-2,6 %). s'est transformé en récession (-1,8 %). Les débouchés se sont réduits
partout et les entreprises ont ajusté leurà partir de septembre 2008.
production et leurs stocks à la baisse de
Tous les pays sont concernés la demande. Le recul général de la Le recul de la demande
et la récession devrait demande a entrainé une baisse des prix influe sur les prix
des produits pétroliers. Le net repli dese confirmer en 2009.
l'inflation qui a suivi, a joué un rôle
La France est touchée par la Les cours des matières premières ontamortisseur dans la crise. Sur l'en-
nettement chuté par rapport aux picssemble de l'année 2008, la croissancecrise comme ses principaux
du milieu d'année, causant des pertesmondiale est limitée à 3,2 % contre
partenaires commerciaux. de revenus particulièrement lourdes5,2 % en 2007.
Seuls, les pays émergents aux pays exportateurs de matières La crise financière n'est pas totalement
premières. Le prix du pétrole, en parti-résorbée. Les actifs d'origine américai-devraient conserver une
culier, a fortement baissé au quatrièmene passés en pertes et profits par l'en-
croissance positive en 2009. trimestre. Le baril de Brent à 40$ ensemble des institutions financières au
moyenne au mois de décembre a étécours de la période 2007-2010 sontLa région Caraïbe pourrait
divisé par trois (120$ en juillet). évalués à 2700 milliards de dollars.être pénalisée par le recul
prévisible du tourisme.
La récession s’installe en 2009
En %Les prix des matières
2007 2008 2009 2010premières, très volatils
Monde 5,2 3,2 -1,3 1,9en 2008, devraient se
économies avancées, dont : 2,7 0,9 -3,8 0,0
- Etats Unis 2,0 1,1 -2,8 0,0stabiliser à un niveau
- Zone Euro, dont : 2,7 0,9 -4,2 -0,4
- France 2,1 0,7 -2,9 0,4modéré par le recul de - Allemagne 2,5 1,3 -5,6 -1,0
- Japon 2,4 -0,6 -6,2 0,5
la demande mondiale. Pays émergents ou en développement, dont : 8,3 6,1 1,6 4,0
- Afrique 6,2 5,2 2,0 3,9
- Asie 10,6 7,7 4,8 6,1
- Chine 13,0 9,0 6,5 7,5
- Inde 9,3 7,3 4,5 5,6
Amérique Latine - Caraïbes, dont : 5,7 4,2 -1,5 1,6
- Brésil 5,7 5,1 -1,3 2,2
- Mexique 3,3 1,3 -3,7 1,0
- Venezuela 8,4 4,8 -2,2 -0,5
1- Amerique Centrale 6,9 4,3 1,1 1,8
2- Caraïbes 5,8 3,0 -0,2 1,5
- République Dominicaine 8,5 4,8 0,5 2,0
- Haïti 3,4 1,3 1,0 2,0
- Suriname 5,5 6,5 2,8 2,5
- Trinidad et Tobago 5,5 3,4 0,5 2,0
3- ECCU 5,2 1,8 -2,4 -0,1
Sources : FMI, World Economic Outlook, avril 2009 ; Insee, note de conjoncture pour la France (prévision 2009)
(1) Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama
(2) Bahamas, Barbade, Belize, République Dominicaine, Guyana, Haïti, Jamaïque, Suriname, Trinidad et Tobago.
(3) Union monétaire la Caraïbe orientale (Eastern Caribbean Currency Union) : Dominique, Sainte-Lucie, Antigua
et Barbuda, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint Vincent et les Grenadines, Grenade
3
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009Contexte national et international
La crise des subprimes : de la crise financière à la crise économique Le tourisme touché
La crise financière s'est amorcée en 2007 aux États-Unis sur le marché des prêts hypo- dans la région Caraïbe
thécaires aux emprunteurs les plus risqués (prêts Subprimes). Puis, elle s’est transmise à
l’économie réelle par trois canaux principaux. D’abord, la crise financière a entraîné En 2008, le PIB des pays de la Caraïbe
une crise de confiance qui touche l’ensemble des agents économiques : les banques a progressé de 3,0 % contre 5,8 % en
hésitent à se prêter entre elles, tandis que les ménages, par crainte du chômage, 2007. Mais, la crise financière s'est
accroissent leur épargne de précaution. Ensuite, l’accès au crédit est devenu plus rapidement propagée après la mi-sep-
coûteux et difficile : les prêteurs, confrontés à un risque de défaut accru, font payer plus tembre 2008 aux marchés de la zone
cher les emprunteurs, voire refusent de leur prêter. Restriction de crédit et crise de Caraïbe, région qui reste économique-
confiance ont un impact particulièrement négatif sur l’investissement des ménages et ment liée aux États-Unis (commerce,
des entreprises. Enfin, la baisse de demande entraîne une contraction du comme ce flux financiers et transferts de fonds).
mondial, propageant la crise à l’ensemble de l’économie mondiale. En retour, la dégra- Les trois piliers de l'économie des pays
dation de l'économie réelle entretient la crise financière. C'est le cas en particulier de la de la Caraïbe sont impactés par la
baisse des prix dans l'immobilier sur le marché américain qui nourrit la crise des sub- crise. Le recul de l'activité dans
primes. les pays avancés, en particulier aux
États Unis a diminué la demande
de produits d'exportation, a réduit leLa récession devrait se prolonger auLa France en récession, comme
tourisme et a diminué les transferts depremier semestre 2009. Le climat desses principaux partenaires
fonds des travailleurs immigrés.affaires s'est à nouveau dégradé en
La baisse des prix des matières pre-février 2009 et atteint désormais unEn 2008, le produit intérieur brut a
mières constatée depuis le secondniveau historiquement bas. L'activitéprogressé de 0,4 % en moyenne
semestre 2008 a limité les revenusdevrait se replier au premier trimestreannuelle après +2,3 % en 2007 et
du Venezuela et de Trinidad et Tobago,2009 en France (-1.5 %) comme dans+2,2 % en 2006. Le ralentissement
principaux exportateurs de matièresl'ensemble des économies avancéesà l'œuvre depuis l'été 2007 s'est trans-
premières dans la région, mais a égale-(-1.5 %). En 2008, le chômage a reprisformé en France en un repli modéré de
ment joué un rôle d'amortisseur de lasa progression en France métropolitai-l'activité au troisième trimestre 2008
ème crise pour les pays importateurs ne au cours du 4 trimestre, passant(-0,3 % du PIB), puis en un net recul de
de matières premières. L'envolée desde 7,2 % à 7,8 % de la population acti-l'activité au quatrième trimestre
prix des denrées alimentaires constatée ve. Il a également progressé en(-1,2 % du PIB). Le regain de tensions
au cours du premier semestre avaitMartinique (de 21,2 % à 22 %) et enfinancières qu'a entrainé la faillite de la
particulièrement touché les popula-Guyane (de 20,3 % à 21,8 %) et abanque d'affaire Lehman Brothers a
tions les plus pauvres, contribuantdiminué en Guadeloupe (22,7 % à durci les conditions de financement et
notamment à déclencher une crise22 %). La hausse du chômage s'accen-a entrainé un accroissement généralisé
politique en Haïti. Le Brésil et letuerait en France métropolitaine ende l'aversion au risque. Les entreprises
Suriname ont été touchés par la baisse2009 avec un taux de chômage prévu àont été poussées à couper les dépenses
des cours des matières premières. 8,8 % au deuxième trimestre 2009.d'investissement et à réduire fortement
La dépréciation du Real Brésilien aAux Antilles, l'impact des conflitsleurs stocks.
absorbé en partie les effets de la crisesociaux de janvier et février pèsera sur
grâce à une inflation maitrisée (+5,7%l’activité et sur l'emploi.
en 2008).
Hervé LE GRAND
Pour en savoir plus :
>> Fonds Monétaire International
• Regional Economic Outlook: Western Hemisphere,
http://www.imf.org/external/pubs/ft/reo/2009/WHD/ENG/wreo0509.htm
• World Economic Outlook (WEO), avril 2009,
http://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2009/01/index.htm
>> Insee :
• Note de conjoncture, "La récession se prolonge", mars 2009,
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_theme=3&page=note.htm
• Les comptes de la nation en 2008, Insee Première n°1236, mai 2009
4
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009
Actualités
Chronique des évènements
SOCIAL >>> POLITIQUE >>>
>> Août à septembre >> Municipales de mars >> Le 17 avril 2008
Mouvement des transporteurs de Peu de surprises pour l’élection des Le décès d’Aimé Césaire, le chantre
granulats avec blocage de l’île le 32 maires de Guadeloupe. E. Jalton martiniquais de la négritude, pro-
10/9. Un accord est conclu le 12/9. (Les Abymes), L. Michaux-Chevry voque une grande émotion.
(Basse-Terre) et J. Bangou (Pointe-à-
>> 29/9 au 1/10 Pitre) arrivent ou reviennent aux >> Le 4 novembre 2008
Fermeture des stations services, les affaires. En avril, J.C. Malo, maire de L’élection de Barack Obama à la
gérants ne veulent pas de nouvelles Bouillante, est élu président de présidence des États Unis d’Amérique
ouvertures de station. Un accord l’association des maires de suscite un important élan d’enthou-
erintervient le 1 octobre. Guadeloupe. siasme en Guadeloupe comme dans
beaucoup d’autres régions du monde.
>> 8 au 10 décembre >> Cantonales
Après la Guyane, le réseau routier la gauche l’emporte et J. Gillot est >> Le 6 décembre 2008
guadeloupéen est bloqué par un réélu président du Conseil général. N. Desforges arrive en tant que nou-
collectif de transporteurs pour obte- veau préfet de la Guadeloupe.
nir une baisse du prix des carbu- >> Le 7 avril 2008 Il remplace E. Berthier nommé
rants et de la bouteille de gaz. L’UGTG s’est donné un nouveau préfet de la Sarthe.
Un accord est signé le 10 décembre secrétaire général, E. Domota,
(le sans plomb à 1,16 euros et le 41 ans, cadre supérieur dans le
gazole à 0,99 euros). secteur de l’emploi.
ÉCONOMIE >>>
ailleurs, le réseau de déchetteries>>En février, l’Europe donne de l’air >> Le projet de rénovation urbaine
s’étoffe (Deshaies, Saint-François).au programme de développement de Pointe-à-Pitre (RUPAP) est en
rural de la Guadeloupe : 138 millions marche. Son achèvement est prévu en
>> A partir de février, le projet de loid’euros sont attribués au titre du 2018. Fin 2008, huit projets immobi-
programme pour l’Outre-merfonds européen agricole pour le liers sortent de terre dans le centre-
(LOPOM) suscite débats et inquié-développement rural (Feader). A ces ville. Les premiers relogements
tudes. Plusieurs mesures ressortent defonds viennent s’ajouter un finance- devraient intervenir fin 2009.
ce texte : la création de zonesment national de 54 millions.
franches globales d’activité, le bascu- >> La réorganisation des transports
lement de la défiscalisation en faveur>> Le plan départemental d’élimi- interurbains avance. En 2008, vingt
de l’habitat social et le plafonnementnation des déchets ménagers et assi- millions d’euros ont été affectés par le
des mesures de défiscalisation. Lesmilés (PDEDMA) est adopté en jan- Conseil général à ce projet. Les dépla-
socioprofessionnels (BTP, Fedom,vier par le Conseil général. En mars, 8 cements intra urbains sont du ressort
CGPME, Medef, défiscaliseurs)des 13 décharges sauvages présentes des communes voire d’une commu-
appuyés par les élus obtiennent unsur l’île font l’objet d’un arrêté de fer- nauté de communes
délai jusqu’à 2010 pour les mesuresmeture. A partir de juillet ces ferme-
concernant le plafonnement.tures sont effectives, les déchets sont
transférés sur le site de la Gabarre. Par
ÉVÈNEMENTS CLIMATIQUES >>>
Pierre VALADOU
8,4 millions d’euros, c’est le coût>> Le 19 mars, la houle de Pâques
engendré par le passage de la houlecause de sérieux dégâts à la ville du
d’Omar le 15 octobre de GourbeyreMoule pour laquelle l’état de catas-
à Deshaies.trophe naturelle est reconnu.
5
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009
Actualités
2008, An 1 de la collectivité
de Saint-Martin
En 2008, Saint-Martin n’est pas épar-ituée à 8 000 kms de Paris, l’île deConformément à l’article 74
gnée par le ralentissement de l’activitéS Saint Martin a été découverte ende la Constitution, la COM
touristique constaté également en1493 par Christophe Colomb. Elle
2de Saint-Martin est régie Guadeloupe «continentale». Seloncouvre près de 90 km et offre l’origina-
l’enquête de fréquentation hôtelière, lelité d’une cohabitation entre les com-par une loi organique, celle
taux de fréquentation des hôtels classésmunautés française (Saint-Martin,
du 21 février 2007. 2 est en baisse de deux points par rapport53 km ) et hollandaise (Sint-Maarten,
2 à l’année précédente. Le nombre deEn juillet 2007, la nouvelle 34 km ).
nuitées s’établit à 373 000, en chute deCOM de Saint-Martin a
29 %. A 49 %, la part des nuitées étran-
été officiellement érigée par gères est en forte baisse. La duréeL’économie de Saint-Martin
moyenne du séjour est de 2,9 jours. la mise en place de
En 2008, en moyenne mensuelle,En 2006, Saint-Martin comptait 35 260
son conseil territorial. Saint-Martin compte 830 allocataireshabitants, soit 21 % de plus qu’en
du RMI, 2 490 demandeurs d’emploi1999. Délaissant son passé agricole
(en baisse de 2,5 %) et 1 115 chômeurs(marais salants, tabac, coton, canne à
indemnisés.sucre), Saint-Martin a tertiarisé son
économie et l’a résolument orientée
Île de Saint-Martin vers le tourisme. Les activités des sec-
Situation : au nord de l’arc antillais, Colette ERIVANteurs primaire et secondaire sont mar-
à 260 kms de la Guadeloupe et COM de Saint-Martinginales. Au 1er janvier 2007, 5 680
à 25 kms de Saint-Barthélemy entreprises sont recensées à Saint-
Martin. Le secteur du commerce en
Saint-Martin regroupe 25 % et celui de l’hôtellerie-
Partie française restauration 20 %. En 2007, 540 nou-
Chef lieu : Marigot velles entreprises ont vu le jour dont
2Superficie : 53 km 60 % dans les services. La grande
Population (2006) : 35 260 hab. majorité (80 %) des entreprises de
2Densité : 665 h/km Saint-Martin n’emploie pas de salarié. Entre 1947 et 2007, Saint-Martin et
Statut : Collectivité française Toutefois, le tourisme génère 2 200 Saint-Barthélemy ont été rattachées
d’Outre-mer emplois salariés (chiffre 2006). administrativement à la Guadeloupe.
Conseil territorial : 23 membres En décembre 2003, les électeurs de
Président : M. Frantz Gumbs L’île de Saint-Martin accueille surtout Saint-Martin et de Saint-Barthélemy se
des touristes nord-américains et dans sont prononcés en faveur du statut de
Sint-Maarten une moindre mesure une clientèle Collectivité d’Outre-mer.
Partie hollandaise européenne et sud-américaine. En
Chef lieu : Phillipsburg 2007, plus de 1,4 millions de croisié- Depuis juillet 2007, Saint-Martin et
2Superficie : 34 km ristes ont profité de la zone franche de Saint-Barthélemy exercent l’ensemble
Population (2007) : 38 960 hab. Phillipsburg en zone hollandaise. Côté des compétences dévolues aux com-
2Densité : 1 146 h/km français, sur l’aéroport de Grand Case, munes, au département et à la région
Statut : Territoire autonome du 95 000 passagers ont été comptabilisés de la Guadeloupe, ainsi que celles que
Royaume des Pays-Bas en 2008, un chiffre en hausse de 2,6 % l’Etat lui a transférées. Elles sont com-
par rapport à 2007. pétentes en matière de fiscalité, de
transports routiers, de ports maritimes,
6
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009
Actualités
2008, An 1 de la collectivité
de Saint-Barthélemy
2008, 101 600 passagers ont transité’île de Saint-Barthélemy, située à Conformément à l’article 74
par le port de Gustavia. L 8 000 kilomètres de Paris a étéde la Constitution, la COM
découverte par Christophe Colomb en
de Saint-Barthélemy est régie Avec un taux de 51 %, la fréquentation1493.
est restée stable en 2008 dans l’hôtelle-par une loi organique,
rie homologuée par rapport à 2007. LeL’économie de Saint-Barthélemy
celle du 21 février 2007. nombre de nuitées s’établit à 112 000,
en baisse de 4,2 %. La part des nuitéesEn juillet 2007, la nouvelle En 2006, Saint-Barthélemy comptait
étrangères est de 55 %. La durée8 255 habitants, soit 20 % de plusCOM de Saint-Barthélemy
moyenne de séjour est de 3,7 jours.qu’en 1999. Saint-Barthélemy a fondé
a été officiellement érigée son économie sur un tourisme résiden-
En 2008, en moyenne mensuelle,tiel et haut de gamme en hôtels ou par la mise en place de
Saint-Barthélemy abrite une trentainevillas de location. Pour préserver l’at-
son conseil territorial. d’allocataires du RMI, 120 deman-trait de l’île, la Collectivité a tenu à
deurs d’emploi (en baisse de 9 % parcontrôler le développement de cette
rapport à 2007) et 115 chômeursactivité. Elle n’a pas souhaité bénéficier
indemnisés.des différents dispositifs de défiscalisa-
tion afin de maîtriser l’évolution éco-
nomique du territoire.
Christophe BEAUPERELa structure économique de Saint
COM de Saint-BarthélemyBarthélemy est orientée vers les activi-
tés liées au secteur du tourisme, les
services marchands non financiers, le
commerce et le BTP.
erAu 1 janvier 2007, sur les 2 950 entre-
prises recensées à Saint-Barthélemy,
24 % exercent dans le commerce, Île de Saint-Barthélemy
de voirie, de tourisme, de droit doma- 22 % dans le BTP et 22 % dans une
nial de la collectivité, d’accès au travail activité de services aux entreprises. Chef lieu : Gustavia
des étrangers et en matière de création L’hôtellerie et la restauration regrou- Situation : Dans les Petites Antilles,
et d’organisation des services et établis- pent 7 % des entreprises. En 2007, 300 à 230 kms au nord-ouest
sements publics de la collectivité, mais nouvelles entreprises ont vu le jour de la Guadeloupe et à 25 kms
aussi dans le domaine de l’urbanisme, dont 56 % dans les services. La majori- de Saint-Martin
2 2de la construction, du logement, de té des entreprises (80 %) n’emploie pas Superficie : 21 km (25 km îlets
l’environnement et de l’énergie. de salarié. Toutefois le tourisme génère compris)
1 700 emplois salariés (chiffre 2006). Population (2006) : 8 255 hab.
2L’État reste cependant compétent en Densité : 393 h/km
matière de droit pénal, de droit com- En 2007, le nombre de visiteurs à Statut : Collectivité française
mercial et de droit monétaire, bancaire Saint-Barthélemy a progressé de 1,6 % d’Outre-mer
et financier. Un préfet délégué repré- pour s’établir à 323 850, grâce à l’aug- Conseil territorial : 19 membres
sente l’État et le gouvernement au sein mentation de 3,2 % du nombre de Président : M. Bruno Magras
des COM de Saint-Martin et Saint- passagers enregistrés à l’aéroport de
Barthélemy. Saint-Jean (+ 5 550 voyageurs). En
7
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009
Commerce extérieur
Le déficit commercial se creuse
Plus de la moitié des importations n 2008, les importations guadelou-Hors énergie, les exportations
proviennent de France métropolitaine.E péennes augmentent sensiblement :guadeloupéennes progressent
La Martinique en fournit 8 % (essentiel-elles s’élèvent à 2,6 milliards d’euros,
de 2 % en 2008, grâce aux lement des hydrocarbures), 13 % en hausse de 7 %. L’envolée des prix
ventes de produits agricoles viennent d’Europe (UE à 27) et 0,3 %de l’énergie explique 4,3 de ces
de Guyane. Les importations de et de biens intermédiaires. 7 points de hausse : la valeur des
produits destinés à la consommationimportations de produits pétroliers aLes importations augmentent
des ménages reculent de 4 %, alorsaugmenté de 27 % en un an.de 7 %, gonflées par la
que les achats de biens d’équipementLes exportations, d’un montant douze
hausse de la facture énergé- et de biens intermédiaires augmententfois plus faible, reculent de 13 % à 205
tique et l’augmentation de respectivement de 7 et 10 %. millions d’euros. La chute de moitié
Les importations de véhicules automo-des réexportations de pétrole raffinéla demande en biens
biles - qui proviennent à 85 %vers la Guyane explique ce résultat :d’équipement. Le déficit com-
d’Europe - progressent de 7 %. Lahors énergie, les exportations guade-
mercial s’alourdit de 9 %, Guadeloupe importe peu de produitsloupéennes progressent de 2 %.
à 2,4 milliards d’euros. agricoles (45 Me), et présente un
taux de couverture de 63 % pour Le déficit de la balance commercialeLa France métropolitaine et
ces produits. régionale s’aggrave donc de 9 %, à 2,4la Martinique restent
milliards d’euros. Le déséquilibre des
les principaux partenaires Légère hausse échanges s’accentue, avec un taux de
commerciaux de la 1 des exportations hors énergiecouverture inférieur à 8 %, contre
Guadeloupe : les échanges 9,7 % l’année précédente. Il concerne
Les principales exportations guadelou-tous les grands secteurs d’activité : lesavec les pays voisins de
péennes sont constituées à 41 % dedéficits les plus importants sont dus à l’espace Caraïbe représentent
produits agricoles (principalement dela facture énergétique (-460 millions
seulement 4 % des bananes) et agro-alimentaires, à 20 %d’euros ou Me), aux échanges de
exportations et 15 % des de produits pétroliers (réexportés), produits de l’industrie agroalimentaire
et à 15 % de biens intermédiaires. (-320 Me), et aux importations deimportations en 2008.
Si les ventes agricoles à l’export ontvéhicules automobiles (-307 Me).
augmenté de 18 %, celles de produits
agroalimentaires transformés reculent
Part de la zone partenaire dans les échanges de 16 %, à 57 Me. Le bon niveau des
de biens et solde commercial en 2008 expéditions de rhum en 2008 (+ 8 %)
n’a pu compenser la chute de 27 % des
En % et millons d'euros
ventes de sucre. Les exportations de
Importations Exportations Solde pour biens intermédiaires progressent en
la Guadeloupe
revanche de 71 %, portées par les
Métropole 52,1 38,3 -1 276,1 ventes de métaux et produits métal-
Europe hors France 13,4 7,0 -332,8 liques (+62 %), et celles de produits
Martinique 8,1 21,3 -166,0 chimiques et plastiques (+103 %).
Guyane 0,3 19,7 32,7
CARACP 1,5 1,2 -36,7
Caraïbe 7,9 1,1 -205,0
(1) Mesuré par le rapport entre les exportations Etats-Unis 5,6 2,1 -141,4
et les importations.
Autres 11,1 9,3 -270,2
Total 100,0 100,0 -2 395,5
Source : Douanes
8
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009Commerce extérieur
La Guyane (pétrole raffiné) et la de 73 %. Le déficit de la GuadeloupeDes relations de voisinage
Martinique (biens de consommation et avec les territoires proches s’élèvetimides et déficitaires
biens intermédiaires) constituent les donc à 383 Me en 2008, soit 37 % de
principales destinations des exporta- plus qu’en 2007. Si le commerce avecLes échanges commerciaux entre la
tions guadeloupéennes, avec la moitié la Guyane affiche un léger excédentGuadeloupe et ses voisins de l’espace
2des ventes : hors énergie, les ventes (+33 Me), les échanges avec laCaraïbe hors DFA restent faibles. En
à ces deux DFA augmentent de 11 % Martinique sont largement déficitaires2008, seulement 4 % des exportations
en 2008, à 62 Me. (-166 Me), ce qui porte le déficit totalsont écoulées dans la région caraïbe, et
vis a vis de la région caraïbe y compris15 % des importations en proviennent.
La France métropolitaine reçoit 38 % DFA à 516 Me.Au total, les importations de biens en
des exportations guadeloupéennes. provenance de l’espace régional
L’hexagone achète principalement Les échanges de la Guadeloupe avecse sont élevées à près de 392 Me en
(à 78 %) des produits agricoles et ses partenaires caribéens sont 2008, en hausse d’un tiers par rapport
agroalimentaires. En 2008, ces achats très polarisés. Les trois principaux four-à 2007. Elles sont constituées à
s’établissent à 61 Me, en baisse de nisseurs de la Guadeloupe (États-Unis77 % de produits énergétiques (essen-
13 % par rapport à l’année précédente. dont Porto-Rico, Aruba et les Ilestiellement du pétrole raffiné). Les flux
Les pays de l’Union européenne, avec Vierges américaines) concentrent prèsd’exportations sont nettement plus
14 Me d’achats, représentent 7 % des de trois quarts des importations. Lesfaibles, avec moins de 9 Me en 2008,
exportations guadeloupéennes. trois premiers clients (États-Unis dontmais dynamiques : ils augmentent
Porto-Rico, République Dominicaine
et Aruba) achètent plus de 80 % de nos
exportations régionales.
Hit parade des importations en provenance
Cette polarisation géographique est
de la Caraïbe
liée à l’importance des échanges de
En % et millons d'euros produits énergétiques (essentiellement
du pétrole raffiné), qui représentent lesType de produits Montant en euros Poids
trois-quarts des importations en prove-
Raffinage de pétrole 280 692 400 72%
nance de l’espace Caraïbe, et 15 %
Extraction de houille, de lignite et de tourbe 20 630 234 5%
des exportations (réexportations). Loin
Fabrication de produits céramiques et de matériaux de construction 12 300 205 3%
derrière, la Guadeloupe importe Sidérurgie et première transformation de l'acier 10 848 068 3%
également des biens intermédiaires, Construction navale 7 674 282 2%
en particulier des matériaux deAgriculture, chasse, services annexes 6 792 966 2%
Industries alimentaires diverses 5 063 315 1% construction : ciment du Venezuela,
Industrie chimique minérale 3 847 466 1% fils de fer à béton de Trinidad
Construction automobile 2 848 802 0,7% et Tobago, etc. Les plus gros postes
Travail du bois et fabrication d'articles en bois 2 826 833 0,7% d’exportation vers les pays voisins sont
Autres 38 377 925 9,8% les biens d’équipement (matériel
informatique, machines industrielles),
Total 391 902 496 100%
mais aussi les bateaux de plaisance
et de pêche (19 % des exports hors Source : Douanes
raffinage).
Éric MORIAME
(2) Nota : Au sens large, les pays de l’espace Caraïbe retenus sont toutes les îles de la Caraïbe, ainsi que les pays d’Amérique Centrale et du Sud qui possèdent
une ouverture maritime sur la Caraïbe. Les échanges avec Porto-Rico sont confondus avec ceux des États-Unis faute de données les isolant. On y distingue un groupe
de pays signataires de l’accord de libre échange de Cotonou (pays ACP de la Caraïbe) et ceux qui n’en font pas partie (« Pays non-ACP de la Caraïbe »),
dans la mesure où ils ne bénéficient pas du même régime douanier dans leurs relations avec l’Union Européenne et donc la Guadeloupe.
9
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009Prix de détail
Les prix
repartent à la hausse en 2008
Pour l’année 2008, les prix à
Une hausse des prix marquée depuis 2006
la consommation des
Évolution des prix à la consommation
entre 1998 et 2008 dans les DFA et en France métropolitaineménages guadeloupéens pro-
En…gressent de 2,2 % après une
125,0
augmentation limitée à 1,3 %
120,0l’année précédente. La
115,0Guadeloupe se démarque des
110,0autres Départements français
d’Amérique (DFA) avec une 105,0
inflation plus modérée qu’en 100,0
Martinique (2,8 %) et en
95,0
Guyane (3,5 %). Les prix gua-
95,0
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008deloupéens augmentent éga-
lement moins vite qu’en Guadeloupe Martinique Guyane France métropolitaine Sources : Insee - Dirag
France métropolitaine où l’in-
Dans les prix des services liés au loge-es secteurs qui contribuent le plus flation est de 2,8 %.
1ment, les loyers et services rattachésL à l’inflation sont les services,
expliquent une augmentation de 0,5 %l’alimentation hors produits frais
de l’ensemble des prix. Ils progressentet l’énergie. Ils ont poursuivi leur crois-
en moyenne annuelle de 5,9 %.sance de 2007. Seuls le tabac et les
Les loyers réels des locataires et sous-produits manufacturés font exception :
locataires augmentent de 2,3 % soit unl’augmentation de leurs prix ralentit.
point de plus que l’année précédente.
Les assurances liées au logement aug-Les prix des services poursuivent
mentent de 5,1% par rapport à 2007. leur dynamique en 2008
A l’inverse, le coût des transports bais-
se de 0,6 % par rapport à 2007. C’est laL’ensemble des services représente
première baisse observée depuis 2002.39 % des dépenses des ménages. Ils
En particulier, le coût du transportcontribuent à près de la moitié de
aérien de voyageurs diminue de l’augmentation globale des prix avec
10,5 %. Les autres services augmen-un taux de croissance de 2,5 % par
tent de 2,3 % en 2008. La protectionrapport à 2007.
2sociale progresse de 9,7 % contre
3 % en 2007.
(1) Les services rattachés représentent les produits et les services pour la réparation et l’entretien du logement, l’adduction d’eau, l’enlèvement des ordures et les services
d’assainissement.
(2) Les dépenses pour la protection sociale correspondent aux dépenses pour les crèches, les assistantes maternelles et les maisons de retraite.
10
N° 71 - Guadeloupe - Juin 2009

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.